Les amies du boudoir

03 août 2017

Impressionnisme: Henri Manguin à l'honneur...

 

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Henri Manguin, La volupté de la couleur

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Giverny se pare des couleurs de Saint-Tropez

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Saint-Tropez, Le coucher de soleil ( détail ), 1904, de Henri Mauguin

 

 

 

 

À deux pas de la propriété de Claude Monet, le Musée des impressionnismes expose le solaire Henri Manguin.


Il est l'enfant négligé du fauvisme. Dans les récits contant ce courant de peinture du début du XXe siècle, Henri Manguin (1874-1949) figure en retrait. Loin derrière les Matisse, Derain, Vlaminck et autres Braque. Même ses complices du temps où il usait ses fonds de culottes dans l'atelier de Gustave MoreauAlbert Marquet et Charles Camoin se trouvent logés à meilleure enseigne. Eux viennent de bénéficier de rétrospectives complètes (au Musée d'art moderne de la Ville de Paris pour l'un et au Musée Granet d'Aix-en-Provence pour l'autre).
Dans les salles bleues, jaunes et rouges du Musée des impressionnismes de Giverny, l'exposition Manguin sonne donc comme une première réévaluation. Seulement 90 œuvres, mais peu vues car la production a été achetée par des collectionneurs américains, russes et suisses infiniment plus que par les musées français.

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" mimosas en fleurs ", 1907

 

 

 

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" Le golfe de Saint-Tropez "

 

 

 

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" Sieste " au-dessus de Saint tropez

 

 

 

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" Aloès à Cassis ", 1912

 

 

 

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" Jeanne à l'ombrelle "

 

 

 

 

Manguin est un Parisien. Il lui faut l'éblouissement de la côte méditerranéenne




Ne sont en outre abordées que les premières années de sa carrière. Toutefois, ce sont elles qui sont décisives. Jusqu'à la Première Guerre mondiale, Manguin crée de plain-pied au sein de cette avant-garde qui, entre 1905 et 1910, pousse l'usage des couleurs pures et vives comme jamais auparavant.
Manguin est un Parisien. Il lui faut l'éblouissement de la côte méditerranéenne. En particulier celui de Saint-Tropez. Ce village n'est encore que le petit paradis à peine découvert par Signac puis Matisse. Manguin y retournera souvent. «C'est le rêve», écrit-il tandis qu'il tire de ce qu'il voit là-bas des libertés chromatiques rares.

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" Le mont Ventoux ", 1911

 

 

 

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" Le rocking chair ", 1905

 

 

 

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( 2 tableaux ) " La baigneuse à Cassis, Jeanne ", 1912

 

 

 

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" Le chemin de Ramatuelle "

 

 

 

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" Jeanne sur le balcon de la villa Dernière "

 

 

 

 

Pur style cézannien

Dans La Pinède à Cavalière (1906), les troncs des arbres ne sont pas marron mais orange, violets, verts et bleus tout en restant parfaitement identifiables et justes. La touche y facette dans le plus pur style cézannien. Deux ans plus tôt, dans Saint-Tropez, le coucher de soleil, la mer était déjà non pas bleue mais faite d'un semis de jaune, d'ocre et d'orange. Avec, au premier plan dans l'ombre, du mauve, du vert, du noir…
Comme ces paysages, les nombreux nus sont unanimement arcadiens. Mme Manguin est là, omniprésente. C'est sûr: cette Jeanne qui pose inlassablement a été précocement et longuement aimée. La voilà tout à fait à l'aise en tenue d'Ève, prenant le soleil au pied d'une frondaison. Ou bien, habillée d'une robe rouge, cousant sagement. Apollinaire parlait de volupté. On préciserait volontiers en parlant de sexualité tranquille, ce qui tranche il est vrai avec la virulence de la palette.

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" La couseuse, Jeanne à la robe rouge ", 1907

 

 

 

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" Jeanne au jardin "

 

 

 

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" Saint Tropez, l'ancien bureau du port ", 1927

 

 

 

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" Figures sur la plage "

 

 

 

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" Les cigales ", la maison de Signac à Saint Tropez,

 

 

 

 

Ce rêve d'un monde sensuel et azuréen se poursuit à Paris. Dans Les Gravures (prêt du Musée Thyssen-Bornemisza de Madrid), où une femme habillée tourne les pages d'un recueil d'illustrations pour une autre, nue… Il se lit jusque dans les natures mortes, dont la somptueuse Nature morte aux faisans bleus, proche aussi bien des meilleurs Cézanne que des meilleurs Matisse.
Au centre du parcours, une section réunit quatre des cinq huiles que Manguin a présentées en 1905, dans le cadre du fameux Salon d'automne. C'est en découvrant la salle VII, où elles se trouvaient parmi d'autres tableaux des anciens de l'atelier Moreau, que le critique Louis Vauxcelles parla d'une cage aux fauves. L'expression était lancée, mais le fauvisme était déjà adulte. Parmi ces coloristes orgiaques, Manguin opère une vaste synthèse. On discerne des influences impressionnistes (le dernier Renoir par exemple), postimpressionnistes (Van Gogh, Gauguin, Maurice Denis et les Nabis), pointillistes (Signac, Cross)… On le sent dialoguant d'égal à égal avec un Valtat comme avec un Bonnard. Recherches solaires, formes signifiées par un cerne noir japonisant, et encore et toujours ces gammes pétaradantes…

 

 

 

 

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" Saint-Paul "

 

 

 

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" Les osselets, à Cassis "

 

 

 

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" La bouquetière ", 1906

 

 

 

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" Barques à la Ponche, Saint Tropez "

 

 

 

 

Ce feu d'artifice a-t-il duré plus longtemps que le départ de Paris, quand, en août 1914, éclate la guerre? Nombreux sont alors les amis peintres mobilisés. Réformé, Manguin accepte, lui, la proposition de Paul Vallotton. Ce marchand d'art, frère du peintre Félix Vallotton, lui a suggéré de mettre sa famille à l'abri. Les Manguin s'installeront à Lausanne. Cette seconde partie de carrière sera l'objet d'une autre exposition prévue dans cette ville du 22 juin au 28 octobre 2018 (Fondation Hermitage). Alors, on saura si Manguin est toujours resté de cette qualité.

 

 

 

 

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Henri Manguin " La volupté de la couleur "

 

 

 


«Manguin, la volupté de la couleur», jusqu'au 5 novembre, au Musée des impressionnismes, 99, rue Claude-Monet, Giverny (27)

 

 

 

 

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14 juillet 2017

Exposition : André Hambourg "Ombre & lumière" à DEAUVILLE

 

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LES FRANCISCAINES COMME SI VOUS Y ÉTIEZ

 

 

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André Hamboug

 

 

 


Chaque été, les Franciscaines – futur lieu de convivialité et de culture de Deauville - présentent ses collections hors de ses murs. Au Point de Vue, vous pourrez découvrir pour la première fois cette année 66 toiles d’André Hambourg parmi les 536 qui composent la donation faite par Nicole Hambourg aux Franciscaines. L’exposition est conçue comme un voyage vers les destinations prisées par l’artiste, de Paris vers le Maghreb, en passant par la Provence et la Normandie.
Dans son prolongement, les visiteurs peuvent découvrir sur les Planches de Deauville près de trente oeuvres issues des collections des Franciscaines illustrant les lieux qui ont inspiré André Hambourg.
Photographies contemporaines, dessins et gravures, mais aussi couverture de magazines ou illustrations d’ouvrages qui ont été réalisés par d’autres artistes.




 

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Maghreb( l'un de ses célèbres tableaux ) " La place du Gouvernement à Alger ", 1939

 

 

 

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Marrakech

 

 

 

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" Le marché du Mellah ", 1940

 

 

 

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" La grande place à Tanger "

 

 

 

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Maghreb, " Les enfants d'Erfoud, 1938

 

 

 

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Jérusalem, " La porte de Jaffa, temps de pluie "

 

 

 

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Jérusalem, " Le Mur à midi ", 1971

 

 

 

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Jérusalem, " Le Dôme du Roc, le matin ", 1971

 

 

 

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La guerre " Civilisation 1937 ", 1937

 

 

 

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La guerre : " Les déportés de Vahingen ", 1945

 

 

 

 

André Hambourg et la quête de la lumière

 

 

André Hambourg (1909-1999) a traversé le XXe siècle en posant sur ses contemporains un regard sans complaisance mais plein d’empathie. Sa peinture se fait l’écho de cet intérêt pour le monde qui l’a entouré. De sa jeunesse parisienne où les rues obscures semblent avoir absorbées la lumière, à la découverte du Maghreb qu’il sillonne après avoir remporté le prix Abd-el-Tif en 1933, l’exposition entraîne le visiteur à la découverte de l’univers de l’artiste. Si la période de la guerre nous fait retrouver les teintes sombres et denses de sa jeunesse, la rencontre en 1948 de celle qui deviendra sa femme transforme ses compositions. La lumière inonde des ciels immenses, de la Normandie à la Provence. Pour la première fois depuis la réception d’une très importante donation d’oeuvres d’André Hambourg par son épouse, la Ville de Deauville lui rend hommage avec une exposition au Point de Vue.
Parmi toutes les destinations prisées par le peintre, quatre régions emblématiques de son travail et les personnes qu’il y a rencontrées jalonnent le parcours du visiteur : la région Parisienne, le Maghreb, la Provence et la Normandie.
Selon les périodes les toiles se parent d’ombre ou de lumière, mais toujours le pinceau du peintre les magnifie.


 

 

 

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" Femme au miroir ", 1932

 

 

 

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La conversation, 1929 Huile sur carton, 36 x 46 cm Deauville, Musée André Hambourg, Les Franciscaines, Inv. 

