Les amies du boudoir

19 avril 2017

Le sixième sens.

 

 Bonjour les amies, voici une égnime concernant la Dame à la Licorne...

En 1882, une œuvre extraordinaire entre au musée de Cluny… Six tapisseries arrivent tout droit de la Creuse. Selon les spécialistes, elles représenteraient les cinq sens

. Seulement, le chiffre pose problème : pourquoi y a-t-il six tapisseries ?

 

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 Vue de la salle de la Dame à la licorne avec quatre des six tapisserie de la tenture,

Musée de Cluny -Musée national du Moyen Âge, Paris, 

 

Cette œuvre exceptionnelle a été créée vers 1500. À l’époque, les "millefleurs" – ces tapisseries recouvertes de plantes et d’animaux – sont à la mode ! Le commanditaire n’a pas lésiné sur les dépenses. Un fond rouge de cette qualité est rare, tout comme les fils d’or et d’argent qui rehaussent la tenture

 

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La Dame à la licorne : "Mon seul désir", 4e quart du XVe siècle - 1er quart du XVIe siècle, tapisserie,

Musée de Cluny -Musée national du Moyen Âge, Paris. Détail de l'œuvre..

 

Sur celle-ci, une belle dame blonde vaque à ses occupations, accompagnée d’un lion et d’une licorne. D’une tapisserie à l’autre, elle nourrit un oiseau, joue de la musique, hume des fleurs, touche la corne de la licorne ou lui montre son reflet dans un miroir. Pas de doute, il s’agit bien des cinq sens.

 

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La Dame à la licorne : La Vue, 4e quart du XVe siècle - 1er quart du XVIe siècle, tapisserie,

Musée de Cluny -Musée national du Moyen Âge, Paris, 

 

Quel serait donc le "sixième sens" ? Sur la scène mystérieuse de la dernière tapisserie, la dame est devant une tente, surmontée d’une inscription : "Mon seul désir".
Ce dernier sens est sans doute celui du "cœur". Au Moyen Âge, ce mot peut à la fois désigner la raison, autrement dit l’intellect, ou à l’inverse, les sentiments et l’amour charnel !

 

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La Dame à la licorne : "Mon seul désir", 4e quart du XVe siècle - 1er quart du XVIe siècle, tapisserie,

Musée de Cluny - Musée national du Moyen Âge, Paris, 

 

Le geste ambigu de la dame ne nous aide pas à décider. Est-elle en train de retirer ses bijoux, dans le but de nous signaler la supériorité de l’esprit, ou au contraire de les saisir ?

Peut-être n’est-on pas obligé de faire un choix : au Moyen Âge, on aime beaucoup les doubles interprétations et les mystères. On nous a donc légué celui-ci !

 

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Pour en savoir plus :

La Dame à la licorne a une foule de mystères à revéler... Pour tout savoir sur ce chef-d'œuvre et sur les coulisses de sa fabrication, direction le musée national du Moyen Âge ! Ses collections sont nichées dans un joyau de l'architecture médiévale : l'hôtel de Cluny, à Paris.

 

Bonne journée mes amies...LANDRIE

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13 avril 2017

Patrimoine et Histoire...Hors frontières !

 

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Les joyaux indiens de la collection al-Thani subjuguent le Grand Palais

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L’exposition Des Grands Moghols aux Maharajahs, à Paris, réunit un ensemble spectaculaire de diamants historiques, parures impériales, retraçant cinq siècles d’histoire joaillière indienne. Une première.





Après le Metropolitan Museum of Art à New York et le Victoria and Albert Museum à Londres, c’est au tour du Grand Palais, à Paris, de dévoiler les trésors de Cheikh al-Thani, membre de la famille royale du Qatar et dont le père était le premier ministre du précédent émir.
« 80 % du corpus de cette exposition Des Grands Moghols aux Maharajahs (1) proviennent de la collection al-Thani, 20 % sont des prêts des grands musées internationaux, affirme Amin Jaffer, conservateur en chef de la collection et co-commissaire de l’exposition avec Amina Taha-Hussein Okada, conservateur général du Musée Guimet. Alors que la plupart des amateurs s’intéressent essentiellement à la production d’époque moghole, l’approche de Cheikh al-Thani est infiniment plus ouverte. Non seulement elle intègre des créations contemporaines mais, surtout, elle reflète une profonde passion pour le bijou indien, les styles et les goûts qui en jalonnent l’histoire, ainsi que l’impact des influences européennes sur les productions autochtones. L’exposition s’articule autour de ces deux axes : le raffinement et le rayonnement artistiques de l’Inde moghole et les échanges établis avec l’Europe dès la Renaissance. »

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ORNEMENT DE TURBAN L'ŒIL DU TIGRE

 

 

 

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DIAMANT L'AGRA

 

 

 

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COLLIER RUBIS DE NAWANAGAR

 

 

 

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Aigrette de paon

 

 

 

Le mur d’émeraudes gravées, magnifiquement éclairé, fait songer à un jardin de fleurs et feuilles stylisées où le sujet le plus conséquent pèse 211,7 carats… Ce n’est pourtant que l’arbre qui cache la forêt. En face, dans huit ogives, autant de diamants historiques dont la beauté pourrait tirer des larmes à un aveugle. Voici l’Agra, 28,15 carats, d’un rose si intense qu’il permit au raja de Gwalior de l’échanger contre sa tête à l’empereur Babur en 1526. À ses côtés, L’Œil de l’Idole, une pierre bleu pâle de la taille d’une balle de ping-pong et l’Étoile de Golconde, 57 carats, d’une pureté insensée. Que dire de ce diamant taille émeraude de 52,58 carats, d’une transparence totale, si ce n’est qu’il mérite son nom de Miroir du Paradis.

 

 

 

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Aigrette Paul Iribe ; réalisation Robert Linzeler. Inde 1850-1900

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Bague d'archer de l'empereur Shah Jahan Inde, vers 1625-1650 Or, diamants, rubis, émeraudes Inscription en persan : Sahib qiran-i thani

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La partie consacrée aux objets est aussi étourdissante: Repose-pieds en or, diamants, rubis, perles, bâton de commandement en cristal de roche à tête d’oiseau en or émaillé, aspergeoir d’eau de rose entièrement serti, vaisselle en néphrite, si finement tournée que la matière rendue, laiteuse, presque transparente, paraît vivante, dagues dont le manche est une tête de chérubin en jade et le corps une lame terrifiante… L’ensemble témoigne de l’extrême raffinement des cours indiennes au XVIIe siècle. « Le jade était considéré comme étant la pierre pouvant favoriser la victoire pendant les batailles et prémunir des empoisonnements, explique Amin Jaffer. C’est pourquoi elle était très souvent employée sur les armes et dans la vaisselle. »

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ORNEMENT DE TURBAN

 

 

 

 

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La joaillerie indienne usait par ailleurs d'émaux polychromes d'un grand raffinement et par une technique très particulière de sertissage des pierres à l'or ...

 

 

 

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Couronne d'un membre de l'aristocratie népalaise réalisée avec de la toile, du verre coloré, de l'argent, des diamants, des plumes d'oiseau de paradis, etc.

 

 

 

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Ornement de turban

 

 

 

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LA SPECTACULAIRE COLLECTION AL THANI – Esprit Joaillerie

Esprit Joaillerie350 × 399Recherche par image
Broche Viren Bhagat Diamants, perles, platine 2014 The Al Thani Collection © Servette Overseas

 

 

 

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Influences européennes

 

Un peu plus loin, dans la partie consacrée aux regalia et à la parure, une spectaculaire collection d’ornements de turbans annonce déjà les influences européennes. Les formes deviennent plus géométriques, l’emploi de la taille baguette inventée par Louis Cartier structure davantage les pierres, tandis que le traditionnel serti indien Kundan (à l’or fondu, semblable à un serti clos) se voit concurrencé par les premiers sertis à griffes occidentaux. Quant à la sélection de bijoux européens fabriqués pour les marahadjas ou d’inspiration indienne, elle laisse sans voix. À l’instar de ce somptueux bracelet en boules d’émeraudes et diamant baguette ayant appartenu à la maharani de Baroda. Non signé, il aurait pu être fabriqué par Van Cleef & Arpels.

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Grand Palais Paris · #dragon #joyaux#AlThani#Exhibition#jewelry #Maharajahs#Moghols#Jahangir#diamant#diamond #pearl #rubis #emeraude #masterpiece .

