Les amies du boudoir

02 novembre 2017

EXPOSITION: UNE AUTRE RENAISSANCE...AU LOUVRE

 

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Portrait équestre de François 1er, par Jean Clouet

 

 

Au Louvre, une autre Renaissance révélée

 

 

François Ier n'a pas aimé que l'Italie. Une exposition réhabilite les artistes flamands et hollandais ayant œuvré en France sous son règne.

Les châteaux du Val de Loire et celui de Fontainebleau ont fait de l'ombre au pan nordique de la Renaissance en France. Au Louvre, dans l'exposition centrée sur le règne de François Ier, cette face négligée se révèle dans toute sa beauté et son ampleur. Les surprises abondent. On découvre une pléiade d'artistes originaires des Flandres ou des Pays-Bas, bien moins célèbres que les Italiens Rosso ou Primatice, mais dont le talent et l'importance éclatent. Ils s'appellent Wouter Van Campen, Noël Bellemare, Joos Van Cleve… La plupart ont eu leur nom francisé quand d'autres ne sont plus connus que par un surnom tel le maître d'Amiens, Godefroy le Batave ou le maître du Carcer d'Amour.

 

 

On découvre une pléiade d'artistes originaires des Flandres ou des Pays-Bas, bien moins célèbres que les Italiens Rosso ou Primatice, mais dont le talent et l'importance éclatent

 

 

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Portrait de François 1er en Saint-Jean Baptiste, par J. Clouet

 

 

 

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Autre portrait, toujours par J. Clouet

 

 

 

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" Le Saint-Jean Baptiste " de Léonard de Vinci

 

 

 

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" Mona Lisa--dite La Joconde ", de Léonard de Vinci

 

 

 

 

Nous l’attendions avec impatience et, bien évidemment, il est là et en bonne place dans la nouvelle exposition temporaire du Musée du Louvre. Nous voulons parler bien sûr du mythique portrait de François Ier, exécuté aux alentours de 1530 par le peintre Jean Clouet. Lourd costume d’apparat, regard apaisé mais autoritaire, couleurs aussi riches que royales…

L’œuvre est renommée et que celui qui ne l’a jamais étudiée au collège nous jette la première pierre ! Cependant, ce que l’on sait probablement moins, c’est que le portraitiste à qui l’on doit cette huile sur toile était originaire de ce que l’on nommait au XVe siècle les Pays-Bas Bourguignons (comprenez Flandre, Artois, Brabant, Limbourg, Hainaut, Namurois, Hollande, Zélande et les autres territoires néerlandais…)

Si le goût du roi François Ier pour la création artistique italienne est très connu, celui pour les arts des Pays-Bas est en revanche bien moins mis en avant alors que la Renaissance française a vu s’installer dans le royaume nombre de maîtres néerlandais, aujourd’hui magnifiquement présentés par le parcours temporaire : « François Ier et l’art des Pays-Bas ».

 

 

 

 

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" Sainte-Anne " de Léonard de Vinci

 

 

 

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Lucrèce par Joos Van Cleve (détail). / Vienne, Erich Lessing, prêtée au Louvre

 

 

 

 

Clouet et De Vinci

Nous progressons donc de surprise en surprise dans cette exposition organisée selon un schéma thématique. À grands renfort de gravures, esquisses, retables et sculptures en bois, le Louvre démontre que François Ier ne s’est pas contenté de s’approprier l’art italien mais a également fortement encouragé la pratique néerlandaise à infuser dans le royaume de France.

Bien sûr, de l’Italie, vint Léonard de Vinci, mais des régions septentrionales de l’Europe, arrivèrent des créateurs aux noms bien moins connus du grand public, mais qui apportèrent dans leurs bagages des idées innovantes dans les domaines de l’art religieux, du paysage (encore très peu pratiqué pour lui-même) et du portrait. Et en matière de portrait justement, prenons le temps de nous arrêter sur une étape clé du parcours du Louvre, consacrée à Corneille de Lyon (également connu sous le nom de Corneille de La Haye, du nom de sa ville natale).

 

 

 

 

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" Guillaume Budé ", par J. Clouet

 

 

 

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" Marguerite d'Angoulême ", par J. Clouet

 

 

 

..................etc......................etc............................etc...........................etc.

 

 

 

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Robe Renaissance d'une Dame de cour...

 

 

 

Portrait et foi

En effet, une salle entière a été consacrée au peintre mystérieux, espace à la scénographie subtile et parfaitement maîtrisée. Au centre de la pièce plongée dans une semi-obscurité, nous attend le petit Portrait de Pierre Aymeric, marchand de son état. C’est la seule œuvre dont on est absolument certain qu’elle soit de la main du maître d’origine néerlandaise. Puis, disposées tout autour de la pièce centrale, une dizaine d’autres panneaux de notables de Lyon ; certains authentifiés, d’autres anonymes, riches marchands ou membres de la classe noble.

On le comprend assez rapidement au cœur du parcours, François Ier n’est au bout du compte pas si présent et ce souverain pourtant cité dans le titre de l’exposition temporaire sait s’éclipser pour mieux laisser la primauté au royaume de France dans sa globalité. Le propos s’intéresse en effet davantage au contexte, à l’époque, à la chronologie du règne de François Ier beaucoup plus qu’à sa personne.

 

 

Des échanges

La France alors, terreau fertile pour l’implantation et la croissance des peintres des Pays-Bas ? Indéniablement. Présents dans diverses régions (Picardie, Touraine, Île-de-France…) ces peintres ont livré des apports nouveaux, donnant par exemple à la peinture chrétienne une gestuelle plus naturelle, plus proche des petites gens lorsqu’on la place en comparaison avec les expressions figées et antiquisantes de leurs pendants italiens.

Quant à la pratique du portrait, il ne serait pas exagéré que de dire qu’elle connaît une petite révolution sous cette influence nordique. Mais nous ne vous en dirons pas davantage sur la question, le mieux étant encore que vous parcouriez ce nouvel accrochage temporaire, qui nous a enthousiasmés !

 

 

 

Une magnifique exposition, très, très riche....

 

 

 

 

 

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20 octobre 2017

Le VERRE au MOYEN-AGE, au musée de Cluny

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L'éclat du verre médiéval au Musée de Cluny

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" Les joueurs d'échecs ", provenant de l'hôtel  de la Bessée, Villefranche-sur-Saône, XVe siècle, Vitrail, verres colorés et plomb.

 

 

 

 

LA CHRONIQUE d'ADRIEN GOETZ - Le verre au Moyen Âge n'a cessé d'être perfectionné, d'invention en invention, synonyme de luxe sur les tables et de beauté sublime dans la lumière des vitraux.


Un livre ouvert dans une vitrine, et le visiteur peut se croire plongé dans un roman d'Umberto Eco: ce recueil des sermons de saint Augustin, de la fin du XVe siècle, venu de la bibliothèque médiathèque d'Orléans, conserve entre deux pages l'empreinte d'une paire de lunettes comme les clercs médiévaux aimaient en porter. À côté, un élégant modèle, provenant des collections d'Écouen, correspondrait à peu près.

 

 

 

 

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au musée de Cluny, dans la salle dédiée aux vitraux médiévaux, un ensemble provenant de la Sainte Chapelle de Paris, démonté...

 

 

 

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2 vitraux de la Cathédrale Notre-Dame de Paris...

 

 

 

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Vitraux, le Verre au Moyen-Age inventif...

 

 

 

L'intérêt de cette passionnante exposition, c'est d'explorer à la fois les techniques et les symboles, d'inviter le visiteur à voyager entre Orient et Occident

 

 

Pendant des siècles, le verre a passionné les savants et émerveillé ceux qui ne savaient rien, depuis ces colliers de pâte colorée du VIIe siècle retrouvés en Normandie lors des fouilles de la nécropole de Sannerville près de Caen jusqu'aux précieux verres d'Orient, venus de Syrie, qu'on conservait, en Angleterre, au XVe siècle dans des écrins de cuir. Médecins et alchimistes se sont passionnés pour le verre. À Aix-la-Chapelle ou à Venise, les miroirs sont perfectionnés, permettant des jeux optiques dont les peintres ne tardent pas à s'emparer. L'intérêt de cette passionnante exposition due à Sophie Lagabrielle, conservateur général au Musée de Cluny, c'est d'explorer à la fois les techniques et les symboles, d'inviter le visiteur à voyager entre Orient et Occident.

 

 

 

 

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[url=http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84497167/f277.image.r=Manuscrit Fran%C3%A7ais 829]Guillaume de Digulleville, Le Pèlerinage vie humaine,
Manuscrit Français 829, exposé au feuillet 135, médecin et ses potions, enluminure sur parchemin (14e siècle).[/url]

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[url=http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10509080f/f307.image.r="Fran%C3%A7ais 12420"]Boccace, Des cleres et nobles femmes, Manuscrit Français 12420, exposé au feuillet 150, Julia Soaemias siégeant au Sénat, enluminure sur parchemin (15e siècle).[/url]

 

 

 

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Jean Miélot, Miracles de Notre-Dame, Manuscrit Français 9198, exposé au feuillet 19, portrait de l’auteur réalisée en grisaille, une technique picturale qui s’applique aux manuscrits aussi bien qu’aux vitraux, enluminure sur parchemin (15e siècle).