 

 

 

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Le Dessert au soleil ou Nicole au soleil, 1955 Huile sur Toile, 81 x 100 cm Deauville, Musée André Hambourg, Les Franciscaines, Inv.

 

 

 

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La rue de Nevers, 1927 Huile sur toile, 46 x 38 cm Deauville, Musée André Hambourg, Les Franciscaines, Inv. 

 

 

 

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Ce portrait est l'un de ceux qu'André Hambourg a réalisés de son amie Micheline de la Piedra. Il est exposé en juin 1931 au Salon des Tuileries à Paris.


 

 

 

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Englesqueville, 1987

 

 

 

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" A la campagne ", 1997

 

 

 

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" Octobre à Saint-Rémy ", 1988

 

 

 

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" Les fruis de Saint-Rémy, devant Saint-Paul ", 1989

 

 

 

 

LA COLLECTION André Hambourg aux franciscaines
Un musée pour une donation exceptionnelle

 

 

Le musée André Hambourg sera l’un espaces permanent des Franciscaines. Il s’appuie sur une donation exceptionnelle faite à la Ville de Deauville : 536 huiles sur toiles peintes entre 1925 et 1999, des milliers d’oeuvres sur papier, des sculptures, huiles et dessins d’artistes amis, des livres illustrés… Auteur d’une production considérable estimée à environ 12000 oeuvres, le peintre de la marine, lithographe, dessinateur et correspondant de guerre a développé un art figuratif qui a trouvé de nombreuses sources d’inspiration le long de la Côte Fleurie. Deauville se trouve aujourd’hui dépositaire d’une oeuvre remarquable dans sa dimension et sa diversité. Cette production de notoriété internationale enrichit l’offre culturelle développée sur le territoire depuis plus de dix ans, en y ajoutant l’intemporalité du témoignage
pictural sur la région.
Annie Madet-Vache, conservatrice du Musée Hambourg travaille avec Nicole Hambourg pour la valorisation de cette collection.

 

 

 

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La guerre, " Marseille ", 1942

 

 

 

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" A Marseille ", 1946

 

 

 

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" Jours de fêtes sur le vieux bassin ", à Honfleur, 1970

 

 

 

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" Le vieux bassin ", Honfleur, à Pentecôte

 

 

 

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" Les voiles rentrent ", 1973

 

 

 

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" Beau temps sur l'avant-port ", Deauville, 1976

 

 

 

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 Au printemps, à Corfou ", 1975

 

 

 

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" Le Belem ", de A. Hambourg, huile sur toile, de 1988

 

 

 

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" La plage ", 1966

 

 

 

 

« Le couple Hambourg a toujours eu l’esprit de collection et l’intention de transmettre. Il a beaucoup réfléchi, pensé, classé du vivant du peintre. La formation littéraire de Nicole Hambourg a beaucoup joué sur la méthode et dans l’esprit : elle a voulu éviter la dispersion ». Mais restait à proposer un lieu apte à recevoir ce don et à le mettre en valeur. « Nicole Hambourg travaille avec nous depuis plusieurs années, avec une confiance qui nous touche beaucoup . C’est très précieux de pouvoir recueillir son témoignage, elle le partage sans restriction. Nous sommes, avec Gwenaël le Lancelot qui travaille avec elle sur la transmission des livres du peintre, dans une démarche de recueil de mémoires. Tout cela est inestimable pour transmettre l’esprit et développer des médiations vers les publics notamment les scolaires. Connaître la  vie, la pensée , la personnalité d ’un artiste permet de mieux comprendre son oeu v r e. « Aux Franciscaines, nous pourrons montrer toutes les facettes de Hambourg pour traduire le foisonnement de son travail , son engagement de combattant, sa passion de l ’Afrique au tant que de la Normandie , sa grande curiosité en général . Et toutes ses « époques » car la chronologie est importante dans l ’oeuvre. » André Hambourg avait le goût de peindre en extérieur, i l aimait être au milieu de son sujet « sur le motif ». « Peintre de la Marine, grand voyageur, i l appréciait les grands espaces. L’ouverture vers la lumière prend une place de plus en plus importante dans ses toiles jusqu’aux grands ciels démesurés des plages normandes que nous connaissons le plus. Avec la maturité, elles deviennent lumineuses . Mais il faut aussi découvrir ses oeuvres de jeunesse plus sombres, avec beaucoup de matière. La donation Hambourg aux Franciscaines a ceci d’exceptionnel : elle permettra d’envisager l’homme et le peintre, dans un regard d’ensemble.

 

 

 

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Baya notre intendante, 1933 Huile sur Toile, 89 x 116 cm Deauville, Musée André Hambourg, Les Franciscaines, Inv

 

 

 

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Les Tomates de Mougins, 1959 Huile sur Toile, 81 x 100 cm Deauville, Musée André Hambourg, Les Franciscaines, In

 

 

 

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" Nus "....de Hambourg....

 

 

 

« TERRES d’inspiration »

 

 


Dans le prolongement de l’exposition, les visiteurs peuvent découvrir sur les Planches de Deauville 26 oeuvres issues des collections des Franciscaines. Tout l’été, les portes des cabines de bain sont habillées pour proposer une promenade en Provence, région Parisienne, Normandie et au Maghreb. Ces lieux qui ont tant inspiré André Hambourg sont également source de création pour de nombreux artistes dont les oeuvres sont conservées dans les
collections des Franciscaines. Une diversité d’approches qui permet de découvrir différents points de vue artistiques d’un même lieu et d’avoir un nouvel aperçu de l’éventail des collections des Franciscaines, futur lieu de vie culturel dont l’ouverture est prévue à Deauville en 2019.







L’exposition est ouverte du 20 mai au 18 septembre au Point de Vue – boulevard de la Mer / angle rue Tristan Bernard (près de la piscine olympique)
Tous les jours du mercredi au dimanche et le 15 août, de 10h30 à 13h00 et de 14h30 à 19h.

 

 

 

 

 

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29 juin 2017

Exposition à Versailles : André Sureda !

 

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A N D R E    S U R E D A 

 

 

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Exposition-dossier du 20 mai au 16 juillet 2017


L’exposition André Suréda, peintre de l’orient, qui se tiendra au Musée Lambinet du 20 mai 2017 au 16 juillet 2017, mettra en lumière une centaine d’oeuvres (soit 200 m2 de surface d’exposition), tirées essentiellement du fonds du Musée Lambinet ainsi que des collections de la Bibliothèque municipale de Versailles.
Cette exposition présente l’importante collection d’oeuvres réalisées par l’artiste versaillais au début du XXe siècle en Algérie et au Maroc, fonds habituellement conservé dans les réserves du Musée Lambinet et rarement visible. Elle souhaite aussi montrer des oeuvres qui n’avaient pas été mises en valeur lors de la dernière exposition consacrée à l’artiste au musée Lambinet en 1983, exposition qui comprenait surtout des dessins et des estampes. Elle constitue une préfiguration de l’exposition consacrée par le Musée Lambinet à l’orientaliste Georges Gasté, à l’automne 2017.

 

 

 

 

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" Une fontaine à Tlemcen " ( Algérie ), 1916

 

 

 

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image andre sureda the moroccan fakir

 

 

 

 

L’art de Suréda vu sous différentes thématiques

L’ enjeu de l’exposition est de permettre au public de comprendre l’oeuvre de Suréda dans toute sa diversité. La première salle sera consacrée à la famille, à la formation ainsi qu’aux premiers voyages d’André Suréda. Sa technique originale et son rapport au colonialisme seront étudiés dans la deuxième salle, qui nous révèlera comment Suréda s’intègre dans le mouvement orientaliste. La troisième salle s’attachera à le suivre dans ses voyages, de l’Algérie à la Syrie. Son talent d’illustrateur sera aussi mis en lumière. Quant à la quatrième salle, elle est dédiée à la représentation de la femme, depuis l’étude jusqu’à l’idéal de la femme rêvée, ainsi qu’au regard d’ethnologue à l’encontre des communautés religieuses, des artisans, des esclaves, des mendiants, ou encore des musiciens. Elle offre également aux visiteurs une belle série de portraits de personnalités, et l’évocation d’une nature enchanteresse d’où émergent palais et animaux.

 

 

 

 

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32 superbes bois en noir et couleurs de SUREDA, 

 gravés par Aubert. Tirage limité à 400 exemplaires. Un des 300 sur B.F.K. de Rives.

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Superbe illustration de SUREDA.

 

 

 

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 André Sureda (1872 - 1930, France) - Arabe couché sur un sofa

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André Sureda - Le Savant, Rabbin marocain
Les collections permanentes revisitées par l’Orientalisme

 

Les collections permanentes du Musée s’inspireront aussi de la thématique de l’orientalisme. Les « objets du mois », tirés de l’incomparable fonds du Musée Lambinet constitué de plus de 6 000 oeuvres, jalonneront ainsi un parcours remanié. De plus, des costumes orientaux, prêtés exclusivement pour la nuit des musées par la Compagnie du Catogan, seront également exposés.

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André SUREDA (Versailles, 1872 - Versailles, 1930) Jeune fille à la rose, étude Crayon, sanguine, gouache, fusain et craie sur papier.

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C'est sous l'invitation de sa sœur qui réside depuis quelques temps à Blida, que SUREDA se rend pour la première

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Andre Sureda, peintre orientaliste
BIOGRAPHIE

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Originaire d'une brillante lignée d'architectes espagnols, André SUREDA (Versailles 1872 - 1930 Versailles) possède une solide pratique du dessin, lorsqu'il décide de se consacrer à la peinture en 1894.