 

 

 

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Poignée de dague ( khanjar) en forme de tête de cheval Inde moghole, 18ème

 

 

 

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autre poignée de dague moghol

 

 

 

 

Dans le genre rubis, citons cette bague Art déco déstructurée et racée, montée dans les années 1930 par Mauboussin pour le maharajah d’Indore. Ou cet exceptionnel collier de rubis de Nawanagar commandé à Cartier en 1937. Outre l’appairage - irréalisable aujourd’hui - des gemmes birmanes d’un rouge à la fois profond et étincelant, le design du collier dégage une force et une beauté propre au style du grand joaillier français. Il est exposé pour la première fois. Ne surtout pas le manquer.

 

 

 

 

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" L'âge d'or des Maharadjahs "

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22 mars 2017

La Nature retrouvée...exposition Pissaro !

 

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Pissarro à Eragny : La nature retrouvée au Musée du Luxembourg

Depuis la rétrospective de 1980-1981, il y a trente-cinq ans, dans les Galeries Nationales du Grand Palais, aucune grande exposition d’œuvres de Camille Pissarro n’a été organisée à Paris, alors que l’artiste impressionniste a été mis en vedette au Japon, en Allemagne, en Grande Bretagne et aux États-Unis.

 

 

 

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Camille Pissarro, Le jardin d’Eragny (détail), 1898, huile sur toile, 73,4 x 92,1 cm 

 

 

 

Cette période a vu la recherche progresser considérablement, avec notamment la publication des cinq volumes de la correspondance de Pissarro, l’inventaire de la grande collection de dessins de l’Ashmolean Museum d’Oxford et le monumental catalogue raisonné des tableaux, produit par l’Institut Wildenstein à Paris.

 

L’année 2017 marque le grand retour de cet aîné du groupe Impressionniste sur la scène parisienne. Parallèlement à la rétrospective que lui consacre le musée Marmottan Monet, qui débute en février, la Réunion des musées nationaux-Grand Palais organise ainsi au musée du Luxembourg une exposition sur un sujet entièrement neuf, se concentrant sur les deux dernières décennies de la carrière du peintre. Installé dans le village d’Éragny-sur-Epte, il y développe une forme d’utopie qui traverse aussi bien sa peinture que son engagement politique.

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Les deux grands spécialistes de l’artiste, Richard Brettell et Joachim Pissarro, sont réunis une nouvelle fois pour assurer le commissariat de cette ambitieuse exposition abordant la période la moins étudiée et la plus complexe de la carrière de Pissarro. Il s’agit de tableaux, dessins et gravures aussi spectaculaires que peu connus, créés à Éragny pendant une période de vingt années. L’artiste s’y installe au printemps de 1884, louant une belle maison de campagne dont il deviendra propriétaire en 1892 grâce à un prêt octroyé par Claude Monet, et où il restera toute sa vie.

 

L’exposition inclut non seulement les émouvants paysages de cette pseudo-ferme, résolument rustique et productrice (à l’opposé de la luxuriance colorée de Giverny), que Pissarro a immortalisés au fil des saisons, mais également des tableaux représentant une multitude de personnages, conçus dans l’atelier et localisés dans les terrains champêtres d’Éragny. Une place importante sera réservée aux oeuvres graphiques de issarro conçues durant la même période, aquarelles éblouissantes et gravures aussi radicales que celles d’un Gauguin. Pissarro invente aussi un mode de collaboration artistique et familial inédit, notamment dans sa collaboration avec son fils Lucien, qui culmine avec la création de la Eragny Press. Cette petite maison d’édition familiale initiée à Éragny poursuivra ses activités à Londres, rehaussant d’illustrations et de reliures d’art les grands textes favoris de la famille. Pissarro était passionné par l’idée du travail collectif, avec d’autres artistes, théoriciens et écrivains politiques, comme avec les membres de sa propre famille.

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L’esthétique des oeuvres d’Éragny prend tout son sens si elle est analysée sous l’angle politique. On sait que Camille Pissarro était un fervent anarchiste et qu’il fut à ce titre inquiété, à tort naturellement, après l’assassinat de Sadi-Carnot. L’exposition rassemble des témoignages de cet engagement, montrant en particulier son étonnant recueil intitulé Turpitudes sociales où il se fait l’héritier de Daumier, mais aussi les journaux anarchistes auxquels il a fourni des illustrations. Ces idées se traduisent aussi dans sa peinture.

 

Tandis que Monet transforme son petit jardin potager de Giverny en un véritable Eden florissant, Pissarro, avec l’aide de sa pragmatique épouse Julie, entretient son terrain comme une exploitation agricole, produisant des animaux, fruits et légumes et même des céréales. La famille Pissarro a pu se nourrir des fruits de ses travaux agraires, mettant en pratique un modèle collectif. Pour eux, le paysage symbolisait à la fois la vie et la beauté, quelques parterres de fleurs poussant dans les sections du jardin les plus proches de la grande demeure.

 

Il est saisissant de penser que le jardin de Monet et la ferme de Pissarro bordaient le même cours d’eau, la rivière Epte, parcourant le paysage d’Éragny jusqu’à Giverny avant de se jeter dans la Seine aux environs de Vernon.

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Les expositions consacrées à Camille Pissarro jusqu’à présent ont été centrées sur un thème, comme The Impressionist in the City : Pissarro’s Urban Series, dirigée par Joachim Pissarro et Richard Brettell en 1993, Cézanne and Pissarro 1865-1885 présentée au MoMA en 2005 et au musée d’Orsay en 2006, Pissarro’s People, organisée par Richard Brettell en 2011, ou plus récemment Pissarro dans les ports au MuMa Le Havre en 2013 (commissaires Annette Haudiquet et Claire Durand-Ruel Snollaerts). Le projet de Pissarro à Éragny développe une autre approche, centrée sur un aspect peu connu de la carrière, scrutant la méthode et les convictions de ce père de l’impressionnisme. De nombreuses oeuvres seront montrées pour la première fois en France, ajoutant à l’originalité du point de vue le plaisir d’une totale découverte.

 

 

 

 

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En regard, 80 photographies présentées du 18 mars au 23 juillet 2017 sur les grilles du Jardin du Luxembourg témoigneront, d’une part, de l’intérêt patrimonial du jardin au travers de grands noms de la photographie et, d’autre part, de sa valeur artistique à travers l’objectif du photographe Jean-Baptiste Leroux, reconnu pour son travail sur les jardins labellisés « Jardin Remarquable ». A l’issue du concours « Jardins extraordinaires » lancé par la Rmn-Grand Palais sur la plateforme Wipplay à l’été 2016, trois lauréats verront également leurs photographies tirées en grand format sur les grilles.









Musée du Luxembourg du 16 mars au 9 juillet.

 

 

 

 

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18 mars 2017

Les plus beaux jardins de l'Art s'exposent au Grand-Palais !

                                                                                                                                                          

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Fragonard, Monet, Caillebotte... Les plus beaux jardins de l'art s'exposent au Grand Palais

 

 

 

 

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" Le Parc " de Gustave Klimt, 1910 ( ou avant )

 

 

 

 

Klimt, Caillebotte, Monet, Dürer, Fragonard… Rassemblés à Paris, les chefs-d'œuvre de nombreux artistes qui ont représenté les jardins égayent une promenade où l'on ne sort pas du décor.


Laurent Le Bon a la main verte. Le président du Musée Picasso glane depuis des années, dans les musées, les ateliers d'artistes, les collections privées, des œuvres d'art nées de la passion jardinière. De cette moisson d'images gardées en tête, il a fait un bouquet. Avec Marc Jeanson et Coline Zellal, il a placé, dans des bosquets et le long d'allées imaginaires, des trésors rares, inattendus, «paysage choisi» peint par Watteau ou photographié par Atget, fleurs de Rigaud ou pots de fleurs de Cézanne.

