Les amies du boudoir

05 juin 2017

Roseraie du Val-de-Marne

 

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Roseraie du Val-de-Marne

 

 

 

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La Roseraie du Val-de-Marne, située à L'Haÿ-les-Roses, près de Paris dans le département du Val-de-Marne (France), est la première roseraie moderne, fondée en 1894 par Jules Gravereaux. Elle regroupe près de 3 300 variétés de rosiers sur une surface totale de 1,52 hectare.

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Histoire 

La roseraie du Val-de-Marne a été créée par Jules Gravereaux (1844-1916) à L’Haÿ, petite commune de la banlieue sud de Paris qui prendra le nom de L'Haÿ-les-Roses en 1914 en raison de la renommée déjà acquise à cette époque par la roseraie, honorée par son blason.

 

Cet homme d’affaires a réuni et collectionné des centaines de variétés différentes de rosiers dès 1894. Il fait finalement appel au célèbre paysagiste Édouard André (1840-1911) pour mettre en valeur ses collections et créer un jardin consacré entièrement à la « reine » des fleurs. C’est ainsi qu’est né un nouveau style de l’art des jardins où la rose constitue l’élément unique de décoration végétale : la roseraie.
Le jardin a été acquis en 1936 par le département de la Seine, puis transféré en 1968 au département du Val-de-Marne. Il a été renommé « Roseraie du Val-de-Marne » en 1994.

 

 

 

 

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En 1894, Jules Gravereaux entamait sa collection de roses et réussit à réunir plus de 8 000 espèces et variétés. Aujourd'hui, près de 3 200 variétés forment 13 collections : roses sauvages, cultivées, roses d'hier et d'aujourd'hui, roses d'ici et d'ailleurs... Plus de 13 000 pieds sont présentés au public.

 

 

 

 

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  • La roseraie à la française est constituée de massifs de rosiers disposés autour du miroir d’eau.

  • L’allée de l’histoire des roses reprend une sélection de rosiers caractéristiques de l’évolution de la rose.

  • L’allée des rosiers botaniques présente une collection de rosiers sauvages, tels qu’ils poussent dans la nature.

  • L’allée des rosiers rugueux, des rosiers particulièrement résistants.

  • L’allée des rosiers pimprenelle présente des rosiers dits pimprenelle c’est-à-dire dont le feuillage ressemble à celui des pimprenelles.

  • Le jardin des roses galliques reprend toutes les variétés de roses connues jusqu’au xviiie siècle.

  • L’allée des roses de la Malmaison est une copie de la collection de roses réunies par Joséphine de Beauharnais au début du xixe siècle.

 

 

 

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Le jardin des roses d’Extrême-Orient propose une collection de rosiers originaires de Chine, du Japon, d’Inde, de Perse...
[*]Le jardin des roses horticoles anciennes présente des variétés de rosiers issus de croisements entre des rosiers galliques et des rosiers d’Extrême-Orient.
[*]Le jardin des roses étrangères modernes met en valeur les plus belles obtentions des créateurs de roses étrangers.
[*]Le jardin des roses françaises modernes reprend les créations horticoles françaises, autour du Temple de l’Amour.
[*]L’allée des roses thé regroupe des variétés de rosiers obtenus au xixe siècle, dont les roses sont particulièrement parfumées et semblent fleurir aux quatre saisons.
[*]La roseraie de Mme Gravereaux présente des rosiers de fleurs à couper.

 

 

 

 

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La Roseraie du Val-de-Marne a été reconnue dès 1991 Collection nationale de roses anciennes par le Conservatoire de Collection Végétale Spécialisée (CCVS). En 1995, la Roseraie a également reçu la toute première récompense Award of Garden Excellence, prix d'excellence du jardin, de la Fédération mondiale des sociétés de roses. Le jardin est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 2005 et depuis 2011, il est labellisé Jardin remarquable.

 

 

 

 

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27 mai 2017

Musée de la vie romantique...

 

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L'empire des fleurs

 

 

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Pierre-Joseph Redouté ( 1759/1840 ), " Fleurs, roses trémières, raisins et le lori cramoisi ", détail ( 1836 )
Les bouquets de Pierre-Joseph Redouté ne se fanent jamais. À Paris, le Musée de la vie romantique consacre une exposition de saison à ce maître de l'âge d'or de la botanique.

Les grandes expéditions se multiplient à la fin du XVIIIe siècle. Les navires reviennent chargés de richesses. Rien que ceux de Cook livrent au Vieux Continent quelque 1400 plantes nouvelles. Quant à André Michaux, envoyé par Louis XVI surveiller ses pépinières en Caroline et dans le New Jersey, il apporte 60.000 plants et 90 caisses de graines.

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Le pouvoir des fleurs...

 

 

 

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Saint- Jean Simon (1808-1860), La Jardinière 1837

 

 

 

 

Cela tombe bien: Pierre-Joseph Redouté (1759-1840) s'est fait une spécialité de représenter cette nature en cours d'inventaire. Il excelle au point qu'on l'a appelé «le Raphaël des fleurs». Au Musée parisien de la vie romantique, ancien pavillon à l'italienne où l'on croise les fantômes d'Ary Scheffer, de Delacroix, Sand, Chopin, Liszt - endroit idéal avec son délicieux jardin de roses, tulipes et lilas -, une exposition produite avec l'appui du Museum national d'histoire naturelle (ancien Jardin du roi) justifie tout à fait ce surnom.



On commence par les espèces grasses et piquantes. De l'aloès à pattes d'araignée à celui à cochenille mexicaine, les cactus prolifèrent. Pour un peu ils troueraient les précieux vélins, parfois à fond argenté, sur lesquels leurs représentations d'une vérité de détails inégalée ont été délicatement aquarellées.

 

 

 

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Surnommé le « Raphaël des Fleurs », Pierre-Joseph Redouté (1759-1840) eut un succès si considérable que ses oeuvres furent imitées dans le monde entier et que ses images ont fleuri dans les livres, sur les objets d’art, le papier peint, les accessoires de mode…

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Antoine Berjon (1754-1843) Fleurs sur un fond blanc, 1844

 

 

 

 

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Toutefois, contrairement à ce que dit la chanson, dans la vie, il n'y a pas que des cactus. Le monde de Redouté, de ses maîtres, élèves, émules et concurrents, est aussi largement fait de racines, bulbes, tiges, feuilles, fruits et, bien sûr, d'innombrables fleurs. Priorité aux plus exotiques dans les vitrines et cimaises aux allures de serres. Voici des succulentes d'Afrique du Sud, de Madagascar, des Canaries. En regard, de grandes pages d'herbiers sont montrées avec leurs étiquettes, cachets et notes à la plume. Ces collections étaient pareillement constituées par les rois et les reines. Notamment par Joséphine, à la Malmaison. Elles témoignent de la rage botaniste du temps.

 

 

 

 

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" Flore caressée par Zéphyr ", du baron Gérard....

 

 

 

 

 

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Pierre-Joseph  Redouté

 

 

 

 

Chez Redouté, la précision méticuleuse n'empêche ni la sensualité ni la fantaisie. La science raisonnée est aussi artistique. Ainsi cette longue petiveria qui pousse en Amérique tropicale ou cet eucalyptus austral: ils débordent de leur cadre. La joubarbe des toits ressemble à un artichaut psychédélique. Le scandix choisi pour modèle a été «récolté sur la route de Téhéran», et la patte d'ours Heracleum absinthifolium, «près de Bagdad». Quant à cette élégante éphémère bleue, elle vient de Virginie.