 

 

 

Naturellement intègre à l'École Nationale des Beaux-Arts, il quitte très rapidement l'atelier de Tony ROBERT-FLEURY (1837- 1912) et de Jules LEFEVRE (1836-1911), pour la liberté des grands espaces. Il sillonne alors la France, de la Bretagne an Tarn, et pousse ses recherches sur la peinture de paysage aux confins de l'Europe du Nord, jusque dans les années 1902-1903. Rien ne prédispose donc SUREDA à devenir un peintre majeur de l'Afrique du Nord, mais c'était sans compter la soudaine révélation de l'Orient.



C'est sous l'invitation de sa sœur qui réside depuis quelques temps à Blida, que SUREDA se rend pour la première fois en Algérie en 1896. De retour en métropole, l’appel de l'Orient le reprend rapidement après cette trop brève incursion algérienne. Des 1898, il poursuit sa découverte de l'Afrique du Nord par la Tunisie, puis regagne Tanger (Maroc) l'année suivante. SUREDA passera presque le reste de cette année 1899, en Algérie. Dans ce pays, il entame de nombreux croquis qui serviront a l'illustration de l’œuvre de Maupassant, Au Soleil. A partir de 1900, date a laquelle il fait son entrée au Salon des Peintres.


 

 

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Tableau d'André Suréda--- Femme Orientale

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André SUREDA (1872-1930) Femme portant des oranges devant les remparts de Mansourah

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" Mauresque couchée "

 

 

 

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André-Jules Sureda (1872-1930) : Musulmanes au Cimetière d'El-Kettar (1905 )

905).

Orientalistes Français avec Tanger, femmes Ouled Nails, SUREDA consacre de plus en plus sa peinture aux sujets orientalistes. L'obtention d'une bourse de voyage par le ministère de l'Instruction publique et des Beaux-Arts, en 1904, décide de sa vocation de peintre orientaliste qui s'échafaude progressivement entre 1905 et 1910.

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André Suréda, Les Derviches Turcs tournant, 1926 Huile sur toile

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Andre Sureda (French 1872-1930), Seated Woman, gouache on paper,

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ndré SUREDA (1872-1930) « Etude de femmes "

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Domaine, dessin. Dénomination. Auteur/exécutant, SUREDA André. Titre, Juives au cimetière

 

 

 

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André Suréda (1872-1930) ; jeune bédouine dansant, sud-Algérien, 1912

 

 

 

 

SUREDA met un certain temps a s'extirper des poncifs orientalistes de DELACROIX. "Femmes Mauresque faisant la sieste", "Les Femmes du Harem", illustrent quelques-unes des meilleures citations des fascinantes « Femmes d'Alger dans leur appartement » (1834), qui habitent encore les débuts orientalistes de SUREDA. D'emblée, la force du témoignage, la fébrilité du trait de DELACROIX, la polyvalence technique du maitre romantique, exercent une admiration durable chez le jeune peintre. Outre l'intrusion malicieuse de nombreuses références à l'orientalisme romantique, ces toutes premières œuvres orientalistes possèdent une indéniable sensibilité impressionniste de la couleur et de la matière. La référence à RENOIR dans l'édulcoration des couleurs sous la pâte blanche, s'impose alors immédiatement au regard. Bien qu’à la lumière de "La fumeuse de Narguile" (1911), sa peinture trahisse d'évidentes allusions au romantisme et à l'impressionnisme, ce savant dosage d'influences dévoile déjà la très forte originalité de rapport personnel de SUREDA. C'est au tournant de la fin des années 1912, que SUREDA, impose l'entière personnalité de son style. Ne retournant qu'à de très rares occasions en France, SUREDA s'inspire directement de l'observation de la réalité quotidienne de la population algérienne.

 

 

 

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André Sureda (1872 - 1930, France) - Devant un coucous

 

 

 

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SURÉDA André,JEUNE FILLE AU HAIK,Compagnie Marocaine des Oeuvres et Objets 

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André SUREDA (1872-1930) Femme au voile blanc

 

 

 

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André Sureda (1872 - 1930, France) - Portrait de jeune femme musulmane

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Domaine, dessin. Dénomination. Auteur/exécutant, SUREDA André

 

 

 

 

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e muAndré Sureda (1872 - 1930, France) - Esclave au chasse-mouches

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André Sureda (1872 - 1930, France) - Femme Berbère

 

 

 

Ce regain de réalisme, renouvelle le genre de la peinture orientalise incriminé de s'obstiner dans l'inlassable répétition des sujets romantiques du souk au harem. Installé dans la communauté juive de Tlemcen, SUREDA est témoin de la détresse d'une population, paupérisée et minoritaire. En totale rupture avec l'habituelle complaisance de la peinture orientaliste, il va se livrer à la création d'une surprenante série de toiles sur les femmes juives au cimetière, durant l'épreuve de la première guerre mondiale (1912- 1913/1918) « Femmes Juives au Cimetière du RAB », 1912, « Juive au Cimetière » (Tlemcen), 1913, « Femme Juive au cimetière » (seule), « Le cimetière Juif » 1918, Musée Départemental de l'Oise, Beauvais. La violence du chromatisme, l'expressivité des mains, le dépérissement des visages ravinés par le chagrin et l'angoisse de l’avenir, font de ces portraits une création a part entière dans l’œuvre peinte de SUREDA. La démonstration de l'Universalité de la douleur au travers de ces scènes de cimetière, dévoile l'intention permanente du peintre qui procède du particulier au général, qui comprend l'étrangeté locale comme une composante de l'humanité. Cet humanisme explique l'attachement constant de SUREDA pour la figuration. Un sentiment profond qui associe perpétuellement la figure à l'espace naturel, avec lequel elle forme une unité indivisible. Grace à l'observation humble et naïve d'une réalité étrangère à son regard, SUREDA a pu trouver les moyens plastiques capables de représenter cette précieuse métaphore de l'Union de l'Homme avec la nature. Ainsi, le peintre métamorphose la femme en être végétal « La femme a l'Iris », « La femme aux bambous », … déroutant nos sens, pour mieux nous transmettre intensité de son sentiment vécu au contact d'une réalité poétique, que seul l'artiste a pu déceler.

 

 

 

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André Suréda,Mauresques sur la terrasse, Alger ", 1911

 

 

 

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Domaine, peinture. Dénomination, tableau. Auteur/exécutant, SUREDA André

 

 

 

 

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André Sureda (1872 - 1930, France) - La promenade devant les remparts

 

 

 

L'extrême simplification des formes, la planéité poétique, littéralement transforme en pictogramme,  l'absence de perspective classique, le cloisonnement des couleurs, la pauvreté du support, sont autant de signes d'une recherche de l'unité décorative du tableau.
Mort prématurément en 1930, des suites d'une maladie contractée lors de son dernier voyage en Syrie, il laisse une œuvre prolifique et singulière dans le panorama de la peinture orientaliste au XXème siècle.

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" Femmes de Tlemcen "

 

 

 

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André SUREDA (1872-1930) Cavalier berbère Fusain et gouache. Signée en bas

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André SUREDA (1872-1930) Le joueur de oud Fusain et sanguine

 

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d'Art,Casablanca

 

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 fois en Algérie en 1896

r Aubert. Tirage limité à 400 exemplaires. Un des 300 sur B.F.K. de Rives.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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05 juin 2017

Roseraie du Val-de-Marne

 

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Roseraie du Val-de-Marne

 

 

 

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La Roseraie du Val-de-Marne, située à L'Haÿ-les-Roses, près de Paris dans le département du Val-de-Marne (France), est la première roseraie moderne, fondée en 1894 par Jules Gravereaux. Elle regroupe près de 3 300 variétés de rosiers sur une surface totale de 1,52 hectare.

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Histoire 

La roseraie du Val-de-Marne a été créée par Jules Gravereaux (1844-1916) à L’Haÿ, petite commune de la banlieue sud de Paris qui prendra le nom de L'Haÿ-les-Roses en 1914 en raison de la renommée déjà acquise à cette époque par la roseraie, honorée par son blason.

 

Cet homme d’affaires a réuni et collectionné des centaines de variétés différentes de rosiers dès 1894. Il fait finalement appel au célèbre paysagiste Édouard André (1840-1911) pour mettre en valeur ses collections et créer un jardin consacré entièrement à la « reine » des fleurs. C’est ainsi qu’est né un nouveau style de l’art des jardins où la rose constitue l’élément unique de décoration végétale : la roseraie.
Le jardin a été acquis en 1936 par le département de la Seine, puis transféré en 1968 au département du Val-de-Marne. Il a été renommé « Roseraie du Val-de-Marne » en 1994.

 

 

 

 

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En 1894, Jules Gravereaux entamait sa collection de roses et réussit à réunir plus de 8 000 espèces et variétés. Aujourd'hui, près de 3 200 variétés forment 13 collections : roses sauvages, cultivées, roses d'hier et d'aujourd'hui, roses d'ici et d'ailleurs... Plus de 13 000 pieds sont présentés au public.

 

 

 

 

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  • La roseraie à la française est constituée de massifs de rosiers disposés autour du miroir d’eau.

  • L’allée de l’histoire des roses reprend une sélection de rosiers caractéristiques de l’évolution de la rose.

  • L’allée des rosiers botaniques présente une collection de rosiers sauvages, tels qu’ils poussent dans la nature.

  • L’allée des rosiers rugueux, des rosiers particulièrement résistants.

  • L’allée des rosiers pimprenelle présente des rosiers dits pimprenelle c’est-à-dire dont le feuillage ressemble à celui des pimprenelles.

  • Le jardin des roses galliques reprend toutes les variétés de roses connues jusqu’au xviiie siècle.

  • L’allée des roses de la Malmaison est une copie de la collection de roses réunies par Joséphine de Beauharnais au début du xixe siècle.