 

 

 

 

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" Assemblée dans un parc ", Jean-Antoine Watteau, 1716

 

 

 

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" Femmes au jardin ", Claude Monet

 

 

 

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" Le déjeuner ", Claude Monet, vers 1873

 

 

 

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" Femme au jardin ", C. Monet, 1867

 

 

 

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Adolphe Monet lisant dans un jardin, Claude Monet, 1867, collection particulière, huile

 

 

 

 

Représenter le jardin, c'est faire sien un fragment de l'univers, tracer un ­espace intérieur
Rien d'exhaustif, surtout pas de récit historique, mais des chefs-d'œuvre, dont plusieurs justifient à eux seuls qu'on aille flâner sous les charmilles de ce cabinet de curiosités. Un mur peint découvert dans une maison de Pompéi, stupéfiant morceau de nature en trompe-l'œil, transporte le visiteur dans un autre espace ; à côté, un dessin de Dürer venu de Vienne, jardin clos, refuge de la Vierge, dans lequel le regard se perd à l'infini. Le plus beau de tous les Fragonard, La Fête à Saint-Cloud, a été prêté par la Banque de France. Il est lui aussi comme une muraille de lumières, traversée par un jet d'eau en plein vent et par une sorte de folie.

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" La fête à Saint-Cloud ", Fragonard, vers 1775

 

 

 

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Emile Claus, le vieux jardinier, 1885

 

 

 

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Paul Cézanne,Le jardinier , vers 1936, 

 

 

 

 

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Fragonard, Monet, Caillebotte... Les plus beaux jardins de l'art s'exposent au Grand Palais





" Le Parc " de Gustave Klimt, 1910 ( ou avant )















Klimt, Caillebotte, Monet, Dürer, Fragonard… Rassemblés à Paris, les chefs-d'œuvre de nombreux artistes qui ont représenté les jardins égayent une promenade où l'on ne sort pas du décor.
Laurent Le Bon a la main verte. Le président du Musée Picasso glane depuis des années, dans les musées, les ateliers d'artistes, les collections privées, des œuvres d'art nées de la passion jardinière. De cette moisson d'images gardées en tête, il a fait un bouquet. Avec Marc Jeanson et Coline Zellal, il a placé, dans des bosquets et le long d'allées imaginaires, des trésors rares, inattendus, «paysage choisi» peint par Watteau ou photographié par Atget, fleurs de Rigaud ou pots de fleurs de Cézanne.




" Assemblée dans un parc ", Jean-Antoine Watteau, 1716









" Femmes au jardin ", Claude Monet











" Le déjeuner ", Claude Monet, vers 1873









" Femme au jardin ", C. Monet, 1867










Adolphe Monet lisant dans un jardin, Claude Monet, 1867, collection particulière, huile








Représenter le jardin, c'est faire sien un fragment de l'univers, tracer un ­espace intérieur






Rien d'exhaustif, surtout pas de récit historique, mais des chefs-d'œuvre, dont plusieurs justifient à eux seuls qu'on aille flâner sous les charmilles de ce cabinet de curiosités. Un mur peint découvert dans une maison de Pompéi, stupéfiant morceau de nature en trompe-l'œil, transporte le visiteur dans un autre espace ; à côté, un dessin de Dürer venu de Vienne, jardin clos, refuge de la Vierge, dans lequel le regard se perd à l'infini. Le plus beau de tous les Fragonard, La Fête à Saint-Cloud, a été prêté par la Banque de France. Il est lui aussi comme une muraille de lumières, traversée par un jet d'eau en plein vent et par une sorte de folie.






" La fête à Saint-Cloud ", Fragonard, vers 1775









Emile Claus, le vieux jardinier, 1885








Paul Cézanne,Le jardinier , vers 1936, 








Le jardin, particulièrement au XVIIIe siècle, très présent dans les salles du Grand Palais, est un décor - et les artistes qui s'y confrontent doivent prendre le risque du «décoratif». Monet, à Giverny, tandis qu'il travaillait au cycle des Nymphéas, parlait de ses «grandes décorations», alors qu'il créait une des œuvres les plus radicales du XXe siècle. Devant un grand tableau prêté par le Musée Marmottan-Monet, Le Bon a installé un banc de jardin, pour inviter le visiteur à réfléchir à cette force du «décoratif».

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Albrecht Dürer, "Ancolie", milieu des années 1490 (?)

 

 

 

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Le Jardin du peintre à Paris, vers 1886, Edouard Debat-Ponsan

 

 

 

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Monet

 

 

 

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Monet en son jardin...

 

 

 

Une nature devenue art

Audace incroyable: Le Parc de Klimt, venu du MoMA de New York, abstraction ornementale, est encadré par les quatre panneaux de Caillebotte, Parterre de marguerites, deux de chaque côté. Depuis leur acquisition par le Musée des impressionnismes de Giverny, ces Marguerites, fragments de ce qui n'était qu'un embellissement de la salle à manger du peintre, sont devenues mondialement célèbres, dignes de dialoguer avec Monet et avec Warhol. Demander à Klimt d'interrompre ainsi, sur une cimaise, les Marguerites de Caillebotte, est remarquable d'intelligence. C'est amener le visiteur à se poser la question du sens de ces peintures, reflets d'une nature devenue art, mais que le regard contemporain a élevées au niveau du jardin mystique dessiné par Dürer, ou du monde hanté par les divinités des demeures de Pompéi.

 

 

 

 

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Le Parterre de marguerites, Gustave Caillebotte, vers 1892-1893. 

 

 

 

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Pompéï

 

 

 

Représenter le jardin, c'est faire sien un fragment de l'univers, tracer un espace intérieur, comme celui de l'Allemand Wolfgang Laib, dans la dernière salle, qui intitule deux pyramides de pollen de châtaignier Les Montagnes où l'on ne grimpe pas, le plus petit jardin qui soit, mais qui dit tout. Pour comprendre cela, Laurent Le Bon a musardé à l'abbaye de Fontfroide, où peignait Odilon Redon, devant les miroirs d'eau de Courances, derrière les murs des propriétés de Varengeville.

 

 

 

 

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Moyen-Age...

 

 

 

Le jardin, œuvre d'art totale, en mouvement et en recréation permanente, est un défi pour les artistes. Le pari, gagné, était de concevoir une exposition-œuvre d'art, qui soit à la fois décor et envers du décor, illusion et réalité. Grâce à Dominique Païni, qui a programmé un choix d'extraits de films, le cinéma, autre illusion, a sa place dans ces bosquets. Cela commence avec L'Arroseur arrosé, bien sûr. Message clair: le spectateur de ces «Jardins» n'est-il pas devenu un jardinier cultivé?




«Jardins », Grand Palais (Paris VIIIe), jusqu'au 24 juillet.

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05 mars 2017

" Au Bonheur des dames "...Exposition !

                                                                                          

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«Kimono, au bonheur des dames»

 

 

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Kimono, l'empire des sens

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" La Japonaise au bain ", huile sur toile, 1864, James Tissot, Musée des Beaux Arts de Dijon

 

 

 

Cet art ultrasophistiqué est raconté en 150 chefs-d'œuvre au musée Guimet, prêts d'une maison de confection japonaise fondée en 1611 qui en compte 10.000.


À qui lui rend visite dans sa maison-atelier des faubourgs de Tokyo, Kunihiko Moriguchiparle volontiers de son art si particulier : celui du kimono d'apparat. Sans s'arrêter de retourner au canif, un par un, les milliers de grains de riz qui boivent la couleur des lés de soie tendus autour de lui, ce septuagénaire ayant connu Malraux à Paris et Balthus à Rome, fournisseur de la famille impériale et Trésor national vivant depuis 2007, en donne même les clés d'appréciation. «Le kimono doit fonctionner en 3D comme en 2D, dit-il. C'est la seule forme d'art au monde ayant cette exigence. Il doit être beau au porté et beau lorsqu'il est suspendu à son cintre droit. En effet, lorsque la dame n'en est pas revêtue, il sert à occulter la fenêtre du séjour. Avec le paravent c'est l'un des rares décors dans nos demeures traditionnelles si petites.»

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Kimonos de la série Symphonie de lumière de Itchikue Kubota, Japon, 2000

 

 

 

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«Le kimono doit fonctionner en 3D comme en 2D. C'est la seule forme d'art au monde ayant cette exigence. Il doit être beau au porté et beau lorsqu'il est suspendu à son cintre droit»

Kunihiko Moriguchi

Kunihiko Moriguchi peint ses kimonos. Il mêle le cubisme et l'abstraction, sans oublier les styles anciens qu'il connaît et respecte. Il est ainsi l'héritier de ceux qui ont créé les merveilles actuellement visibles au Musée Guimet de Paris. Aurélie Samuel, conservatrice spécialiste des textiles au musée et fraîchement nommée directrice des collections de la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent, a, avec Iwao Nagasaki, emprunté quelque 150 kimonos parmi les 10.000 de la collection Matsuzakaya, une maison de confection fondée en 1611 et devenue grand magasin à partir de 1910.