 

 

 

 

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Pavots

 

 

 

 

 

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Pistolet à parfums



On s'en doutait: l'exposition est placée sous l'égide de Flore. Dans un de ses tableaux, prêt du Musée de Grenoble, le baron Gérard a imaginé la déesse en jeune fille nue que chatouillent divers pétales soufflés par un coquin Zéphir. D'autres toiles et quelques bustes enrichissent le parcours. Ils renvoient à cette époque bénie des naturalistes, entre la fin de l'Ancien Régime et la monarchie de Juillet. En dépit des guerres et des révolutions, les sciences naturelles et horticoles ont alors connu un âge d'or.
Ceux qui avaient pour tâche de représenter les espèces dans toutes leurs variétés œuvrent aussi bien pour le catalogage que pour les arts appliqués. Et les gravures ou dessins, tel ce lourd pavot d'Orient à la pierre noir et sanguine, laissent parfois la place à des miniatures virtuoses ou à des huiles dérivées des natures mortes flamandes et néerlandaises. On notera chez ces dernières la reprise du vocabulaire symbolique traditionnel - l'œillet et la rose pour la rédemption, les narcisses, anémones et lierres pour la Passion et la mort. Sur une feuille coule une goutte de la rosée de la jeunesse. Sur une tige dardent les épines de la souffrance…

 

 

 

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Pierre-Joseph Redouté Caladium picturatum1788 - Aquarelle sur vélin, filet doré
Paris, MnHn
Photo © Muséum national d’histoire naturelle,
direction des Collections, Bibliothèque centrale

 

 

 

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cactée

 

 

 

 

On s'amusera aussi à repérer ici une mouche, là une coccinelle, là encore un nid d'oisillons affamés, un bas-relief antique ou, renvoyé par un vase, le reflet d'une fenêtre. Certainement celle de l'atelier du peintre. Autres détails en trompe-l'œil: le velouté des pêches, le léger voile blanc sur la peau des prunes ou encore ces raisins. Noirs ou blancs, ils rivaliseraient volontiers avec ceux de Zeuxis qu'à Héraclée des oiseaux abusés ont picoré.
La dernière salle se concentre sur les arts appliqués. Car la passion florale aiguille la mode. Soieries lyonnaises, bordures de chambres à Versailles, papiers peints, broderies, éventails, vaisselle manufacturée à Sèvres, bijoux… On découvre même dans une vitrine, comble du chic, un pistolet à parfums!

 

 

 

 

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Dans les années 1830, l'art de Redouté séduisait encore les amateurs. Mais on commençait à moins s'extasier que lorsque Friedrich Melchior Grimm disait à propos de Corbeille et vase de fleurs de Gerard von Spaendonck, le professeur du maître: «C'est la nature même, mais la nature dans toute sa fraîcheur, dans tout son éclat.» Redouté passera de mode durant la seconde vague romantique. Les fleurs qui fascineront ensuite seront celles du mal.

 

 

 

 

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Jusqu'au 1er octobre au Musée de la vie romantique. 16, rue Chaptal, Paris IXe.

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27 avril 2017

L'Arménie...

 

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Au commencement était l'Arménie

 

 

 

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Bâti au coeur d'un cirque de montagnes aux falaises abruptes, le monastère de Noravank, au sud de l'Arménie, est composé de trois églises et d'un mausolée à trois niveaux...

 

 

 

 

Arpenter aujourd'hui les routes et les chemins de la petite république caucasienne grande comme la Bretagne, c'est plonger, au cœur d'une nature grandiose, dans la géographie et l'histoire d'une nation qui fut la première à se convertir au christianisme. Et qui a fait de sa foi un élément structurant de son identité.

 

 

 

 

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Perché comme un nid d'aigle à plus de 1500 mètres d'altitude, au-dessus du canyon de Vorotan, le monastère de Tatev porte bien son nom : " Qui donne des ailes "...
Quand deux Arméniens se retrouvent quelque part, ils construisent une église.» Nous ne saurons jamais si la formule, lancée au pied d'un temple tout ce qu'il y a de plus païen (le stade de football d'Erevan) par Levon, un professeur de mathématiques amoureux de la France, est un dicton caucasien ancestral ou une invention de sa part. Elle n'en paraît pas moins assez juste. A fortiori en Arménie même, où le nombre d'édifices religieux disséminés sur tout le territoire (églises, cathédrales, monastères, cimetières, chapelles, couvents) est aussi impressionnant que la fierté locale de se dire chrétien. Et ce, depuis le Ier siècle: n'est-ce pas un des douze apôtres de Jésus - Thaddée - qui introduisit le christianisme dans le pays (raison pour laquelle l'Eglise arménienne est dite apostolique)? Deux siècles plus tard, il devenait religion d'Etat après le baptême du roi païen Tiridate III par Grégoire Parthèv (dit l'Illuminateur).

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Dans la région de Tumanian, Hagbat fut érigé entre les Xe et XIIIe siècles.  Ce monastère byzantin constitue un témoignage précieux de l'art et l'architecture religieuse qui connurent leur apogée dans l'Arménie médiévale.

 

 

 

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Ancré sur la vallée de l'Azat dans un cirque de montagne, le monastère de Geggard est le résultat d'un accord intime de la pierre et de l'homme.  C'est un miracle d'architecture...

 

 

 

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L'Arménie a fait de sa foi un élément structurant de son identité.  Ici, un office religieux dans le monastère de Tatev.

 

 

 

 

 

Première nation convertie au christianisme avant sa voisine géorgienne et l'Ethiopie, le pays a toujours considéré son identité religieuse (et sa langue, si particulière) comme une arme de défense face aux envahisseurs mongols, perses, arabes ou turcs. Aujourd'hui encore, entouré de pays comme l'Azerbaïdjan, la Turquie ou l'Iran, qui ne brillent pas exactement pour leur tolérance vis-à-vis des non-musulmans, l'Arménie, qui revendique parmi ses enfants, pêle-mêle, la reine Néfertiti, Andre Agassi, Edmond Rostand, Gregory Peck ou Cher (sans parler de nos nationaux Charles Aznavour, André Manoukian, Patrick Devedjian, Youri Djorkaeff, Alain Manoukian, Daniel Bilalian et autres frères Petrossian), porte sa foi en bandoulière, de la vallée verdoyante de Goris aux contreforts du mont Aragats en passant par les ruelles ombragées de la paisible Dilidjan, les rives accueillantes du lac Sevan et le plateau pierreux du Shirak, sans oublier les montagnes pelées ou boisées qui entourent (et protègent) le Haut-Karabakh.

 

 

 

 

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Erigé sur un piton rocheux qu'entourent pins et arbousiers, le monastère d'Ayrivank domine le lac Sevan, le poumon bleu de l'Arménie.

 

 

 

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Entièrement creusée dans la roche, la chapelle rupestre du monastère de Gehard transporte le visiteur dans un lieu magique où l'on touche du doigt l'essence de l'église primitive.

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Monastère de Geghard

 

 

 

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Le monastère Khor à l'ombre du mont Ararat, symbole religieux cher aux chrétiens.  C'est sur ses pentes que se serait échoué Noé avant de fonder une nouvelle humanité.

 

 

 

 

Le chiffre est impressionnant: plus de 90 % des Arméniens se disent chrétiens. Découvrir les splendeurs géographiques, topographiques et humaines de ce pays grand comme la Bretagne implique donc d'accepter dans son horizon proche et lointain la vue quasi permanente de croix. Il y a pire vision. C'est peut-être à Erevan, la capitale, cité plus de deux fois millénaire mais défigurée par les invasions perses et turques, puis par les architectes soviétiques (entre 1920 et 1991), que l'empreinte chrétienne est la moins visible.



Ici, on déambule moins volontiers sous la fresque peinte d'un Christ pantocrator que dans les rues commerçantes du centre-ville ou entre les statues de Botero qui bornent la Cascade, grand escalier de pierre blanche qui dégringole jusqu'à l'une des artères nord-sud les plus animées de la ville. A l'heure des tierces ou des nones, on va moins s'agenouiller à l'église que s'en aller visiter quelque musée - le Matènadaran, qui abrite des manuscrits fabuleux, le musée d'Histoire, le Mémorial et le musée du génocide, le musée Paradjanov, reconstitution de la maison et de l'univers poético-onirique du réalisateur pourchassé toute sa vie par les autorités communistes.



Et, le dimanche, après avoir traversé le «pont ivre» (de son vrai nom pont de la Victoire, situé entre deux grandes distilleries de brandy local), on va moins écouter le sermon dominical que se lancer dans de joyeuses palabres (en anglais, en russe, en arménien, en français...) avec les marchands aux puces du Vernissaj proposant bibelots de porcelaine, kilims, bijoux, statuettes et tableaux kitsch sortis des coffres de méritantes Lada ou de poussiéreuses Volga. Le salut est donc à l'extérieur de la Babylone arménienne. Tout proche. A Etchmiadzine.