 

 

 

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Le jardin des roses d’Extrême-Orient propose une collection de rosiers originaires de Chine, du Japon, d’Inde, de Perse...
[*]Le jardin des roses horticoles anciennes présente des variétés de rosiers issus de croisements entre des rosiers galliques et des rosiers d’Extrême-Orient.
[*]Le jardin des roses étrangères modernes met en valeur les plus belles obtentions des créateurs de roses étrangers.
[*]Le jardin des roses françaises modernes reprend les créations horticoles françaises, autour du Temple de l’Amour.
[*]L’allée des roses thé regroupe des variétés de rosiers obtenus au xixe siècle, dont les roses sont particulièrement parfumées et semblent fleurir aux quatre saisons.
[*]La roseraie de Mme Gravereaux présente des rosiers de fleurs à couper.

 

 

 

 

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La Roseraie du Val-de-Marne a été reconnue dès 1991 Collection nationale de roses anciennes par le Conservatoire de Collection Végétale Spécialisée (CCVS). En 1995, la Roseraie a également reçu la toute première récompense Award of Garden Excellence, prix d'excellence du jardin, de la Fédération mondiale des sociétés de roses. Le jardin est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 2005 et depuis 2011, il est labellisé Jardin remarquable.

 

 

 

 

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27 mai 2017

Musée de la vie romantique...

 

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L'empire des fleurs

 

 

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Pierre-Joseph Redouté ( 1759/1840 ), " Fleurs, roses trémières, raisins et le lori cramoisi ", détail ( 1836 )
Les bouquets de Pierre-Joseph Redouté ne se fanent jamais. À Paris, le Musée de la vie romantique consacre une exposition de saison à ce maître de l'âge d'or de la botanique.

Les grandes expéditions se multiplient à la fin du XVIIIe siècle. Les navires reviennent chargés de richesses. Rien que ceux de Cook livrent au Vieux Continent quelque 1400 plantes nouvelles. Quant à André Michaux, envoyé par Louis XVI surveiller ses pépinières en Caroline et dans le New Jersey, il apporte 60.000 plants et 90 caisses de graines.

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Le pouvoir des fleurs...

 

 

 

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Saint- Jean Simon (1808-1860), La Jardinière 1837

 

 

 

 

Cela tombe bien: Pierre-Joseph Redouté (1759-1840) s'est fait une spécialité de représenter cette nature en cours d'inventaire. Il excelle au point qu'on l'a appelé «le Raphaël des fleurs». Au Musée parisien de la vie romantique, ancien pavillon à l'italienne où l'on croise les fantômes d'Ary Scheffer, de Delacroix, Sand, Chopin, Liszt - endroit idéal avec son délicieux jardin de roses, tulipes et lilas -, une exposition produite avec l'appui du Museum national d'histoire naturelle (ancien Jardin du roi) justifie tout à fait ce surnom.



On commence par les espèces grasses et piquantes. De l'aloès à pattes d'araignée à celui à cochenille mexicaine, les cactus prolifèrent. Pour un peu ils troueraient les précieux vélins, parfois à fond argenté, sur lesquels leurs représentations d'une vérité de détails inégalée ont été délicatement aquarellées.

 

 

 

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Surnommé le « Raphaël des Fleurs », Pierre-Joseph Redouté (1759-1840) eut un succès si considérable que ses oeuvres furent imitées dans le monde entier et que ses images ont fleuri dans les livres, sur les objets d’art, le papier peint, les accessoires de mode…

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Antoine Berjon (1754-1843) Fleurs sur un fond blanc, 1844

 

 

 

 

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Toutefois, contrairement à ce que dit la chanson, dans la vie, il n'y a pas que des cactus. Le monde de Redouté, de ses maîtres, élèves, émules et concurrents, est aussi largement fait de racines, bulbes, tiges, feuilles, fruits et, bien sûr, d'innombrables fleurs. Priorité aux plus exotiques dans les vitrines et cimaises aux allures de serres. Voici des succulentes d'Afrique du Sud, de Madagascar, des Canaries. En regard, de grandes pages d'herbiers sont montrées avec leurs étiquettes, cachets et notes à la plume. Ces collections étaient pareillement constituées par les rois et les reines. Notamment par Joséphine, à la Malmaison. Elles témoignent de la rage botaniste du temps.

 

 

 

 

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" Flore caressée par Zéphyr ", du baron Gérard....

 

 

 

 

 

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Pierre-Joseph  Redouté

 

 

 

 

Chez Redouté, la précision méticuleuse n'empêche ni la sensualité ni la fantaisie. La science raisonnée est aussi artistique. Ainsi cette longue petiveria qui pousse en Amérique tropicale ou cet eucalyptus austral: ils débordent de leur cadre. La joubarbe des toits ressemble à un artichaut psychédélique. Le scandix choisi pour modèle a été «récolté sur la route de Téhéran», et la patte d'ours Heracleum absinthifolium, «près de Bagdad». Quant à cette élégante éphémère bleue, elle vient de Virginie.

 

 

 

 

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Pavots

 

 

 

 

 

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Pistolet à parfums



On s'en doutait: l'exposition est placée sous l'égide de Flore. Dans un de ses tableaux, prêt du Musée de Grenoble, le baron Gérard a imaginé la déesse en jeune fille nue que chatouillent divers pétales soufflés par un coquin Zéphir. D'autres toiles et quelques bustes enrichissent le parcours. Ils renvoient à cette époque bénie des naturalistes, entre la fin de l'Ancien Régime et la monarchie de Juillet. En dépit des guerres et des révolutions, les sciences naturelles et horticoles ont alors connu un âge d'or.
Ceux qui avaient pour tâche de représenter les espèces dans toutes leurs variétés œuvrent aussi bien pour le catalogage que pour les arts appliqués. Et les gravures ou dessins, tel ce lourd pavot d'Orient à la pierre noir et sanguine, laissent parfois la place à des miniatures virtuoses ou à des huiles dérivées des natures mortes flamandes et néerlandaises. On notera chez ces dernières la reprise du vocabulaire symbolique traditionnel - l'œillet et la rose pour la rédemption, les narcisses, anémones et lierres pour la Passion et la mort. Sur une feuille coule une goutte de la rosée de la jeunesse. Sur une tige dardent les épines de la souffrance…

 

 

 

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Pierre-Joseph Redouté Caladium picturatum1788 - Aquarelle sur vélin, filet doré
Paris, MnHn
Photo © Muséum national d’histoire naturelle,
direction des Collections, Bibliothèque centrale

 

 

 

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cactée

 

 

 

 

On s'amusera aussi à repérer ici une mouche, là une coccinelle, là encore un nid d'oisillons affamés, un bas-relief antique ou, renvoyé par un vase, le reflet d'une fenêtre. Certainement celle de l'atelier du peintre. Autres détails en trompe-l'œil: le velouté des pêches, le léger voile blanc sur la peau des prunes ou encore ces raisins. Noirs ou blancs, ils rivaliseraient volontiers avec ceux de Zeuxis qu'à Héraclée des oiseaux abusés ont picoré.
La dernière salle se concentre sur les arts appliqués. Car la passion florale aiguille la mode. Soieries lyonnaises, bordures de chambres à Versailles, papiers peints, broderies, éventails, vaisselle manufacturée à Sèvres, bijoux… On découvre même dans une vitrine, comble du chic, un pistolet à parfums!

 

 

 

 

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Dans les années 1830, l'art de Redouté séduisait encore les amateurs. Mais on commençait à moins s'extasier que lorsque Friedrich Melchior Grimm disait à propos de Corbeille et vase de fleurs de Gerard von Spaendonck, le professeur du maître: «C'est la nature même, mais la nature dans toute sa fraîcheur, dans tout son éclat.» Redouté passera de mode durant la seconde vague romantique. Les fleurs qui fascineront ensuite seront celles du mal.

 

 

 

 

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Jusqu'au 1er octobre au Musée de la vie romantique. 16, rue Chaptal, Paris IXe.

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27 avril 2017

L'Arménie...

 

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Au commencement était l'Arménie

 

 

 

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Bâti au coeur d'un cirque de montagnes aux falaises abruptes, le monastère de Noravank, au sud de l'Arménie, est composé de trois églises et d'un mausolée à trois niveaux...

 

 

 

 

Arpenter aujourd'hui les routes et les chemins de la petite république caucasienne grande comme la Bretagne, c'est plonger, au cœur d'une nature grandiose, dans la géographie et l'histoire d'une nation qui fut la première à se convertir au christianisme. Et qui a fait de sa foi un élément structurant de son identité.

 

 

 

 

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Perché comme un nid d'aigle à plus de 1500 mètres d'altitude, au-dessus du canyon de Vorotan, le monastère de Tatev porte bien son nom : " Qui donne des ailes "...
Quand deux Arméniens se retrouvent quelque part, ils construisent une église.» Nous ne saurons jamais si la formule, lancée au pied d'un temple tout ce qu'il y a de plus païen (le stade de football d'Erevan) par Levon, un professeur de mathématiques amoureux de la France, est un dicton caucasien ancestral ou une invention de sa part. Elle n'en paraît pas moins assez juste. A fortiori en Arménie même, où le nombre d'édifices religieux disséminés sur tout le territoire (églises, cathédrales, monastères, cimetières, chapelles, couvents) est aussi impressionnant que la fierté locale de se dire chrétien. Et ce, depuis le Ier siècle: n'est-ce pas un des douze apôtres de Jésus - Thaddée - qui introduisit le christianisme dans le pays (raison pour laquelle l'Eglise arménienne est dite apostolique)? Deux siècles plus tard, il devenait religion d'Etat après le baptême du roi païen Tiridate III par Grégoire Parthèv (dit l'Illuminateur).

