Les amies du boudoir

19 février 2017

Vermeer...Exposition au Louvre !

 

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Vermeer : le mythe du génie solitaire

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" Jeune-femme en jaune écrivant une lettre ", huile sur toile, 1665

 

 

 

Une mort précoce à 43 ans, pas de maître ni d'élèves, une trentaine d'œuvres connues dont seulement trois sont signées, le succès puis deux cents ans d'oubli. Peut-on aujourd'hui élucider le mystère de Vermeer ?

L'horizon le plus lointain qu'ait jamais peint Vermeer est celui de sa ville natale, et tout laisse penser qu'il n'en a pas connu d'autre. Encore cette longue procession de murs, de tours, de pignons, de poternes qui se dessinent entre le ciel d'argent et le miroir de l'eau a-t-elle été contemplée, dit-on, d'une demeure toute proche du Lange Geer. De même, c'est depuis les fenêtres situées à l'arrière de sa maison qu'il a pu observer la Ruelle: pour la peindre, il n'eut pas même à sortir de chez lui. Certes, dans la Vue de Delft, le panorama semble s'évader par l'arche du pont ; dans La Ruelle, la porte ouverte sur la cour creuse vers une soudaine perspective. Mais le regard bute aussitôt sur quelque plan qui borne l'évasion: derrière le pont, des toits ; derrière la cour, des murs. Pour Vermeer, Delft fut une sorte de labyrinthe.

 

 

 

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" La Ruelle ", 1657

 

 

 

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" Vue de Delft " ( 1659/1660 )

 

 

 

De là, les étranges mises en scène de ses toiles où il ne dispose ses personnages que pour manifester leur isolement. Et cela dans les 36 tableaux que nous connaissons de lui. Douze d'entre eux seront exposés au Louvre pour trois mois à partir du 22 février. On n'a vu cela qu'une seule fois à Paris (en 1966). On ne le reverra sans doute jamais tant les musées qui ont la chance de posséder des œuvres de Vermeer répugnent à les prêter, et tant les valeurs d'assurance pour les faire voyager sont exorbitantes. Un exploit rendu cette fois possible par plusieurs années de préparation, des prêts exceptionnels consentis en usant de diplomatie envers les musées de Washington et de New York, de Berlin et de Dublin, d'Amsterdam et de Londres.

 

 

 

 

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" La Laitière ", huile sur toile, 1658/1659

 

 

 

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La Dentellière ", huile suir toile marouflée... vers 1669/1670

 

 

 

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" La jeune-fille à la perle ", 1665

 

 

 

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" La femme à la fenêtre ", 1664

 

 

 

Vus séparément, ces tableaux hypnotisent par l'étrange lumière qui se glisse dans leur espace. Réunis, ce qui n'est arrivé qu'une fois auparavant, ils nous unissent comme par miracle au monde silencieux et énigmatique de Vermeer. L'exposition du Louvre va plus loin. De cet artiste longtemps isolé, «à jamais inconnu, à peine identifié sous le nom de Vermeer», comme l'avait remarqué Proust, on en sait aujourd'hui davantage: c'est le réseau fascinant des relations qu'il a entretenues avec les autres grands peintres du Siècle d'or hollandais qu'explore la rétrospective du Louvre. Elle définit, par comparaison, d'où émane le rayonnement singulier et profond de ses tableaux. Elle fait percevoir l'impression de grandeur et de mystère qui s'en dégage et saisir par quel sortilège Vermeer, en représentant le spectacle le plus quotidien et le plus banal, parvient à donner au spectateur une émotion aussi insondable, aussi exceptionnelle.

 

 

 

 

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" Le collier de perles ", 1664

 

 

 

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" La peseuse de perles ", 1664

 

 

 

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" La leçon de musique ", 1660

 

 

 

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" Diane et ses nymphes ", 1655

 

 

 

Ce que nous savons de lui tient en un nom de ville et deux dates: né à Delft en 1632, mort à Delft en 1675. L'œuvre n'est pas mieux lotie: recherchée et admirée du vivant de l'artiste, elle sombre dans l'oubli dès le début du XVIIIe siècle. Les tableaux de Vermeer, dont le nom n'est plus même mentionné, sont alors attribués à ceux de ses contemporains qui présentent avec lui des affinités comme Gerard Ter Borch, Jan Steen ou Frans Van Mieris. Ce n'est qu'en 1842 qu'un historien de l'art français, Théophile Thoré-Bürger, passionné et obstiné, va ressusciter Vermeer après plus de vingt ans d'investigations et dresser le corpus de ses œuvres. Curieux destin tout de même que celui de cet artiste né au temps de Rembrandt, oublié, puis redécouvert au temps de Van Gogh. Fromentin le néglige dans Les Maîtres d'autrefois, mais Renoir s'échappe de Bayreuth pour aller à Dresde admirer L'Entremetteuse du peintre de Delft et Manet dira à plusieurs reprises son regret de ne pas avoir vu les Vermeer du musée de Vienne. En un temps où les peintres aimaient se représenter eux-mêmes, Vermeer se garda bien de révéler son visage: si dans L'Atelier il nous montre un peintre au travail, celui-ci, indifférent au regard d'autrui, est de dos. Curieux autoportrait.

 

 

 

 

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" Le Christ chez Marthe et Marie ", 1655

 

 

 

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" Sainte-Praxède ", 1655

 

 

 

Une vie à l'étroit







Delft, au temps de Vermeer, était une ville paisible et prospère, légèrement en déclin par rapport à La Haye. Ce pays où prédominaient les valeurs bourgeoises était ouvert aux écrivains - Descartes - comme aux philosophes - Spinoza, qui y élabora sa métaphysique. De qui Vermeer fut-il l'élève? Qui furent ses disciples? On ne sait pas non plus s'il fit le voyage d'Italie dans sa jeunesse ou s'il ne connut la peinture du Caravage qu'à travers son influence sur l'école d'Utrecht. Ne nous est parvenue aucune de ces anecdotes qui restituent un cénacle d'élèves, un milieu social, un bonheur conjugal. En 1653, croit-on, il épouse Catharina Bolnes qui dut être de constitution robuste car elle mit au monde 15 enfants. Les rares documents qui concernent alors Vermeer mentionnent ses embarras financiers. Ne pouvant vivre de sa seule peinture, il est aussi marchand de tableaux, activité qu'il doit suspendre vers 1672 lors de la crise économique consécutive à la guerre avec la France. Il meurt en 1675, à 43 ans, laissant à sa veuve, contrainte de faire face à de graves difficultés, une succession obérée et huit enfants mineurs. Son boulanger, auquel il devait 617 florins, fut dédommagé par la cession de deux tableaux du maître.