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Expo_Du-No-Mata-Hari_musee-guimet

 

 

 

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Des thèmes sophistiqués

Tous sont présentés en 2D, excepté les modernes installés sur des poupées mannequins. Tous sortent pour la première fois de l'Archipel, du musée municipal de Nagoya, où ils sont conservés. Chacune de ces pièces témoigne d'une complexité et d'une délicatesse affolantes. Parlons d'abord des techniques, elles sont multiples. Tant pour le tissage du chanvre, de l'ortie ou du mûrier, fibres aussi élégantes que résistantes, que pour le coton léger arrivé avec les Portugais à partir du XVe siècle ou la coûteuse soie. Les types d'entrecroisements se nomment chez nous taffetas, sergé, satin, damassé, crêpe, gaze… À cela s'ajoute la teinture des étoffes, voire des fibres. Certains bains sont effectués au pochoir, d'autres avec des parties ligaturées ou occultées par de la pâte de riz afin d'obtenir des dessins en réserve. Ainsi ceux de nervures de feuilles, à peine visibles tant ils sont fins.

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Musée Guimet - Exposition "Tsutsugaki" - Textiles indigo du Japon 

 

 

 

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N'abordons pas la fabrication des pigments, obtenus parfois à partir d'un compost végétal aspergé de saké. Évoquons plutôt la broderie. Elle émerveille, qu'elle soit directement cousue sur le tissu en une grande variété de points, combinée à des feuilles de métal, ou enserrant des fils d'or posés à plat pour un relief plus vif. Les thèmes choisis ne sont pas moins sophistiqués. Priorité est donnée à la nature, dans cette société fondamentalement animiste. De bas en haut, on retrouve souvent la trinité mer-terre-ciel. Souvent avec cascades, rochers et nuages. Fleurs, bosquets et animaux enrichissent ces paysages. Les représentations d'orchidées, de chrysanthèmes, de pivoines, de glycines, de bambous, de pins, d'érables rouges ou de prunus s'harmonisent avec celles de carpes, coquillages, papillons, hirondelles, coqs… On remarque aussi des motifs d'éventails, de barrières, de bateaux, des pavillons et kiosques, des roues et chars à bœufs, et même de la calligraphie ou quelques sceaux. Autant d'indices d'une certaine fierté dans le génie technique humain.

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Exposition Kimono — Au bonheur des dames au Musée Guimet du 22 février ay 22 mai

 

 

 

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Ainsi, les combinaisons semblent infinies sur ces vastes surfaces en forme de T, addition de sept lés. D'autant que les saisons ajoutent leurs tonalités propres. Le bleu d'été est, par exemple, de mise pour ce kimono à camélias, fleurs de cerisier et chauves-souris. À l'inverse, symbole de l'hiver, la neige sur des haies de jardin resplendit dans cet autre de sergé de soie rouge orangé.

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Des carcans très travaillés



Dans l'exposition, des paravents, des objets et bijoux relevant de la toilette féminine ponctuent le parcours. Peignes de laque ou épingles à cheveux, appareil pour imprégner les vêtements de l'odeur de l'encens, coiffeuses et écritoires portent le raffinement à son comble. On y retrouve les mêmes passions générales. Celle de la nature et de la mode. Car, dès l'époque d'Edo (au début du XVIIe siècle), les Japonaises suivent la tendance préconisée dans des catalogues à leur intention.

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Paravent à six panneaux représentant des kimonos suspendus

 

 

 

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Pourtant, quoi de plus difficile que de porter ces kimonos? Destinés à la noblesse militaire, à l'aristocratie impériale ou à la bourgeoisie marchande - les plus travaillés étant ceux de mariage -, ce sont aussi des carcans. Aurélie Samuel est intarissable lorsqu'elle raconte la manière de rouler l'obi, cette ceinture large de 35 centimètres et longue de 4 à 5 mètres. Avec cet accessoire, impossible de ne pas se raidir ou même de s'asseoir dans un fauteuil. Ces lourdes étoffes brident les gestes, contraignent la largeur des pas déjà effectués sur de hauts socques. Mais ici, dans cet empire qui écoute ses lettrés, toute mesure est synonyme de beauté.



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La commissaire fait encore remarquer les encolures, destinées à être portées légèrement rejeté à l'arrière afin d'amplifier la longueur du cou. Plus occidentale ou plus féministe, Sophie Makariou, directrice du musée, résume le kimono de manière franche dans le catalogue : il ne serait en fait que «raideur maintien, contrainte». L'Occident s'est chargé de faire sauter ce carcan, détournant dès le XVIIe siècle le kimono en robe de chambre (peut-être comme celles que portent le géographe et l'astronome peints par Vermeer). Considérant les splendeurs laissées derrière les vitres, on ne s'interdira pas de penser que c'est dommage.




«Kimono, au bonheur des dames», Musée national des arts asiatiques-Guimet (Paris XVIe)


 

 

 

 

 

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22 février 2017

Le Premier Impressionniste...

 

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Pissarro, le premier des impressionnistes au Musée Marmottan Monet

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Le Musée Marmottan Monet va consacrer une exposition à Pissarro, du 23 février au 2 juillet 2017. Considéré comme le premier impressionniste, Camille Pissarro reste dans l’ombre de Monet et de Cézanne, et est peu connu en France. Avec cette exposition, qui réunit plus de 60 chefs d’oeuvre de Pissarro, le Musée Marmottan Monet compte bien rectifier le tir. A voir !




Jacob Abraham Camille Pissarro, dit Camille Pissarro, né à Saint-Thomas (Îles Vierges), alors possession danoise, le 10 juillet 1830 et mort à Paris le 13 novembre 1903, est un peintre impressionniste puis néo-impressionniste franco-danois.


Connu comme l'un des « pères de l'impressionnisme », il a peint la vie rurale française, en particulier des paysages et des scènes représentant des paysans travaillant dans les champs, mais il est célèbre aussi pour ses scènes de Montmartre, et ses scènes autour du Louvre et des Tuileries, où il descendait. À Paris, il eut entre autres pour élèves Paul CézannePaul GauguinJean Peské et Henri-Martin Lamotte.

 

 

 

 

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La Moisson, 1882

 

 

 

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Paysanne poussant une brouette, 1874 (Maison Rondest, Pontoise )

 

 

 

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Un carrefour à l’Hermitage Pontoise (1876 )

 

 

 

Pissarro est aussi un théoricien de l'anarchie, fréquentant assidûment les peintres de la Nouvelle-Athènes qui appartiennent au mouvement libertaire. Il partage cette position avec Paul Gauguin, avec lequel il aura par la suite des relations tendues.


Pissarro est un grand peintre, dont certaines toiles, injustement jugées comme mièvres, n'ont pas la place qu'elles méritent, sans doute en raison de leurs sujets, moins spectaculaires que ceux choisis par d'autres Impressionnistes (La Meule, Pontoise, La Route d'Ennery). En 1896, le peintre déclarait : « Nous ne demandons pas mieux que d'être classiques, mais en le trouvant par notre propre sensation, oh! que c'est différent! »
Il est père du peintre Lucien Pissarro.

 

 

 

 

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Printemps, pruniers en fleurs, Pontoise (1877 )

 

 

 

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Toits rouges, coin d'un village, hiver, 1877 (Côte de Saint-Denis, Pontoise)

 

 

 

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Bergère rentrant des moutons, 1886

 

 

 

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La conversation (c. 1881)

 

 

 

Camille Pissarro est à l’honneur cette saison à Paris : le peintre impressionniste est au cœur de deux grandes expositions, au Musée du Luxembourg (dès le 16 mars 2017) et au Musée Marmottan Monet, du 23 février au 2 juillet 2017. Avec une soixantaine de ses chefs-d’œuvre qui, pour plus de la moitié, n’ont pas été vus en France depuis de nombreuses décennies, l’exposition retrace les étapes d’une œuvre majeure du XIXe siècle.
Peu salué par le public parisien, Camille Pissarro est pourtant bien considéré par beaucoup comme étant le premier des impressionnistes, lui qui est initié à la peinture dans les îles, avant de s’installer en France en 1855 (à 25 ans). Très vite, son style bien particulier plait par son exotisme et il est admis au Salon dès 1859 après avoir fait la connaissance de Camille Corot et Charles-François Daubigny.