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Dans la région de Tumanian, Hagbat fut érigé entre les Xe et XIIIe siècles.  Ce monastère byzantin constitue un témoignage précieux de l'art et l'architecture religieuse qui connurent leur apogée dans l'Arménie médiévale.

 

 

 

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Ancré sur la vallée de l'Azat dans un cirque de montagne, le monastère de Geggard est le résultat d'un accord intime de la pierre et de l'homme.  C'est un miracle d'architecture...

 

 

 

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L'Arménie a fait de sa foi un élément structurant de son identité.  Ici, un office religieux dans le monastère de Tatev.

 

 

 

 

 

Première nation convertie au christianisme avant sa voisine géorgienne et l'Ethiopie, le pays a toujours considéré son identité religieuse (et sa langue, si particulière) comme une arme de défense face aux envahisseurs mongols, perses, arabes ou turcs. Aujourd'hui encore, entouré de pays comme l'Azerbaïdjan, la Turquie ou l'Iran, qui ne brillent pas exactement pour leur tolérance vis-à-vis des non-musulmans, l'Arménie, qui revendique parmi ses enfants, pêle-mêle, la reine Néfertiti, Andre Agassi, Edmond Rostand, Gregory Peck ou Cher (sans parler de nos nationaux Charles Aznavour, André Manoukian, Patrick Devedjian, Youri Djorkaeff, Alain Manoukian, Daniel Bilalian et autres frères Petrossian), porte sa foi en bandoulière, de la vallée verdoyante de Goris aux contreforts du mont Aragats en passant par les ruelles ombragées de la paisible Dilidjan, les rives accueillantes du lac Sevan et le plateau pierreux du Shirak, sans oublier les montagnes pelées ou boisées qui entourent (et protègent) le Haut-Karabakh.

 

 

 

 

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Erigé sur un piton rocheux qu'entourent pins et arbousiers, le monastère d'Ayrivank domine le lac Sevan, le poumon bleu de l'Arménie.

 

 

 

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Entièrement creusée dans la roche, la chapelle rupestre du monastère de Gehard transporte le visiteur dans un lieu magique où l'on touche du doigt l'essence de l'église primitive.

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Monastère de Geghard

 

 

 

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Le monastère Khor à l'ombre du mont Ararat, symbole religieux cher aux chrétiens.  C'est sur ses pentes que se serait échoué Noé avant de fonder une nouvelle humanité.

 

 

 

 

Le chiffre est impressionnant: plus de 90 % des Arméniens se disent chrétiens. Découvrir les splendeurs géographiques, topographiques et humaines de ce pays grand comme la Bretagne implique donc d'accepter dans son horizon proche et lointain la vue quasi permanente de croix. Il y a pire vision. C'est peut-être à Erevan, la capitale, cité plus de deux fois millénaire mais défigurée par les invasions perses et turques, puis par les architectes soviétiques (entre 1920 et 1991), que l'empreinte chrétienne est la moins visible.



Ici, on déambule moins volontiers sous la fresque peinte d'un Christ pantocrator que dans les rues commerçantes du centre-ville ou entre les statues de Botero qui bornent la Cascade, grand escalier de pierre blanche qui dégringole jusqu'à l'une des artères nord-sud les plus animées de la ville. A l'heure des tierces ou des nones, on va moins s'agenouiller à l'église que s'en aller visiter quelque musée - le Matènadaran, qui abrite des manuscrits fabuleux, le musée d'Histoire, le Mémorial et le musée du génocide, le musée Paradjanov, reconstitution de la maison et de l'univers poético-onirique du réalisateur pourchassé toute sa vie par les autorités communistes.



Et, le dimanche, après avoir traversé le «pont ivre» (de son vrai nom pont de la Victoire, situé entre deux grandes distilleries de brandy local), on va moins écouter le sermon dominical que se lancer dans de joyeuses palabres (en anglais, en russe, en arménien, en français...) avec les marchands aux puces du Vernissaj proposant bibelots de porcelaine, kilims, bijoux, statuettes et tableaux kitsch sortis des coffres de méritantes Lada ou de poussiéreuses Volga. Le salut est donc à l'extérieur de la Babylone arménienne. Tout proche. A Etchmiadzine.

 

 

 

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Des cantiques résonnent au coeur de la cathédrale d'Etchmiadzine.  En ce dimanche paisible, les chrétiens sont venus nombreux pour assister à la messe.
Sur la route qui conduit à cette petite ville à 20 kilomètres d'Erevan se succèdent d'abord des casinos (interdits en centre-ville) mais bien vite aussi des ateliers de meubles dont les enseignes sont fréquemment encadrées d'une photo du président Serge Sarkissian ou du pape François, venu en visite officielle l'été dernier. Soudain émergent, parmi un champ d'abricotiers, caressées par les doigts d'or d'un soleil encore timide, les ruines de Zvartnots. A l'époque où l'islam s'ébrouait à peine (VIIe siècle) était érigé ici un complexe catholicossal qui, par son influence et la beauté de son audacieuse architecture, rayonnait jusqu'aux rives du Bosphore.
Sur un des reliefs du monastère qui jouxtait la cathédrale, une figure rare: un ouvrier avec son outil à la main. «C'était un monastère socialiste!» s'esclaffe le gardien des lieux, qui souligne en outre que ne figure nulle part la trace d'un donateur ou d'un prince ayant parrainé la construction des bâtiments que mit à bas un séisme au Xe siècle. Encore plus ancienne, voici la cathédrale, bien dressée, elle, d'Etchmiadzine. En ce dimanche paisible, une grande agitation règne à l'entrée du saint-siège de l'Eglise arménienne: on attend le catholicos (le pape arménien), Sa Sainteté Garéguine II, pour célébrer la liturgie.
Une haie d'honneur d'enfants fraîchement baptisés a été constituée entre le monastère voisin, par où il doit arriver, et la cathédrale. Ils sont les élèves d'un établissement dont la construction a été assurée par un businessman argentin, Eduardo Eurnekian - comme d'autres milliardaires de la diaspora arménienne (7 millions recensés, soit deux fois plus que d'habitants en Arménie!), il a mis une partie de sa fortune, acquise dans les médias, au service de la nation de ses ancêtres.
Précédé par deux colonnes de prêtres encapuchonnés de noir et portant des étendards dédiés à la Vierge, avance d'un pas lent le Saint-Père. A son passage, chacun se signe: front, poitrine, épaule gauche, épaule droite… et cœur. Sur le parvis, un groupe de yézidis observe la scène ; ils sont plus de 40 000 à vivre dans le pays, dont un quart ont fui l'Irak pour échapper à la mort (ou la conversion) que leur promettaient les djihadistes de l'Etat islamique. Durant l'office religieux, Garéguine II ne manquera pas de les mentionner en appelant ses ouailles à prier pour «ceux qui, comme notre peuple jadis, sont persécutés pour leur foi» (fût-elle non chrétienne).

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Perché sur un plateau, le temple hellenistique de Garni est dédié au Dieu du soleil Mithra : une occasion de se souvenir qu'il fut un monde païen avant le christianisme.

 

 

 

 

Car oui, les Arméniens, par la faute d'un pays situé sur un lieu de passage idéal pour les peuples venant du sud (Perses, Mèdes, Turcs et Arabes) ou de l'est (Mongols) ayant pour objectif le nord et l'ouest (plus riches, plus attirants), ont souvent été conquis, envahis, massacrés, déportés depuis vingt siècles. Leur foi étant indissolublement liée à leur «nationalité», leurs ennemis savaient qu'en s'attaquant aux symboles de celle-là, ils pourraient détruire celle-ci.
Raison pour laquelle églises et monastères arméniens ont, pour la plupart, été conçus comme des enceintes protégées. Soit par une architecture faisant la part belle aux fortifications ; soit dans un espace naturel difficile d'accès où les populations pourraient se réfugier en cas de danger. Conséquence heureuse: ce «pays de pierre» comprimé entre montagnes (la chaîne Pontique et la chaîne du Caucase) et fleuves grandioses (la Koura et l'Euphrate), hérissé de cônes volcaniques, est un éblouissement pour les yeux de qui veut aller à la découverte de l'Arménie chrétienne.
Au sud-est d'Erevan et du pays, en direction du Haut-Karabakh, défilent des paysages majestueux et sauvages où les montagnes ont des formes de jupes plissées ou de visages sévères et où il n'est pas rare de croiser un groupe de renards fouinant aux abords d'un vignoble verdoyant. Dans des décors aussi variés que ceux d'un studio de cinéma hollywoodien des années 60, on passe de vallées encaissées où virevoltent des rivières zigzagantes à des steppes semi-désertiques au bout desquelles se dressent des forêts de chênes ou de noisetiers.

 

 

 

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Situé près du Haut Karabah, le village troglodyte de Khndzoresk, creusé dans les tufs volcaniques, est aujourd'hui oublié des hommes...

