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Pierre Bonnard : Vue du Cannet, 1927

 

 

Pierre Bonnard, peindre l'Arcadie : une exposition au musée d'Orsay

Au printemps 2015, le musée d'Orsay à Paris consacre une rétrospective à Pierre Bonnard. Cette exposition intitulée "Peindre l'Arcadie" est l'occasion de (re)découvrir toutes les facettes et périodes de son oeuvre.

 

 

 

 

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Portrait de l'artiste par lui-même

 

 

 

Les débuts

 

Pierre Bonnard naît à Fontenay aux-Roses le 3 octobre 1867. Dès l'enfance, Bonnard manifeste un grand intérêt pour le dessin et la couleur.

 

Tout en suivant des études de droit, pour la volonté de son père, Bonnard rêve de plus en plus à ne faire que de la peinture. C'est ainsi qu'il suit les cours de l'Académie Julian et rencontre Maurice Denis, Paul Ranson, Henri-Gabriel Ibels, Edouard Vuillard dont il se sent le plus proche. Son bonheur, Bonnard le trouve parmi ses camarades d'atelier.

 

En novembre 1889, il prête tout de même serment d'avocat mais, pour échapper au Droit, il n'aura de cesse de réaliser des œuvres pour présenter au Salon des Indépendants de mars 1891.

 

 

 

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Son coup de maître Bonnard le réalise avec l'affiche France Champagne qui lui a été commandée par la marque France-Champagne. «On me demande partout mon affiche», écrit Bonnard à sa mère le 21 mai 1891. Félix Fénéon, futur rédacteur en chef de La Revue Blanche écrira «La première estampe affiche qui ait joyeusement éclaté sur les murs de Paris depuis Daumier.... Elle inaugurait un renouveau de l'art de la lithographie – de cet art que Toulouse-Lautrec devait pousser au degré que l'on sait de raffinement et de maîtrise».

 

 

 

Pendant cinq ans, des œuvres importantes dans l'esprit nabis «très japonard» Le peignoir, 1892 voire impressionniste, des œuvres décoratives, des lithographies et des illustrations de livres Marie de Peter Nansen, Parallèlement de Paul Verlaine se succèdent. Parallèlement, il peint des scènes intérieures calquées sur sa vie familiale, son environnement proche.

 

 

 

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Femme au peignoir

 

 

 

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La nappe à carreaux rouges...ou

Le déjeuner au chien

 

 

 

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La salle à manger à la campagne

 

 

 

La Normandie

 

Dès 1896, il décide de changer de voie «brusquement j'ai compris ce que je cherchais et comment je pourrais tenter de l'obtenir» pour s'orienter vers un sens nouveau de la composition. A partir de 1900, Bonnard entame une villégiature en France : Trouville, Arcachon, le Vernonnet où d'ailleurs il achètera « Ma Roulotte » en 1912 mais aussi à l'étranger avec son ami Vuillard. A chacun de ses séjours, Bonnard loue une maison avec jardin, en privilégiant l'environnement, la végétation luxuriante et la vue.

 

Chacune de ses maisons donne lieu à plusieurs oeuvres : à Arcachon - La salle à manger sur le jardin, 1930 (peinte à la villa Castellamare), à Trouville - Nature morte devant la fenêtre, 1937, à Vernonnet, Grande terrasse à Vernon, 1918. Ses tableaux prennent alors plus d'ampleur, s'éclaircissent tout en nuances. L'horizon devient plus vaste, l'œuvre s'élargit.

 

 

 

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L'été, en Normandie

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Le jardin

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salle du petit-déjeuner

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la terrasse à Vernon

La découverte du Midi

C'est avec la découverte du Midi, dès 1904 lors d'un séjour à Saint-Tropez chez ses amis Edouard Vuilard et Ker-Xavier Roussel que sa peinture s'éblouit et recouvre une grande intensité lumineuse. «J'ai eu un coup des Mille et Une nuits. La mer, les murs, jaunes, les reflets aussi colorés que les lumières » écrira t-il à sa mère. Dès lors, il n'aura de cesse de revenir séjourner quelques mois sur la Côte où, avec Marthe son épouse, il retrouve ses amis Henri Manguin et Paul Signac, de pousser son exploration jusque vers Cannes et de rendre visite à Renoir.

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Pierre Bonnard (1867-1947)
Paysage du Midi par temps de mistral
ou La Tranchée au Cannet, 1922 

Le Cannet

En 1922, Bonnard découvre ainsi Le Cannet. Définitivement conquis par cet havre de paix qui répond d'une part à ses exigences de santé de son épouse Marthe, et d'autre part à sa recherche de tranquillité, de nature et de hauteur, Bonnard vient passer chaque hiver au Cannet dans divers maisons qu'il loue : «Maison Blanche », «L'Hirondelle », «Le Rêve » avant de se décider à acheter sa maisonnette avenue Victoria qu'il baptiste «Le Bosquet » et dont il fait modifier les ouvertures pour que depuis l'intérieur la nature soit visible de partout.

Dans cette maison rose Bonnard peint et repeint chaque recoin : la salle à manger, le petit salon, la très célèbre salle-de-bains, le jardin, mais aussi ses environs.

Michel Terrasse a répertorié l'ensemble des œuvres nées au Bosquet, on dénombre 283 tableaux : Paysage du Cannet aux toits rouges, 1945-1946, L'atelier au mimosa, 1939-1946, Ciel d'orage sur Cannes,1945, L'escalier dans le jardin, vers 1942-1944, Nu dans le bain, 1936-1938, Nu devant la glace, vers 1934, La sortie de la baignoire, vers 1926-1930.

C'est dans ce «charmant pigeonnier» selon les mots de son ami Matisse, que le 23 janvier 1947 Bonnard s'éteint.

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L'atelier aux mimosas

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au Cannet

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Toujours...Au Cannet

 

 

 

 

Liens : http://www.museebonnard.fr/pierre-bonnard/oeuvres-majeures

http://www.froggydelight.com/article-10216-Bonnard_en_Normandie.html

http://www.petitcannois.com/le-cannet-bonnard.htm