 

 

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Boulevard Montmartre, printemps, 1897

 

 

 

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Avenue de l'Opéra, soleil, matinée d'hiver, 1898

 

 

 

En Région parisienne, Camille Pissarro va vite se tourner vers les paysages, allant alors immortaliser les Bords de la Marne en 1864 dans un premier grand format de l’artiste accepté au Salon. Pontoise, Louveciennes, Eragny, Camille Pissarro signe de grandes toiles, peignant l’industrialisation naissante, les champs, les gens, et les ports avec une palette de couleurs toujours plus claire, lui qui éradique le noir et les ocres de sa palette en premier.
Il sera l’un des membres les plus engagés du groupe et le seul à participer à leurs huit expositions, considéré par Émile Zola comme « l’un des trois ou quatre peintres de ce temps ».

 

 

 

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La Meule...

 

 

 

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La Seine à Port-Marly, c. 1872, collection particulière 

 

 

 

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Le jardin à Maubuisson

 

 

 

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Louveciennes, 1871

 

 

 

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Usines...Le Havre

 

 

 

En 1886, il se détourne de l’impressionnisme et partage les recherches de Georges Seurat et des néo-impressionniste; puis, il décide daller à Paris, alternant son travail entre ville et campagne. C’est en 1893, depuis la fenêtre de sa chambre d’hôtel donnant sur la place du Havre, qu’il réalise ses premières vues de Paris, jusqu’à sa mort en 1903.


 

 

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Le Jardin à Pontoise, 1877, collection particulière

 

 

 

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Félix Pissarro portant un béret rouge (1881)

 

 

 

Pour Patricj de Carolis, Directeur du Musée Marmottan Monet : "La reconnaissance de l’importance de ces artistes et de leur œuvre est donc intimement liée à leur exposition qui génère études et commentaires. [...] Certains des maîtres de l’impressionnisme se trouvent encore dans cette situation, au premier rang desquels Camille Pissarro, l’aîné des impressionnistes et des néo-impressionnistes, que le public parisien connaît peu et mal malgré la présentation régulière des œuvres du musée d’Orsay. La dernière rétrospective qui lui a rendu hommage à Paris date en effet de 1981. Il y a trente-six ans déjà."

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Autoportrait (1898), non localisé.

 

 

 

Du 23 février au 2 juillet 2017
Lieu : Musée Marmottan Monet

 

 

 

 

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Pauline Bonaparte -Princesse Borghese.

Bonjour mes amies  et surtout ma petite Manise, je ne vous ai pas abandonnées.  Un peu occupée ailleurs...

 

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En voilà des courbes sensuelles ! La belle Vénus se prélasse sur son lit. Sculptée au début du XIXe siècle par l'artiste italien Canova, elle offre sa nudité à tous les regards.

Rien d'inhabituel pour la déesse de l'amour et de la beauté. Et pourtant, la statue dévoilée au public crée le scandale...

 

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Quatre ans plus tôt, le prince Borghèse commande à Canova un portrait de son épouse Pauline. Il la veut sous les traits de Diane, la déesse de la chasse, également célèbre pour sa chasteté.
Mais Pauline, la sœur de Napoléon Ier, a un goût certain pour la provocation. Elle supplie Canova de modifier légèrement la commande.

 

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À gauche : François Gérard, Portrait de Camille Borghèse, 1er quart du XIXe siècle, huile sur toile. À droite : Marie-Guillemine Benoist, Portrait de Pauline Bonaparte, princesse Borghèse, 1808, huile sur toile, 200 x 142 cm, Musée national du château de Fontainebleau

 

Canova la représente donc plutôt en Vénus en s'inspirant des statues antiques. Pauline tient une pomme, le symbole de la déesse. Mais comme cette déesse, elle est surtout dénudée. Quelle inconvenance de la part de la sœur d'un souverain !

La polémique enfle dès la livraison de l’œuvre. Comment Pauline a-t-elle osé poser nue devant l'artiste ? "Il y avait du chauffage dans l'atelier", aurait répondu cette dernière, ravie de la controverse.

 

 

 

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Canova a même tout fait pour rendre sa sculpture vivante. Il l'avait recouverte d'une cire un peu rosée, comme la chair. La base contenait un mécanisme qui faisait tourner la sculpture. On pouvait admirer les formes de Pauline sous tous les angles !

Son mari le prince Borghèse, vexé et jaloux, refuse que la sculpture quitte sa résidence.
Mais cela ne suffit pas, on vient de partout l'admirer. Un témoin raconte même qu'on fut obligé de mettre une barrière de sécurité pour la protéger !

 

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Pour en savoir plus sur Pauline Bonaparte voir  ICI

 

Je vous souhaite à toutes une bonne fin de semaine

 LANDRIE

 

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19 février 2017

Vermeer...Exposition au Louvre !

 

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Vermeer : le mythe du génie solitaire

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" Jeune-femme en jaune écrivant une lettre ", huile sur toile, 1665

 

 

 

Une mort précoce à 43 ans, pas de maître ni d'élèves, une trentaine d'œuvres connues dont seulement trois sont signées, le succès puis deux cents ans d'oubli. Peut-on aujourd'hui élucider le mystère de Vermeer ?

L'horizon le plus lointain qu'ait jamais peint Vermeer est celui de sa ville natale, et tout laisse penser qu'il n'en a pas connu d'autre. Encore cette longue procession de murs, de tours, de pignons, de poternes qui se dessinent entre le ciel d'argent et le miroir de l'eau a-t-elle été contemplée, dit-on, d'une demeure toute proche du Lange Geer. De même, c'est depuis les fenêtres situées à l'arrière de sa maison qu'il a pu observer la Ruelle: pour la peindre, il n'eut pas même à sortir de chez lui. Certes, dans la Vue de Delft, le panorama semble s'évader par l'arche du pont ; dans La Ruelle, la porte ouverte sur la cour creuse vers une soudaine perspective. Mais le regard bute aussitôt sur quelque plan qui borne l'évasion: derrière le pont, des toits ; derrière la cour, des murs. Pour Vermeer, Delft fut une sorte de labyrinthe.

 

 

 

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" La Ruelle ", 1657

 

 

 

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" Vue de Delft " ( 1659/1660 )

 

 

 

De là, les étranges mises en scène de ses toiles où il ne dispose ses personnages que pour manifester leur isolement. Et cela dans les 36 tableaux que nous connaissons de lui. Douze d'entre eux seront exposés au Louvre pour trois mois à partir du 22 février. On n'a vu cela qu'une seule fois à Paris (en 1966). On ne le reverra sans doute jamais tant les musées qui ont la chance de posséder des œuvres de Vermeer répugnent à les prêter, et tant les valeurs d'assurance pour les faire voyager sont exorbitantes. Un exploit rendu cette fois possible par plusieurs années de préparation, des prêts exceptionnels consentis en usant de diplomatie envers les musées de Washington et de New York, de Berlin et de Dublin, d'Amsterdam et de Londres.

 

 

 

 

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" La Laitière ", huile sur toile, 1658/1659

 

 

 

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La Dentellière ", huile suir toile marouflée... vers 1669/1670

 

 

 

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" La jeune-fille à la perle ", 1665

 

 

 

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" La femme à la fenêtre ", 1664

 

 

 

Vus séparément, ces tableaux hypnotisent par l'étrange lumière qui se glisse dans leur espace. Réunis, ce qui n'est arrivé qu'une fois auparavant, ils nous unissent comme par miracle au monde silencieux et énigmatique de Vermeer. L'exposition du Louvre va plus loin. De cet artiste longtemps isolé, «à jamais inconnu, à peine identifié sous le nom de Vermeer», comme l'avait remarqué Proust, on en sait aujourd'hui davantage: c'est le réseau fascinant des relations qu'il a entretenues avec les autres grands peintres du Siècle d'or hollandais qu'explore la rétrospective du Louvre. Elle définit, par comparaison, d'où émane le rayonnement singulier et profond de ses tableaux. Elle fait percevoir l'impression de grandeur et de mystère qui s'en dégage et saisir par quel sortilège Vermeer, en représentant le spectacle le plus quotidien et le plus banal, parvient à donner au spectateur une émotion aussi insondable, aussi exceptionnelle.