 

 

 

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Des cantiques résonnent au coeur de la cathédrale d'Etchmiadzine.  En ce dimanche paisible, les chrétiens sont venus nombreux pour assister à la messe.
Sur la route qui conduit à cette petite ville à 20 kilomètres d'Erevan se succèdent d'abord des casinos (interdits en centre-ville) mais bien vite aussi des ateliers de meubles dont les enseignes sont fréquemment encadrées d'une photo du président Serge Sarkissian ou du pape François, venu en visite officielle l'été dernier. Soudain émergent, parmi un champ d'abricotiers, caressées par les doigts d'or d'un soleil encore timide, les ruines de Zvartnots. A l'époque où l'islam s'ébrouait à peine (VIIe siècle) était érigé ici un complexe catholicossal qui, par son influence et la beauté de son audacieuse architecture, rayonnait jusqu'aux rives du Bosphore.
Sur un des reliefs du monastère qui jouxtait la cathédrale, une figure rare: un ouvrier avec son outil à la main. «C'était un monastère socialiste!» s'esclaffe le gardien des lieux, qui souligne en outre que ne figure nulle part la trace d'un donateur ou d'un prince ayant parrainé la construction des bâtiments que mit à bas un séisme au Xe siècle. Encore plus ancienne, voici la cathédrale, bien dressée, elle, d'Etchmiadzine. En ce dimanche paisible, une grande agitation règne à l'entrée du saint-siège de l'Eglise arménienne: on attend le catholicos (le pape arménien), Sa Sainteté Garéguine II, pour célébrer la liturgie.
Une haie d'honneur d'enfants fraîchement baptisés a été constituée entre le monastère voisin, par où il doit arriver, et la cathédrale. Ils sont les élèves d'un établissement dont la construction a été assurée par un businessman argentin, Eduardo Eurnekian - comme d'autres milliardaires de la diaspora arménienne (7 millions recensés, soit deux fois plus que d'habitants en Arménie!), il a mis une partie de sa fortune, acquise dans les médias, au service de la nation de ses ancêtres.
Précédé par deux colonnes de prêtres encapuchonnés de noir et portant des étendards dédiés à la Vierge, avance d'un pas lent le Saint-Père. A son passage, chacun se signe: front, poitrine, épaule gauche, épaule droite… et cœur. Sur le parvis, un groupe de yézidis observe la scène ; ils sont plus de 40 000 à vivre dans le pays, dont un quart ont fui l'Irak pour échapper à la mort (ou la conversion) que leur promettaient les djihadistes de l'Etat islamique. Durant l'office religieux, Garéguine II ne manquera pas de les mentionner en appelant ses ouailles à prier pour «ceux qui, comme notre peuple jadis, sont persécutés pour leur foi» (fût-elle non chrétienne).

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Perché sur un plateau, le temple hellenistique de Garni est dédié au Dieu du soleil Mithra : une occasion de se souvenir qu'il fut un monde païen avant le christianisme.

 

 

 

 

Car oui, les Arméniens, par la faute d'un pays situé sur un lieu de passage idéal pour les peuples venant du sud (Perses, Mèdes, Turcs et Arabes) ou de l'est (Mongols) ayant pour objectif le nord et l'ouest (plus riches, plus attirants), ont souvent été conquis, envahis, massacrés, déportés depuis vingt siècles. Leur foi étant indissolublement liée à leur «nationalité», leurs ennemis savaient qu'en s'attaquant aux symboles de celle-là, ils pourraient détruire celle-ci.
Raison pour laquelle églises et monastères arméniens ont, pour la plupart, été conçus comme des enceintes protégées. Soit par une architecture faisant la part belle aux fortifications ; soit dans un espace naturel difficile d'accès où les populations pourraient se réfugier en cas de danger. Conséquence heureuse: ce «pays de pierre» comprimé entre montagnes (la chaîne Pontique et la chaîne du Caucase) et fleuves grandioses (la Koura et l'Euphrate), hérissé de cônes volcaniques, est un éblouissement pour les yeux de qui veut aller à la découverte de l'Arménie chrétienne.
Au sud-est d'Erevan et du pays, en direction du Haut-Karabakh, défilent des paysages majestueux et sauvages où les montagnes ont des formes de jupes plissées ou de visages sévères et où il n'est pas rare de croiser un groupe de renards fouinant aux abords d'un vignoble verdoyant. Dans des décors aussi variés que ceux d'un studio de cinéma hollywoodien des années 60, on passe de vallées encaissées où virevoltent des rivières zigzagantes à des steppes semi-désertiques au bout desquelles se dressent des forêts de chênes ou de noisetiers.

 

 

 

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Situé près du Haut Karabah, le village troglodyte de Khndzoresk, creusé dans les tufs volcaniques, est aujourd'hui oublié des hommes...

 

 

 

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Dans l'impressionnant cimetière de Khatchkhars de Noratous, chacune des stèles à croix de pierre ornant les 700 tombes et sépultures du
lieu raconte une histoire familiale.
On quitte une zone de sources d'eau chaude revigorante pour s'arrêter devant une succession de mamelons rocheux serrés les uns contre les autres comme pour se chuchoter des secrets. Et toujours, toujours, une église, un monastère, une chapelle, une croix: lieux de mémoire autant que de culte. Dans la plaine d'Erevan, dont les bas-côtés des routes sont occupés par des vendeurs de pastèques d'une fraîcheur divine, voici Khor Virap, à l'ombre du mont Ararat, symbole religieux si cher aux chrétiens - c'est sur ses pentes que se serait échoué Noé avant de fonder une nouvelle humanité: la nôtre - et dont les Arméniens pleurent le rattachement à la Turquie par les aléas tragiques de l'Histoire (seules consolations: ce sommet culminant à plus de 5 000 mètres est visible en de nombreux points du territoire… et figure sur les armoiries du pays, tandis que son nom et sa silhouette se retrouvent aussi bien sur des enseignes de magasins que sur des bouteilles de boissons alcoolisées, des paquets de cigarettes ou des maillots de sport).
Dans un cachot de ce monastère fut enfermé pendant treize ans Grégoire l'Illuminateur avant d'être appelé au chevet du roi païen Tiridate III pour le guérir et le convertir, devenant lui-même ensuite le premier catholicos de l'Eglise arménienne apostolique. Plus au sud, sur le flanc d'une montagne où gambadent des chamois, dans un lieu inaccessible l'hiver quand il est recouvert d'un manteau de neige, le monastère millénaire de Noravank se distingue par son bizarre et étroit escalier en trapèze menant à l'intérieur de l'église Surb Astvatsatsine.
Facile à monter, beaucoup moins à descendre. «Un bon moyen pour rappeler que, si la voie vers Dieu est difficile, renoncer à Lui l'est encore plus», sourit le père Sepouh avant que cet architecte devenu prêtre à 33 ans n'ajoute, en nous tendant une poignée de jujubes fruités, qu'il s'agissait aussi, plus prosaïquement, d'empêcher les Mongols de pénétrer dans l'église avec les chevaux en construisant une porte d'entrée à 4 mètres de hauteur…

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Arpenter les routes et les chemins de la petite république caucasienne, c'est plonger au coeur d'une nature grandiose et surprenante. Ici les spectaculaires orgues basaltique de Garni.

 

 

 

 

Une astuce qui renvoie à d'autres ailleurs, comme peindre le Christ avec des yeux bridés - la garantie que les Mongols respecteraient le lieu -, ou, comme sur un pilier de l'église Sainte-Mère-de-Dieu d'Odzoun, rédiger une inscription en arabe stipulant: «Ici, c'est la maison de Dieu, on ne la détruit pas.» Encore plus spectaculaire: le monastère de Tatèv, qu'on rejoint après avoir franchi le «pont du Diable» au fond de la gorge de Vorotan et grimpé une route digne de nos sinueuses alpines (mais il est possible aussi d'y accéder par le plus long téléphérique à va-et-vient du monde: 5 750 mètres!).
Ici vivaient au Moyen Age plus de 1 000 personnes. Plongé dans un silence seulement troublé par les bêlements de moutons et le bourdonnement d'abeilles voletant autour d'une vingtaine de ruches, le lieu a des allures de château fort. Entouré d'épais remparts piquetés de meurtrières, il servait de refuge pour les paysans de toute la région quand approchaient hordes perses et mongoles. Au milieu de la cour principale trône encore la «cloche tremblante» qui prévenait de l'arrivée des ennemis: la vibration de leurs pas (ou ceux de leurs éléphants!) au pied de la montagne se répercutait sur la cloche, laissant le temps à tous de venir se mettre à l'abri.
Et plus au nord? Sur les bords du poumon bleu de l'Arménie, le lac Sevan, qui survécut miraculeusement à son assèchement façon mer d'Aral ordonné par Staline pour irriguer les plantations alentour, voici le monastère d'Ayrivank qu'entourent affectueusement pins et arbousiers ; l'impressionnant cimetière de khatchkars de Noratous, où chacune des stèles à croix de pierre ornant les 700 tombes et sépultures du lieu raconte une histoire familiale ; les deux églises survivantes du monastère de Sevanavank (IXe siècle), où les étudiants viennent prier avant leurs examens.