 

 

 

 

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" La Courtisane ", 1656

 

 

 

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" Soldat et jeune-fille riant ", 1658

 

 

 

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" Gentihomme et dame buvant du vin ", 1659

 

 

 

On se doute que Vermeer vécut à l'étroit dans sa maison de Delft, deux ou trois pièces tout au plus, dont on retrouve les accessoires, les tissus, le mobilier dans ses toiles. L'espace, toujours le même, est celui d'une chambre unique dont on ne voit le plus souvent que la cloison de gauche avec une fenêtre ornée de vitraux, la paroi du fond rigoureusement parallèle au plan du châssis, les diagonales du sol marbré qui donnent la profondeur. Les rectangles des cartes géographiques et des tableaux suspendus au mur, les volumes simples de quelques meubles - table, chaise, clavecin - répètent avec précision le tracé des axes directeurs, déterminent les proportions, situent la place exacte des personnages immobilisés. Les étoffes et les draperies tempèrent parfois de leurs larges plis ce cadre géométrique (Gentilhomme et dame à l'épinette). D'une œuvre à l'autre, on reconnaît les chaises à têtes de lion, le tapis oriental, les instruments de musique. Les vêtements des jeunes femmes - son épouse ou l'une de ses filles qui auraient posé pour lui - sont eux aussi identiques: une veste bleue bordée d'hermine, une robe de soie jaune, des perles (La Peseuse d'or). Vermeer, comme ce sera plus tard le cas pour Cézanne, ne se sent pleinement à l'aise que devant le calme impalpable de l'univers du tableau. Tout apparaît comme le royaume de la géométrie: lignes et formes s'y décantent pour s'ordonner selon le volume cubique de la pièce, les parallèles des poutres au plafond, le quadrillé noir et blanc du carrelage sur le sol. Murs, portes, fenêtres s'emboîtent, s'articulent comme un jeu de construction. Vermeer pousse cette dictature de l'équilibre presque jusqu'au vertige selon une rigueur dont se souviendra Mondrian.

 

 

 

 

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" Gentilhomme et dame jouant à l'épinette ", 1662

 

 

 

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" La joueuse de luth ", 1664

 

 

 

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" le concert ", 1665

 

 

 

Rendre la lumière par la couleur







L'exposition du Louvre gravite autour de Vermeer, représenté par 12 tableaux. Une œuvre peu étendue. Même si un certain nombre de ses toiles a disparu, il est évident que Vermeer n'appartient pas à la catégorie des artistes qui travaillaient vite, laissant libre cours à la plume, au burin ou au pinceau. Aucun dessin, aucune gravure n'ont jamais pu lui être attribué. Créer avec lenteur caractérisait l'œuvre de Vermeer: en vingt-deux ans, de 1653 à 1675, il a réalisé entre 45 et 60 tableaux. Il peignait donc deux ou trois toiles par an. Rapportée à celle de ses collègues, sa production était étonnamment réduite. Cela pourrait expliquer son manque de diffusion, mais la vraie raison doit être ailleurs: cette production, peu nombreuse, semble avoir été jalousement gardée par de rares amateurs. Pendant pratiquement toute la carrière de Vermeer, un seul et même collectionneur, Pieter Claesz van Ruijven, achètera régulièrement ses tableaux qui ne seront donc vus que par un public restreint.

 

 

 

 

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" L'atelier ", 1666

 

 

 

A ses débuts, comme tout jeune artiste, Vermeer est séduit par la nouveauté et l'audace. Il se rallie à l'école d'Utrecht, tout auréolée du caravagisme le plus récent. Ses toiles atteignent presque 1,50 mètre (Le Christ chez Marthe et Marie) alors que plus tard, elles oscilleront entre 40 et 70 centimètres. Avec Diane et ses nymphes puis L'Entremetteuse, il est encore aux prises avec les enseignements qui affluent de partout. Mais, brusquement, c'en est fini des tâtonnements: commence la série des petits tableaux aux sujets d'intimité où sa technique s'affirme d'emblée avec tant de décision et de constance qu'il n'est pas aisé d'y percevoir une ligne d'évolution ou une chronologie. Un véritable miracle s'ébauche avec La Dormeuse et se réalise pleinement avec la Jeune fille lisant une lettre, dite aussi La Liseuse à la fenêtre. Immobile et recluse dans sa lecture, elle ne livre que le reflet de son visage sur la vitre de la fenêtre. L'épais rideau vert en trompe-l'œil, dont on ne sait ce qu'il cache, sert à la fois de liaison et de séparation à l'inaccessible liseuse que protège encore le rempart de la table couverte d'un tapis rouge et d'une coupe de fruits. Vermeer, pour la première fois, découvre le royaume secret où il aimera s'évader, «un calme de rêve, dira le critique Huizinga, une immobilité complète, une élégiaque clarté, trop fine pour être appelée mélancolique». Si l'on confronte au tableau de Vermeer une œuvre de même sujet, La Vieille Messagère, peinte par son contemporain Jan Steen, il apparaît bien que ce n'est pas dans le choix des thèmes que Vermeer se distingue des autres, mais dans sa manière de les peindre: il n'est pas un narrateur, les gestes quotidiens qu'accomplissent ses personnages n'ont pas de signification anecdotique. Nous sommes en présence d'un mouvement du corps ou de l'épaule, d'une attitude ou d'un regard, non d'une illustration des activités humaines. La lumière qui se glisse dans l'espace, qui joue autour des personnages et des objets, ajoute une dimension de plus: elle accentue avec subtilité, jamais avec excès. Deux siècles avant les impressionnistes, Vermeer a su rendre la lumière par la couleur.

 

 

 

 

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" Jeune-femme assoupie ", 1657

 

 

 

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" Dame et sa servante ", 1667

 

 

 

Peinte sans doute dans les années 1658-1660, La Jeune Fille et le Soldat inaugure une série de tableaux où Vermeer puise dans la tradition commune (voir par exemple La Visite importune, de Gabriel Metsu) mais pour mieux s'en éloigner par la qualité de l'exécution et les raffinements chromatiques: «Quand on regarde Vermeer de près, avait remarqué Van Gogh, c'est incroyable, c'est peint avec de toutes autres couleurs que lorsque l'on regarde de loin.» Cette matière picturale, posée en couches lisses et bombées, parfois même en gouttes denses aux coupelles réverbérantes, donne à la couleur son éclat et à la lumière son rayonnement. «Chez lui, ajoute René Huyghe, ce n'est pas le sujet qui nous touche mais l'expression artistique, de même que chez Mozart, dans Cosi fan tutte, ce n'est pas le thème qui nous retient mais l'expression musicale».