 

 

 

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Dans l'impressionnant cimetière de Khatchkhars de Noratous, chacune des stèles à croix de pierre ornant les 700 tombes et sépultures du
lieu raconte une histoire familiale.
On quitte une zone de sources d'eau chaude revigorante pour s'arrêter devant une succession de mamelons rocheux serrés les uns contre les autres comme pour se chuchoter des secrets. Et toujours, toujours, une église, un monastère, une chapelle, une croix: lieux de mémoire autant que de culte. Dans la plaine d'Erevan, dont les bas-côtés des routes sont occupés par des vendeurs de pastèques d'une fraîcheur divine, voici Khor Virap, à l'ombre du mont Ararat, symbole religieux si cher aux chrétiens - c'est sur ses pentes que se serait échoué Noé avant de fonder une nouvelle humanité: la nôtre - et dont les Arméniens pleurent le rattachement à la Turquie par les aléas tragiques de l'Histoire (seules consolations: ce sommet culminant à plus de 5 000 mètres est visible en de nombreux points du territoire… et figure sur les armoiries du pays, tandis que son nom et sa silhouette se retrouvent aussi bien sur des enseignes de magasins que sur des bouteilles de boissons alcoolisées, des paquets de cigarettes ou des maillots de sport).
Dans un cachot de ce monastère fut enfermé pendant treize ans Grégoire l'Illuminateur avant d'être appelé au chevet du roi païen Tiridate III pour le guérir et le convertir, devenant lui-même ensuite le premier catholicos de l'Eglise arménienne apostolique. Plus au sud, sur le flanc d'une montagne où gambadent des chamois, dans un lieu inaccessible l'hiver quand il est recouvert d'un manteau de neige, le monastère millénaire de Noravank se distingue par son bizarre et étroit escalier en trapèze menant à l'intérieur de l'église Surb Astvatsatsine.
Facile à monter, beaucoup moins à descendre. «Un bon moyen pour rappeler que, si la voie vers Dieu est difficile, renoncer à Lui l'est encore plus», sourit le père Sepouh avant que cet architecte devenu prêtre à 33 ans n'ajoute, en nous tendant une poignée de jujubes fruités, qu'il s'agissait aussi, plus prosaïquement, d'empêcher les Mongols de pénétrer dans l'église avec les chevaux en construisant une porte d'entrée à 4 mètres de hauteur…

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Arpenter les routes et les chemins de la petite république caucasienne, c'est plonger au coeur d'une nature grandiose et surprenante. Ici les spectaculaires orgues basaltique de Garni.

 

 

 

 

Une astuce qui renvoie à d'autres ailleurs, comme peindre le Christ avec des yeux bridés - la garantie que les Mongols respecteraient le lieu -, ou, comme sur un pilier de l'église Sainte-Mère-de-Dieu d'Odzoun, rédiger une inscription en arabe stipulant: «Ici, c'est la maison de Dieu, on ne la détruit pas.» Encore plus spectaculaire: le monastère de Tatèv, qu'on rejoint après avoir franchi le «pont du Diable» au fond de la gorge de Vorotan et grimpé une route digne de nos sinueuses alpines (mais il est possible aussi d'y accéder par le plus long téléphérique à va-et-vient du monde: 5 750 mètres!).
Ici vivaient au Moyen Age plus de 1 000 personnes. Plongé dans un silence seulement troublé par les bêlements de moutons et le bourdonnement d'abeilles voletant autour d'une vingtaine de ruches, le lieu a des allures de château fort. Entouré d'épais remparts piquetés de meurtrières, il servait de refuge pour les paysans de toute la région quand approchaient hordes perses et mongoles. Au milieu de la cour principale trône encore la «cloche tremblante» qui prévenait de l'arrivée des ennemis: la vibration de leurs pas (ou ceux de leurs éléphants!) au pied de la montagne se répercutait sur la cloche, laissant le temps à tous de venir se mettre à l'abri.
Et plus au nord? Sur les bords du poumon bleu de l'Arménie, le lac Sevan, qui survécut miraculeusement à son assèchement façon mer d'Aral ordonné par Staline pour irriguer les plantations alentour, voici le monastère d'Ayrivank qu'entourent affectueusement pins et arbousiers ; l'impressionnant cimetière de khatchkars de Noratous, où chacune des stèles à croix de pierre ornant les 700 tombes et sépultures du lieu raconte une histoire familiale ; les deux églises survivantes du monastère de Sevanavank (IXe siècle), où les étudiants viennent prier avant leurs examens.

 

 

 

 

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A Erevan, on déambule dans les rues commerçantes du centre ville où entre les statues de Botero qui bornent la cascade, cet imposant escalier de pierres blanches qui dégringole jusqu'à lo'une des artères nord-sud, les plus animées de la ville.

 

 

 

 

Et aussi, surgissant au milieu d'une forêt sombre, tel un château de Bavière de Louis II, l'ensemble de Haghartsine ; recelant une antique bibliothèque (restaurée dès l'époque soviétique), des salles d'études scientifiques datant d'il y a neuf siècles et un khatchkar extraordinaire sur lequel se lit, sous forme d'un svastika, l'alphabet arménien dans son intégralité, le complexe monastique de Sanahin. Sans oublier l'église Sainte-Mère-de-Dieu, posée au cœur de la vertigineuse forteresse d'Akhtala, avec ses murs et ses plafonds entièrement peints, racontant mille scènes de la Bible sous le regard… disparu d'une Vierge Marie dont la tête a été arrachée par le boulet d'un canon.
Trop de religion tue la religion? Il est certes possible d'arpenter les routes d'Arménie sans visiter les vestiges patrimoniaux d'un christianisme oriental originel. Par exemple en s'intéressant à la perdurante influence russe dont témoignent la présence de quelques détachements militaires protecteurs dans la région de Gyumri, des noms de villages commeLermontov ou Kharkov qu'on rejoint après avoir enjambé la passe Pouchkine, le fier cinéma Moscou d'Erevan, etc. De même, les amateurs d'Antiquité s'émerveilleront-ils à Garni, après avoir longé un torrent que surplombent d'extraordinaires orgues basaltiques de 100 mètres de haut («la symphonie de pierres»), en découvrant, flanqué de ses 24 colonnes, le temple hellénistique de Mithra: l'occasion de se souvenir qu'il fut un monde - païen - avant le christianisme.
Mais, quelques kilomètres plus loin, vous voilà rattrapé parle bon Dieu qui guida un jour la main de l'homme pour bâtirle monastère de Geghard, ses coupoles en forme de capuchede moine, sa chapelle rupestre creusée dans la montagne. Avec de la chance, dans ce lieu magique où l'on touche du doigt l'essence de l'Eglise primitive, vous y verrez et y entendrez un ensemble choral féminin entonnant des chants religieux. Ce qui balaiera vos derniers doutes sur l'existence de Dieu. En tout cas en Arménie.

 

 

 

 

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A Dzoraguet, l'hôtel Tufenkian Avan Dzoraguet, s'étend au pied des montagnes et au bord d'un torrent aussi sauvage que l'environnement.

 

 

 

 

 

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19 avril 2017

Le sixième sens.

 

 Bonjour les amies, voici une égnime concernant la Dame à la Licorne...

En 1882, une œuvre extraordinaire entre au musée de Cluny… Six tapisseries arrivent tout droit de la Creuse. Selon les spécialistes, elles représenteraient les cinq sens

. Seulement, le chiffre pose problème : pourquoi y a-t-il six tapisseries ?

 

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 Vue de la salle de la Dame à la licorne avec quatre des six tapisserie de la tenture,

Musée de Cluny -Musée national du Moyen Âge, Paris, 

 

Cette œuvre exceptionnelle a été créée vers 1500. À l’époque, les "millefleurs" – ces tapisseries recouvertes de plantes et d’animaux – sont à la mode ! Le commanditaire n’a pas lésiné sur les dépenses. Un fond rouge de cette qualité est rare, tout comme les fils d’or et d’argent qui rehaussent la tenture

 

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La Dame à la licorne : "Mon seul désir", 4e quart du XVe siècle - 1er quart du XVIe siècle, tapisserie,

Musée de Cluny -Musée national du Moyen Âge, Paris. Détail de l'œuvre..

 

Sur celle-ci, une belle dame blonde vaque à ses occupations, accompagnée d’un lion et d’une licorne. D’une tapisserie à l’autre, elle nourrit un oiseau, joue de la musique, hume des fleurs, touche la corne de la licorne ou lui montre son reflet dans un miroir. Pas de doute, il s’agit bien des cinq sens.

 

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La Dame à la licorne : La Vue, 4e quart du XVe siècle - 1er quart du XVIe siècle, tapisserie,

Musée de Cluny -Musée national du Moyen Âge, Paris, 

 

Quel serait donc le "sixième sens" ? Sur la scène mystérieuse de la dernière tapisserie, la dame est devant une tente, surmontée d’une inscription : "Mon seul désir".
Ce dernier sens est sans doute celui du "cœur". Au Moyen Âge, ce mot peut à la fois désigner la raison, autrement dit l’intellect, ou à l’inverse, les sentiments et l’amour charnel !

 

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La Dame à la licorne : "Mon seul désir", 4e quart du XVe siècle - 1er quart du XVIe siècle, tapisserie,

Musée de Cluny - Musée national du Moyen Âge, Paris, 

 

Le geste ambigu de la dame ne nous aide pas à décider. Est-elle en train de retirer ses bijoux, dans le but de nous signaler la supériorité de l’esprit, ou au contraire de les saisir ?

Peut-être n’est-on pas obligé de faire un choix : au Moyen Âge, on aime beaucoup les doubles interprétations et les mystères. On nous a donc légué celui-ci !

 

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Pour en savoir plus :

La Dame à la licorne a une foule de mystères à revéler... Pour tout savoir sur ce chef-d'œuvre et sur les coulisses de sa fabrication, direction le musée national du Moyen Âge ! Ses collections sont nichées dans un joyau de l'architecture médiévale : l'hôtel de Cluny, à Paris.

 

Bonne journée mes amies...LANDRIE

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13 avril 2017

Patrimoine et Histoire...Hors frontières !

 

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Les joyaux indiens de la collection al-Thani subjuguent le Grand Palais

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L’exposition Des Grands Moghols aux Maharajahs, à Paris, réunit un ensemble spectaculaire de diamants historiques, parures impériales, retraçant cinq siècles d’histoire joaillière indienne. Une première.