 

 

 

 

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A Erevan, on déambule dans les rues commerçantes du centre ville où entre les statues de Botero qui bornent la cascade, cet imposant escalier de pierres blanches qui dégringole jusqu'à lo'une des artères nord-sud, les plus animées de la ville.

 

 

 

 

Et aussi, surgissant au milieu d'une forêt sombre, tel un château de Bavière de Louis II, l'ensemble de Haghartsine ; recelant une antique bibliothèque (restaurée dès l'époque soviétique), des salles d'études scientifiques datant d'il y a neuf siècles et un khatchkar extraordinaire sur lequel se lit, sous forme d'un svastika, l'alphabet arménien dans son intégralité, le complexe monastique de Sanahin. Sans oublier l'église Sainte-Mère-de-Dieu, posée au cœur de la vertigineuse forteresse d'Akhtala, avec ses murs et ses plafonds entièrement peints, racontant mille scènes de la Bible sous le regard… disparu d'une Vierge Marie dont la tête a été arrachée par le boulet d'un canon.
Trop de religion tue la religion? Il est certes possible d'arpenter les routes d'Arménie sans visiter les vestiges patrimoniaux d'un christianisme oriental originel. Par exemple en s'intéressant à la perdurante influence russe dont témoignent la présence de quelques détachements militaires protecteurs dans la région de Gyumri, des noms de villages commeLermontov ou Kharkov qu'on rejoint après avoir enjambé la passe Pouchkine, le fier cinéma Moscou d'Erevan, etc. De même, les amateurs d'Antiquité s'émerveilleront-ils à Garni, après avoir longé un torrent que surplombent d'extraordinaires orgues basaltiques de 100 mètres de haut («la symphonie de pierres»), en découvrant, flanqué de ses 24 colonnes, le temple hellénistique de Mithra: l'occasion de se souvenir qu'il fut un monde - païen - avant le christianisme.
Mais, quelques kilomètres plus loin, vous voilà rattrapé parle bon Dieu qui guida un jour la main de l'homme pour bâtirle monastère de Geghard, ses coupoles en forme de capuchede moine, sa chapelle rupestre creusée dans la montagne. Avec de la chance, dans ce lieu magique où l'on touche du doigt l'essence de l'Eglise primitive, vous y verrez et y entendrez un ensemble choral féminin entonnant des chants religieux. Ce qui balaiera vos derniers doutes sur l'existence de Dieu. En tout cas en Arménie.

 

 

 

 

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A Dzoraguet, l'hôtel Tufenkian Avan Dzoraguet, s'étend au pied des montagnes et au bord d'un torrent aussi sauvage que l'environnement.

 

 

 

 

 

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19 avril 2017

Le sixième sens.

 

 Bonjour les amies, voici une égnime concernant la Dame à la Licorne...

En 1882, une œuvre extraordinaire entre au musée de Cluny… Six tapisseries arrivent tout droit de la Creuse. Selon les spécialistes, elles représenteraient les cinq sens

. Seulement, le chiffre pose problème : pourquoi y a-t-il six tapisseries ?

 

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 Vue de la salle de la Dame à la licorne avec quatre des six tapisserie de la tenture,

Musée de Cluny -Musée national du Moyen Âge, Paris, 

 

Cette œuvre exceptionnelle a été créée vers 1500. À l’époque, les "millefleurs" – ces tapisseries recouvertes de plantes et d’animaux – sont à la mode ! Le commanditaire n’a pas lésiné sur les dépenses. Un fond rouge de cette qualité est rare, tout comme les fils d’or et d’argent qui rehaussent la tenture

 

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La Dame à la licorne : "Mon seul désir", 4e quart du XVe siècle - 1er quart du XVIe siècle, tapisserie,

Musée de Cluny -Musée national du Moyen Âge, Paris. Détail de l'œuvre..

 

Sur celle-ci, une belle dame blonde vaque à ses occupations, accompagnée d’un lion et d’une licorne. D’une tapisserie à l’autre, elle nourrit un oiseau, joue de la musique, hume des fleurs, touche la corne de la licorne ou lui montre son reflet dans un miroir. Pas de doute, il s’agit bien des cinq sens.

 

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La Dame à la licorne : La Vue, 4e quart du XVe siècle - 1er quart du XVIe siècle, tapisserie,

Musée de Cluny -Musée national du Moyen Âge, Paris, 

 

Quel serait donc le "sixième sens" ? Sur la scène mystérieuse de la dernière tapisserie, la dame est devant une tente, surmontée d’une inscription : "Mon seul désir".
Ce dernier sens est sans doute celui du "cœur". Au Moyen Âge, ce mot peut à la fois désigner la raison, autrement dit l’intellect, ou à l’inverse, les sentiments et l’amour charnel !

 

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La Dame à la licorne : "Mon seul désir", 4e quart du XVe siècle - 1er quart du XVIe siècle, tapisserie,

Musée de Cluny - Musée national du Moyen Âge, Paris, 

 

Le geste ambigu de la dame ne nous aide pas à décider. Est-elle en train de retirer ses bijoux, dans le but de nous signaler la supériorité de l’esprit, ou au contraire de les saisir ?

Peut-être n’est-on pas obligé de faire un choix : au Moyen Âge, on aime beaucoup les doubles interprétations et les mystères. On nous a donc légué celui-ci !

 

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Pour en savoir plus :

La Dame à la licorne a une foule de mystères à revéler... Pour tout savoir sur ce chef-d'œuvre et sur les coulisses de sa fabrication, direction le musée national du Moyen Âge ! Ses collections sont nichées dans un joyau de l'architecture médiévale : l'hôtel de Cluny, à Paris.

 

Bonne journée mes amies...LANDRIE

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13 avril 2017

Patrimoine et Histoire...Hors frontières !

 

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Les joyaux indiens de la collection al-Thani subjuguent le Grand Palais

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L’exposition Des Grands Moghols aux Maharajahs, à Paris, réunit un ensemble spectaculaire de diamants historiques, parures impériales, retraçant cinq siècles d’histoire joaillière indienne. Une première.





Après le Metropolitan Museum of Art à New York et le Victoria and Albert Museum à Londres, c’est au tour du Grand Palais, à Paris, de dévoiler les trésors de Cheikh al-Thani, membre de la famille royale du Qatar et dont le père était le premier ministre du précédent émir.
« 80 % du corpus de cette exposition Des Grands Moghols aux Maharajahs (1) proviennent de la collection al-Thani, 20 % sont des prêts des grands musées internationaux, affirme Amin Jaffer, conservateur en chef de la collection et co-commissaire de l’exposition avec Amina Taha-Hussein Okada, conservateur général du Musée Guimet. Alors que la plupart des amateurs s’intéressent essentiellement à la production d’époque moghole, l’approche de Cheikh al-Thani est infiniment plus ouverte. Non seulement elle intègre des créations contemporaines mais, surtout, elle reflète une profonde passion pour le bijou indien, les styles et les goûts qui en jalonnent l’histoire, ainsi que l’impact des influences européennes sur les productions autochtones. L’exposition s’articule autour de ces deux axes : le raffinement et le rayonnement artistiques de l’Inde moghole et les échanges établis avec l’Europe dès la Renaissance. »

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ORNEMENT DE TURBAN L'ŒIL DU TIGRE

 

 

 

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DIAMANT L'AGRA

 

 

 

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COLLIER RUBIS DE NAWANAGAR

 

 

 

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Aigrette de paon

 

 

 

Le mur d’émeraudes gravées, magnifiquement éclairé, fait songer à un jardin de fleurs et feuilles stylisées où le sujet le plus conséquent pèse 211,7 carats… Ce n’est pourtant que l’arbre qui cache la forêt. En face, dans huit ogives, autant de diamants historiques dont la beauté pourrait tirer des larmes à un aveugle. Voici l’Agra, 28,15 carats, d’un rose si intense qu’il permit au raja de Gwalior de l’échanger contre sa tête à l’empereur Babur en 1526. À ses côtés, L’Œil de l’Idole, une pierre bleu pâle de la taille d’une balle de ping-pong et l’Étoile de Golconde, 57 carats, d’une pureté insensée. Que dire de ce diamant taille émeraude de 52,58 carats, d’une transparence totale, si ce n’est qu’il mérite son nom de Miroir du Paradis.