 

 

 

L’exposition « Le Verre, un Moyen Âge inventif » est organisée par le Musée de Cluny- musée national du Moyen Âge, en partenariat avec la Réunion des musées nationaux – Grand Palais. Conçue par Sophie Lagabrielle, conservateur général au Musée de Cluny – musée national du Moyen Âge, qui en assure le commissariat, l’exposition s’accompagne d’un livre abondamment illustré.

 

 

L'histoire de l'art rejoint ici celle des usages et de la vie quotidienne: un manuscrit brugeois des Enseignements d'Hugues de Lannoy, prêté par la BNF, montre un chevalier de la Toison d'Or, Philippe le Bon peut-être, admonestant son fils vers 1470 devant une fenêtre à volets et parcloses, incontestablement princière mais qui n'est pas encore vitrée. À la même époque, on voit pourtant déjà des assemblages de cives de verre blanc - un panneau évoque immédiatement ce que fait aujourd'hui un artiste comme Jean-Michel Othoniel pour la cathédrale d'Angoulême - qui donnent de la luminosité aux intérieurs. Un film, très pertinent, détaille les modes de fabrication, selon les régions et les traditions.


 

 

 

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" L'Arbre de Jessé ", vitrail, verres colorés et plomb, de l'église Saint-Denis

 

 

 

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" Le VERRE sous toutes ses formes "

 

 

 

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Ainsi le verre, produit de luxe et produit médical, se retrouve également sur les bijoux, les pièces d’orfèvrerie sacrées, sur les tissus brodés, mais également en optique.

 

 

 

 

Entrevoir l'invisible



Mais le verre, comme le souligne Michel Pastoureau dans la préface du catalogue, est à la fois physique et métaphysique. À l'entrée de l'exposition, une salle de vitraux démontre à quel point il a été, pendant dix siècles, le matériau de l'immatériel. Coloré, traversé par la lumière du soleil, les verrières gothiques font rayonner la lumière de Dieu, comme un fragile éclat visible qui permet d'entrevoir l'invisible. Apparaissent des scènes de l'Apocalypse de la Sainte Chapelle, l'unique vitrail peint par Jean Fouquet, l'Arche d'alliance représentée parmi les «allégories de saint Paul» dans le chœur de Saint-Denis. Une beauté sacrée entoure le verre médiéval, émouvante comme ces fragments de verreries teintées du XIe siècle retrouvés à Jumièges et conservés au Musée des antiquités de Rouen: un puzzle de visages et de lettres qui raconte une aventure aux couleurs d'or, d'azur et de vermillon.


Musée de Cluny (Paris Ve), Musée national du Moyen Âge, exposition «Le verre, un Moyen Âge inventif», jusqu'au 8 janvier (avec le soutien de Saint-Gobain et de la SELTZ Foundation).

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25 septembre 2017

Patrimoine de Pierre Le Grand...reconstitué !

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Ce cabinet d'ambre, composé de milliers de fragments, tient autant de la pièce que de la boîte précieuse ! ( Ambassade de Russie ) 

 

 

 

MORCEAUX CHOISIS - L'ambassade de Russie, à Paris, expose la réplique d'un cabinet offert par le roi de Prusse à Pierre le Grand. Une curiosité à plus d'un titre.
C'est «la» curiosité à voir à Paris, cette semaine. Jusqu'au 30 septembre, un cabinet d'ambre est exposé à la résidence de l'ambassadeur de la Fédération de Russie, rue de Grenelle, à Paris. Posé dans un salon à l'étage, il tient autant de la pièce que de la boîte précieuse.
Des milliers de fragments d'ambre la composent, de couleurs variées, allant de l'ocre au rouge. Outre des morceaux d'«or de la Baltique», des sculptures miniatures, des miroirs et une foule de détails sculptés rendent le cabinet extraordinaire. Cet objet l'est d'ailleurs à plus d'un titre.

 

«C'est la huitième merveille du monde !»

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L'œuvre est une réplique d'un cabinet commandé par le roi de Prusse, au XVIIIe siècle. Alors que le tsar Pierre le Grand rend visite à Frédéric-Guillaume Ier, en 1713, il s'extasie devant la préciosité de la pièce et s'exclame: «C'est la huitième merveille du monde!» Trois ans plus tard, à l'issue de négociations, le roi lui en fait don. Le cabinet, mis en caisses, part pour la Russie. Il est d'abord installé au Palais d'Hiver, puis à celui de Tsarskoïe Selo, la résidence d'été des empereurs russes. On l'étoffe ensuite, ajoutant des pilastres à miroirs, des mosaïques florentines et des panneaux. En 1770, le cabinet s'est fait chambre. L'ensemble a mobilisé 6 tonnes d'ambre, mesure 55 m2 et est, dit-on, très prisé de la Grande Catherine. 

 

 

 

 

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Symbole de gloire passée

En 1941, les Allemands envahissent l'Union soviétique et font main basse sur la merveille. Ils démontent les panneaux, et les expédient au château de Königsberg, où se trouve un musée d'ambre. En 1944, alors que les bombes pleuvent sur l'Allemagne, la pièce est à nouveau démontée. Depuis, personne ne sait ce qu'il en est advenu, en dépit de nombreuses tentatives pour la retrouver (y compris de la part de chercheurs d'or). A-t-elle brûlé? Est-elle enfouie quelque part? Qu'importe!

 

 

 

 

 

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Dévoilée en 2003 lors d'une cérémonie, présidée par Vladimir Poutine et le Chancelier allemand Gerhard Schröder, la reconstitution de la chambre d'ambre est désormais accessible au public. Il y a quelques années, l'une des mosaïque florentine a été retrouvée et la différence est presque imperceptible à l'œil nu : « Les critiques les plus sévères et les opposants au projet ont finir par reconnaître le talent de nos artisans », proclame le site. Quant au destin de la pièce originale, le mystère reste entier. 

 

 

 

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Les Russes ont tout simplement reconstruit ce symbole de leur gloire passée et outragée. Financée par une entreprise allemande, une réplique de la chambre, qui a nécessité vingt ans de travail, a été présentée en 2003 au Palais Catherine, à l'occasion du tricentenaire de Saint-Pétersbourg. Puis on a vu fleurir quatre répliques de la pièce d'origine réalisées pour de riches particuliers. Celle exposée chez son excellence Alexandre Orlov appartient à un homme d'affaires. Elle célèbre, à sa manière, l'anniversaire de la visite de Pierre le Grand en France, en 1717. 
 
 
 
Des visites exclusives sont organisées pour les lecteurs du Figaro, le 28 septembre à 15 heures et 16 heures. Inscription dans la limite des places disponibles: hotel.d.estrees.2017@gmail.com 

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Patrimoine de Pierre Le Grand...reconstitué !

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Ce cabinet d'ambre, composé de milliers de fragments, tient autant de la pièce que de la boîte précieuse ! ( Ambassade de Russie ) 

 

 

 

MORCEAUX CHOISIS - L'ambassade de Russie, à Paris, expose la réplique d'un cabinet offert par le roi de Prusse à Pierre le Grand. Une curiosité à plus d'un titre.
C'est «la» curiosité à voir à Paris, cette semaine. Jusqu'au 30 septembre, un cabinet d'ambre est exposé à la résidence de l'ambassadeur de la Fédération de Russie, rue de Grenelle, à Paris. Posé dans un salon à l'étage, il tient autant de la pièce que de la boîte précieuse.
Des milliers de fragments d'ambre la composent, de couleurs variées, allant de l'ocre au rouge. Outre des morceaux d'«or de la Baltique», des sculptures miniatures, des miroirs et une foule de détails sculptés rendent le cabinet extraordinaire. Cet objet l'est d'ailleurs à plus d'un titre.

 

«C'est la huitième merveille du monde !»

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L'œuvre est une réplique d'un cabinet commandé par le roi de Prusse, au XVIIIe siècle. Alors que le tsar Pierre le Grand rend visite à Frédéric-Guillaume Ier, en 1713, il s'extasie devant la préciosité de la pièce et s'exclame: «C'est la huitième merveille du monde!» Trois ans plus tard, à l'issue de négociations, le roi lui en fait don. Le cabinet, mis en caisses, part pour la Russie. Il est d'abord installé au Palais d'Hiver, puis à celui de Tsarskoïe Selo, la résidence d'été des empereurs russes. On l'étoffe ensuite, ajoutant des pilastres à miroirs, des mosaïques florentines et des panneaux. En 1770, le cabinet s'est fait chambre. L'ensemble a mobilisé 6 tonnes d'ambre, mesure 55 m2 et est, dit-on, très prisé de la Grande Catherine. 

 

 

 

 

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Symbole de gloire passée

En 1941, les Allemands envahissent l'Union soviétique et font main basse sur la merveille. Ils démontent les panneaux, et les expédient au château de Königsberg, où se trouve un musée d'ambre. En 1944, alors que les bombes pleuvent sur l'Allemagne, la pièce est à nouveau démontée. Depuis, personne ne sait ce qu'il en est advenu, en dépit de nombreuses tentatives pour la retrouver (y compris de la part de chercheurs d'or). A-t-elle brûlé? Est-elle enfouie quelque part? Qu'importe!

