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Les femmes en marche à Versailles

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" La mort de Marat ", Jean-Jacques Hauer, 1794

 

 

 

LA CHRONIQUE D'ADRIEN GOETZ - Le Musée Lambinet consacre une exposition aux héroïnes de la Révolution qui trouve une saisissante résonance avec l'actualité d'aujourd'hui.
La première grande «marche des femmes» de l'histoire est celle des Parisiennes qui vinrent chercher le roi et sa famille à Versailles, le 6 octobre 1789 - avec, parmi elles, quelques intrus, des hommes… Michelet a écrit, transformant l'anecdote en mythe fondateur: «Les hommes ont fait le 14 Juillet, les femmes le 6 octobre.» L'exposition, due à Martial Poirson, professeur d'histoire à l'université Paris-VIII, et à Françoise Roussel-Leriche, qui dirige le Musée Lambinet de Versailles, détricote l'image des «tricoteuses», assises sur les marches du tribunal révolutionnaire, harengères transformant l'échafaud en tribune aux harangues.

 

 

 

 

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La marche des femmes sur Versailles – Tempera sur toile 5 mètres x 3- Raymond Dumoux. 

 

 

 

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La marche des femmes sur Versailles – Gravure – Raymond Dumoux

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Marche des femmes sur Versailles, 5 octobre 1789

 

 © Gianni Dagli Orti / The Art Archive
Le cliché s'est répandu au XIXe siècle, caricatures, gravures, toiles historiques en témoignent. Dans les salles aux hautes boiseries blanches, on voit plus de tableaux rétrospectifs, passionnantes recompositions du passé à des fins politiques, que de vitrines garnies de sanglants tricots. Quelle est la part du fantasme? L'exposition présente une galerie de femmes puissantes, victimes ou bourreaux, stigmatisées ou idéalisées: Charlotte Corday, héroïne cornélienne dépeinte tantôt comme un monstre tantôt comme une sainte, Théroigne de Méricourt brandissant ses pistolets, Olympe de Gouges déclarant que les femmes naissent libres et égales aux hommes… Manon Roland devient une icône dès lors qu'on la peint sur l'échafaud criant: «Liberté, que de crimes on commet en ton nom.» Dans un livre récent, Juger la reine(Tallandier), Emmanuel de Waresquiel analyse le procès de Marie-Antoinette comme celui d'une femme devant un tribunal d'hommes décidés à abolir une forme de pouvoir féminin qui avait triomphé au XVIIIe siècle.

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Arrestation de Charlotte Corday...

 

 

 

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Charlotte Corday dans sa prison...

 

 

 

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Héroïne révolutionnaire considérée comme l’une des premières féministes françaises, Olympe de Gouges s’est distinguée par son célèbre texte intitulé Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Elle y prônait ardemment l’émancipation féminine. 

 

 

 

 

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Portrait présumé de Théroigne de Méricourt

 

 

 

 

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Manon Roland, née Jeanne Marie Philipon, plus connue sous le nom de Madame Roland, née le 17 mars 1754 à Paris, et guillotinée dans la même ville le 8 novembre 1793, est une salonnière française.
Elle fut une des figures de la Révolution française et joua un rôle majeur au sein du parti girondin. Elle poussa son mari, Jean-Marie Roland de La Platière, au premier plan de la vie politique de 1791 à 1793.

 

 

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peinture de Mme Roland en prison...puis guillotinée ( gravure )

 

 

 

 

Le grand intérêt de cette exposition est de montrer comment, durant la Révolution, et au long de sa réécriture dans le siècle qui suivit, se sont fixés la plupart des stéréotypes qui encombrent encore le discours sur les femmes en politique. L'image fantasmée des femmes prenant la parole en public, regroupées en clubs, «filles émancipées, grenadiers femelles», écrit le «doux» Fabre d'Églantine en 1793, a pour pendant les «Merveilleuses» du Directoire, extravagantes ingénues prêtes à séduire Barras ou Bonaparte. Martial Poirson cite Élisabeth Badinter: «La violence féminine est difficile à penser, non seulement pour des raisons militantes - la violence n'a peut-être pas de sexe -, mais parce qu'elle met en péril l'image que les femmes se font d'elles-mêmes.»


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Le couple Desmoulins

 

 

 

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Lucile Desmoulins

 

 

 

Jean-Clément Martin, dans le passionnant catalogue, analyse ce moment où voyeurisme et misogynie se mêlent, à propos de ces «dangereuses victimes» que sont Lucile Desmoulins, Madame Élisabeth, sœur de Louis XVI, les Vendéennes massacrées ou les carmélites de Compiègne marchant à la mort en chantant. Ce qui frappe c'est qu'aucune des femmes montrées ici ne parvient au pouvoir autrement que par la force symbolique des images. Avec l'Empire, ce sera le temps des hommes.






EXPOSITION :
«Amazones de la Révolution. Des femmes dans la tourmente de 1789», Musée Lambinet, Versailles (78), prolongationjusqu'au 5 mars.


 

 

 

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