 

 

 

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Aigrette Paul Iribe ; réalisation Robert Linzeler. Inde 1850-1900

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Bague d'archer de l'empereur Shah Jahan Inde, vers 1625-1650 Or, diamants, rubis, émeraudes Inscription en persan : Sahib qiran-i thani

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La partie consacrée aux objets est aussi étourdissante: Repose-pieds en or, diamants, rubis, perles, bâton de commandement en cristal de roche à tête d’oiseau en or émaillé, aspergeoir d’eau de rose entièrement serti, vaisselle en néphrite, si finement tournée que la matière rendue, laiteuse, presque transparente, paraît vivante, dagues dont le manche est une tête de chérubin en jade et le corps une lame terrifiante… L’ensemble témoigne de l’extrême raffinement des cours indiennes au XVIIe siècle. « Le jade était considéré comme étant la pierre pouvant favoriser la victoire pendant les batailles et prémunir des empoisonnements, explique Amin Jaffer. C’est pourquoi elle était très souvent employée sur les armes et dans la vaisselle. »

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ORNEMENT DE TURBAN

 

 

 

 

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La joaillerie indienne usait par ailleurs d'émaux polychromes d'un grand raffinement et par une technique très particulière de sertissage des pierres à l'or ...

 

 

 

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Couronne d'un membre de l'aristocratie népalaise réalisée avec de la toile, du verre coloré, de l'argent, des diamants, des plumes d'oiseau de paradis, etc.

 

 

 

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Ornement de turban

 

 

 

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LA SPECTACULAIRE COLLECTION AL THANI – Esprit Joaillerie

Esprit Joaillerie350 × 399Recherche par image
Broche Viren Bhagat Diamants, perles, platine 2014 The Al Thani Collection © Servette Overseas

 

 

 

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Influences européennes

 

Un peu plus loin, dans la partie consacrée aux regalia et à la parure, une spectaculaire collection d’ornements de turbans annonce déjà les influences européennes. Les formes deviennent plus géométriques, l’emploi de la taille baguette inventée par Louis Cartier structure davantage les pierres, tandis que le traditionnel serti indien Kundan (à l’or fondu, semblable à un serti clos) se voit concurrencé par les premiers sertis à griffes occidentaux. Quant à la sélection de bijoux européens fabriqués pour les marahadjas ou d’inspiration indienne, elle laisse sans voix. À l’instar de ce somptueux bracelet en boules d’émeraudes et diamant baguette ayant appartenu à la maharani de Baroda. Non signé, il aurait pu être fabriqué par Van Cleef & Arpels.

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Grand Palais Paris · #dragon #joyaux#AlThani#Exhibition#jewelry #Maharajahs#Moghols#Jahangir#diamant#diamond #pearl #rubis #emeraude #masterpiece .

 

 

 

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Poignée de dague ( khanjar) en forme de tête de cheval Inde moghole, 18ème

 

 

 

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autre poignée de dague moghol

 

 

 

 

Dans le genre rubis, citons cette bague Art déco déstructurée et racée, montée dans les années 1930 par Mauboussin pour le maharajah d’Indore. Ou cet exceptionnel collier de rubis de Nawanagar commandé à Cartier en 1937. Outre l’appairage - irréalisable aujourd’hui - des gemmes birmanes d’un rouge à la fois profond et étincelant, le design du collier dégage une force et une beauté propre au style du grand joaillier français. Il est exposé pour la première fois. Ne surtout pas le manquer.

 

 

 

 

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" L'âge d'or des Maharadjahs "

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22 mars 2017

La Nature retrouvée...exposition Pissaro !

 

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Pissarro à Eragny : La nature retrouvée au Musée du Luxembourg

Depuis la rétrospective de 1980-1981, il y a trente-cinq ans, dans les Galeries Nationales du Grand Palais, aucune grande exposition d’œuvres de Camille Pissarro n’a été organisée à Paris, alors que l’artiste impressionniste a été mis en vedette au Japon, en Allemagne, en Grande Bretagne et aux États-Unis.

 

 

 

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Camille Pissarro, Le jardin d’Eragny (détail), 1898, huile sur toile, 73,4 x 92,1 cm 

 

 

 

Cette période a vu la recherche progresser considérablement, avec notamment la publication des cinq volumes de la correspondance de Pissarro, l’inventaire de la grande collection de dessins de l’Ashmolean Museum d’Oxford et le monumental catalogue raisonné des tableaux, produit par l’Institut Wildenstein à Paris.

 

L’année 2017 marque le grand retour de cet aîné du groupe Impressionniste sur la scène parisienne. Parallèlement à la rétrospective que lui consacre le musée Marmottan Monet, qui débute en février, la Réunion des musées nationaux-Grand Palais organise ainsi au musée du Luxembourg une exposition sur un sujet entièrement neuf, se concentrant sur les deux dernières décennies de la carrière du peintre. Installé dans le village d’Éragny-sur-Epte, il y développe une forme d’utopie qui traverse aussi bien sa peinture que son engagement politique.

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Les deux grands spécialistes de l’artiste, Richard Brettell et Joachim Pissarro, sont réunis une nouvelle fois pour assurer le commissariat de cette ambitieuse exposition abordant la période la moins étudiée et la plus complexe de la carrière de Pissarro. Il s’agit de tableaux, dessins et gravures aussi spectaculaires que peu connus, créés à Éragny pendant une période de vingt années. L’artiste s’y installe au printemps de 1884, louant une belle maison de campagne dont il deviendra propriétaire en 1892 grâce à un prêt octroyé par Claude Monet, et où il restera toute sa vie.

 

L’exposition inclut non seulement les émouvants paysages de cette pseudo-ferme, résolument rustique et productrice (à l’opposé de la luxuriance colorée de Giverny), que Pissarro a immortalisés au fil des saisons, mais également des tableaux représentant une multitude de personnages, conçus dans l’atelier et localisés dans les terrains champêtres d’Éragny. Une place importante sera réservée aux oeuvres graphiques de issarro conçues durant la même période, aquarelles éblouissantes et gravures aussi radicales que celles d’un Gauguin. Pissarro invente aussi un mode de collaboration artistique et familial inédit, notamment dans sa collaboration avec son fils Lucien, qui culmine avec la création de la Eragny Press. Cette petite maison d’édition familiale initiée à Éragny poursuivra ses activités à Londres, rehaussant d’illustrations et de reliures d’art les grands textes favoris de la famille. Pissarro était passionné par l’idée du travail collectif, avec d’autres artistes, théoriciens et écrivains politiques, comme avec les membres de sa propre famille.

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L’esthétique des oeuvres d’Éragny prend tout son sens si elle est analysée sous l’angle politique. On sait que Camille Pissarro était un fervent anarchiste et qu’il fut à ce titre inquiété, à tort naturellement, après l’assassinat de Sadi-Carnot. L’exposition rassemble des témoignages de cet engagement, montrant en particulier son étonnant recueil intitulé Turpitudes sociales où il se fait l’héritier de Daumier, mais aussi les journaux anarchistes auxquels il a fourni des illustrations. Ces idées se traduisent aussi dans sa peinture.

 

Tandis que Monet transforme son petit jardin potager de Giverny en un véritable Eden florissant, Pissarro, avec l’aide de sa pragmatique épouse Julie, entretient son terrain comme une exploitation agricole, produisant des animaux, fruits et légumes et même des céréales. La famille Pissarro a pu se nourrir des fruits de ses travaux agraires, mettant en pratique un modèle collectif. Pour eux, le paysage symbolisait à la fois la vie et la beauté, quelques parterres de fleurs poussant dans les sections du jardin les plus proches de la grande demeure.

 

Il est saisissant de penser que le jardin de Monet et la ferme de Pissarro bordaient le même cours d’eau, la rivière Epte, parcourant le paysage d’Éragny jusqu’à Giverny avant de se jeter dans la Seine aux environs de Vernon.