 

 

 

 

 

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Dévoilée en 2003 lors d'une cérémonie, présidée par Vladimir Poutine et le Chancelier allemand Gerhard Schröder, la reconstitution de la chambre d'ambre est désormais accessible au public. Il y a quelques années, l'une des mosaïque florentine a été retrouvée et la différence est presque imperceptible à l'œil nu : « Les critiques les plus sévères et les opposants au projet ont finir par reconnaître le talent de nos artisans », proclame le site. Quant au destin de la pièce originale, le mystère reste entier. 

 

 

 

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Les Russes ont tout simplement reconstruit ce symbole de leur gloire passée et outragée. Financée par une entreprise allemande, une réplique de la chambre, qui a nécessité vingt ans de travail, a été présentée en 2003 au Palais Catherine, à l'occasion du tricentenaire de Saint-Pétersbourg. Puis on a vu fleurir quatre répliques de la pièce d'origine réalisées pour de riches particuliers. Celle exposée chez son excellence Alexandre Orlov appartient à un homme d'affaires. Elle célèbre, à sa manière, l'anniversaire de la visite de Pierre le Grand en France, en 1717. 
 
 
 
Des visites exclusives sont organisées pour les lecteurs du Figaro, le 28 septembre à 15 heures et 16 heures. Inscription dans la limite des places disponibles: hotel.d.estrees.2017@gmail.com 

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20 septembre 2017

 

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Le musée secret de Claude Monet

 

 

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Le musée Marmottant réunit du 14 septembre 2017 au 14 janvier 2018, les chefs-d'oeuvre de la collection privée de Monet à Giverny

 

 

 

 

Toute sa vie, l'artiste a réuni un superbe ensemble de toiles de ses amis impressionnistes : Boudin, Corot, Renoir, Cézanne, Manet, Morisot. Le musée Marmottan révèle les chefs-d'œuvre de cette collection longtemps restée inconnue.


Dans la maison, il y a un atelier qui est en même temps le salon, où les murs sont couverts de tableaux et d'esquisses, sans cadres, où les bords se touchent, accrochés sur quatre niveaux. C'est là que Monet apporte son travail de la journée qu'il contemple pendant des heures, qu'il complète, qu'il harmonise. Le repas terminé, on revient à l'atelier prendre le café, en traversant le salon bleu où est entreposée la bibliothèque de Monet.

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Promenade à Argenteuil

 

 

 

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Claude MONET, "La Terrasse à Vétheuil", 1881, Huile sur toile, 81 x 65 cm, Collection particulière. 

 

 

 

 

Racontées par le marchand Gustave Geffroy, les soirées à Giverny s'écoulaient toujours dans le même calme tranquille. Seuls les intimes étaient conviés. Depuis toujours, c'est là que Monet conservait des œuvres de sa jeunesse aussi bien que sa production récente, des premières études de paysage jusqu'aux derniers Nymphéas: toute sa vie défilait ainsi sur les murs. A cette collection personnelle, les «Monet de Monet» viendront peu à peu s'ajouter les toiles et dessins qu'il avait acquis, œuvres des amis qu'il admirait, Cézanne, Manet, Renoir, Pissarro… L'ensemble, prestigieux mais tenu secret du vivant de Monet, qui répugnait à montrer ses trouvailles, fut dispersé après sa mort dans l'indifférence générale - vendu pour une bonne part par son fils. Aucun texte, aucune rétrospective n'avait tenté d'en suivre la trace, d'en reconstituer le périple. L'exposition du musée Marmottan est une grande première: la traque des œuvres éparpillées dans les plus fameuses collections publiques et privées du monde entier s'est révélée une véritable enquête policière, grâce aux minutieuses et précieuses recherches de Sylvie Patin, conservateur général au musée d'Orsay, de Marianne Mathieu, chargée des collections de Marmottan, et de Dominique Lobstein, historien d'art. Plusieurs toiles sont pourtant absentes. Le plus grand mérite de cette exposition événement serait de faire réapparaître ces chefs-d'œuvre qui nous échappent encore pour que renaisse dans son intégralité, tel qu'il était, le musée intime de Monet… 

 

 

 

 

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Claude MONET, "Nymphéas", vers 1914, Huile sur toile, 135 x 145 cm, Collection particulière. 

 

 

 

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Claude MONET, "Peupliers au bord de l'Epte, effet du soir", 1891, Huile sur toile, 100 x 62 cm, Collection particulière.

 

 

 

 

Pendant longtemps, la préoccupation du peintre ne fut pas d'enrichir sa collection, mais de survivre au jour le jour. Comme Renoir et Pissarro à la même époque, Monet faisait partie des sans-argent chroniques du groupe impressionniste. Il ne disposait pas même de quoi chauffer Camille, sa compagne, et leur enfant. «La peinture ne va pas, écrivait-il à Bazille, et je ne compte plus sur la gloire. Déceptions, affronts, et l'argent manque toujours: à l'exposition du Havre, je n'ai rien vendu.» Durant l'été 1869, Monet ne put guère travailler n'ayant pas les moyens d'acheter des couleurs. Malgré sa situation critique, il ne perdait pas espoir, et Renoir se rappela plus tard avec reconnaissance que chaque fois qu'il s'abandonnait au découragement, Monet savait stimuler son ardeur. Les deux amis fréquentaient La Grenouillère, une guinguette sur la Seine à Croissy, près de Chatou, où l'étude des vibrations de la lumière sur l'eau joua un rôle important dans le développement de leur style. 

 

 

 

 

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Portrait de Monet en uniforme par Charles Lhullier, huile sur toile ( 1861 ou 1862 ) 

 

 

 

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Monet peignant dans son atelier, par Edouard Manet, huile sur toile

 

 

 

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Paysannes plantant des rames, par Camille Pissarro, huile sur toile ( 1891 ) 

 

 

 

 

" Les premiers tableaux de sa collection ne sont pas des achats mais des cadeaux "

Monet était aussi attiré par le travail d'Hokusai et les estampes japonaises: la subtilité de leurs lignes, leurs qualités décoratives, les raccourcis pleins d'audaces, la distribution de l'espace, l'avaient profondément impressionné, mais il ne put en acquérir avant 1870, quand le galeriste Paul Durand-Ruel commença à s'intéresser à sa peinture. Monet et Pissarro lui présentèrent leurs amis Sisley et Degas auxquels il acheta immédiatement plusieurs œuvres, puis il fit la connaissance de Manet et prit tout ce qu'il trouva chez lui, 23 tableaux dont La Musique aux Tuileries. L'intérêt que Durand-Ruel portait aux peintres du groupe leur fut un appui moral autant que financier, bien que Monet ait souffert plus qu'aucun autre de dénuement. Il ne dut de survivre qu'à la générosité de ses amis, de Manet surtout, qui lui acheta souvent des toiles, l'encouragea toujours de sa merveilleuse bonté. Les premiers tableaux à former la collection de Monet ne sont pas des achats mais des cadeaux, des portraits de lui et de sa famille peints par ses proches comme Madame Monet et son fils au jardin, offert par Renoir, ou par Manet Monet peignant dans son bateau-atelier, une barque qu'avec l'aide de Gustave Caillebotte il avait aménagée, où il pouvait loger et peindre. Ainsi installé à fleur d'eau, il scrutait les reflets en captant au plus près la mobilité atmosphérique. Sa touche va se faire fougueuse, vibratoire. C'est l'une des périodes les plus éblouissantes de Monet. 

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Le clocher de Sainte-Catherine, à Honfleur, huile sur toile, 1897, don de Monet au musée de Eugène Boudin, de Honfleur 

 

 

 

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Le nègre Scipion, par Paul Cézanne, vers 1867 

 

 

 

 

Le peintre avait passé sa jeunesse au Havre où il avait fait la connaissance d'Eugène Boudin. Il put toujours compter sur son amitié: en 1860, Monet lui écrivit pour lui demander de lui offrir l'un de ses merveilleux paysages enlevés en quelques traits. À ces dons vont se joindre des échanges: Monet remettra à Rodin, dont il a fait la connaissance en 1888, un paysage peint à Belle-Ile-en-mer contre un bronze, Jeune mère à la grotte. Au terme de ces trente années, de 1859 à 1889, la collection personnelle de Monet a déjà belle allure, mais l'artiste ne l'évoque jamais. Que ce soit à Argenteuil, de 1872 à 1877, où presque tous ses amis sont venus travailler, à Vétheuil jusqu'en 1881 puis à Poissy et jusqu'à son installation à Giverny en 1883, Monet ne fait jamais allusion à son musée intime, dont personne alors ne sait ce qu'il contient. 

 

 

 

 

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Portrait de Madame Clémentine Stora en costume algérien, dit aussi l'Algérienne, par Pierre Auguste Renoir, en 1870 

 

 

 

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Neige fondant à Fontainebleau, par Paul Cézanne, vers 1879/1880 

 

 

 

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Claude MONET, "La Rue de l'Épicerie à Rouen", 1892, Huile sur toile, 92 x 52 cm, Collection particulière. 