 

 

 

 

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une nouvelle fois...La lettre, 1670

 

Ce tableau a été donné en 1676 par la veuve du peintre au boulanger chez qui elle avait une dette de deux ans de fourniture de pain.
Dans ce tableau revient une dernière fois le thème de la lettre : dans l’angle d’une chambre qui a toutes les caractéristiques des pièces typiques de Vermeer, une jeune femme est occupée à écrire une lettre.
A côté de la fenêtre se tient la domestique qui regarde distraitement dehors, figée dans une attente immobile : elle semble attendre que sa maîtresse ait fini sa lettre pour aller la porter.
L’immobilité de statue de la servante, évidente dans le traitement des plis de la robe, contraste avec la figure dynamique de la maîtresse construite à l’aide de lignes obliques et baignée dans une lumière crue.
Vermeer exprime ainsi la tension spirituelle de la jeune femme et son implication émotionnelle dans l’écriture de la lettre.
Il semble qu’elle répond à une missive qui ne lui a pas plu et que l’on aperçoit chiffonnée sur le carrelage au premier plan.
Le tableau suspendu sur le mur du fond, « Moïse sauvé des eaux », est le même que celui que l’on aperçoit en plus petit dans l’Astronome.
A l’épisode biblique du sauvetage de Moïse par la fille de Pharaon pourrait être associée une réflexion sur la capacité de Dieu à appaiser les oppositions les plus profondes.

 

 

 

 

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" La lettre d'amour ", 1669

 

C’est le seul tableau dans lequel Vermeer a construit une scène en perspective par l’enfilade d’une porte : le point de vue de l’observateur est situé dans une antichambre obscure où l’on entrevoit un siège, des feuilles de musique (sur la droite) et une carte de géographie délavée (sur la gauche).
Dans la pièce que l’on découvre par la porte, lumineuse et riche, une domestique vient de remettre une lettre à sa maîtresse.
Cette femme, qui était occupée à jouer d’un instrument, se tourne vers sa servante d’un air préoccupé.......



 

 

 

 

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" L'astronome ", 1668

 

 

 

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" Le géographe ", 1668

 

 

 

Vermeer, au-delà du mystère









On ne connaît de lui aucun mot, peu de faits, pas même la date exacte de sa naissance, mais sa Laitière et sa Jeune fille à la perle sont devenues des icônes. A l'occasion de l'exposition magistrale que dédie le musée du Louvre à Vermeer et aux «maîtres de la peinture de genre», Le Figaro Hors-Série se penche sur le «sphinx de Delft» : l'historien Timothy Brook révèle comment ses tableaux peignent un monde dont les frontières atteignaient la Chine ; Jean Clair, de l'Académie française, décrypte l'énigmatique tableau de la Femme à la balance, Bérénice Levet dresse le portrait de la toute jeune nation hollandaise, Laurent Dandrieu évoque la musique silencieuse de Vermeer et Stéphane Guégan la fascination de Proust pour le prodige de Delft. Beau comme un livre d'art, ce numéro prolonge idéalement la magie d'une exceptionnelle rencontre avec la peinture hollandaise.Antoine Cerrutti.




Vermeer et les maîtres de la peinture de genre, du 22 février au 22 mai, musée du Louvre, hall Napoléon. Catalogue sous la direction de Blaise Ducos, coédition Musée du Louvre/Somogy

 

 

 

 

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30 janvier 2017

Passionnante exposition : Grands peintres et la Banlieue !

 

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À Rueil, elle court, elle court, la banlieue

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Le canal Saint-Denis sous un ciel d'orage, 1935, de Jean Lugnier, Musée d'Art et d'Histoire de Saint-Denis

 

 

 

De Corot à Vlaminck, entre nostalgie et enthousiasme, les peintres ont enregistré les mutations du paysage francilien.
Dans ce parcours sur le thème du paysage francilien, installé Atelier Grognard, à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), les peintres réunis, de Corot à Vlaminck, penchent de plus en plus nombreux vers l'urbanisme et l'industrie. Au fil des 150 œuvres présentées, le goût de la vie moderne contrebalance puis gomme la nostalgie d'une nature arcadienne. Certes, chanter la douceur des vallons et la paix des boucles de la Seine n'est pas totalement exclu dans l'entre-deux-guerres. Mais la joie qui sourd des guinguettes ou de quelque régate à Yerres n'est plus celle des premiers impressionnistes.

 

 

 

 

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TOFFOLI Louis 
Quai à Ivry, 1951 
Huile sur isorel, 66 x 81,5 cm 
Musée du Domaine départemental, Sceaux

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TOFFOLI Louis 
Quai à Ivry, 1951 
Huile sur isorel, 66 x 81,5 cm 
Musée du Domaine départemental, Sceaux

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LINT Alphonse 
Les Petits pêcheurs au pont de pierre de Lagny, vers 1895 
Huile sur toile, 88 x 130 cm 
Musée Gatien-Bonnet à Lagny-sur-Marne 

 

 

 

L'univers ouvrier et urbain a désormais la préférence. En 1934, un Jean Lugnier célèbre les jardins sociaux de Saint-Ouen dominés par un immense silo en acier. À la même époque, un Maurice Falliès en rajoute dans le côté sale et fumant des usines de Saint-Denis. Il est vrai qu'autour de Paris, les hauts-fourneaux et les façades d'immeubles ont commencé plus tôt et plus puissamment qu'ailleurs à barrer l'horizon.
On remarque une première cheminée sous le pinceau de Stanislas Lépine dans une vue de Conflans-Sainte-Honorine composée vers 1878. Un an plus tôt, la diligence que figure Pissarro à Pontoise est déjà un signe d'archaïsme. La tour Eiffel n'a pas un an lorsque Georges Pajot la traite depuis le mont Valérien… Partout bientôt passe le train. Monet plante son chevalet sur le ballast de la gare d'Argenteuil (1872), Édouard Dantan stationne à Saint-Cloud (1880), Pierre-Antoine Cluzeau fait étape devant le pont de Saint-Maur-Bonneuil (1922).