 

 

 

 

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" Le collier de perles ", 1664

 

 

 

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" La peseuse de perles ", 1664

 

 

 

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" La leçon de musique ", 1660

 

 

 

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" Diane et ses nymphes ", 1655

 

 

 

Ce que nous savons de lui tient en un nom de ville et deux dates: né à Delft en 1632, mort à Delft en 1675. L'œuvre n'est pas mieux lotie: recherchée et admirée du vivant de l'artiste, elle sombre dans l'oubli dès le début du XVIIIe siècle. Les tableaux de Vermeer, dont le nom n'est plus même mentionné, sont alors attribués à ceux de ses contemporains qui présentent avec lui des affinités comme Gerard Ter Borch, Jan Steen ou Frans Van Mieris. Ce n'est qu'en 1842 qu'un historien de l'art français, Théophile Thoré-Bürger, passionné et obstiné, va ressusciter Vermeer après plus de vingt ans d'investigations et dresser le corpus de ses œuvres. Curieux destin tout de même que celui de cet artiste né au temps de Rembrandt, oublié, puis redécouvert au temps de Van Gogh. Fromentin le néglige dans Les Maîtres d'autrefois, mais Renoir s'échappe de Bayreuth pour aller à Dresde admirer L'Entremetteuse du peintre de Delft et Manet dira à plusieurs reprises son regret de ne pas avoir vu les Vermeer du musée de Vienne. En un temps où les peintres aimaient se représenter eux-mêmes, Vermeer se garda bien de révéler son visage: si dans L'Atelier il nous montre un peintre au travail, celui-ci, indifférent au regard d'autrui, est de dos. Curieux autoportrait.

 

 

 

 

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" Le Christ chez Marthe et Marie ", 1655

 

 

 

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" Sainte-Praxède ", 1655

 

 

 

Une vie à l'étroit







Delft, au temps de Vermeer, était une ville paisible et prospère, légèrement en déclin par rapport à La Haye. Ce pays où prédominaient les valeurs bourgeoises était ouvert aux écrivains - Descartes - comme aux philosophes - Spinoza, qui y élabora sa métaphysique. De qui Vermeer fut-il l'élève? Qui furent ses disciples? On ne sait pas non plus s'il fit le voyage d'Italie dans sa jeunesse ou s'il ne connut la peinture du Caravage qu'à travers son influence sur l'école d'Utrecht. Ne nous est parvenue aucune de ces anecdotes qui restituent un cénacle d'élèves, un milieu social, un bonheur conjugal. En 1653, croit-on, il épouse Catharina Bolnes qui dut être de constitution robuste car elle mit au monde 15 enfants. Les rares documents qui concernent alors Vermeer mentionnent ses embarras financiers. Ne pouvant vivre de sa seule peinture, il est aussi marchand de tableaux, activité qu'il doit suspendre vers 1672 lors de la crise économique consécutive à la guerre avec la France. Il meurt en 1675, à 43 ans, laissant à sa veuve, contrainte de faire face à de graves difficultés, une succession obérée et huit enfants mineurs. Son boulanger, auquel il devait 617 florins, fut dédommagé par la cession de deux tableaux du maître.

 

 

 

 

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" La Courtisane ", 1656

 

 

 

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" Soldat et jeune-fille riant ", 1658

 

 

 

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" Gentihomme et dame buvant du vin ", 1659

 

 

 

On se doute que Vermeer vécut à l'étroit dans sa maison de Delft, deux ou trois pièces tout au plus, dont on retrouve les accessoires, les tissus, le mobilier dans ses toiles. L'espace, toujours le même, est celui d'une chambre unique dont on ne voit le plus souvent que la cloison de gauche avec une fenêtre ornée de vitraux, la paroi du fond rigoureusement parallèle au plan du châssis, les diagonales du sol marbré qui donnent la profondeur. Les rectangles des cartes géographiques et des tableaux suspendus au mur, les volumes simples de quelques meubles - table, chaise, clavecin - répètent avec précision le tracé des axes directeurs, déterminent les proportions, situent la place exacte des personnages immobilisés. Les étoffes et les draperies tempèrent parfois de leurs larges plis ce cadre géométrique (Gentilhomme et dame à l'épinette). D'une œuvre à l'autre, on reconnaît les chaises à têtes de lion, le tapis oriental, les instruments de musique. Les vêtements des jeunes femmes - son épouse ou l'une de ses filles qui auraient posé pour lui - sont eux aussi identiques: une veste bleue bordée d'hermine, une robe de soie jaune, des perles (La Peseuse d'or). Vermeer, comme ce sera plus tard le cas pour Cézanne, ne se sent pleinement à l'aise que devant le calme impalpable de l'univers du tableau. Tout apparaît comme le royaume de la géométrie: lignes et formes s'y décantent pour s'ordonner selon le volume cubique de la pièce, les parallèles des poutres au plafond, le quadrillé noir et blanc du carrelage sur le sol. Murs, portes, fenêtres s'emboîtent, s'articulent comme un jeu de construction. Vermeer pousse cette dictature de l'équilibre presque jusqu'au vertige selon une rigueur dont se souviendra Mondrian.

 

 

 

 

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" Gentilhomme et dame jouant à l'épinette ", 1662

 

 

 

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" La joueuse de luth ", 1664

 

 

 

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" le concert ", 1665

 

 

 

Rendre la lumière par la couleur







L'exposition du Louvre gravite autour de Vermeer, représenté par 12 tableaux. Une œuvre peu étendue. Même si un certain nombre de ses toiles a disparu, il est évident que Vermeer n'appartient pas à la catégorie des artistes qui travaillaient vite, laissant libre cours à la plume, au burin ou au pinceau. Aucun dessin, aucune gravure n'ont jamais pu lui être attribué. Créer avec lenteur caractérisait l'œuvre de Vermeer: en vingt-deux ans, de 1653 à 1675, il a réalisé entre 45 et 60 tableaux. Il peignait donc deux ou trois toiles par an. Rapportée à celle de ses collègues, sa production était étonnamment réduite. Cela pourrait expliquer son manque de diffusion, mais la vraie raison doit être ailleurs: cette production, peu nombreuse, semble avoir été jalousement gardée par de rares amateurs. Pendant pratiquement toute la carrière de Vermeer, un seul et même collectionneur, Pieter Claesz van Ruijven, achètera régulièrement ses tableaux qui ne seront donc vus que par un public restreint.

 

 

 

 

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" L'atelier ", 1666

 

 

 

A ses débuts, comme tout jeune artiste, Vermeer est séduit par la nouveauté et l'audace. Il se rallie à l'école d'Utrecht, tout auréolée du caravagisme le plus récent. Ses toiles atteignent presque 1,50 mètre (Le Christ chez Marthe et Marie) alors que plus tard, elles oscilleront entre 40 et 70 centimètres. Avec Diane et ses nymphes puis L'Entremetteuse, il est encore aux prises avec les enseignements qui affluent de partout. Mais, brusquement, c'en est fini des tâtonnements: commence la série des petits tableaux aux sujets d'intimité où sa technique s'affirme d'emblée avec tant de décision et de constance qu'il n'est pas aisé d'y percevoir une ligne d'évolution ou une chronologie. Un véritable miracle s'ébauche avec La Dormeuse et se réalise pleinement avec la Jeune fille lisant une lettre, dite aussi La Liseuse à la fenêtre. Immobile et recluse dans sa lecture, elle ne livre que le reflet de son visage sur la vitre de la fenêtre. L'épais rideau vert en trompe-l'œil, dont on ne sait ce qu'il cache, sert à la fois de liaison et de séparation à l'inaccessible liseuse que protège encore le rempart de la table couverte d'un tapis rouge et d'une coupe de fruits. Vermeer, pour la première fois, découvre le royaume secret où il aimera s'évader, «un calme de rêve, dira le critique Huizinga, une immobilité complète, une élégiaque clarté, trop fine pour être appelée mélancolique». Si l'on confronte au tableau de Vermeer une œuvre de même sujet, La Vieille Messagère, peinte par son contemporain Jan Steen, il apparaît bien que ce n'est pas dans le choix des thèmes que Vermeer se distingue des autres, mais dans sa manière de les peindre: il n'est pas un narrateur, les gestes quotidiens qu'accomplissent ses personnages n'ont pas de signification anecdotique. Nous sommes en présence d'un mouvement du corps ou de l'épaule, d'une attitude ou d'un regard, non d'une illustration des activités humaines. La lumière qui se glisse dans l'espace, qui joue autour des personnages et des objets, ajoute une dimension de plus: elle accentue avec subtilité, jamais avec excès. Deux siècles avant les impressionnistes, Vermeer a su rendre la lumière par la couleur.