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Les expositions consacrées à Camille Pissarro jusqu’à présent ont été centrées sur un thème, comme The Impressionist in the City : Pissarro’s Urban Series, dirigée par Joachim Pissarro et Richard Brettell en 1993, Cézanne and Pissarro 1865-1885 présentée au MoMA en 2005 et au musée d’Orsay en 2006, Pissarro’s People, organisée par Richard Brettell en 2011, ou plus récemment Pissarro dans les ports au MuMa Le Havre en 2013 (commissaires Annette Haudiquet et Claire Durand-Ruel Snollaerts). Le projet de Pissarro à Éragny développe une autre approche, centrée sur un aspect peu connu de la carrière, scrutant la méthode et les convictions de ce père de l’impressionnisme. De nombreuses oeuvres seront montrées pour la première fois en France, ajoutant à l’originalité du point de vue le plaisir d’une totale découverte.

 

 

 

 

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En regard, 80 photographies présentées du 18 mars au 23 juillet 2017 sur les grilles du Jardin du Luxembourg témoigneront, d’une part, de l’intérêt patrimonial du jardin au travers de grands noms de la photographie et, d’autre part, de sa valeur artistique à travers l’objectif du photographe Jean-Baptiste Leroux, reconnu pour son travail sur les jardins labellisés « Jardin Remarquable ». A l’issue du concours « Jardins extraordinaires » lancé par la Rmn-Grand Palais sur la plateforme Wipplay à l’été 2016, trois lauréats verront également leurs photographies tirées en grand format sur les grilles.









Musée du Luxembourg du 16 mars au 9 juillet.

 

 

 

 

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18 mars 2017

Les plus beaux jardins de l'Art s'exposent au Grand-Palais !

                                                                                                                                                          

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Fragonard, Monet, Caillebotte... Les plus beaux jardins de l'art s'exposent au Grand Palais

 

 

 

 

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" Le Parc " de Gustave Klimt, 1910 ( ou avant )

 

 

 

 

Klimt, Caillebotte, Monet, Dürer, Fragonard… Rassemblés à Paris, les chefs-d'œuvre de nombreux artistes qui ont représenté les jardins égayent une promenade où l'on ne sort pas du décor.


Laurent Le Bon a la main verte. Le président du Musée Picasso glane depuis des années, dans les musées, les ateliers d'artistes, les collections privées, des œuvres d'art nées de la passion jardinière. De cette moisson d'images gardées en tête, il a fait un bouquet. Avec Marc Jeanson et Coline Zellal, il a placé, dans des bosquets et le long d'allées imaginaires, des trésors rares, inattendus, «paysage choisi» peint par Watteau ou photographié par Atget, fleurs de Rigaud ou pots de fleurs de Cézanne.

 

 

 

 

Source: Externe

" Assemblée dans un parc ", Jean-Antoine Watteau, 1716

 

 

 

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" Femmes au jardin ", Claude Monet

 

 

 

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" Le déjeuner ", Claude Monet, vers 1873

 

 

 

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" Femme au jardin ", C. Monet, 1867

 

 

 

Source: Externe

Adolphe Monet lisant dans un jardin, Claude Monet, 1867, collection particulière, huile

 

 

 

 

Représenter le jardin, c'est faire sien un fragment de l'univers, tracer un ­espace intérieur
Rien d'exhaustif, surtout pas de récit historique, mais des chefs-d'œuvre, dont plusieurs justifient à eux seuls qu'on aille flâner sous les charmilles de ce cabinet de curiosités. Un mur peint découvert dans une maison de Pompéi, stupéfiant morceau de nature en trompe-l'œil, transporte le visiteur dans un autre espace ; à côté, un dessin de Dürer venu de Vienne, jardin clos, refuge de la Vierge, dans lequel le regard se perd à l'infini. Le plus beau de tous les Fragonard, La Fête à Saint-Cloud, a été prêté par la Banque de France. Il est lui aussi comme une muraille de lumières, traversée par un jet d'eau en plein vent et par une sorte de folie.

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" La fête à Saint-Cloud ", Fragonard, vers 1775

 

 

 

Source: Externe

Emile Claus, le vieux jardinier, 1885

 

 

 

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Paul Cézanne,Le jardinier , vers 1936, 

 

 

 

 

MessageSujet: Les plus beaux jardins de l'art s'exposent au Grand Palais...   Hier à 16:43 Sélectionner/Désélectionner multi-citation Répondre en citant Editer/Supprimer ce message Faire un rapport du message à un admin ou un modérateur Verrouiller les rapports de ce post













Fragonard, Monet, Caillebotte... Les plus beaux jardins de l'art s'exposent au Grand Palais





" Le Parc " de Gustave Klimt, 1910 ( ou avant )















Klimt, Caillebotte, Monet, Dürer, Fragonard… Rassemblés à Paris, les chefs-d'œuvre de nombreux artistes qui ont représenté les jardins égayent une promenade où l'on ne sort pas du décor.
Laurent Le Bon a la main verte. Le président du Musée Picasso glane depuis des années, dans les musées, les ateliers d'artistes, les collections privées, des œuvres d'art nées de la passion jardinière. De cette moisson d'images gardées en tête, il a fait un bouquet. Avec Marc Jeanson et Coline Zellal, il a placé, dans des bosquets et le long d'allées imaginaires, des trésors rares, inattendus, «paysage choisi» peint par Watteau ou photographié par Atget, fleurs de Rigaud ou pots de fleurs de Cézanne.




" Assemblée dans un parc ", Jean-Antoine Watteau, 1716









" Femmes au jardin ", Claude Monet











" Le déjeuner ", Claude Monet, vers 1873









" Femme au jardin ", C. Monet, 1867










Adolphe Monet lisant dans un jardin, Claude Monet, 1867, collection particulière, huile








Représenter le jardin, c'est faire sien un fragment de l'univers, tracer un ­espace intérieur






Rien d'exhaustif, surtout pas de récit historique, mais des chefs-d'œuvre, dont plusieurs justifient à eux seuls qu'on aille flâner sous les charmilles de ce cabinet de curiosités. Un mur peint découvert dans une maison de Pompéi, stupéfiant morceau de nature en trompe-l'œil, transporte le visiteur dans un autre espace ; à côté, un dessin de Dürer venu de Vienne, jardin clos, refuge de la Vierge, dans lequel le regard se perd à l'infini. Le plus beau de tous les Fragonard, La Fête à Saint-Cloud, a été prêté par la Banque de France. Il est lui aussi comme une muraille de lumières, traversée par un jet d'eau en plein vent et par une sorte de folie.






" La fête à Saint-Cloud ", Fragonard, vers 1775









Emile Claus, le vieux jardinier, 1885








Paul Cézanne,Le jardinier , vers 1936, 








Le jardin, particulièrement au XVIIIe siècle, très présent dans les salles du Grand Palais, est un décor - et les artistes qui s'y confrontent doivent prendre le risque du «décoratif». Monet, à Giverny, tandis qu'il travaillait au cycle des Nymphéas, parlait de ses «grandes décorations», alors qu'il créait une des œuvres les plus radicales du XXe siècle. Devant un grand tableau prêté par le Musée Marmottan-Monet, Le Bon a installé un banc de jardin, pour inviter le visiteur à réfléchir à cette force du «décoratif».

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Albrecht Dürer, "Ancolie", milieu des années 1490 (?)

 

 

 

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Le Jardin du peintre à Paris, vers 1886, Edouard Debat-Ponsan

 

 

 

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Monet

 

 

 

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Monet en son jardin...

 

 

 

Une nature devenue art

Audace incroyable: Le Parc de Klimt, venu du MoMA de New York, abstraction ornementale, est encadré par les quatre panneaux de Caillebotte, Parterre de marguerites, deux de chaque côté. Depuis leur acquisition par le Musée des impressionnismes de Giverny, ces Marguerites, fragments de ce qui n'était qu'un embellissement de la salle à manger du peintre, sont devenues mondialement célèbres, dignes de dialoguer avec Monet et avec Warhol. Demander à Klimt d'interrompre ainsi, sur une cimaise, les Marguerites de Caillebotte, est remarquable d'intelligence. C'est amener le visiteur à se poser la question du sens de ces peintures, reflets d'une nature devenue art, mais que le regard contemporain a élevées au niveau du jardin mystique dessiné par Dürer, ou du monde hanté par les divinités des demeures de Pompéi.