 

 

 

 

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Georges Manzana-Pissarro, Effet de neige sur la Seine, 1902 © Musée Pissarro – Pontoise

 

 

 

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Gustave Caillebotte, Bateau à l’encre sur la Seine à Argenteuil, 1888 © Collection du Val d’Oise

 

 

 

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Camille Pissarro, La diligence, 1877 © Musée d’Orsay

 

 

 

 

La «banlieue noire»





Le défaut de cette exposition qui est de mêler simples images intéressantes et véritables œuvres fait paradoxalement sa qualité. Les commissaires Colette Bal-Parisot et Véronique Alemany collent sans cesse au thème. Lequel, on le constate, évolue à la vitesse du cheval-vapeur.
Les noms célèbres - un Manet tardif, un Gauguin de jeunesse, un Cézanne à Auvers-sur-Oise, un beau Dufy, un Picabia quelconque - contribuent au même titre que les autres moins connus, voire oubliés, à cette chronique d'une métamorphose générale. Par les toiles empruntées tant aux grands musées de la capitale qu'aux petites collections locales, on assiste bien sûr à la naissance de l'«agglomération». Mais aussi, derrière, à l'installation de la nouvelle esthétique dominante.

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Maximilien Luce, La Seine à Issy-les-Moulineaux, 1920 © Musée d’Issy-les-Moulineaux

 

 

 

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Charles-François Daubigny, La Seine à Bezons, 1851 © Musée d’Orsay

 

 

 

Sous prétexte de combattre la misère et l'exploitation, quoi de plus jouissif pour un peintre que cet Eden balafré par la brique et le béton ?

Routes bitumées, chemins de fer, machinisme et constructions anarchiques offrent un monde autrement plus riche en cylindres, sphères et cônes que celui des sous-bois de Fontainebleau ou des sentiers de Barbizon. Ces lieux qu'en bon héritier des Hollandais du Siècle d'or un Daubigny chérissait il y a moins d'un siècle. La «banlieue noire», à laquelle le parcours consacre une large section, cristallise d'évidence tout ce qu'il faut dénoncer de l'époque. Mais aussi, sous prétexte de combattre la misère et l'exploitation, quoi de plus jouissif pour un peintre que cet Eden balafré par la brique et le béton? Quel motif plus intéressant que cette verdure envahie de taudis? Ou que cette eau souillée du mazout des péniches?

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Lefort, Usine de banlieue

 

 

 

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Pierre-Emmanuel Damoye, "La Seine à Nanterre", vers 1880

 

 © Sceaux, musée du Domaine départemental

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Hervier de Romande, "Paul Féval en barque sur la Marne", 1890

 

 © Musée de Nogent-sur-Marne

Un charme quasi-surréalistes





Ne parlons pas des collines, non plus rondes mais enfin idéalement déstructurées par les carrières. À ce sujet, un Léon Auguste Mellé se focalise sur d'étranges roues d'extraction à Gentilly. Représentées sous la neige, elles ont un charme quasi surréaliste. De son côté, un Maximilien Luce tire profit de la construction du métro à Issy-les-Moulineaux pour rendre les jaunes et les violets révélés du sous-sol. Desnoyer va jusqu'à imaginer un vitrail en contemplant le port de Gennevilliers. Comme lui, les Herbin, Gromaire, Lasne et Lhote trouvent aisément leurs lignes franches, leurs couleurs criardes et leurs matières rugueuses symptomatiques du cubisme triomphant.

Un charme quasi-surréalistes





Ne parlons pas des collines, non plus rondes mais enfin idéalement déstructurées par les carrières. À ce sujet, un Léon Auguste Mellé se focalise sur d'étranges roues d'extraction à Gentilly. Représentées sous la neige, elles ont un charme quasi surréaliste. De son côté, un Maximilien Luce tire profit de la construction du métro à Issy-les-Moulineaux pour rendre les jaunes et les violets révélés du sous-sol. Desnoyer va jusqu'à imaginer un vitrail en contemplant le port de Gennevilliers. Comme lui, les Herbin, Gromaire, Lasne et Lhote trouvent aisément leurs lignes franches, leurs couleurs criardes et leurs matières rugueuses symptomatiques du cubisme triomphant.

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Apparition du paysage contemporain de l'ile de France#PeindreLaBanlieue, de Corot à Vlaminck, #Exposition à l'Atelier Grognard

 

 

 

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Au milieu de ce nouveau classicisme, les canotiers n'ont pas totalement disparu. Quelques-uns s'évertuent encore à reprendre les poncifs champêtres. Faut-il les considérer comme des peintres du dimanche? Ce serait trop sommaire.


Peindre la banlieuede Corot à Vlaminck 1850-1950 , Atelier Grognard, Rueil-Malmaison (92), jusqu'au 10 avril.

 

 

 

 

 

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24 janvier 2017

Musée Lambinet...les femmes à l'honneur !

 

 

 

 

 

 

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Les femmes en marche à Versailles

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" La mort de Marat ", Jean-Jacques Hauer, 1794

 

 

 

LA CHRONIQUE D'ADRIEN GOETZ - Le Musée Lambinet consacre une exposition aux héroïnes de la Révolution qui trouve une saisissante résonance avec l'actualité d'aujourd'hui.
La première grande «marche des femmes» de l'histoire est celle des Parisiennes qui vinrent chercher le roi et sa famille à Versailles, le 6 octobre 1789 - avec, parmi elles, quelques intrus, des hommes… Michelet a écrit, transformant l'anecdote en mythe fondateur: «Les hommes ont fait le 14 Juillet, les femmes le 6 octobre.» L'exposition, due à Martial Poirson, professeur d'histoire à l'université Paris-VIII, et à Françoise Roussel-Leriche, qui dirige le Musée Lambinet de Versailles, détricote l'image des «tricoteuses», assises sur les marches du tribunal révolutionnaire, harengères transformant l'échafaud en tribune aux harangues.

 

 

 

 

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La marche des femmes sur Versailles – Tempera sur toile 5 mètres x 3- Raymond Dumoux. 

 

 

 

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La marche des femmes sur Versailles – Gravure – Raymond Dumoux

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Marche des femmes sur Versailles, 5 octobre 1789

 

 © Gianni Dagli Orti / The Art Archive
Le cliché s'est répandu au XIXe siècle, caricatures, gravures, toiles historiques en témoignent. Dans les salles aux hautes boiseries blanches, on voit plus de tableaux rétrospectifs, passionnantes recompositions du passé à des fins politiques, que de vitrines garnies de sanglants tricots. Quelle est la part du fantasme? L'exposition présente une galerie de femmes puissantes, victimes ou bourreaux, stigmatisées ou idéalisées: Charlotte Corday, héroïne cornélienne dépeinte tantôt comme un monstre tantôt comme une sainte, Théroigne de Méricourt brandissant ses pistolets, Olympe de Gouges déclarant que les femmes naissent libres et égales aux hommes… Manon Roland devient une icône dès lors qu'on la peint sur l'échafaud criant: «Liberté, que de crimes on commet en ton nom.» Dans un livre récent, Juger la reine(Tallandier), Emmanuel de Waresquiel analyse le procès de Marie-Antoinette comme celui d'une femme devant un tribunal d'hommes décidés à abolir une forme de pouvoir féminin qui avait triomphé au XVIIIe siècle.