 

 

 

 

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" Jeune-femme assoupie ", 1657

 

 

 

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" Dame et sa servante ", 1667

 

 

 

Peinte sans doute dans les années 1658-1660, La Jeune Fille et le Soldat inaugure une série de tableaux où Vermeer puise dans la tradition commune (voir par exemple La Visite importune, de Gabriel Metsu) mais pour mieux s'en éloigner par la qualité de l'exécution et les raffinements chromatiques: «Quand on regarde Vermeer de près, avait remarqué Van Gogh, c'est incroyable, c'est peint avec de toutes autres couleurs que lorsque l'on regarde de loin.» Cette matière picturale, posée en couches lisses et bombées, parfois même en gouttes denses aux coupelles réverbérantes, donne à la couleur son éclat et à la lumière son rayonnement. «Chez lui, ajoute René Huyghe, ce n'est pas le sujet qui nous touche mais l'expression artistique, de même que chez Mozart, dans Cosi fan tutte, ce n'est pas le thème qui nous retient mais l'expression musicale».

 

 

 

 

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une nouvelle fois...La lettre, 1670

 

Ce tableau a été donné en 1676 par la veuve du peintre au boulanger chez qui elle avait une dette de deux ans de fourniture de pain.
Dans ce tableau revient une dernière fois le thème de la lettre : dans l’angle d’une chambre qui a toutes les caractéristiques des pièces typiques de Vermeer, une jeune femme est occupée à écrire une lettre.
A côté de la fenêtre se tient la domestique qui regarde distraitement dehors, figée dans une attente immobile : elle semble attendre que sa maîtresse ait fini sa lettre pour aller la porter.
L’immobilité de statue de la servante, évidente dans le traitement des plis de la robe, contraste avec la figure dynamique de la maîtresse construite à l’aide de lignes obliques et baignée dans une lumière crue.
Vermeer exprime ainsi la tension spirituelle de la jeune femme et son implication émotionnelle dans l’écriture de la lettre.
Il semble qu’elle répond à une missive qui ne lui a pas plu et que l’on aperçoit chiffonnée sur le carrelage au premier plan.
Le tableau suspendu sur le mur du fond, « Moïse sauvé des eaux », est le même que celui que l’on aperçoit en plus petit dans l’Astronome.
A l’épisode biblique du sauvetage de Moïse par la fille de Pharaon pourrait être associée une réflexion sur la capacité de Dieu à appaiser les oppositions les plus profondes.

 

 

 

 

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" La lettre d'amour ", 1669

 

C’est le seul tableau dans lequel Vermeer a construit une scène en perspective par l’enfilade d’une porte : le point de vue de l’observateur est situé dans une antichambre obscure où l’on entrevoit un siège, des feuilles de musique (sur la droite) et une carte de géographie délavée (sur la gauche).
Dans la pièce que l’on découvre par la porte, lumineuse et riche, une domestique vient de remettre une lettre à sa maîtresse.
Cette femme, qui était occupée à jouer d’un instrument, se tourne vers sa servante d’un air préoccupé.......



 

 

 

 

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" L'astronome ", 1668

 

 

 

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" Le géographe ", 1668

 

 

 

Vermeer, au-delà du mystère









On ne connaît de lui aucun mot, peu de faits, pas même la date exacte de sa naissance, mais sa Laitière et sa Jeune fille à la perle sont devenues des icônes. A l'occasion de l'exposition magistrale que dédie le musée du Louvre à Vermeer et aux «maîtres de la peinture de genre», Le Figaro Hors-Série se penche sur le «sphinx de Delft» : l'historien Timothy Brook révèle comment ses tableaux peignent un monde dont les frontières atteignaient la Chine ; Jean Clair, de l'Académie française, décrypte l'énigmatique tableau de la Femme à la balance, Bérénice Levet dresse le portrait de la toute jeune nation hollandaise, Laurent Dandrieu évoque la musique silencieuse de Vermeer et Stéphane Guégan la fascination de Proust pour le prodige de Delft. Beau comme un livre d'art, ce numéro prolonge idéalement la magie d'une exceptionnelle rencontre avec la peinture hollandaise.Antoine Cerrutti.




Vermeer et les maîtres de la peinture de genre, du 22 février au 22 mai, musée du Louvre, hall Napoléon. Catalogue sous la direction de Blaise Ducos, coédition Musée du Louvre/Somogy

 

 

 

 

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30 janvier 2017

Passionnante exposition : Grands peintres et la Banlieue !

 

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À Rueil, elle court, elle court, la banlieue

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Le canal Saint-Denis sous un ciel d'orage, 1935, de Jean Lugnier, Musée d'Art et d'Histoire de Saint-Denis

 

 

 

De Corot à Vlaminck, entre nostalgie et enthousiasme, les peintres ont enregistré les mutations du paysage francilien.
Dans ce parcours sur le thème du paysage francilien, installé Atelier Grognard, à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), les peintres réunis, de Corot à Vlaminck, penchent de plus en plus nombreux vers l'urbanisme et l'industrie. Au fil des 150 œuvres présentées, le goût de la vie moderne contrebalance puis gomme la nostalgie d'une nature arcadienne. Certes, chanter la douceur des vallons et la paix des boucles de la Seine n'est pas totalement exclu dans l'entre-deux-guerres. Mais la joie qui sourd des guinguettes ou de quelque régate à Yerres n'est plus celle des premiers impressionnistes.

 

 

 

 

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TOFFOLI Louis 
Quai à Ivry, 1951 
Huile sur isorel, 66 x 81,5 cm 
Musée du Domaine départemental, Sceaux

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TOFFOLI Louis 
Quai à Ivry, 1951 
Huile sur isorel, 66 x 81,5 cm 
Musée du Domaine départemental, Sceaux

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LINT Alphonse 
Les Petits pêcheurs au pont de pierre de Lagny, vers 1895 
Huile sur toile, 88 x 130 cm 
Musée Gatien-Bonnet à Lagny-sur-Marne 

 

 

 

L'univers ouvrier et urbain a désormais la préférence. En 1934, un Jean Lugnier célèbre les jardins sociaux de Saint-Ouen dominés par un immense silo en acier. À la même époque, un Maurice Falliès en rajoute dans le côté sale et fumant des usines de Saint-Denis. Il est vrai qu'autour de Paris, les hauts-fourneaux et les façades d'immeubles ont commencé plus tôt et plus puissamment qu'ailleurs à barrer l'horizon.
On remarque une première cheminée sous le pinceau de Stanislas Lépine dans une vue de Conflans-Sainte-Honorine composée vers 1878. Un an plus tôt, la diligence que figure Pissarro à Pontoise est déjà un signe d'archaïsme. La tour Eiffel n'a pas un an lorsque Georges Pajot la traite depuis le mont Valérien… Partout bientôt passe le train. Monet plante son chevalet sur le ballast de la gare d'Argenteuil (1872), Édouard Dantan stationne à Saint-Cloud (1880), Pierre-Antoine Cluzeau fait étape devant le pont de Saint-Maur-Bonneuil (1922).

 

 

 

 

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Georges Manzana-Pissarro, Effet de neige sur la Seine, 1902 © Musée Pissarro – Pontoise

 

 

 

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Gustave Caillebotte, Bateau à l’encre sur la Seine à Argenteuil, 1888 © Collection du Val d’Oise

 

 

 

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Camille Pissarro, La diligence, 1877 © Musée d’Orsay

 

 

 

 

La «banlieue noire»





Le défaut de cette exposition qui est de mêler simples images intéressantes et véritables œuvres fait paradoxalement sa qualité. Les commissaires Colette Bal-Parisot et Véronique Alemany collent sans cesse au thème. Lequel, on le constate, évolue à la vitesse du cheval-vapeur.
Les noms célèbres - un Manet tardif, un Gauguin de jeunesse, un Cézanne à Auvers-sur-Oise, un beau Dufy, un Picabia quelconque - contribuent au même titre que les autres moins connus, voire oubliés, à cette chronique d'une métamorphose générale. Par les toiles empruntées tant aux grands musées de la capitale qu'aux petites collections locales, on assiste bien sûr à la naissance de l'«agglomération». Mais aussi, derrière, à l'installation de la nouvelle esthétique dominante.

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Maximilien Luce, La Seine à Issy-les-Moulineaux, 1920 © Musée d’Issy-les-Moulineaux

 

 

 

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Charles-François Daubigny, La Seine à Bezons, 1851 © Musée d’Orsay

 

 

 

Sous prétexte de combattre la misère et l'exploitation, quoi de plus jouissif pour un peintre que cet Eden balafré par la brique et le béton ?