Après le Metropolitan Museum of Art à New York et le Victoria and Albert Museum à Londres, c’est au tour du Grand Palais, à Paris, de dévoiler les trésors de Cheikh al-Thani, membre de la famille royale du Qatar et dont le père était le premier ministre du précédent émir.
« 80 % du corpus de cette exposition Des Grands Moghols aux Maharajahs (1) proviennent de la collection al-Thani, 20 % sont des prêts des grands musées internationaux, affirme Amin Jaffer, conservateur en chef de la collection et co-commissaire de l’exposition avec Amina Taha-Hussein Okada, conservateur général du Musée Guimet. Alors que la plupart des amateurs s’intéressent essentiellement à la production d’époque moghole, l’approche de Cheikh al-Thani est infiniment plus ouverte. Non seulement elle intègre des créations contemporaines mais, surtout, elle reflète une profonde passion pour le bijou indien, les styles et les goûts qui en jalonnent l’histoire, ainsi que l’impact des influences européennes sur les productions autochtones. L’exposition s’articule autour de ces deux axes : le raffinement et le rayonnement artistiques de l’Inde moghole et les échanges établis avec l’Europe dès la Renaissance. »

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ORNEMENT DE TURBAN L'ŒIL DU TIGRE

 

 

 

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DIAMANT L'AGRA

 

 

 

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COLLIER RUBIS DE NAWANAGAR

 

 

 

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Aigrette de paon

 

 

 

Le mur d’émeraudes gravées, magnifiquement éclairé, fait songer à un jardin de fleurs et feuilles stylisées où le sujet le plus conséquent pèse 211,7 carats… Ce n’est pourtant que l’arbre qui cache la forêt. En face, dans huit ogives, autant de diamants historiques dont la beauté pourrait tirer des larmes à un aveugle. Voici l’Agra, 28,15 carats, d’un rose si intense qu’il permit au raja de Gwalior de l’échanger contre sa tête à l’empereur Babur en 1526. À ses côtés, L’Œil de l’Idole, une pierre bleu pâle de la taille d’une balle de ping-pong et l’Étoile de Golconde, 57 carats, d’une pureté insensée. Que dire de ce diamant taille émeraude de 52,58 carats, d’une transparence totale, si ce n’est qu’il mérite son nom de Miroir du Paradis.

 

 

 

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Aigrette Paul Iribe ; réalisation Robert Linzeler. Inde 1850-1900

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Bague d'archer de l'empereur Shah Jahan Inde, vers 1625-1650 Or, diamants, rubis, émeraudes Inscription en persan : Sahib qiran-i thani

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La partie consacrée aux objets est aussi étourdissante: Repose-pieds en or, diamants, rubis, perles, bâton de commandement en cristal de roche à tête d’oiseau en or émaillé, aspergeoir d’eau de rose entièrement serti, vaisselle en néphrite, si finement tournée que la matière rendue, laiteuse, presque transparente, paraît vivante, dagues dont le manche est une tête de chérubin en jade et le corps une lame terrifiante… L’ensemble témoigne de l’extrême raffinement des cours indiennes au XVIIe siècle. « Le jade était considéré comme étant la pierre pouvant favoriser la victoire pendant les batailles et prémunir des empoisonnements, explique Amin Jaffer. C’est pourquoi elle était très souvent employée sur les armes et dans la vaisselle. »

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ORNEMENT DE TURBAN

 

 

 

 

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La joaillerie indienne usait par ailleurs d'émaux polychromes d'un grand raffinement et par une technique très particulière de sertissage des pierres à l'or ...

 

 

 

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Couronne d'un membre de l'aristocratie népalaise réalisée avec de la toile, du verre coloré, de l'argent, des diamants, des plumes d'oiseau de paradis, etc.

 

 

 

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Ornement de turban

 

 

 

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LA SPECTACULAIRE COLLECTION AL THANI – Esprit Joaillerie

Esprit Joaillerie350 × 399Recherche par image
Broche Viren Bhagat Diamants, perles, platine 2014 The Al Thani Collection © Servette Overseas

 

 

 

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Influences européennes

 

Un peu plus loin, dans la partie consacrée aux regalia et à la parure, une spectaculaire collection d’ornements de turbans annonce déjà les influences européennes. Les formes deviennent plus géométriques, l’emploi de la taille baguette inventée par Louis Cartier structure davantage les pierres, tandis que le traditionnel serti indien Kundan (à l’or fondu, semblable à un serti clos) se voit concurrencé par les premiers sertis à griffes occidentaux. Quant à la sélection de bijoux européens fabriqués pour les marahadjas ou d’inspiration indienne, elle laisse sans voix. À l’instar de ce somptueux bracelet en boules d’émeraudes et diamant baguette ayant appartenu à la maharani de Baroda. Non signé, il aurait pu être fabriqué par Van Cleef & Arpels.

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Grand Palais Paris · #dragon #joyaux#AlThani#Exhibition#jewelry #Maharajahs#Moghols#Jahangir#diamant#diamond #pearl #rubis #emeraude #masterpiece .

 

 

 

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Poignée de dague ( khanjar) en forme de tête de cheval Inde moghole, 18ème

 

 

 

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autre poignée de dague moghol

 

 

 

 

Dans le genre rubis, citons cette bague Art déco déstructurée et racée, montée dans les années 1930 par Mauboussin pour le maharajah d’Indore. Ou cet exceptionnel collier de rubis de Nawanagar commandé à Cartier en 1937. Outre l’appairage - irréalisable aujourd’hui - des gemmes birmanes d’un rouge à la fois profond et étincelant, le design du collier dégage une force et une beauté propre au style du grand joaillier français. Il est exposé pour la première fois. Ne surtout pas le manquer.

 

 

 

 

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" L'âge d'or des Maharadjahs "

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22 mars 2017

La Nature retrouvée...exposition Pissaro !

 

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Pissarro à Eragny : La nature retrouvée au Musée du Luxembourg

Depuis la rétrospective de 1980-1981, il y a trente-cinq ans, dans les Galeries Nationales du Grand Palais, aucune grande exposition d’œuvres de Camille Pissarro n’a été organisée à Paris, alors que l’artiste impressionniste a été mis en vedette au Japon, en Allemagne, en Grande Bretagne et aux États-Unis.

 

 

 

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Camille Pissarro, Le jardin d’Eragny (détail), 1898, huile sur toile, 73,4 x 92,1 cm 

 

 

 

Cette période a vu la recherche progresser considérablement, avec notamment la publication des cinq volumes de la correspondance de Pissarro, l’inventaire de la grande collection de dessins de l’Ashmolean Museum d’Oxford et le monumental catalogue raisonné des tableaux, produit par l’Institut Wildenstein à Paris.

 

L’année 2017 marque le grand retour de cet aîné du groupe Impressionniste sur la scène parisienne. Parallèlement à la rétrospective que lui consacre le musée Marmottan Monet, qui débute en février, la Réunion des musées nationaux-Grand Palais organise ainsi au musée du Luxembourg une exposition sur un sujet entièrement neuf, se concentrant sur les deux dernières décennies de la carrière du peintre. Installé dans le village d’Éragny-sur-Epte, il y développe une forme d’utopie qui traverse aussi bien sa peinture que son engagement politique.

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Les deux grands spécialistes de l’artiste, Richard Brettell et Joachim Pissarro, sont réunis une nouvelle fois pour assurer le commissariat de cette ambitieuse exposition abordant la période la moins étudiée et la plus complexe de la carrière de Pissarro. Il s’agit de tableaux, dessins et gravures aussi spectaculaires que peu connus, créés à Éragny pendant une période de vingt années. L’artiste s’y installe au printemps de 1884, louant une belle maison de campagne dont il deviendra propriétaire en 1892 grâce à un prêt octroyé par Claude Monet, et où il restera toute sa vie.

 

L’exposition inclut non seulement les émouvants paysages de cette pseudo-ferme, résolument rustique et productrice (à l’opposé de la luxuriance colorée de Giverny), que Pissarro a immortalisés au fil des saisons, mais également des tableaux représentant une multitude de personnages, conçus dans l’atelier et localisés dans les terrains champêtres d’Éragny. Une place importante sera réservée aux oeuvres graphiques de issarro conçues durant la même période, aquarelles éblouissantes et gravures aussi radicales que celles d’un Gauguin. Pissarro invente aussi un mode de collaboration artistique et familial inédit, notamment dans sa collaboration avec son fils Lucien, qui culmine avec la création de la Eragny Press. Cette petite maison d’édition familiale initiée à Éragny poursuivra ses activités à Londres, rehaussant d’illustrations et de reliures d’art les grands textes favoris de la famille. Pissarro était passionné par l’idée du travail collectif, avec d’autres artistes, théoriciens et écrivains politiques, comme avec les membres de sa propre famille.

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L’esthétique des oeuvres d’Éragny prend tout son sens si elle est analysée sous l’angle politique. On sait que Camille Pissarro était un fervent anarchiste et qu’il fut à ce titre inquiété, à tort naturellement, après l’assassinat de Sadi-Carnot. L’exposition rassemble des témoignages de cet engagement, montrant en particulier son étonnant recueil intitulé Turpitudes sociales où il se fait l’héritier de Daumier, mais aussi les journaux anarchistes auxquels il a fourni des illustrations. Ces idées se traduisent aussi dans sa peinture.

 

Tandis que Monet transforme son petit jardin potager de Giverny en un véritable Eden florissant, Pissarro, avec l’aide de sa pragmatique épouse Julie, entretient son terrain comme une exploitation agricole, produisant des animaux, fruits et légumes et même des céréales. La famille Pissarro a pu se nourrir des fruits de ses travaux agraires, mettant en pratique un modèle collectif. Pour eux, le paysage symbolisait à la fois la vie et la beauté, quelques parterres de fleurs poussant dans les sections du jardin les plus proches de la grande demeure.