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Arrestation de Charlotte Corday...

 

 

 

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Charlotte Corday dans sa prison...

 

 

 

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Héroïne révolutionnaire considérée comme l’une des premières féministes françaises, Olympe de Gouges s’est distinguée par son célèbre texte intitulé Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Elle y prônait ardemment l’émancipation féminine. 

 

 

 

 

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Portrait présumé de Théroigne de Méricourt

 

 

 

 

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Manon Roland, née Jeanne Marie Philipon, plus connue sous le nom de Madame Roland, née le 17 mars 1754 à Paris, et guillotinée dans la même ville le 8 novembre 1793, est une salonnière française.
Elle fut une des figures de la Révolution française et joua un rôle majeur au sein du parti girondin. Elle poussa son mari, Jean-Marie Roland de La Platière, au premier plan de la vie politique de 1791 à 1793.

 

 

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peinture de Mme Roland en prison...puis guillotinée ( gravure )

 

 

 

 

Le grand intérêt de cette exposition est de montrer comment, durant la Révolution, et au long de sa réécriture dans le siècle qui suivit, se sont fixés la plupart des stéréotypes qui encombrent encore le discours sur les femmes en politique. L'image fantasmée des femmes prenant la parole en public, regroupées en clubs, «filles émancipées, grenadiers femelles», écrit le «doux» Fabre d'Églantine en 1793, a pour pendant les «Merveilleuses» du Directoire, extravagantes ingénues prêtes à séduire Barras ou Bonaparte. Martial Poirson cite Élisabeth Badinter: «La violence féminine est difficile à penser, non seulement pour des raisons militantes - la violence n'a peut-être pas de sexe -, mais parce qu'elle met en péril l'image que les femmes se font d'elles-mêmes.»


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Le couple Desmoulins

 

 

 

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Lucile Desmoulins

 

 

 

Jean-Clément Martin, dans le passionnant catalogue, analyse ce moment où voyeurisme et misogynie se mêlent, à propos de ces «dangereuses victimes» que sont Lucile Desmoulins, Madame Élisabeth, sœur de Louis XVI, les Vendéennes massacrées ou les carmélites de Compiègne marchant à la mort en chantant. Ce qui frappe c'est qu'aucune des femmes montrées ici ne parvient au pouvoir autrement que par la force symbolique des images. Avec l'Empire, ce sera le temps des hommes.






EXPOSITION :
«Amazones de la Révolution. Des femmes dans la tourmente de 1789», Musée Lambinet, Versailles (78), prolongationjusqu'au 5 mars.


 

 

 

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11 janvier 2017

Merveilleux Limoges des Rois, Reines et Empereurs...

 

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Non au Waterloo de la porcelaine !

 

 

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Vase fuseau orné du portrait de Marie-Louïse en tenue de chasse, 1811-1813; château de Fontainebleau 

 

 

 

LA CHRONIQUE D'ADRIEN GOETZ - Cet art était sous l'Empire le plus prisé des cadeaux d'étrennes. Quels mécènes les offriront au château de Fontainebleau ?


Pour fêter le Nouvel An, en 1814, l'impératrice Marie-Louise, fidèle à la tradition des cours européennes, donna à sa belle-sœur Catherine de Wurtemberg, femme de Jérôme Bonaparte, roi de Wesphalie, un élégant vase de Sèvres où figurait son portrait en tenue de chasse. Cette pièce est un chef-d'œuvre unique: la fille de l'empereur d'Autriche, abandonnant les costumes officiels où elle semblait toujours un peu fade, semble ici vivante sous le pinceau d'Abraham Constantin, qui s'inspire de François Gérard. Constantin, artiste suisse, ami de Stendhal, lié à Ingres, était convaincu de la supériorité absolue de la peinture sur porcelaine, art parvenu alors, en partie grâce à lui, à son apogée. L'année 1814 allait être celle de la première chute de Napoléon, dont les emblèmes figurent au revers, et de la fuite du roi Jérôme et de Catherine, réfugiés dans les états du roi de Wurtemberg - ce qui ajoute à ce bel objet une aura historique et tragique.

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French Sèvres "Fuseau" Vase of Madame Mère - 1811 - Hard-paste porcelain, height 107 cm - Musée du Louvre, Paris

 

 

 

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Musée du Louvre

 

 

 

Cet automne, la galerie Aveline, à deux pas du Palais de l'Élysée, a exposé ce vase avec une splendide collection de porcelaines impériales, réunies par un grand amateur désireux de s'en séparer et classées «Trésor national» - ce qui permet des déductions fiscales allant jusqu'à 90 % pour les entreprises qui voudront les offrir à la France. Le château de Fontainebleau, où se prépare la rénovation du musée napoléonien, a lancé un appel au mécénat intitulé «Des Sèvres pour Fontainebleau». Sur les huit lots d'assiettes, de vases, de services, trois ont pu déjà être acquis: cela ne représente que dix pièces sur les quarante-huit proposées.

 

 

 

 

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Manufacture de Sèvres

 

 

 

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porcelaine de Sèvres

 

 

 

 

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porcelaine de Sèvres

 

 

 

 

«Cabaret égyptien»

Pour Christophe Beyeler, conservateur au château et excellent spécialiste de l'Empire, il ne s'agit pas de restituer de jolies tables ni de remplir ses vitrines avec des reliques. Il explique dans un ouvrage collectif que ces porcelaines, qu'elles viennent de chez Cambacérès ou des membres de la famille Bonaparte, tiennent un discours politique et artistique. L'extraordinaire «cabaret égyptien», assortiment de tasses et de «pièces de forme», d'après des gravures de Vivant Denon, est le seul connu à présenter ces becs verseurs déguisés en crocodiles, ces têtes de faucon… Il raconte une page mythique de l'épopée et reflète la permanence des idées encyclopédiques à l'époque de Napoléon.

