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Une oeuvre en détail, avec ce célèbre tableau

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" Portrait de Bindo Altoviti " ( 1514-1515 )

Une huile sur bois 60 X 44 cm

National Gallery of Art, Washington

Ce portrait d'un riche banquier florentin, ami de l'artiste, est resté dans la famille Altoviti pendant plus de trois cents ans, avant d'être acheté par le roi Louis 1er de Bavière

 

 

Lorsque le 6 avril 1520, Rafaello Sanzio, dit Raphaël, s'éteint à Rome, on organise pour lui une veillée funéraire digne de celle d'un pape. Car, dans la Ville éternelle, l'artiste est une véritable célébrité.  Il a tiré le portrait de tous les puissants de son temps.  Avec Léonard de Vinci et Michel-Ange, son principal rival, ils forment un trio de choc qui porte la Renaissance à son apogée.  Désormais, les peintres jouissent d'une considération nouvelle : ils sont passés d'un statut d'artisans payés à l'oeuvre à celui d'artistes reconnus pour leur signature.  De Florence à Rome en passant par Venise, les familles princières se les arrachent à prix d'or, et les soutiennent grâce à des politiques de mécénat.  cinq siècles plus tard, l'oeuvre de Raphaël est considérée comme l'incarnation parfaite de l'Art de la Renaissance.

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"Portrait de Doña Isabel de Requesens y Enríquez de Cardona-Anglesola (1518).

 

 

 

Admirez ce beau jeune homme.( 1er tableau ! )

jusqu'au du XIXe siècle on a cru qu'il s'agissait de l'autoportrait de l'artiste. On sait désormais que c'est Bindo Altoviti, le rfiche banquier des papes, qui est aussi un proche de Raphaël.  Ennemi juré des Médicis, il fait partie, comme eux, des mécènes les plus importants de la Renaissance italienne. Homme cultivé, il aime les arts et commande pour son palais florentin de nombreuses oeuvres à Raphaël, Michel-Ange ou Giogio Vasari. C'est donc une figure illustre qu'il faut compter dans ses relations pour espérer un jour accéder à la gloire quand on est artiste.  Comme tous les grands peintres de l'époque, Raphaël a pour principaux clients les Institutions religieuses.  Mais il tire aussi les portraits des plus grands noms de la société romaine. A son tableau de chasse, on retrouve des papes ( Jules II et Léon X ), des cardinaux, des banquiers, des courtisans, mais aussi des hommes de lettres. Tout ce que Rome compte de célébrités.

Voyez le raffinement de son vêtement

Raphaël n'gnore rien des us et coutumes de la vie de cour. Très jeune, il s'est intégré à l'existence raffinée de la cour d'Urbino, où régnait la famille des Montefeltro. En 1505, on le retrouve à Florence, invité des Médicis.  En 1508, à Rome, où il entre au service du Vatican et réalise à la chaîne fresques, portraits, madones, dessins, décors, projets architecturaux.  Mais il n'est pas seul. Au moment où il peint ce portrait, il dirige le plus grand atelier de Rome : près de cinquante collaborateurs s'affairent avec lui, dont certains deviendront célèbres, à l'instar de Giulio Romano ou Gianfrancesco Penni. Mais s'il sous-traite l'exécution d'une partie des portraits officiels, il ne confie à personne les représentations d'amis ou de proches, comme celle de Bindo Altoviti.

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Entièrement de la main de Raphaël " La madone à la rose "

 

 

 

 

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Madone aux oeillets

 

 

 

Observez comme ce regard ( 1er tableau ! ) semble plonger dans le nôtre.

 

En réalité, il s'adresse à une seule personne : sa femme, Fiammetta Soderini, la fille d'une grande famille florentine avec laquelle il s'est marié en 1511.  Alors qu'il a dû s'exiler à Rome pour ses affaires, la jeune femme est restée vivre à Florence. Dès lors, ce portrait accroché dans leur palais rappelle à Fiammetta son amour absent.  A la Renaissance, les yeux tiennent une place essentielle dans l'expression de la passion.  Surnommés " les guides de l'amour ", ils sont supposés révéler les sentiments amoureux mieux qu'une lettre, ou un long discours.  Raphaël excelle dans la composition de ces portraits intimes, confidentiels, réussissant, avec " trois fois rien ", à exprimer de façon instantanée l'âme profonde de ses personnages.  regardez le léger rose qui colore les joues du jeune homme : il indique la passion, tout comme sa main gauche, ramenée délicatement sur le coeur.  A l'annulaire, on distingue une bague ornée d'un chaton en pierre précieuse, sans doute un cadeau de son épouse.

 

 

 

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Les trois Grâces

 

 

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Raphaël eut un seul autre amour dans sa vie, la fille d’un boulanger, dont il a peint le portrait célèbre de la Fornarina : ce tableau révèle une jeune femme à demi nue, détournant un regard malicieux. 

 

 

 

Notez la posture presque théâtrale du visage ( toujours tableau de Bindo...)

 

Le visage est saisi de trois quarts !  Cette position et la composition pyramidale de la toile rappellent les portraits de Léonard de Vinci dont l'artiste s'est souvent inspiré. Mais, à la différence de ce maître, Raphaël n'insère pas son portrait dans un paysage : le visage se détache sur un fond sombre. Ce qui l'intéresse, c'est de saisir son modèle au naturel, en éliminant toute allusion symbolique ou psychologique. Epure et précision, tel est son " credo ".  La clarté de ses formes et la fluidité de ses compositions traduisent, en image, l'idéal de perfection prôné par la philosophie humaniste de la Renaissance.

Remarquez la lumière douce qui nimbe les traits.

Avec ses boucles blondes tombant sur sa nuque dégagée, le jeune homme ressemble à un ange ! Admirez le dessin et le modelé impeccables du nez et de la bouche. Bien que d'apparence lisse, ce personnage semble comme habité par la grâce.  Dans sa biographie " La Vie des artistes ", Giogio Vasari qualifiait Raphaël " d'artista aggraziato ", artiste touché par la grâce.  Selon l'historien Daniel Arasse, Raphaël cherche sans relâche à capturer dans ses portraits la fulgurance de la grâce, ou l'intrusion du divin dans l'humain.  Résultat :  sa peinture d'une beauté immanente influencera trois siècles d'académisme.   " Une métaphysique humaniste du bonheur ", selon la formule de l'historien d'art André Chastel.

 

 

 

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La Donna Velata

 

 

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Autoportrait, avec un ami

 

 

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Le triomphe de Galatée

 

 

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Madone Sixtine

 

 

 

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Liens : https://s3.amazonaws.com/Ratafire_production_images/system/redactor_assets/pictures/11/Raphael_portrait_of_bindo_altoviti.jpg

http://www.histoiredelart.net/artistes/raphael-963.html

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