 

Il est saisissant de penser que le jardin de Monet et la ferme de Pissarro bordaient le même cours d’eau, la rivière Epte, parcourant le paysage d’Éragny jusqu’à Giverny avant de se jeter dans la Seine aux environs de Vernon.

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Les expositions consacrées à Camille Pissarro jusqu’à présent ont été centrées sur un thème, comme The Impressionist in the City : Pissarro’s Urban Series, dirigée par Joachim Pissarro et Richard Brettell en 1993, Cézanne and Pissarro 1865-1885 présentée au MoMA en 2005 et au musée d’Orsay en 2006, Pissarro’s People, organisée par Richard Brettell en 2011, ou plus récemment Pissarro dans les ports au MuMa Le Havre en 2013 (commissaires Annette Haudiquet et Claire Durand-Ruel Snollaerts). Le projet de Pissarro à Éragny développe une autre approche, centrée sur un aspect peu connu de la carrière, scrutant la méthode et les convictions de ce père de l’impressionnisme. De nombreuses oeuvres seront montrées pour la première fois en France, ajoutant à l’originalité du point de vue le plaisir d’une totale découverte.

 

 

 

 

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En regard, 80 photographies présentées du 18 mars au 23 juillet 2017 sur les grilles du Jardin du Luxembourg témoigneront, d’une part, de l’intérêt patrimonial du jardin au travers de grands noms de la photographie et, d’autre part, de sa valeur artistique à travers l’objectif du photographe Jean-Baptiste Leroux, reconnu pour son travail sur les jardins labellisés « Jardin Remarquable ». A l’issue du concours « Jardins extraordinaires » lancé par la Rmn-Grand Palais sur la plateforme Wipplay à l’été 2016, trois lauréats verront également leurs photographies tirées en grand format sur les grilles.









Musée du Luxembourg du 16 mars au 9 juillet.

 

 

 

 

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18 mars 2017

Les plus beaux jardins de l'Art s'exposent au Grand-Palais !

                                                                                                                                                          

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Fragonard, Monet, Caillebotte... Les plus beaux jardins de l'art s'exposent au Grand Palais

 

 

 

 

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" Le Parc " de Gustave Klimt, 1910 ( ou avant )

 

 

 

 

Klimt, Caillebotte, Monet, Dürer, Fragonard… Rassemblés à Paris, les chefs-d'œuvre de nombreux artistes qui ont représenté les jardins égayent une promenade où l'on ne sort pas du décor.


Laurent Le Bon a la main verte. Le président du Musée Picasso glane depuis des années, dans les musées, les ateliers d'artistes, les collections privées, des œuvres d'art nées de la passion jardinière. De cette moisson d'images gardées en tête, il a fait un bouquet. Avec Marc Jeanson et Coline Zellal, il a placé, dans des bosquets et le long d'allées imaginaires, des trésors rares, inattendus, «paysage choisi» peint par Watteau ou photographié par Atget, fleurs de Rigaud ou pots de fleurs de Cézanne.

 

 

 

 

Source: Externe

" Assemblée dans un parc ", Jean-Antoine Watteau, 1716

 

 

 

Source: Externe

" Femmes au jardin ", Claude Monet

 

 

 

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" Le déjeuner ", Claude Monet, vers 1873

 

 

 

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" Femme au jardin ", C. Monet, 1867

 

 

 

Source: Externe

Adolphe Monet lisant dans un jardin, Claude Monet, 1867, collection particulière, huile

 

 

 

 

Représenter le jardin, c'est faire sien un fragment de l'univers, tracer un ­espace intérieur
Rien d'exhaustif, surtout pas de récit historique, mais des chefs-d'œuvre, dont plusieurs justifient à eux seuls qu'on aille flâner sous les charmilles de ce cabinet de curiosités. Un mur peint découvert dans une maison de Pompéi, stupéfiant morceau de nature en trompe-l'œil, transporte le visiteur dans un autre espace ; à côté, un dessin de Dürer venu de Vienne, jardin clos, refuge de la Vierge, dans lequel le regard se perd à l'infini. Le plus beau de tous les Fragonard, La Fête à Saint-Cloud, a été prêté par la Banque de France. Il est lui aussi comme une muraille de lumières, traversée par un jet d'eau en plein vent et par une sorte de folie.

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" La fête à Saint-Cloud ", Fragonard, vers 1775

 

 

 

Source: Externe

Emile Claus, le vieux jardinier, 1885

 

 

 

Source: Externe

Paul Cézanne,Le jardinier , vers 1936, 

 

 

 

 

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Fragonard, Monet, Caillebotte... Les plus beaux jardins de l'art s'exposent au Grand Palais





" Le Parc " de Gustave Klimt, 1910 ( ou avant )















Klimt, Caillebotte, Monet, Dürer, Fragonard… Rassemblés à Paris, les chefs-d'œuvre de nombreux artistes qui ont représenté les jardins égayent une promenade où l'on ne sort pas du décor.
Laurent Le Bon a la main verte. Le président du Musée Picasso glane depuis des années, dans les musées, les ateliers d'artistes, les collections privées, des œuvres d'art nées de la passion jardinière. De cette moisson d'images gardées en tête, il a fait un bouquet. Avec Marc Jeanson et Coline Zellal, il a placé, dans des bosquets et le long d'allées imaginaires, des trésors rares, inattendus, «paysage choisi» peint par Watteau ou photographié par Atget, fleurs de Rigaud ou pots de fleurs de Cézanne.




" Assemblée dans un parc ", Jean-Antoine Watteau, 1716









" Femmes au jardin ", Claude Monet











" Le déjeuner ", Claude Monet, vers 1873









" Femme au jardin ", C. Monet, 1867










Adolphe Monet lisant dans un jardin, Claude Monet, 1867, collection particulière, huile








Représenter le jardin, c'est faire sien un fragment de l'univers, tracer un ­espace intérieur






Rien d'exhaustif, surtout pas de récit historique, mais des chefs-d'œuvre, dont plusieurs justifient à eux seuls qu'on aille flâner sous les charmilles de ce cabinet de curiosités. Un mur peint découvert dans une maison de Pompéi, stupéfiant morceau de nature en trompe-l'œil, transporte le visiteur dans un autre espace ; à côté, un dessin de Dürer venu de Vienne, jardin clos, refuge de la Vierge, dans lequel le regard se perd à l'infini. Le plus beau de tous les Fragonard, La Fête à Saint-Cloud, a été prêté par la Banque de France. Il est lui aussi comme une muraille de lumières, traversée par un jet d'eau en plein vent et par une sorte de folie.






" La fête à Saint-Cloud ", Fragonard, vers 1775









Emile Claus, le vieux jardinier, 1885








Paul Cézanne,Le jardinier , vers 1936, 








Le jardin, particulièrement au XVIIIe siècle, très présent dans les salles du Grand Palais, est un décor - et les artistes qui s'y confrontent doivent prendre le risque du «décoratif». Monet, à Giverny, tandis qu'il travaillait au cycle des Nymphéas, parlait de ses «grandes décorations», alors qu'il créait une des œuvres les plus radicales du XXe siècle. Devant un grand tableau prêté par le Musée Marmottan-Monet, Le Bon a installé un banc de jardin, pour inviter le visiteur à réfléchir à cette force du «décoratif».

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Albrecht Dürer, "Ancolie", milieu des années 1490 (?)

 

 

 

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Le Jardin du peintre à Paris, vers 1886, Edouard Debat-Ponsan

 

 

 

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Monet

 

 

 

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Monet en son jardin...

 

 

 

Une nature devenue art

Audace incroyable: Le Parc de Klimt, venu du MoMA de New York, abstraction ornementale, est encadré par les quatre panneaux de Caillebotte, Parterre de marguerites, deux de chaque côté. Depuis leur acquisition par le Musée des impressionnismes de Giverny, ces Marguerites, fragments de ce qui n'était qu'un embellissement de la salle à manger du peintre, sont devenues mondialement célèbres, dignes de dialoguer avec Monet et avec Warhol. Demander à Klimt d'interrompre ainsi, sur une cimaise, les Marguerites de Caillebotte, est remarquable d'intelligence. C'est amener le visiteur à se poser la question du sens de ces peintures, reflets d'une nature devenue art, mais que le regard contemporain a élevées au niveau du jardin mystique dessiné par Dürer, ou du monde hanté par les divinités des demeures de Pompéi.

 

 

 

 

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Le Parterre de marguerites, Gustave Caillebotte, vers 1892-1893. 

 

 

 

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Pompéï

 

 

 

Représenter le jardin, c'est faire sien un fragment de l'univers, tracer un espace intérieur, comme celui de l'Allemand Wolfgang Laib, dans la dernière salle, qui intitule deux pyramides de pollen de châtaignier Les Montagnes où l'on ne grimpe pas, le plus petit jardin qui soit, mais qui dit tout. Pour comprendre cela, Laurent Le Bon a musardé à l'abbaye de Fontfroide, où peignait Odilon Redon, devant les miroirs d'eau de Courances, derrière les murs des propriétés de Varengeville.

 

 

 

 

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Moyen-Age...

 

 

 

Le jardin, œuvre d'art totale, en mouvement et en recréation permanente, est un défi pour les artistes. Le pari, gagné, était de concevoir une exposition-œuvre d'art, qui soit à la fois décor et envers du décor, illusion et réalité. Grâce à Dominique Païni, qui a programmé un choix d'extraits de films, le cinéma, autre illusion, a sa place dans ces bosquets. Cela commence avec L'Arroseur arrosé, bien sûr. Message clair: le spectateur de ces «Jardins» n'est-il pas devenu un jardinier cultivé?




«Jardins », Grand Palais (Paris VIIIe), jusqu'au 24 juillet.

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