 

 

 

 

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Partie de Cabaret à thé égyptien de l’impératrice Joséphine : 1 tasse et sa soucoupe. Manufacture de Sèvres, 1810 © Fondation Napoléon

 

 

 

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Les 36 pièces de porcelaine ornées de motifs égyptisants proviennent du cabaret - c'est-à-dire du service à déjeuner - de Napoléon Ier, livré au palais des Tuileries en 1810. C'est le quatrième cabaret réalisé par la manufacture de Sèvres sous le Premier Empire. On peut y voir des vues reproduisant les planches de l'ouvrage de Dominique Vivant-Denon (1747-1825), Voyage dans la Basse et la Haute Égypte, qui rappellent la fascination exercée par la civilisation égyptienne au début du XIXe siècle.

Les sept "cabarets égyptiens"

La manufacture de Sèvres réalisa sept cabarets. Les pièces conservées au Louvre proviennent du quatrième. Forme et composition sont différentes de l'un à l'autre, tout comme l'ornementation, tirée de l'ouvrage de Dominique Vivant-Denon. Le premier cabaret fut donné par Napoléon Ier au tsar Alexandre Ier en 1808. Le second, offert à Joséphine, est conservé au château de la Malmaison. Le troisième fut également livré à Joséphine aux Tuileries, et le quatrième à l'empereur le 31 mars 1810 pour servir au palais des Tuileries. Le cinquième fut offert en 1813 à la duchesse de Montebello, le sixième à la duchesse de Bassano et le septième à la comtesse de Luçay. Napoléon appréciait beaucoup son service dont il donna certaines pièces à des proches et qui l'accompagna à Sainte-Hélène.

 

 

 

 

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Le «cabaret des princesses» est un panthéon des beautés de la Cour, rassemblées autour de la figure du roi de Rome, l'héritier. Il compléterait à merveille les portraits du musée Napoléon de Fontainebleau. Beaucoup de collectionneurs étrangers rôdent autour de ces merveilles, des Américains, des Indiens, des Anglais. Imagine-t-on le cabaret de princesses impériales exposé à Londres? Ce serait encore pire que la statue de Napoléon par Canova à Aspley House, à jamais prisonnière de la cage d'escalier de la demeure du duc de Wellington. Il est encore temps de souscrire. Il faut éviter à tout prix ce Waterloo de la porcelaine.

 

 

 

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Le cabaret dit des princesses de la Famille impériale, en bas à droite. A gauche, le sucrier orné du portrait de Caroline Bonaparte - en haut à droite, la verseuse avec le portrait de Napoléon IerDR/château de Fontainebleau (montage Royal Blog)

 

 

 

 

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31 décembre 2016

Bonne fin d'année 2016...A l'An Nouveau !

 

 

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La Saint Sylvestre est le réveillon du nouvel an

La saint-Sylvestre est le jour anniversaire du Saint Sylvestre 1er, mais c'est surtout le jour du réveillon du nouvel an.

 

Le Réveillon de la Saint-Sylvestre est la fête qui célèbre chaque année le départ de l'ancienne année et l'arrivée de la nouvelle. Chaque pays a ses traditions pour fêter le réveillon de la Saint-Sylvestre, mais généralement cette fête se passe avec les amis.

 

Par tradition, le réveillon de la Saint-Sylvestre est un réveillon bruyant, une ancienne tradition commune aux pays d'Europe veut que le bruit fasse fuir les mauvais esprits.

 

On retrouve en fait cette pratique dans le Nouvel An chinois, ce qui montre les origines très anciennes et communes à presque toutes les cultures de fêter la fin d'un cycle et d'accueillir le nouveau. 

 

Le réveillon de la Saint-Sylvestre s'accompagne généralement d'un décompte des dernières minutes et le coup de minuit est marqué par le son des cloches ou un feu d'artifice.

 

Du fait des fuseaux horaires, tous les pays n'entrent pas en même temps dans le nouvel an, et ne fêtent donc pas ensemble les 12 coups de minuit de la Saint-Sylvestre.

Depuis l'installation de la télévision dans presque tous les foyers, une émission spéciale est prévue dans la majeur partie des pays pour suivre l'avancée du nouvel an dans le monde.

Auckland en Nouvelle-Zélande est la première grande ville du monde entrer dans le nouvel an le soir de la Saint-Sylvestre. Les habitants des îles de la ligne et des îles Tonga sont les derniers à entrer dans le nouvel an puisque ces îles ont 14 et 13 heures de décalage avec le premier fuseau horaire. (basé sur les fuseaux horaires officiels et non sur l'heure du soleil)

 

 

 

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Le gui et le houx symboles du Nouvel An

 

Le gui et le houx présents au réveillon et au repas du Nouvel An sont un héritage des traditions et croyances anciennes.

 

Depuis toujours, le feuillage vert du gui et du houx leur confère des pouvoirs surnaturels. Pour les druides celtes, le gui et le houx portaient bonheur, nous avons gardé l'habitude de nous embrasser sous le gui, le soir du Réveillon de la Saint Sylvestre, en gage de bonheur sentimental et de mariage dans l'année pour les célibataires.

 

Mais le bonheur n'était pas le seul pouvoir positif du gui, pour les celtes, il permettait aux femmes d'avoir beaucoup d'enfants, il protégeait du mauvais sort et garantissait des récoltes abondantes.

 

Dans la symbolique chrétienne le houx est plus important en raison de son feuillage persistant et de ses baies rouges, et il était traditionnellement réservé pour Noël. Aujourd'hui le houx est lui aussi utilisé dans la décoration du Nouvel An.

 

 

 

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Le repas du nouvel an

Le Nouvel an tombe le premier janvier, c'est le premier jour de l'année selon le calendrier grégorien. Le premier janvier correspond au solstice d'hiver pour l'hémisphère nord. La tradition du Nouvel an est très ancienne, les premières traces des origines de cette fête remontent à Babylone environ 2000 ans avant Jésus-Christ !

 

Le jour du premier janvier, il est de tradition d'organiser un grand déjeuner familial pour fêter l'arrivée de la nouvelle année en famille. Le repas du nouvel an est souvent l'occasion de donner des étrennes aux enfants, pour certains cette tradition vient de la Rome antique où les romains s'échangeaient des pièces et des médailles à l'occasion du changement d'année. 

Le repas du nouvel an

Tout comme le réveillon, le repas du nouvel an doit être un repas d'abondance et de profusion.

La veille du nouvel an est le 31 janvier. Le réveillon donne lieu à une grande fête destinée à enterrer l'ancienne année et célébrer la nouvelle année. En fait, quand on parle de nouvel an on évoque généralement le réveillon de la saint Sylvestre qui a lieu le 31 décembre de chaque année.

 

 

 

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Les étrennes du Nouvel An

 

Le repas du Nouvel An est souvent l'occasion de donner des étrennes aux enfants.