 

 

 

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Claude MONET, "Falaises, temps gris", 1882-1886, Huile sur toile, 54 x 73 cm, Collection particulière. 

 

 

 

 

La misère, les railleries, l'incompréhension auront toutefois une fin lorsque, à l'occasion de l'Exposition universelle de 1889, la galerie Georges Petit, qui se spécialisera dans la consécration de l'avant-garde, organise une exposition conjointe Monet-Rodin qui fera dire à Clemenceau: «Ce Monet, c'est Austerlitz sans Waterloo.» Annoncée par les recherches sur les massifs de fleurs, la série des toiles peintes à la gare Saint-Lazare est la première des grandes compositions que Monet réalisa sur un même monument ou un même motif: la cathédrale de Rouen, la série des Meules, celle des Peupliers, qui trouvèrent des amateurs d'autant plus aisément que la réputation de Monet s'établit dès la fin des années 1880. Longtemps en butte à l'éreintement de la critique et à la misère matérielle, les mauvais jours s'éloignent avec l'installation du peintre à Giverny. Même si l'Etat ne lui a encore acheté aucun tableau, ses œuvres se vendent de mieux en mieux en France et aux Etats-Unis auprès de collectionneurs toujours plus nombreux. Dès 1890, les marchands parisiens se disputent le privilège de lui organiser des expositions, mais aussi de lui procurer les toiles qu'il collectionne désormais de plus en plus assidûment. 

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Garçon dans les fleurs, de Claude Monet, huile sur toile, 1876 

 

 

 

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Venise, par Paul Signac, 1908, aquarelle et gouache 

 

 

 

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Neige abondante à la fin de l'année, par Utagawa Kunisada ( Fondation Claude Monet ) 

 

 

 

 

Entrant dans sa soixantième année, c'est à Giverny que Monet va pouvoir à la fois se reposer le corps et se fatiguer l'esprit, se créer ce chef-d'œuvre d'art total qu'est sa nouvelle demeure. Il s'est pris de passion pour le jardinage, la diversité des plantes et plus encore leur mise en scène, échangeant ses expériences avec ses amis Gustave Caillebotte ou Octave Mirbeau, courant les expositions de plantes, consultant les catalogues de pépiniéristes. Il a imaginé son jardin, dont les jeux de couleurs ne sont pas aléatoires, avec l'intention de le peindre. Empruntant l'allée principale en prenant garde de ne pas écraser les capucines qu'il aime laisser ramper, Monet porte un soin extrême aux associations de fleurs et de feuillages qui atteignent leur plénitude selon l'heure et le temps en un seul ensemble d'où le détail est absent, où seule la lumière déclenche l'instantanéité recherchée par le peintre. Plus tard, il achètera le terrain en limite de sa propriété où il va créer un jardin aquatique, des bassins qu'il fera planter de nymphéas dont les libres racines flotteront entre les eaux et où jailliront des fleurs blanches, roses, mauves et verdâtres. Du haut d'un pont japonais garni de glycines qu'il a fait construire, Monet viendra juger le tableau qu'il a créé: «J'ai entrepris des choses impossibles à faire, confie-t-il, de l'eau avec de l'herbe qui ondule dans le fond. C'est admirable à voir mais c'est à rendre fou de vouloir peindre ça.» C'est là, dans son jardin d'eau, guidé par une sorte de panthéisme jubilatoire, qu'il composera les Nymphéas. En inventant un motif qu'il peindra par la suite, Monet inverse la démarche traditionnelle du peintre paysagiste. 

 

 

 

 

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Claude MONET, "Matinée sur la Seine", 1896, Huile sur toile, 92 x 92 cm, Collection particulière. 

 

 

 


Commentaire :  « Monet, ce n’est qu’un oeil… mais, bon Dieu, quel oeil !  »  (Paul Cézanne à Ambroise Vollard) 

 

 

 

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Claude MONET, "Train dans la neige. La Locomotive", 1875, Huile sur toile, 59 x 78 cm, Musée Marmottan-Monet, Paris, Legs Victorine Donop de Monchy, 1957. 

 

 

 

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Claude MONET, "La Débâcle", 1882, Huile sur toile, 61 x 100 cm, Kunstmuseum, Berne, Legs Eugen Loeb, Berne, 1960.

 

 

 

 En s'ancrant dans l'Eure, l'artiste s'offre un sanctuaire: envahi du bonheur d'exercer ses talents de botaniste, il se lève chaque matin à 5 heures pour gagner son atelier où il lui arrive de travailler à plusieurs toiles en même temps. Et, de plus en plus, il se consacre à sa collection. Il a beau dire: «Hormis la peinture et le jardinage, je ne suis bon à rien», il a un œil extraordinaire pour déceler les chefs-d'œuvre. Il fera, à partir de 1890, l'acquisition de toiles sublimes qui le situent parmi les plus authentiques collectionneurs de son temps. 

Etre admis chez Monet n'était pas une mince affaire. Le critique d'art Moreau-Nélaton se souvient avoir été convié à déjeuner à Giverny. Ce jour-là, autour de la table, étaient réunis Georges Clemenceau et Octave Mirbeau, Paul Helleu et Auguste Rodin. Après le déjeuner qui avait lieu dans la salle à manger aux murs peints en jaune où étaient accrochées des estampes japonaises, parmi lesquelles des pièces d'Utamaro, d'Hiroshigeou d'Hokusai dont Monet était friand, on passait dans le jardin pour admirer cette nature modelée par l'artiste pour la rendre conforme à ses rêves. Alors seulement, les intimes étaient invités à monter au premier étage pour découvrir dans la chambre et le cabinet de toilette adjacent la superbe collection: Monet a possédé jusqu'à quatorze Cézanne dont l'étonnant Nègre Scipion, le Garçon au gilet rouge, plusieurs paysages dont le Château noir et natures mortes dont Pot de primevères et fruits sur une table. La collection compte aussi quatre Manet, six Renoir dont l'éclatante Baigneuse assise, un Degas, des Jongking, Berthe Morisot (Le Bain), Caillebotte(Chrysanthèmes blancs et jaunes), Corot, Sargent, Toulouse-Lautrec… Un choix qui révèle un Monet au jugement subtil quant à ses contemporains, perspicace sur l'avenir de l'Art au tournant du XXe siècle. 
Lui donner la parole en citant des extraits de son abondante correspondance nous fait entendre ses mots d'artiste. Il est l'un des premiers à aimer travailler dans la nature: «Je me réjouis de planter mon chevalet en plein air et de chercher sous la voûte des nuages le problème que nous poursuivons avec tant de labeur, et si peu de réussite, dans les murs de l'atelier.» Monet et ses amis se retrouvent à Argenteuil: «Un jour que Manet avait entrepris de faire un tableau avec des personnages sous les arbres, Renoir, à son tour, fut emballé par le charme de l'heure… le voilà peignant aux côtés de Manet. Quelle maîtrise, quel lyrisme chez Renoir». Plus tard, Monet fit l'acquisition de trois toiles de Cézanne: «Quel peintre, et comme il me donne de la joie, avoua Monet, regardez les bleus, ils sont admirables. On les sent peser sous les yeux, et, en même temps, étinceler de pureté. Ce tableau ne m'a coûté que cinquante francs, toute une histoire: il y a quarante ans, un petit marchand de couleurs qu'on appelait le père Martin nous achetait des tableaux à Sisley, à Pissarro et à moi. Un jour, je lui propose une toile. Nous traitons à cent francs, mais il était à court. Il m'offrit alors cinquante francs et ce petit Cézanne pour compléter la somme. J'ai bien sûr accepté.» 

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Claude Monet, En norvégienne, la barque à Giverny 

 

 

 

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Cézanne mourut en octobre 1906, Renoir en décembre 1919. «Allons, il ne reste plus que moi», se plaignait Monet. Avec lui disparut le dernier maître de cette unique et étonnante pléiade qui avait constitué le groupe impressionniste ; il dut ressentir quelque amertume à constater que la vision imposée au prix de tant d'années d'effort était violemment attaquée par les nouvelles générations. Pourtant, même si le terme n'était plus un cri de ralliement, ce fut l'art de Monet et de ses amis qui allait abolir d'innombrables préjugés et ouvrir la route à des hardiesses de plus en plus osées de technique, de couleur et d'abstraction.Pour cela, le dernier des impressionnistes, le patriarche à longue barbe, sera parfois rejeté, souvent combattu mais jamais ignoré, tant sa conquête d'une vision nouvelle au moment où le siècle bascule sera porteuse d'explorations formelles et parlera à l'imaginaire de tous les poètes à venir. 

Monet collectionneur», musée Marmottan Monet, Paris XVIe, du 14 septembre au 14 janvier 2018. Voir l'excellent livre de Sylvie Patin, Le Musée intime de Monet à Giverny (Editions Gourcuff Gradenigo et Claude Monet Giverny).

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03 août 2017

Impressionnisme: Henri Manguin à l'honneur...

 

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Henri Manguin, La volupté de la couleur

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Giverny se pare des couleurs de Saint-Tropez

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Saint-Tropez, Le coucher de soleil ( détail ), 1904, de Henri Mauguin

 

 

 

 

À deux pas de la propriété de Claude Monet, le Musée des impressionnismes expose le solaire Henri Manguin.