Routes bitumées, chemins de fer, machinisme et constructions anarchiques offrent un monde autrement plus riche en cylindres, sphères et cônes que celui des sous-bois de Fontainebleau ou des sentiers de Barbizon. Ces lieux qu'en bon héritier des Hollandais du Siècle d'or un Daubigny chérissait il y a moins d'un siècle. La «banlieue noire», à laquelle le parcours consacre une large section, cristallise d'évidence tout ce qu'il faut dénoncer de l'époque. Mais aussi, sous prétexte de combattre la misère et l'exploitation, quoi de plus jouissif pour un peintre que cet Eden balafré par la brique et le béton? Quel motif plus intéressant que cette verdure envahie de taudis? Ou que cette eau souillée du mazout des péniches?

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Lefort, Usine de banlieue

 

 

 

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Pierre-Emmanuel Damoye, "La Seine à Nanterre", vers 1880

 

 © Sceaux, musée du Domaine départemental

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Hervier de Romande, "Paul Féval en barque sur la Marne", 1890

 

 © Musée de Nogent-sur-Marne

Un charme quasi-surréalistes





Ne parlons pas des collines, non plus rondes mais enfin idéalement déstructurées par les carrières. À ce sujet, un Léon Auguste Mellé se focalise sur d'étranges roues d'extraction à Gentilly. Représentées sous la neige, elles ont un charme quasi surréaliste. De son côté, un Maximilien Luce tire profit de la construction du métro à Issy-les-Moulineaux pour rendre les jaunes et les violets révélés du sous-sol. Desnoyer va jusqu'à imaginer un vitrail en contemplant le port de Gennevilliers. Comme lui, les Herbin, Gromaire, Lasne et Lhote trouvent aisément leurs lignes franches, leurs couleurs criardes et leurs matières rugueuses symptomatiques du cubisme triomphant.

Un charme quasi-surréalistes





Ne parlons pas des collines, non plus rondes mais enfin idéalement déstructurées par les carrières. À ce sujet, un Léon Auguste Mellé se focalise sur d'étranges roues d'extraction à Gentilly. Représentées sous la neige, elles ont un charme quasi surréaliste. De son côté, un Maximilien Luce tire profit de la construction du métro à Issy-les-Moulineaux pour rendre les jaunes et les violets révélés du sous-sol. Desnoyer va jusqu'à imaginer un vitrail en contemplant le port de Gennevilliers. Comme lui, les Herbin, Gromaire, Lasne et Lhote trouvent aisément leurs lignes franches, leurs couleurs criardes et leurs matières rugueuses symptomatiques du cubisme triomphant.

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Apparition du paysage contemporain de l'ile de France#PeindreLaBanlieue, de Corot à Vlaminck, #Exposition à l'Atelier Grognard

 

 

 

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Au milieu de ce nouveau classicisme, les canotiers n'ont pas totalement disparu. Quelques-uns s'évertuent encore à reprendre les poncifs champêtres. Faut-il les considérer comme des peintres du dimanche? Ce serait trop sommaire.


Peindre la banlieuede Corot à Vlaminck 1850-1950 , Atelier Grognard, Rueil-Malmaison (92), jusqu'au 10 avril.

 

 

 

 

 

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24 janvier 2017

Musée Lambinet...les femmes à l'honneur !

 

 

 

 

 

 

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Les femmes en marche à Versailles

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" La mort de Marat ", Jean-Jacques Hauer, 1794

 

 

 

LA CHRONIQUE D'ADRIEN GOETZ - Le Musée Lambinet consacre une exposition aux héroïnes de la Révolution qui trouve une saisissante résonance avec l'actualité d'aujourd'hui.
La première grande «marche des femmes» de l'histoire est celle des Parisiennes qui vinrent chercher le roi et sa famille à Versailles, le 6 octobre 1789 - avec, parmi elles, quelques intrus, des hommes… Michelet a écrit, transformant l'anecdote en mythe fondateur: «Les hommes ont fait le 14 Juillet, les femmes le 6 octobre.» L'exposition, due à Martial Poirson, professeur d'histoire à l'université Paris-VIII, et à Françoise Roussel-Leriche, qui dirige le Musée Lambinet de Versailles, détricote l'image des «tricoteuses», assises sur les marches du tribunal révolutionnaire, harengères transformant l'échafaud en tribune aux harangues.

 

 

 

 

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La marche des femmes sur Versailles – Tempera sur toile 5 mètres x 3- Raymond Dumoux. 

 

 

 

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La marche des femmes sur Versailles – Gravure – Raymond Dumoux

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Marche des femmes sur Versailles, 5 octobre 1789

 

 © Gianni Dagli Orti / The Art Archive
Le cliché s'est répandu au XIXe siècle, caricatures, gravures, toiles historiques en témoignent. Dans les salles aux hautes boiseries blanches, on voit plus de tableaux rétrospectifs, passionnantes recompositions du passé à des fins politiques, que de vitrines garnies de sanglants tricots. Quelle est la part du fantasme? L'exposition présente une galerie de femmes puissantes, victimes ou bourreaux, stigmatisées ou idéalisées: Charlotte Corday, héroïne cornélienne dépeinte tantôt comme un monstre tantôt comme une sainte, Théroigne de Méricourt brandissant ses pistolets, Olympe de Gouges déclarant que les femmes naissent libres et égales aux hommes… Manon Roland devient une icône dès lors qu'on la peint sur l'échafaud criant: «Liberté, que de crimes on commet en ton nom.» Dans un livre récent, Juger la reine(Tallandier), Emmanuel de Waresquiel analyse le procès de Marie-Antoinette comme celui d'une femme devant un tribunal d'hommes décidés à abolir une forme de pouvoir féminin qui avait triomphé au XVIIIe siècle.

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Arrestation de Charlotte Corday...

 

 

 

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Charlotte Corday dans sa prison...

 

 

 

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Héroïne révolutionnaire considérée comme l’une des premières féministes françaises, Olympe de Gouges s’est distinguée par son célèbre texte intitulé Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Elle y prônait ardemment l’émancipation féminine. 

 

 

 

 

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Portrait présumé de Théroigne de Méricourt

 

 

 

 

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Manon Roland, née Jeanne Marie Philipon, plus connue sous le nom de Madame Roland, née le 17 mars 1754 à Paris, et guillotinée dans la même ville le 8 novembre 1793, est une salonnière française.
Elle fut une des figures de la Révolution française et joua un rôle majeur au sein du parti girondin. Elle poussa son mari, Jean-Marie Roland de La Platière, au premier plan de la vie politique de 1791 à 1793.

 

 

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peinture de Mme Roland en prison...puis guillotinée ( gravure )

 

 

 

 

Le grand intérêt de cette exposition est de montrer comment, durant la Révolution, et au long de sa réécriture dans le siècle qui suivit, se sont fixés la plupart des stéréotypes qui encombrent encore le discours sur les femmes en politique. L'image fantasmée des femmes prenant la parole en public, regroupées en clubs, «filles émancipées, grenadiers femelles», écrit le «doux» Fabre d'Églantine en 1793, a pour pendant les «Merveilleuses» du Directoire, extravagantes ingénues prêtes à séduire Barras ou Bonaparte. Martial Poirson cite Élisabeth Badinter: «La violence féminine est difficile à penser, non seulement pour des raisons militantes - la violence n'a peut-être pas de sexe -, mais parce qu'elle met en péril l'image que les femmes se font d'elles-mêmes.»


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Le couple Desmoulins

 

 

 

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Lucile Desmoulins

 

 

 

Jean-Clément Martin, dans le passionnant catalogue, analyse ce moment où voyeurisme et misogynie se mêlent, à propos de ces «dangereuses victimes» que sont Lucile Desmoulins, Madame Élisabeth, sœur de Louis XVI, les Vendéennes massacrées ou les carmélites de Compiègne marchant à la mort en chantant. Ce qui frappe c'est qu'aucune des femmes montrées ici ne parvient au pouvoir autrement que par la force symbolique des images. Avec l'Empire, ce sera le temps des hommes.






EXPOSITION :
«Amazones de la Révolution. Des femmes dans la tourmente de 1789», Musée Lambinet, Versailles (78), prolongationjusqu'au 5 mars.


 

 

 

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