 

Cette tradition vient de la Rome antique où on s'échangeait des pièces et des médailles à l'occasion du changement d'année. Cet échange remonte à l'époque du règne du roi Tatius Sabinus, roi des Sabins, qui reçut un bois sacré de la déesse Strenia en gage de bon augure pour l'année à venir.

 

Cet échange s'est généralisé à l'ensemble de Rome, mais peu à peu le bois de verveine a été remplacé par des pièces et des médailles. Ces présents étaient des échanges de bons présages pour l'année à venir et des gages d'amitié entre romains.

 

Le mot étrennes vient donc du latin et fait référence à un cadeau symbole d'heureux présages.

 

Les étrennes sont aussi les sommes d'argent que l'on donne aux employés de maison et aux personnels des services de ville et services publics comme les pompiers, le facteur ou les éboueurs...

 

 

 

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Les cartes de voeux du nouvel an

La carte de voeux est une tradition incontournable du nouvel an.

Certains font remonter l 'origine de la carte de voeux aux chinois, mais leur apparition en Europe date en fait du Moyen-Âge. En fin ou début d'année les religieuses envoyaient un menu présent à leur famille en l'accompagnant d'une lettre de voeux peinte à la main.

Cette tradition a disparu au XVI ème siècle pour revenir en force XVIII ème siècle. la première carte de voeux est anglaise. Elle a été dessinée par John Calcott Horsley en 1843. Cette carte lithographiée et coloriée à la main a été envoyée en 1000 exemplaires. Dès 1860 l'envoi de carte de voeux c'est généralisé en rencontrant un franc succès.

 

En fait, il existe deux sortes de cartes de voeux :

  • les cartes de voeux de Noël qui sont envoyées en décembre par les anglais et anglo-saxons
  • les cartes de voeux du nouvel an qui sont envoyées dès le 1 er janvier pour souhaiter une bonne et heureuse année à ses proches et sa famille.

La carte de voeux permet d'envoyer ses voeux de bonne année aux membres de la famille comme aux amis.

 

 

 

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Bonsoir mes aminautes,

avant que cette année 2016 n'expire, je viens vous souhaiter à toutes, pour celle qui va suivre, Bonheur, Santé, Joie dans vos coeurs et autour de vous; voeux que j'exprime de tout mon coeur parce que nous avons finalement, pour certaines du moins, cheminé j'ai compté, 10 bonnes années déjà !
Avec des joies, mais aussi des chagrins partagés......
Je pense à celles qui nous ont quitées, pour un autre Ailleurs; mes pensées vont ainsi à notre chère Mamoune, et à ma petite " soeur de coeur " Doty, que beaucoup ont un peu connue, et qui s'est éteinte, pauvrette, en février dernier....................et hier, l'horrible sonnerie, parfois, du téléphone, m'a appris depuis la Belgique encore que son époux si adorable, avec qui je restais un peu en relations diverses, est parti la rejoindre, lui aussi, à la suite d'un infarctus foudroyant; j'ai beaucoup pleuré hier au soir; mal et peu dormi cette nuit en songeant à ces destins brisés !
Et il y en a tant de par le monde...c'est affligeant, souvent horrifiant; et que pouvons-nous faire sinon prier pour que ce ne soit pas pire en 2017, pour celles qui croient, la bonne Mère de tous, là-haut...

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Bonne et Heureuse Année Nouvelle à Toutes

Bonheur, Joie dans vos coeurs, Réussite, et Santé !

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Pensons aussi aux malheureux, chez nous en France, et partout dans le monde

Et à ceux et celles qui nous ont quittés en 2016...

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23 décembre 2016

Joyeux NOËl ♥

Bonjour mes amies, je viens vous souhaiter à toutes

un très Joyeux NOËL..

 

Que la grâce immense de Noël
Nous éclaire comme un soleil
Pour répandre  affection, amour.
Aujourd’hui, demain et chaque jour.
Joyeux Noël dans le bonheur
Et à l’unisson de nos Cœurs.

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Je vous souhaite déjà d'heureuses fêtes
 avec beaucoup de joie pour vous et vos proches.

Joyeux NOEL - Montage Vidéo Kizoa
Avec quekques fleurs de mon jardin...

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22 décembre 2016

L'Avent...

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On connaît surtout l’Avent pour son calendrier, avec ses fenêtres que les petits sont impatients d’ouvrir pour y découvrir la surprise cachée derrière. Mais que signifie exactement ce mot et comment l’expliquer aux enfants ?

 

L’Avent, qu’est-ce que c’est ?

On peut avoir l'impression que le mot “Avent” signifie “avant” Noël. C'est un peu vrai : l'Avent est la période qui précède Noël. Mais ce n'est pas la véritable explication du mot ! 

En latin, Aventadventus, signifie “arrivée, venue”. Arrivée de quoi ? De qui ? Pour les chrétiens, ce terme désigne la venue de Jésus-Christ, parmi les hommes : il naît dans la crèche, petit enfant. Pendant l'Avent, les chrétiens se préparent à sa venue – à Noël, et à la fin des temps. C'est donc un temps d'attente.

 

 

 

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Quand a lieu exactement l’Avent ?

L'Avent commence le quatrième dimanche du mois avant Noël, et dure à peu près un mois. Il arrive donc chaque année à une date différente. Pour les catholiques et les protestants, le premier jour de l'Avent est même le premier jour de l'année religieuse.

 

 

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Que fait-on, pendant l’Avent ?

Pendant cette période, on prépare Noël : on achète le sapin, on décore la maison et l'école, on concocte les cadeaux, on songe au menu de la fête, parfois aussi on installe une crèche

Les enfants sont alors impatients de voir la fête arriver ! Certains rituels, comme celui de la couronne de l'Avent, permettent de rythmer cette attente. On y allume une bougie nouvelle chaque dimanche.

 

 

 

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Quelle est l’origine du calendrier de l’Avent ?

Autre tradition, celle du calendrier de l’Avent. Inventé en Allemagne au XIXe siècle, il consiste en un décor de 24 fenêtres à ouvrir progressivement, une par jour à partir du 1er décembre ! 

Derrière les volets, on découvre suivant les modèles : images, phrases bibliques, friandises ou encore petits cadeaux.

Pour les chrétiens, il peut être une aide pour se recueillir. Mais c'est de toute façon une bonne manière (ludique et pleine de suspense !) pour apprivoiser et savourer l'attente de Noël avec vos enfants.