Il est l'enfant négligé du fauvisme. Dans les récits contant ce courant de peinture du début du XXe siècle, Henri Manguin (1874-1949) figure en retrait. Loin derrière les Matisse, Derain, Vlaminck et autres Braque. Même ses complices du temps où il usait ses fonds de culottes dans l'atelier de Gustave MoreauAlbert Marquet et Charles Camoin se trouvent logés à meilleure enseigne. Eux viennent de bénéficier de rétrospectives complètes (au Musée d'art moderne de la Ville de Paris pour l'un et au Musée Granet d'Aix-en-Provence pour l'autre).
Dans les salles bleues, jaunes et rouges du Musée des impressionnismes de Giverny, l'exposition Manguin sonne donc comme une première réévaluation. Seulement 90 œuvres, mais peu vues car la production a été achetée par des collectionneurs américains, russes et suisses infiniment plus que par les musées français.

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" mimosas en fleurs ", 1907

 

 

 

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" Le golfe de Saint-Tropez "

 

 

 

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" Sieste " au-dessus de Saint tropez

 

 

 

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" Aloès à Cassis ", 1912

 

 

 

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" Jeanne à l'ombrelle "

 

 

 

 

Manguin est un Parisien. Il lui faut l'éblouissement de la côte méditerranéenne




Ne sont en outre abordées que les premières années de sa carrière. Toutefois, ce sont elles qui sont décisives. Jusqu'à la Première Guerre mondiale, Manguin crée de plain-pied au sein de cette avant-garde qui, entre 1905 et 1910, pousse l'usage des couleurs pures et vives comme jamais auparavant.
Manguin est un Parisien. Il lui faut l'éblouissement de la côte méditerranéenne. En particulier celui de Saint-Tropez. Ce village n'est encore que le petit paradis à peine découvert par Signac puis Matisse. Manguin y retournera souvent. «C'est le rêve», écrit-il tandis qu'il tire de ce qu'il voit là-bas des libertés chromatiques rares.

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" Le mont Ventoux ", 1911

 

 

 

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" Le rocking chair ", 1905

 

 

 

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( 2 tableaux ) " La baigneuse à Cassis, Jeanne ", 1912

 

 

 

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" Le chemin de Ramatuelle "

 

 

 

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" Jeanne sur le balcon de la villa Dernière "

 

 

 

 

Pur style cézannien

Dans La Pinède à Cavalière (1906), les troncs des arbres ne sont pas marron mais orange, violets, verts et bleus tout en restant parfaitement identifiables et justes. La touche y facette dans le plus pur style cézannien. Deux ans plus tôt, dans Saint-Tropez, le coucher de soleil, la mer était déjà non pas bleue mais faite d'un semis de jaune, d'ocre et d'orange. Avec, au premier plan dans l'ombre, du mauve, du vert, du noir…
Comme ces paysages, les nombreux nus sont unanimement arcadiens. Mme Manguin est là, omniprésente. C'est sûr: cette Jeanne qui pose inlassablement a été précocement et longuement aimée. La voilà tout à fait à l'aise en tenue d'Ève, prenant le soleil au pied d'une frondaison. Ou bien, habillée d'une robe rouge, cousant sagement. Apollinaire parlait de volupté. On préciserait volontiers en parlant de sexualité tranquille, ce qui tranche il est vrai avec la virulence de la palette.

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" La couseuse, Jeanne à la robe rouge ", 1907

 

 

 

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" Jeanne au jardin "

 

 

 

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" Saint Tropez, l'ancien bureau du port ", 1927

 

 

 

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" Figures sur la plage "

 

 

 

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" Les cigales ", la maison de Signac à Saint Tropez,

 

 

 

 

Ce rêve d'un monde sensuel et azuréen se poursuit à Paris. Dans Les Gravures (prêt du Musée Thyssen-Bornemisza de Madrid), où une femme habillée tourne les pages d'un recueil d'illustrations pour une autre, nue… Il se lit jusque dans les natures mortes, dont la somptueuse Nature morte aux faisans bleus, proche aussi bien des meilleurs Cézanne que des meilleurs Matisse.
Au centre du parcours, une section réunit quatre des cinq huiles que Manguin a présentées en 1905, dans le cadre du fameux Salon d'automne. C'est en découvrant la salle VII, où elles se trouvaient parmi d'autres tableaux des anciens de l'atelier Moreau, que le critique Louis Vauxcelles parla d'une cage aux fauves. L'expression était lancée, mais le fauvisme était déjà adulte. Parmi ces coloristes orgiaques, Manguin opère une vaste synthèse. On discerne des influences impressionnistes (le dernier Renoir par exemple), postimpressionnistes (Van Gogh, Gauguin, Maurice Denis et les Nabis), pointillistes (Signac, Cross)… On le sent dialoguant d'égal à égal avec un Valtat comme avec un Bonnard. Recherches solaires, formes signifiées par un cerne noir japonisant, et encore et toujours ces gammes pétaradantes…

 

 

 

 

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" Saint-Paul "

 

 

 

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" Les osselets, à Cassis "

 

 

 

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" La bouquetière ", 1906

 

 

 

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" Barques à la Ponche, Saint Tropez "

 

 

 

 

Ce feu d'artifice a-t-il duré plus longtemps que le départ de Paris, quand, en août 1914, éclate la guerre? Nombreux sont alors les amis peintres mobilisés. Réformé, Manguin accepte, lui, la proposition de Paul Vallotton. Ce marchand d'art, frère du peintre Félix Vallotton, lui a suggéré de mettre sa famille à l'abri. Les Manguin s'installeront à Lausanne. Cette seconde partie de carrière sera l'objet d'une autre exposition prévue dans cette ville du 22 juin au 28 octobre 2018 (Fondation Hermitage). Alors, on saura si Manguin est toujours resté de cette qualité.

 

 

 

 

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Henri Manguin " La volupté de la couleur "

 

 

 


«Manguin, la volupté de la couleur», jusqu'au 5 novembre, au Musée des impressionnismes, 99, rue Claude-Monet, Giverny (27)

 

 

 

 

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14 juillet 2017

Exposition : André Hambourg "Ombre & lumière" à DEAUVILLE

 

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LES FRANCISCAINES COMME SI VOUS Y ÉTIEZ

 

 

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André Hamboug

 

 

 


Chaque été, les Franciscaines – futur lieu de convivialité et de culture de Deauville - présentent ses collections hors de ses murs. Au Point de Vue, vous pourrez découvrir pour la première fois cette année 66 toiles d’André Hambourg parmi les 536 qui composent la donation faite par Nicole Hambourg aux Franciscaines. L’exposition est conçue comme un voyage vers les destinations prisées par l’artiste, de Paris vers le Maghreb, en passant par la Provence et la Normandie.
Dans son prolongement, les visiteurs peuvent découvrir sur les Planches de Deauville près de trente oeuvres issues des collections des Franciscaines illustrant les lieux qui ont inspiré André Hambourg.
Photographies contemporaines, dessins et gravures, mais aussi couverture de magazines ou illustrations d’ouvrages qui ont été réalisés par d’autres artistes.




 

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Maghreb( l'un de ses célèbres tableaux ) " La place du Gouvernement à Alger ", 1939

 

 

 

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Marrakech

 

 

 

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" Le marché du Mellah ", 1940

 

 

 

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" La grande place à Tanger "

 

 

 

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Maghreb, " Les enfants d'Erfoud, 1938

 

 

 

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Jérusalem, " La porte de Jaffa, temps de pluie "

 

 

 

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Jérusalem, " Le Mur à midi ", 1971

 

 

 

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Jérusalem, " Le Dôme du Roc, le matin ", 1971

 

 

 

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La guerre " Civilisation 1937 ", 1937

 

 

 

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La guerre : " Les déportés de Vahingen ", 1945

 

 

 

 

André Hambourg et la quête de la lumière

 

 

André Hambourg (1909-1999) a traversé le XXe siècle en posant sur ses contemporains un regard sans complaisance mais plein d’empathie. Sa peinture se fait l’écho de cet intérêt pour le monde qui l’a entouré. De sa jeunesse parisienne où les rues obscures semblent avoir absorbées la lumière, à la découverte du Maghreb qu’il sillonne après avoir remporté le prix Abd-el-Tif en 1933, l’exposition entraîne le visiteur à la découverte de l’univers de l’artiste. Si la période de la guerre nous fait retrouver les teintes sombres et denses de sa jeunesse, la rencontre en 1948 de celle qui deviendra sa femme transforme ses compositions. La lumière inonde des ciels immenses, de la Normandie à la Provence. Pour la première fois depuis la réception d’une très importante donation d’oeuvres d’André Hambourg par son épouse, la Ville de Deauville lui rend hommage avec une exposition au Point de Vue.
Parmi toutes les destinations prisées par le peintre, quatre régions emblématiques de son travail et les personnes qu’il y a rencontrées jalonnent le parcours du visiteur : la région Parisienne, le Maghreb, la Provence et la Normandie.
Selon les périodes les toiles se parent d’ombre ou de lumière, mais toujours le pinceau du peintre les magnifie.