 

 

 

 

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Le Parterre de marguerites, Gustave Caillebotte, vers 1892-1893. 

 

 

 

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Pompéï

 

 

 

Représenter le jardin, c'est faire sien un fragment de l'univers, tracer un espace intérieur, comme celui de l'Allemand Wolfgang Laib, dans la dernière salle, qui intitule deux pyramides de pollen de châtaignier Les Montagnes où l'on ne grimpe pas, le plus petit jardin qui soit, mais qui dit tout. Pour comprendre cela, Laurent Le Bon a musardé à l'abbaye de Fontfroide, où peignait Odilon Redon, devant les miroirs d'eau de Courances, derrière les murs des propriétés de Varengeville.

 

 

 

 

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Moyen-Age...

 

 

 

Le jardin, œuvre d'art totale, en mouvement et en recréation permanente, est un défi pour les artistes. Le pari, gagné, était de concevoir une exposition-œuvre d'art, qui soit à la fois décor et envers du décor, illusion et réalité. Grâce à Dominique Païni, qui a programmé un choix d'extraits de films, le cinéma, autre illusion, a sa place dans ces bosquets. Cela commence avec L'Arroseur arrosé, bien sûr. Message clair: le spectateur de ces «Jardins» n'est-il pas devenu un jardinier cultivé?




«Jardins », Grand Palais (Paris VIIIe), jusqu'au 24 juillet.

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05 mars 2017

" Au Bonheur des dames "...Exposition !

                                                                                          

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«Kimono, au bonheur des dames»

 

 

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Kimono, l'empire des sens

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" La Japonaise au bain ", huile sur toile, 1864, James Tissot, Musée des Beaux Arts de Dijon

 

 

 

Cet art ultrasophistiqué est raconté en 150 chefs-d'œuvre au musée Guimet, prêts d'une maison de confection japonaise fondée en 1611 qui en compte 10.000.


À qui lui rend visite dans sa maison-atelier des faubourgs de Tokyo, Kunihiko Moriguchiparle volontiers de son art si particulier : celui du kimono d'apparat. Sans s'arrêter de retourner au canif, un par un, les milliers de grains de riz qui boivent la couleur des lés de soie tendus autour de lui, ce septuagénaire ayant connu Malraux à Paris et Balthus à Rome, fournisseur de la famille impériale et Trésor national vivant depuis 2007, en donne même les clés d'appréciation. «Le kimono doit fonctionner en 3D comme en 2D, dit-il. C'est la seule forme d'art au monde ayant cette exigence. Il doit être beau au porté et beau lorsqu'il est suspendu à son cintre droit. En effet, lorsque la dame n'en est pas revêtue, il sert à occulter la fenêtre du séjour. Avec le paravent c'est l'un des rares décors dans nos demeures traditionnelles si petites.»

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Kimonos de la série Symphonie de lumière de Itchikue Kubota, Japon, 2000

 

 

 

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«Le kimono doit fonctionner en 3D comme en 2D. C'est la seule forme d'art au monde ayant cette exigence. Il doit être beau au porté et beau lorsqu'il est suspendu à son cintre droit»

Kunihiko Moriguchi

Kunihiko Moriguchi peint ses kimonos. Il mêle le cubisme et l'abstraction, sans oublier les styles anciens qu'il connaît et respecte. Il est ainsi l'héritier de ceux qui ont créé les merveilles actuellement visibles au Musée Guimet de Paris. Aurélie Samuel, conservatrice spécialiste des textiles au musée et fraîchement nommée directrice des collections de la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent, a, avec Iwao Nagasaki, emprunté quelque 150 kimonos parmi les 10.000 de la collection Matsuzakaya, une maison de confection fondée en 1611 et devenue grand magasin à partir de 1910.

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Expo_Du-No-Mata-Hari_musee-guimet

 

 

 

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Des thèmes sophistiqués

Tous sont présentés en 2D, excepté les modernes installés sur des poupées mannequins. Tous sortent pour la première fois de l'Archipel, du musée municipal de Nagoya, où ils sont conservés. Chacune de ces pièces témoigne d'une complexité et d'une délicatesse affolantes. Parlons d'abord des techniques, elles sont multiples. Tant pour le tissage du chanvre, de l'ortie ou du mûrier, fibres aussi élégantes que résistantes, que pour le coton léger arrivé avec les Portugais à partir du XVe siècle ou la coûteuse soie. Les types d'entrecroisements se nomment chez nous taffetas, sergé, satin, damassé, crêpe, gaze… À cela s'ajoute la teinture des étoffes, voire des fibres. Certains bains sont effectués au pochoir, d'autres avec des parties ligaturées ou occultées par de la pâte de riz afin d'obtenir des dessins en réserve. Ainsi ceux de nervures de feuilles, à peine visibles tant ils sont fins.

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Musée Guimet - Exposition "Tsutsugaki" - Textiles indigo du Japon 

 

 

 

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N'abordons pas la fabrication des pigments, obtenus parfois à partir d'un compost végétal aspergé de saké. Évoquons plutôt la broderie. Elle émerveille, qu'elle soit directement cousue sur le tissu en une grande variété de points, combinée à des feuilles de métal, ou enserrant des fils d'or posés à plat pour un relief plus vif. Les thèmes choisis ne sont pas moins sophistiqués. Priorité est donnée à la nature, dans cette société fondamentalement animiste. De bas en haut, on retrouve souvent la trinité mer-terre-ciel. Souvent avec cascades, rochers et nuages. Fleurs, bosquets et animaux enrichissent ces paysages. Les représentations d'orchidées, de chrysanthèmes, de pivoines, de glycines, de bambous, de pins, d'érables rouges ou de prunus s'harmonisent avec celles de carpes, coquillages, papillons, hirondelles, coqs… On remarque aussi des motifs d'éventails, de barrières, de bateaux, des pavillons et kiosques, des roues et chars à bœufs, et même de la calligraphie ou quelques sceaux. Autant d'indices d'une certaine fierté dans le génie technique humain.

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Exposition Kimono — Au bonheur des dames au Musée Guimet du 22 février ay 22 mai

 

 

 

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Ainsi, les combinaisons semblent infinies sur ces vastes surfaces en forme de T, addition de sept lés. D'autant que les saisons ajoutent leurs tonalités propres. Le bleu d'été est, par exemple, de mise pour ce kimono à camélias, fleurs de cerisier et chauves-souris. À l'inverse, symbole de l'hiver, la neige sur des haies de jardin resplendit dans cet autre de sergé de soie rouge orangé.

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Des carcans très travaillés



Dans l'exposition, des paravents, des objets et bijoux relevant de la toilette féminine ponctuent le parcours. Peignes de laque ou épingles à cheveux, appareil pour imprégner les vêtements de l'odeur de l'encens, coiffeuses et écritoires portent le raffinement à son comble. On y retrouve les mêmes passions générales. Celle de la nature et de la mode. Car, dès l'époque d'Edo (au début du XVIIe siècle), les Japonaises suivent la tendance préconisée dans des catalogues à leur intention.

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Paravent à six panneaux représentant des kimonos suspendus

 

 

 

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Pourtant, quoi de plus difficile que de porter ces kimonos? Destinés à la noblesse militaire, à l'aristocratie impériale ou à la bourgeoisie marchande - les plus travaillés étant ceux de mariage -, ce sont aussi des carcans. Aurélie Samuel est intarissable lorsqu'elle raconte la manière de rouler l'obi, cette ceinture large de 35 centimètres et longue de 4 à 5 mètres. Avec cet accessoire, impossible de ne pas se raidir ou même de s'asseoir dans un fauteuil. Ces lourdes étoffes brident les gestes, contraignent la largeur des pas déjà effectués sur de hauts socques. Mais ici, dans cet empire qui écoute ses lettrés, toute mesure est synonyme de beauté.



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La commissaire fait encore remarquer les encolures, destinées à être portées légèrement rejeté à l'arrière afin d'amplifier la longueur du cou. Plus occidentale ou plus féministe, Sophie Makariou, directrice du musée, résume le kimono de manière franche dans le catalogue : il ne serait en fait que «raideur maintien, contrainte». L'Occident s'est chargé de faire sauter ce carcan, détournant dès le XVIIe siècle le kimono en robe de chambre (peut-être comme celles que portent le géographe et l'astronome peints par Vermeer). Considérant les splendeurs laissées derrière les vitres, on ne s'interdira pas de penser que c'est dommage.