 

 

 

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CALENDRIER DE L’AVENT








QUAND REVIENT LE TEMPS DE L’AVENT,


QUI RÉJOUIT PETITS ET GRANDS,


JE ME SOUVIENS DES JOURS D’ANTAN


OÙ JE N’ÉTAIS ENCORE QU’ENFANT…

 


CHAQUE JOUR, J’OUVRAIS, DÉLICATEMENT,


UNE DES FENÊTRES ET UNE, SEULEMENT,


DU CALENDRIER DE L’AVENT


QUE M’AVAIENT OFFERT MES PARENTS.

 


CHAQUE OUVERTURE CACHAIT PRÉSENT,


UNE FRIANDISE LE PLUS SOUVENT,


QUI PERMETTAIT D’ATTENDRE SAGEMENT


NOËL BÉNI EN SALIVANT.

 


PUISQUE AUJOURD’HUI JE SUIS PLUS GRAND,


JE ME MONTRE BIEN MOINS IMPATIENT


MAIS C’EST TOUJOURS MON ÂME D’ENFANT

 


QUI VIBRE PENDANT UN MOIS DURANT.









CAR IL ME PLAIT TANT CE MOMENT





OÙ CHACUN CHERCHE, EN SE CACHANT,





COMMENT CHÉRIR AMIS, PARENTS,





EN CHOISISSANT BONNES CHÈRES, PRÉSENTS.



 


LA NUIT MAGIQUE QUE L’ON ATTEND,





CELLE OÙ L’ON S’AIME PLUS FORT QU’AUTANT,





C’EST POUR DEMAIN, C’EST MAINTENANT,





VIVE NOËL ET BIENTÔT VIVE L’AN !



 
 


AMPAZA, LE 22/10/08

 

 

 

 

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21 décembre 2016

Joyeuses fêtes

Mes chères amies,

Je n'ai pas toujours eu le temps de venir sur le Boudoir en ces mois de 2016, mais je l'apprécie toujours autant.

Je souhaite aux rédactrices et aux lecteurs de belles fêtes de fin d'année. Que la joie soit dans vos foyers. Et à l'année prochaine ! 

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18 décembre 2016

"Snowden" d'Oliver Stone

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Bonjour mes amies,

Contrairement à Landrie, je ne suis pas absente du Boudoir pour raisons de jardinage. Arrivée cet été dans ma nouvelle maison, je conserve et m'habitue pour l'instant à ce qui existe déjà. J'ai d'ailleurs pas mal de rosiers. Je verrai si j'en ajoute le temps venu.

Je suis allée récemment voir le dernier film d'Oliver Stone qui a choisi de nous raconter l'histoire d'Edward Snowden.

Sans doute le réalisateur a-t-il trouvé des points communs entre sa propre expérience de soldat décoré au Vietnam, marqué à jamais par la sauvagerie des combats et celle du républicain enthousiaste Snowden qui met son talent au service de l'Etat et qui découvre petit à petit que ses programmes sont utilisés contre les citoyens.

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J'apprécie le travail d'Oliver Stone qui cherche à faire la lumière sur les jeux de pouvoir qui conduisent parfois - souvent -  à la mort d'innocents. Malgré la complexité du sujet, le film est parfaitement compréhensible. Les acteurs sont bons. Ils incarnent bien ces gens ordinaires rêvant de vies - très - confortables et qui se retrouvent face à des cas de conscience graves. Jusqu'où peut-on dire que l'on travaille pour le gouvernement sans se poser de questions ? Le film révèle qu'ils étaient nombreux à savoir que les limites avaient été passées. Seuls quelques uns en ressentaient un malaise. Snowden, lui , a tout sacrifié pour son idéal démocratique mais sans aucune illusion. Il n'est pas naïf, il est patriote et il ne pouvait plus vivre en taisant ce qu'il savait.

Un très bon film, accessible et effrayant.

Joseph Gordon-Levitt dans le rôle d'Edgard Snowden

Je vous fais mille bisous mes amies.

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08 décembre 2016

Eugène Delacroix, réhabilité à Saint-Sulpice !

 

 

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Eugène Delacroix retrouve son éclat à l'église Saint-Sulpice à Paris

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Les peintures d'Eugène Delacroix ( 1798-1863 ), dans l'église Saint-Sulpice à Paris

 

 

 

Ces œuvres ont fait l'objet d'une restauration d'envergure qui a permis de restituer les couleurs et stabiliser leur conservation. Elles sont désormais à nouveau accessibles au public, comme l'a annoncé Anne Hidalgo le 23 novembre.

Il aura fallu une année de restauration. Les peintures d'Eugène Delacroix (1798-1863) de l'église Saint-Sulpice, à Paris, sont à nouveau accessibles au public Le maire (PS) de Paris, Anne Hidalgo, a inaugurée mercredi 23 novembre la fin du chantier. Les trois peintures monumentales de la chapelle des Saints Anges, dont la Lutte de Jacob avec l'ange célébrée par Paul Gauguin ou Maurice Denis, ont fait l'objet d'un nettoyage d'envergure, qui a permis de restituer les couleurs et de stabiliser leur conservation.

 

 

 

 

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Le combat de Jacob avec l'Ange, peinture murale d'Eugène Delacroix à la Chapelle St Sulpice, Paris

 

 

 

«L'œuvre a été traitée avec la subtilité d'une peinture de chevalet.»
Dominique de Font-Réaulx, directrice du musée Delacroix
Le nettoyage a permis de retrouver «la gamme colorée, des nuances de vert absolument éblouissantes», indique Dominique de Font-Réaulx, directrice du musée Delacroix. Un moyen de récupérer des colonnes dans Héliodore chassé du temple et des nuances de couleurs dans la cuirasse du Saint-Michel terrassant le dragon, avance-t-elle.

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L'Ange terrassant le dragon...

 

 

 

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Hérodote chassé du temple...

 

 

 

Dans le Jacob, il y a «quelque chose que je n'avais jamais vu de ma vie», ajoute la conservatrice, «l'aube en train de se lever et qui n'était plus du tout visible. Aujourd'hui, on voit quelque chose en train de passer très subtilement du noir au mauve, au rose», déclare-t-elle. Cette œuvre monumentale a été traitée «avec la subtilité d'une peinture de chevalet» très admirée par les artistes, ajoute Mme de Font-Réaulx. De plus, c'est l'une des dernières grandes œuvres de Delacroix, mort en 1863, vue comme une sorte de «testament spirituel» de l'artiste, dit-elle.


La restauration a été effectuée par 10 spécialistes dirigés par Alina Moskalik-Detalle. Son coût s'est élevé à 438.000 euros, dont 315.000 payés par la Ville de Paris, 45.000 euros par l'État, le reste venant du mécénat via la Fondation du Patrimoine.

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