 

 

 

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" Femme au miroir ", 1932

 

 

 

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La conversation, 1929 Huile sur carton, 36 x 46 cm Deauville, Musée André Hambourg, Les Franciscaines, Inv. 

 

 

 

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Le Dessert au soleil ou Nicole au soleil, 1955 Huile sur Toile, 81 x 100 cm Deauville, Musée André Hambourg, Les Franciscaines, Inv.

 

 

 

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La rue de Nevers, 1927 Huile sur toile, 46 x 38 cm Deauville, Musée André Hambourg, Les Franciscaines, Inv. 

 

 

 

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Ce portrait est l'un de ceux qu'André Hambourg a réalisés de son amie Micheline de la Piedra. Il est exposé en juin 1931 au Salon des Tuileries à Paris.


 

 

 

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Englesqueville, 1987

 

 

 

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" A la campagne ", 1997

 

 

 

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" Octobre à Saint-Rémy ", 1988

 

 

 

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" Les fruis de Saint-Rémy, devant Saint-Paul ", 1989

 

 

 

 

LA COLLECTION André Hambourg aux franciscaines
Un musée pour une donation exceptionnelle

 

 

Le musée André Hambourg sera l’un espaces permanent des Franciscaines. Il s’appuie sur une donation exceptionnelle faite à la Ville de Deauville : 536 huiles sur toiles peintes entre 1925 et 1999, des milliers d’oeuvres sur papier, des sculptures, huiles et dessins d’artistes amis, des livres illustrés… Auteur d’une production considérable estimée à environ 12000 oeuvres, le peintre de la marine, lithographe, dessinateur et correspondant de guerre a développé un art figuratif qui a trouvé de nombreuses sources d’inspiration le long de la Côte Fleurie. Deauville se trouve aujourd’hui dépositaire d’une oeuvre remarquable dans sa dimension et sa diversité. Cette production de notoriété internationale enrichit l’offre culturelle développée sur le territoire depuis plus de dix ans, en y ajoutant l’intemporalité du témoignage
pictural sur la région.
Annie Madet-Vache, conservatrice du Musée Hambourg travaille avec Nicole Hambourg pour la valorisation de cette collection.

 

 

 

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La guerre, " Marseille ", 1942

 

 

 

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" A Marseille ", 1946

 

 

 

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" Jours de fêtes sur le vieux bassin ", à Honfleur, 1970

 

 

 

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" Le vieux bassin ", Honfleur, à Pentecôte

 

 

 

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" Les voiles rentrent ", 1973

 

 

 

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" Beau temps sur l'avant-port ", Deauville, 1976

 

 

 

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 Au printemps, à Corfou ", 1975

 

 

 

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" Le Belem ", de A. Hambourg, huile sur toile, de 1988

 

 

 

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" La plage ", 1966

 

 

 

 

« Le couple Hambourg a toujours eu l’esprit de collection et l’intention de transmettre. Il a beaucoup réfléchi, pensé, classé du vivant du peintre. La formation littéraire de Nicole Hambourg a beaucoup joué sur la méthode et dans l’esprit : elle a voulu éviter la dispersion ». Mais restait à proposer un lieu apte à recevoir ce don et à le mettre en valeur. « Nicole Hambourg travaille avec nous depuis plusieurs années, avec une confiance qui nous touche beaucoup . C’est très précieux de pouvoir recueillir son témoignage, elle le partage sans restriction. Nous sommes, avec Gwenaël le Lancelot qui travaille avec elle sur la transmission des livres du peintre, dans une démarche de recueil de mémoires. Tout cela est inestimable pour transmettre l’esprit et développer des médiations vers les publics notamment les scolaires. Connaître la  vie, la pensée , la personnalité d ’un artiste permet de mieux comprendre son oeu v r e. « Aux Franciscaines, nous pourrons montrer toutes les facettes de Hambourg pour traduire le foisonnement de son travail , son engagement de combattant, sa passion de l ’Afrique au tant que de la Normandie , sa grande curiosité en général . Et toutes ses « époques » car la chronologie est importante dans l ’oeuvre. » André Hambourg avait le goût de peindre en extérieur, i l aimait être au milieu de son sujet « sur le motif ». « Peintre de la Marine, grand voyageur, i l appréciait les grands espaces. L’ouverture vers la lumière prend une place de plus en plus importante dans ses toiles jusqu’aux grands ciels démesurés des plages normandes que nous connaissons le plus. Avec la maturité, elles deviennent lumineuses . Mais il faut aussi découvrir ses oeuvres de jeunesse plus sombres, avec beaucoup de matière. La donation Hambourg aux Franciscaines a ceci d’exceptionnel : elle permettra d’envisager l’homme et le peintre, dans un regard d’ensemble.

 

 

 

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Baya notre intendante, 1933 Huile sur Toile, 89 x 116 cm Deauville, Musée André Hambourg, Les Franciscaines, Inv

 

 

 

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Les Tomates de Mougins, 1959 Huile sur Toile, 81 x 100 cm Deauville, Musée André Hambourg, Les Franciscaines, In

 

 

 

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" Nus "....de Hambourg....

 

 

 

« TERRES d’inspiration »

 

 


Dans le prolongement de l’exposition, les visiteurs peuvent découvrir sur les Planches de Deauville 26 oeuvres issues des collections des Franciscaines. Tout l’été, les portes des cabines de bain sont habillées pour proposer une promenade en Provence, région Parisienne, Normandie et au Maghreb. Ces lieux qui ont tant inspiré André Hambourg sont également source de création pour de nombreux artistes dont les oeuvres sont conservées dans les
collections des Franciscaines. Une diversité d’approches qui permet de découvrir différents points de vue artistiques d’un même lieu et d’avoir un nouvel aperçu de l’éventail des collections des Franciscaines, futur lieu de vie culturel dont l’ouverture est prévue à Deauville en 2019.







L’exposition est ouverte du 20 mai au 18 septembre au Point de Vue – boulevard de la Mer / angle rue Tristan Bernard (près de la piscine olympique)
Tous les jours du mercredi au dimanche et le 15 août, de 10h30 à 13h00 et de 14h30 à 19h.

 

 

 

 

 

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29 juin 2017

Exposition à Versailles : André Sureda !

 

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A N D R E    S U R E D A 

 

 

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Exposition-dossier du 20 mai au 16 juillet 2017


L’exposition André Suréda, peintre de l’orient, qui se tiendra au Musée Lambinet du 20 mai 2017 au 16 juillet 2017, mettra en lumière une centaine d’oeuvres (soit 200 m2 de surface d’exposition), tirées essentiellement du fonds du Musée Lambinet ainsi que des collections de la Bibliothèque municipale de Versailles.
Cette exposition présente l’importante collection d’oeuvres réalisées par l’artiste versaillais au début du XXe siècle en Algérie et au Maroc, fonds habituellement conservé dans les réserves du Musée Lambinet et rarement visible. Elle souhaite aussi montrer des oeuvres qui n’avaient pas été mises en valeur lors de la dernière exposition consacrée à l’artiste au musée Lambinet en 1983, exposition qui comprenait surtout des dessins et des estampes. Elle constitue une préfiguration de l’exposition consacrée par le Musée Lambinet à l’orientaliste Georges Gasté, à l’automne 2017.

 

 

 

 

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" Une fontaine à Tlemcen " ( Algérie ), 1916

 

 

 

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image andre sureda the moroccan fakir

 

 

 

 

L’art de Suréda vu sous différentes thématiques

L’ enjeu de l’exposition est de permettre au public de comprendre l’oeuvre de Suréda dans toute sa diversité. La première salle sera consacrée à la famille, à la formation ainsi qu’aux premiers voyages d’André Suréda. Sa technique originale et son rapport au colonialisme seront étudiés dans la deuxième salle, qui nous révèlera comment Suréda s’intègre dans le mouvement orientaliste. La troisième salle s’attachera à le suivre dans ses voyages, de l’Algérie à la Syrie. Son talent d’illustrateur sera aussi mis en lumière. Quant à la quatrième salle, elle est dédiée à la représentation de la femme, depuis l’étude jusqu’à l’idéal de la femme rêvée, ainsi qu’au regard d’ethnologue à l’encontre des communautés religieuses, des artisans, des esclaves, des mendiants, ou encore des musiciens. Elle offre également aux visiteurs une belle série de portraits de personnalités, et l’évocation d’une nature enchanteresse d’où émergent palais et animaux.

 

 

 

 

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32 superbes bois en noir et couleurs de SUREDA, 

 gravés par Aubert. Tirage limité à 400 exemplaires. Un des 300 sur B.F.K. de Rives.

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Superbe illustration de SUREDA.

 

 

 

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 André Sureda (1872 - 1930, France) - Arabe couché sur un sofa

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André Sureda - Le Savant, Rabbin marocain
Les collections permanentes revisitées par l’Orientalisme

 

Les collections permanentes du Musée s’inspireront aussi de la thématique de l’orientalisme. Les « objets du mois », tirés de l’incomparable fonds du Musée Lambinet constitué de plus de 6 000 oeuvres, jalonneront ainsi un parcours remanié. De plus, des costumes orientaux, prêtés exclusivement pour la nuit des musées par la Compagnie du Catogan, seront également exposés.