«Kimono, au bonheur des dames», Musée national des arts asiatiques-Guimet (Paris XVIe)


 

 

 

 

 

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22 février 2017

Le Premier Impressionniste...

 

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Pissarro, le premier des impressionnistes au Musée Marmottan Monet

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Le Musée Marmottan Monet va consacrer une exposition à Pissarro, du 23 février au 2 juillet 2017. Considéré comme le premier impressionniste, Camille Pissarro reste dans l’ombre de Monet et de Cézanne, et est peu connu en France. Avec cette exposition, qui réunit plus de 60 chefs d’oeuvre de Pissarro, le Musée Marmottan Monet compte bien rectifier le tir. A voir !




Jacob Abraham Camille Pissarro, dit Camille Pissarro, né à Saint-Thomas (Îles Vierges), alors possession danoise, le 10 juillet 1830 et mort à Paris le 13 novembre 1903, est un peintre impressionniste puis néo-impressionniste franco-danois.


Connu comme l'un des « pères de l'impressionnisme », il a peint la vie rurale française, en particulier des paysages et des scènes représentant des paysans travaillant dans les champs, mais il est célèbre aussi pour ses scènes de Montmartre, et ses scènes autour du Louvre et des Tuileries, où il descendait. À Paris, il eut entre autres pour élèves Paul CézannePaul GauguinJean Peské et Henri-Martin Lamotte.

 

 

 

 

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La Moisson, 1882

 

 

 

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Paysanne poussant une brouette, 1874 (Maison Rondest, Pontoise )

 

 

 

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Un carrefour à l’Hermitage Pontoise (1876 )

 

 

 

Pissarro est aussi un théoricien de l'anarchie, fréquentant assidûment les peintres de la Nouvelle-Athènes qui appartiennent au mouvement libertaire. Il partage cette position avec Paul Gauguin, avec lequel il aura par la suite des relations tendues.


Pissarro est un grand peintre, dont certaines toiles, injustement jugées comme mièvres, n'ont pas la place qu'elles méritent, sans doute en raison de leurs sujets, moins spectaculaires que ceux choisis par d'autres Impressionnistes (La Meule, Pontoise, La Route d'Ennery). En 1896, le peintre déclarait : « Nous ne demandons pas mieux que d'être classiques, mais en le trouvant par notre propre sensation, oh! que c'est différent! »
Il est père du peintre Lucien Pissarro.

 

 

 

 

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Printemps, pruniers en fleurs, Pontoise (1877 )

 

 

 

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Toits rouges, coin d'un village, hiver, 1877 (Côte de Saint-Denis, Pontoise)

 

 

 

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Bergère rentrant des moutons, 1886

 

 

 

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La conversation (c. 1881)

 

 

 

Camille Pissarro est à l’honneur cette saison à Paris : le peintre impressionniste est au cœur de deux grandes expositions, au Musée du Luxembourg (dès le 16 mars 2017) et au Musée Marmottan Monet, du 23 février au 2 juillet 2017. Avec une soixantaine de ses chefs-d’œuvre qui, pour plus de la moitié, n’ont pas été vus en France depuis de nombreuses décennies, l’exposition retrace les étapes d’une œuvre majeure du XIXe siècle.
Peu salué par le public parisien, Camille Pissarro est pourtant bien considéré par beaucoup comme étant le premier des impressionnistes, lui qui est initié à la peinture dans les îles, avant de s’installer en France en 1855 (à 25 ans). Très vite, son style bien particulier plait par son exotisme et il est admis au Salon dès 1859 après avoir fait la connaissance de Camille Corot et Charles-François Daubigny.


 

 

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Boulevard Montmartre, printemps, 1897

 

 

 

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Avenue de l'Opéra, soleil, matinée d'hiver, 1898

 

 

 

En Région parisienne, Camille Pissarro va vite se tourner vers les paysages, allant alors immortaliser les Bords de la Marne en 1864 dans un premier grand format de l’artiste accepté au Salon. Pontoise, Louveciennes, Eragny, Camille Pissarro signe de grandes toiles, peignant l’industrialisation naissante, les champs, les gens, et les ports avec une palette de couleurs toujours plus claire, lui qui éradique le noir et les ocres de sa palette en premier.
Il sera l’un des membres les plus engagés du groupe et le seul à participer à leurs huit expositions, considéré par Émile Zola comme « l’un des trois ou quatre peintres de ce temps ».

 

 

 

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La Meule...

 

 

 

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La Seine à Port-Marly, c. 1872, collection particulière 

 

 

 

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Le jardin à Maubuisson

 

 

 

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Louveciennes, 1871

 

 

 

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Usines...Le Havre

 

 

 

En 1886, il se détourne de l’impressionnisme et partage les recherches de Georges Seurat et des néo-impressionniste; puis, il décide daller à Paris, alternant son travail entre ville et campagne. C’est en 1893, depuis la fenêtre de sa chambre d’hôtel donnant sur la place du Havre, qu’il réalise ses premières vues de Paris, jusqu’à sa mort en 1903.


 

 

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Le Jardin à Pontoise, 1877, collection particulière

 

 

 

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Félix Pissarro portant un béret rouge (1881)

 

 

 

Pour Patricj de Carolis, Directeur du Musée Marmottan Monet : "La reconnaissance de l’importance de ces artistes et de leur œuvre est donc intimement liée à leur exposition qui génère études et commentaires. [...] Certains des maîtres de l’impressionnisme se trouvent encore dans cette situation, au premier rang desquels Camille Pissarro, l’aîné des impressionnistes et des néo-impressionnistes, que le public parisien connaît peu et mal malgré la présentation régulière des œuvres du musée d’Orsay. La dernière rétrospective qui lui a rendu hommage à Paris date en effet de 1981. Il y a trente-six ans déjà."

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Autoportrait (1898), non localisé.

 

 

 

Du 23 février au 2 juillet 2017
Lieu : Musée Marmottan Monet

 

 

 

 

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Pauline Bonaparte -Princesse Borghese.

Bonjour mes amies  et surtout ma petite Manise, je ne vous ai pas abandonnées.  Un peu occupée ailleurs...

 

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En voilà des courbes sensuelles ! La belle Vénus se prélasse sur son lit. Sculptée au début du XIXe siècle par l'artiste italien Canova, elle offre sa nudité à tous les regards.

Rien d'inhabituel pour la déesse de l'amour et de la beauté. Et pourtant, la statue dévoilée au public crée le scandale...

 

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Quatre ans plus tôt, le prince Borghèse commande à Canova un portrait de son épouse Pauline. Il la veut sous les traits de Diane, la déesse de la chasse, également célèbre pour sa chasteté.
Mais Pauline, la sœur de Napoléon Ier, a un goût certain pour la provocation. Elle supplie Canova de modifier légèrement la commande.

 

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À gauche : François Gérard, Portrait de Camille Borghèse, 1er quart du XIXe siècle, huile sur toile. À droite : Marie-Guillemine Benoist, Portrait de Pauline Bonaparte, princesse Borghèse, 1808, huile sur toile, 200 x 142 cm, Musée national du château de Fontainebleau

 

Canova la représente donc plutôt en Vénus en s'inspirant des statues antiques. Pauline tient une pomme, le symbole de la déesse. Mais comme cette déesse, elle est surtout dénudée. Quelle inconvenance de la part de la sœur d'un souverain !

La polémique enfle dès la livraison de l’œuvre. Comment Pauline a-t-elle osé poser nue devant l'artiste ? "Il y avait du chauffage dans l'atelier", aurait répondu cette dernière, ravie de la controverse.

 

 

 

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Canova a même tout fait pour rendre sa sculpture vivante. Il l'avait recouverte d'une cire un peu rosée, comme la chair. La base contenait un mécanisme qui faisait tourner la sculpture. On pouvait admirer les formes de Pauline sous tous les angles !

Son mari le prince Borghèse, vexé et jaloux, refuse que la sculpture quitte sa résidence.
Mais cela ne suffit pas, on vient de partout l'admirer. Un témoin raconte même qu'on fut obligé de mettre une barrière de sécurité pour la protéger !

 

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Pour en savoir plus sur Pauline Bonaparte voir  ICI

 

Je vous souhaite à toutes une bonne fin de semaine

 LANDRIE

 

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