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André SUREDA (Versailles, 1872 - Versailles, 1930) Jeune fille à la rose, étude Crayon, sanguine, gouache, fusain et craie sur papier.

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C'est sous l'invitation de sa sœur qui réside depuis quelques temps à Blida, que SUREDA se rend pour la première

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Andre Sureda, peintre orientaliste
BIOGRAPHIE

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Originaire d'une brillante lignée d'architectes espagnols, André SUREDA (Versailles 1872 - 1930 Versailles) possède une solide pratique du dessin, lorsqu'il décide de se consacrer à la peinture en 1894.

 

 

 

Naturellement intègre à l'École Nationale des Beaux-Arts, il quitte très rapidement l'atelier de Tony ROBERT-FLEURY (1837- 1912) et de Jules LEFEVRE (1836-1911), pour la liberté des grands espaces. Il sillonne alors la France, de la Bretagne an Tarn, et pousse ses recherches sur la peinture de paysage aux confins de l'Europe du Nord, jusque dans les années 1902-1903. Rien ne prédispose donc SUREDA à devenir un peintre majeur de l'Afrique du Nord, mais c'était sans compter la soudaine révélation de l'Orient.



C'est sous l'invitation de sa sœur qui réside depuis quelques temps à Blida, que SUREDA se rend pour la première fois en Algérie en 1896. De retour en métropole, l’appel de l'Orient le reprend rapidement après cette trop brève incursion algérienne. Des 1898, il poursuit sa découverte de l'Afrique du Nord par la Tunisie, puis regagne Tanger (Maroc) l'année suivante. SUREDA passera presque le reste de cette année 1899, en Algérie. Dans ce pays, il entame de nombreux croquis qui serviront a l'illustration de l’œuvre de Maupassant, Au Soleil. A partir de 1900, date a laquelle il fait son entrée au Salon des Peintres.


 

 

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Tableau d'André Suréda--- Femme Orientale

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André SUREDA (1872-1930) Femme portant des oranges devant les remparts de Mansourah

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" Mauresque couchée "

 

 

 

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André-Jules Sureda (1872-1930) : Musulmanes au Cimetière d'El-Kettar (1905 )

905).

Orientalistes Français avec Tanger, femmes Ouled Nails, SUREDA consacre de plus en plus sa peinture aux sujets orientalistes. L'obtention d'une bourse de voyage par le ministère de l'Instruction publique et des Beaux-Arts, en 1904, décide de sa vocation de peintre orientaliste qui s'échafaude progressivement entre 1905 et 1910.

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André Suréda, Les Derviches Turcs tournant, 1926 Huile sur toile

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Andre Sureda (French 1872-1930), Seated Woman, gouache on paper,

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ndré SUREDA (1872-1930) « Etude de femmes "

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Domaine, dessin. Dénomination. Auteur/exécutant, SUREDA André. Titre, Juives au cimetière

 

 

 

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André Suréda (1872-1930) ; jeune bédouine dansant, sud-Algérien, 1912

 

 

 

 

SUREDA met un certain temps a s'extirper des poncifs orientalistes de DELACROIX. "Femmes Mauresque faisant la sieste", "Les Femmes du Harem", illustrent quelques-unes des meilleures citations des fascinantes « Femmes d'Alger dans leur appartement » (1834), qui habitent encore les débuts orientalistes de SUREDA. D'emblée, la force du témoignage, la fébrilité du trait de DELACROIX, la polyvalence technique du maitre romantique, exercent une admiration durable chez le jeune peintre. Outre l'intrusion malicieuse de nombreuses références à l'orientalisme romantique, ces toutes premières œuvres orientalistes possèdent une indéniable sensibilité impressionniste de la couleur et de la matière. La référence à RENOIR dans l'édulcoration des couleurs sous la pâte blanche, s'impose alors immédiatement au regard. Bien qu’à la lumière de "La fumeuse de Narguile" (1911), sa peinture trahisse d'évidentes allusions au romantisme et à l'impressionnisme, ce savant dosage d'influences dévoile déjà la très forte originalité de rapport personnel de SUREDA. C'est au tournant de la fin des années 1912, que SUREDA, impose l'entière personnalité de son style. Ne retournant qu'à de très rares occasions en France, SUREDA s'inspire directement de l'observation de la réalité quotidienne de la population algérienne.

 

 

 

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André Sureda (1872 - 1930, France) - Devant un coucous

 

 

 

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SURÉDA André,JEUNE FILLE AU HAIK,Compagnie Marocaine des Oeuvres et Objets 

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André SUREDA (1872-1930) Femme au voile blanc

 

 

 

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André Sureda (1872 - 1930, France) - Portrait de jeune femme musulmane

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Domaine, dessin. Dénomination. Auteur/exécutant, SUREDA André

 

 

 

 

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e muAndré Sureda (1872 - 1930, France) - Esclave au chasse-mouches

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André Sureda (1872 - 1930, France) - Femme Berbère

 

 

 

Ce regain de réalisme, renouvelle le genre de la peinture orientalise incriminé de s'obstiner dans l'inlassable répétition des sujets romantiques du souk au harem. Installé dans la communauté juive de Tlemcen, SUREDA est témoin de la détresse d'une population, paupérisée et minoritaire. En totale rupture avec l'habituelle complaisance de la peinture orientaliste, il va se livrer à la création d'une surprenante série de toiles sur les femmes juives au cimetière, durant l'épreuve de la première guerre mondiale (1912- 1913/1918) « Femmes Juives au Cimetière du RAB », 1912, « Juive au Cimetière » (Tlemcen), 1913, « Femme Juive au cimetière » (seule), « Le cimetière Juif » 1918, Musée Départemental de l'Oise, Beauvais. La violence du chromatisme, l'expressivité des mains, le dépérissement des visages ravinés par le chagrin et l'angoisse de l’avenir, font de ces portraits une création a part entière dans l’œuvre peinte de SUREDA. La démonstration de l'Universalité de la douleur au travers de ces scènes de cimetière, dévoile l'intention permanente du peintre qui procède du particulier au général, qui comprend l'étrangeté locale comme une composante de l'humanité. Cet humanisme explique l'attachement constant de SUREDA pour la figuration. Un sentiment profond qui associe perpétuellement la figure à l'espace naturel, avec lequel elle forme une unité indivisible. Grace à l'observation humble et naïve d'une réalité étrangère à son regard, SUREDA a pu trouver les moyens plastiques capables de représenter cette précieuse métaphore de l'Union de l'Homme avec la nature. Ainsi, le peintre métamorphose la femme en être végétal « La femme a l'Iris », « La femme aux bambous », … déroutant nos sens, pour mieux nous transmettre intensité de son sentiment vécu au contact d'une réalité poétique, que seul l'artiste a pu déceler.

 

 

 

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André Suréda,Mauresques sur la terrasse, Alger ", 1911

 

 

 

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Domaine, peinture. Dénomination, tableau. Auteur/exécutant, SUREDA André

 

 

 

 

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André Sureda (1872 - 1930, France) - La promenade devant les remparts

 

 

 

L'extrême simplification des formes, la planéité poétique, littéralement transforme en pictogramme,  l'absence de perspective classique, le cloisonnement des couleurs, la pauvreté du support, sont autant de signes d'une recherche de l'unité décorative du tableau.
Mort prématurément en 1930, des suites d'une maladie contractée lors de son dernier voyage en Syrie, il laisse une œuvre prolifique et singulière dans le panorama de la peinture orientaliste au XXème siècle.

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" Femmes de Tlemcen "

 

 

 

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André SUREDA (1872-1930) Cavalier berbère Fusain et gouache. Signée en bas

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André SUREDA (1872-1930) Le joueur de oud Fusain et sanguine

 

ouchesulma

d'Art,Casablanca

 

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 fois en Algérie en 1896

r Aubert. Tirage limité à 400 exemplaires. Un des 300 sur B.F.K. de Rives.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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05 juin 2017

Roseraie du Val-de-Marne

 

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Roseraie du Val-de-Marne

 

 

 

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La Roseraie du Val-de-Marne, située à L'Haÿ-les-Roses, près de Paris dans le département du Val-de-Marne (France), est la première roseraie moderne, fondée en 1894 par Jules Gravereaux. Elle regroupe près de 3 300 variétés de rosiers sur une surface totale de 1,52 hectare.

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Histoire 

La roseraie du Val-de-Marne a été créée par Jules Gravereaux (1844-1916) à L’Haÿ, petite commune de la banlieue sud de Paris qui prendra le nom de L'Haÿ-les-Roses en 1914 en raison de la renommée déjà acquise à cette époque par la roseraie, honorée par son blason.

 

Cet homme d’affaires a réuni et collectionné des centaines de variétés différentes de rosiers dès 1894. Il fait finalement appel au célèbre paysagiste Édouard André (1840-1911) pour mettre en valeur ses collections et créer un jardin consacré entièrement à la « reine » des fleurs. C’est ainsi qu’est né un nouveau style de l’art des jardins où la rose constitue l’élément unique de décoration végétale : la roseraie.
Le jardin a été acquis en 1936 par le département de la Seine, puis transféré en 1968 au département du Val-de-Marne. Il a été renommé « Roseraie du Val-de-Marne » en 1994.

 

 

 

 

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En 1894, Jules Gravereaux entamait sa collection de roses et réussit à réunir plus de 8 000 espèces et variétés. Aujourd'hui, près de 3 200 variétés forment 13 collections : roses sauvages, cultivées, roses d'hier et d'aujourd'hui, roses d'ici et d'ailleurs... Plus de 13 000 pieds sont présentés au public.

 

 

 

 

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  • La roseraie à la française est constituée de massifs de rosiers disposés autour du miroir d’eau.

  • L’allée de l’histoire des roses reprend une sélection de rosiers caractéristiques de l’évolution de la rose.

  • L’allée des rosiers botaniques présente une collection de rosiers sauvages, tels qu’ils poussent dans la nature.

  • L’allée des rosiers rugueux, des rosiers particulièrement résistants.

  • L’allée des rosiers pimprenelle présente des rosiers dits pimprenelle c’est-à-dire dont le feuillage ressemble à celui des pimprenelles.

  • Le jardin des roses galliques reprend toutes les variétés de roses connues jusqu’au xviiie siècle.

  • L’allée des roses de la Malmaison est une copie de la collection de roses réunies par Joséphine de Beauharnais au début du xixe siècle.

 

 

 

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Le jardin des roses d’Extrême-Orient propose une collection de rosiers originaires de Chine, du Japon, d’Inde, de Perse...
[*]Le jardin des roses horticoles anciennes présente des variétés de rosiers issus de croisements entre des rosiers galliques et des rosiers d’Extrême-Orient.
[*]Le jardin des roses étrangères modernes met en valeur les plus belles obtentions des créateurs de roses étrangers.
[*]Le jardin des roses françaises modernes reprend les créations horticoles françaises, autour du Temple de l’Amour.
[*]L’allée des roses thé regroupe des variétés de rosiers obtenus au xixe siècle, dont les roses sont particulièrement parfumées et semblent fleurir aux quatre saisons.
[*]La roseraie de Mme Gravereaux présente des rosiers de fleurs à couper.

 

 

 

 

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La Roseraie du Val-de-Marne a été reconnue dès 1991 Collection nationale de roses anciennes par le Conservatoire de Collection Végétale Spécialisée (CCVS). En 1995, la Roseraie a également reçu la toute première récompense Award of Garden Excellence, prix d'excellence du jardin, de la Fédération mondiale des sociétés de roses. Le jardin est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 2005 et depuis 2011, il est labellisé Jardin remarquable.

 

 

 

 

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27 mai 2017

Musée de la vie romantique...

 

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L'empire des fleurs

 

 

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Pierre-Joseph Redouté ( 1759/1840 ), " Fleurs, roses trémières, raisins et le lori cramoisi ", détail ( 1836 )
Les bouquets de Pierre-Joseph Redouté ne se fanent jamais. À Paris, le Musée de la vie romantique consacre une exposition de saison à ce maître de l'âge d'or de la botanique.

Les grandes expéditions se multiplient à la fin du XVIIIe siècle. Les navires reviennent chargés de richesses. Rien que ceux de Cook livrent au Vieux Continent quelque 1400 plantes nouvelles. Quant à André Michaux, envoyé par Louis XVI surveiller ses pépinières en Caroline et dans le New Jersey, il apporte 60.000 plants et 90 caisses de graines.

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Le pouvoir des fleurs...

 

 

 

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Saint- Jean Simon (1808-1860), La Jardinière 1837

 

 

 

 

Cela tombe bien: Pierre-Joseph Redouté (1759-1840) s'est fait une spécialité de représenter cette nature en cours d'inventaire. Il excelle au point qu'on l'a appelé «le Raphaël des fleurs». Au Musée parisien de la vie romantique, ancien pavillon à l'italienne où l'on croise les fantômes d'Ary Scheffer, de Delacroix, Sand, Chopin, Liszt - endroit idéal avec son délicieux jardin de roses, tulipes et lilas -, une exposition produite avec l'appui du Museum national d'histoire naturelle (ancien Jardin du roi) justifie tout à fait ce surnom.



On commence par les espèces grasses et piquantes. De l'aloès à pattes d'araignée à celui à cochenille mexicaine, les cactus prolifèrent. Pour un peu ils troueraient les précieux vélins, parfois à fond argenté, sur lesquels leurs représentations d'une vérité de détails inégalée ont été délicatement aquarellées.

 

 

 

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Surnommé le « Raphaël des Fleurs », Pierre-Joseph Redouté (1759-1840) eut un succès si considérable que ses oeuvres furent imitées dans le monde entier et que ses images ont fleuri dans les livres, sur les objets d’art, le papier peint, les accessoires de mode…

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Antoine Berjon (1754-1843) Fleurs sur un fond blanc, 1844

 

 

 

 

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Toutefois, contrairement à ce que dit la chanson, dans la vie, il n'y a pas que des cactus. Le monde de Redouté, de ses maîtres, élèves, émules et concurrents, est aussi largement fait de racines, bulbes, tiges, feuilles, fruits et, bien sûr, d'innombrables fleurs. Priorité aux plus exotiques dans les vitrines et cimaises aux allures de serres. Voici des succulentes d'Afrique du Sud, de Madagascar, des Canaries. En regard, de grandes pages d'herbiers sont montrées avec leurs étiquettes, cachets et notes à la plume. Ces collections étaient pareillement constituées par les rois et les reines. Notamment par Joséphine, à la Malmaison. Elles témoignent de la rage botaniste du temps.

 

 

 

 

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" Flore caressée par Zéphyr ", du baron Gérard....

 

 

 

 

 

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Pierre-Joseph  Redouté

 

 

 

 

Chez Redouté, la précision méticuleuse n'empêche ni la sensualité ni la fantaisie. La science raisonnée est aussi artistique. Ainsi cette longue petiveria qui pousse en Amérique tropicale ou cet eucalyptus austral: ils débordent de leur cadre. La joubarbe des toits ressemble à un artichaut psychédélique. Le scandix choisi pour modèle a été «récolté sur la route de Téhéran», et la patte d'ours Heracleum absinthifolium, «près de Bagdad». Quant à cette élégante éphémère bleue, elle vient de Virginie.

 

 

 

 

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Pavots

 

 

 

 

 

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Pistolet à parfums



On s'en doutait: l'exposition est placée sous l'égide de Flore. Dans un de ses tableaux, prêt du Musée de Grenoble, le baron Gérard a imaginé la déesse en jeune fille nue que chatouillent divers pétales soufflés par un coquin Zéphir. D'autres toiles et quelques bustes enrichissent le parcours. Ils renvoient à cette époque bénie des naturalistes, entre la fin de l'Ancien Régime et la monarchie de Juillet. En dépit des guerres et des révolutions, les sciences naturelles et horticoles ont alors connu un âge d'or.
Ceux qui avaient pour tâche de représenter les espèces dans toutes leurs variétés œuvrent aussi bien pour le catalogage que pour les arts appliqués. Et les gravures ou dessins, tel ce lourd pavot d'Orient à la pierre noir et sanguine, laissent parfois la place à des miniatures virtuoses ou à des huiles dérivées des natures mortes flamandes et néerlandaises. On notera chez ces dernières la reprise du vocabulaire symbolique traditionnel - l'œillet et la rose pour la rédemption, les narcisses, anémones et lierres pour la Passion et la mort. Sur une feuille coule une goutte de la rosée de la jeunesse. Sur une tige dardent les épines de la souffrance…

 

 

 

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Pierre-Joseph Redouté Caladium picturatum1788 - Aquarelle sur vélin, filet doré
Paris, MnHn
Photo © Muséum national d’histoire naturelle,
direction des Collections, Bibliothèque centrale

 

 

 

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cactée

 

 

 

 

On s'amusera aussi à repérer ici une mouche, là une coccinelle, là encore un nid d'oisillons affamés, un bas-relief antique ou, renvoyé par un vase, le reflet d'une fenêtre. Certainement celle de l'atelier du peintre. Autres détails en trompe-l'œil: le velouté des pêches, le léger voile blanc sur la peau des prunes ou encore ces raisins. Noirs ou blancs, ils rivaliseraient volontiers avec ceux de Zeuxis qu'à Héraclée des oiseaux abusés ont picoré.
La dernière salle se concentre sur les arts appliqués. Car la passion florale aiguille la mode. Soieries lyonnaises, bordures de chambres à Versailles, papiers peints, broderies, éventails, vaisselle manufacturée à Sèvres, bijoux… On découvre même dans une vitrine, comble du chic, un pistolet à parfums!

 

 

 

 

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Dans les années 1830, l'art de Redouté séduisait encore les amateurs. Mais on commençait à moins s'extasier que lorsque Friedrich Melchior Grimm disait à propos de Corbeille et vase de fleurs de Gerard von Spaendonck, le professeur du maître: «C'est la nature même, mais la nature dans toute sa fraîcheur, dans tout son éclat.» Redouté passera de mode durant la seconde vague romantique. Les fleurs qui fascineront ensuite seront celles du mal.

 

 

 

 

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Jusqu'au 1er octobre au Musée de la vie romantique. 16, rue Chaptal, Paris IXe.

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