Les amies du boudoir

08 décembre 2016

Eugène Delacroix, réhabilité à Saint-Sulpice !

 

 

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Eugène Delacroix retrouve son éclat à l'église Saint-Sulpice à Paris

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Les peintures d'Eugène Delacroix ( 1798-1863 ), dans l'église Saint-Sulpice à Paris

 

 

 

Ces œuvres ont fait l'objet d'une restauration d'envergure qui a permis de restituer les couleurs et stabiliser leur conservation. Elles sont désormais à nouveau accessibles au public, comme l'a annoncé Anne Hidalgo le 23 novembre.

Il aura fallu une année de restauration. Les peintures d'Eugène Delacroix (1798-1863) de l'église Saint-Sulpice, à Paris, sont à nouveau accessibles au public Le maire (PS) de Paris, Anne Hidalgo, a inaugurée mercredi 23 novembre la fin du chantier. Les trois peintures monumentales de la chapelle des Saints Anges, dont la Lutte de Jacob avec l'ange célébrée par Paul Gauguin ou Maurice Denis, ont fait l'objet d'un nettoyage d'envergure, qui a permis de restituer les couleurs et de stabiliser leur conservation.

 

 

 

 

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Le combat de Jacob avec l'Ange, peinture murale d'Eugène Delacroix à la Chapelle St Sulpice, Paris

 

 

 

«L'œuvre a été traitée avec la subtilité d'une peinture de chevalet.»
Dominique de Font-Réaulx, directrice du musée Delacroix
Le nettoyage a permis de retrouver «la gamme colorée, des nuances de vert absolument éblouissantes», indique Dominique de Font-Réaulx, directrice du musée Delacroix. Un moyen de récupérer des colonnes dans Héliodore chassé du temple et des nuances de couleurs dans la cuirasse du Saint-Michel terrassant le dragon, avance-t-elle.

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L'Ange terrassant le dragon...

 

 

 

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Hérodote chassé du temple...

 

 

 

Dans le Jacob, il y a «quelque chose que je n'avais jamais vu de ma vie», ajoute la conservatrice, «l'aube en train de se lever et qui n'était plus du tout visible. Aujourd'hui, on voit quelque chose en train de passer très subtilement du noir au mauve, au rose», déclare-t-elle. Cette œuvre monumentale a été traitée «avec la subtilité d'une peinture de chevalet» très admirée par les artistes, ajoute Mme de Font-Réaulx. De plus, c'est l'une des dernières grandes œuvres de Delacroix, mort en 1863, vue comme une sorte de «testament spirituel» de l'artiste, dit-elle.


La restauration a été effectuée par 10 spécialistes dirigés par Alina Moskalik-Detalle. Son coût s'est élevé à 438.000 euros, dont 315.000 payés par la Ville de Paris, 45.000 euros par l'État, le reste venant du mécénat via la Fondation du Patrimoine.

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24 novembre 2016

Souvenir : Lady Diana...Ses plus belles tenues exposées !

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             Lady Diana : ses plus belles tenues exposées à Kensington Palace

 

 

 

 

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Pour marquer les 20 ans de sa mort en 2017, une exposition rassemble les tenues les plus mémorables de la princesse des cœurs.





Icône stylistique des années 1980 et 1990, Lady Diana continue d’inspirer la mode. C’est pourquoi, le palais de Kensington prépare une exposition dédiée à ses plus belles tenues à partir du 24 février 2017, pour marquer les 20 ans de la disparition de la princesse. Baptisée « Diana : Her Fashion Story », l'événement se tiendra dans les jardins du palais à Londres, où seront dévoilées de nombreuses tenues de la mère des princes William et Harry. Une série de croquis permettra également de mettre en valeur les relations de Lady Di avec ses stylistes préférés.

 

 

 

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On pense forcément aux créateurs Elizabeth Emanuel, Catherine Walker, Victor Edelstein ou encore Versace. Et pourquoi pas au sac Lady Dior de la maison de l’avenue Montaigne, littéralement baptisé en son honneur ? Par ailleurs, le Kensington Palace prévoit également pour le printemps 2017 la composition d’un jardin éphémère qui recensera les fleurs préférées de la première épouse du prince Charles. Preuves supplémentaires que, même vingt ans après sa mort, la princesse au destin tragique continue bel et bien de fasciner les Britanniques... et le monde.


 

 

 

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Fiançailles...

 

 

 

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Mariage

 

 

 

Depuis le 29 juillet 1981, les interrogations restent nombreuses au sujet de ce mariage qui ressemblait en tous points à un conte de fées. Diana Spencer, tout juste 20 ans, épousait le prince Charles au cours d'une cérémonie très rapidement devenue mythique. Au début de l'année, la sortie dans les librairies de la biographie non autorisée du prince Charles avait fait beaucoup de bruit. Catherine Mayer, l'auteur de cet ouvrage, dresse un portrait au vitriol de l'héritier de la couronne britannique et faisait des révélations sur le mariage du prince Charles et de Lady Diana. La veille, le prince Charles était en proie aux doutes et se disait : "Je ne peux pas le faire". Non seulement le futur marié était déjà amoureux de Camilla Parker-Bowles, mais en plus, il redoutait d'épouser une femme qu'il connaissait à peine qui envisageait de son côté d'annuler le mariage.


Malgré tout, ce mariage restera à jamais gravé dans la mémoire des 750 millions de téléspectateurs devant leurs écrans pour suivre la cérémonie. Le 24 septembre prochain, la maison de ventes aux enchères RP Auction proposera à la vente des photographies inédites du mariage du prince Charles et de Lady Diana. Le site internet du Daily Mail dévoile certains de ces clichés pris à Buckingham Palace par un proche de la famille royale britannique après la cérémonie officielle.

 

 

 

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Lady Diana au Savoy Theatre à Londres, le 19 juillet 1993

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Des robes iconiques de Lady Di


Au-delà d'une simple mise en avant de ses plus beaux habits, l'exposition prévue par Kensington Palace envisage un historique sur la relation de la princesse Diana avec ses stylistes préférés à travers une présentation de croquis de mode, dévoilant le travail commun entre Lady Di et les personnalités de la mode.

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L'exposition aura lieu dans les jardins du Palais de Kensington où Diana a vécu pendant près de 15 ans.
Par cette occasion, les visiteurs pourront retrouver ses tenues devenues célèbres, notamment la robe en velours qu'elle portait lors de sa danse avec John Travolta ou la blouse qu'elle portait le jour de ses fiançailles avec le Prince Charles en 1981.


 

 

 

 

Les tenues les plus légendaires de la princesse Diana vont être exposées au palais de Kensington

 

 

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On peut dire que la princesse Diana a dépoussiéré le style de la famille royale d'Angleterre dans les années 90, pavant la voie à Kate Middleton et à son style très influent aujourd'hui. Certaines tenues de la regrettée princesse vont avoir droit à une nouvelle exposition au palais de Kensington.
La rétrospective intitulée Fashion Rules Restyled, qui a été vue pour la première fois il y a plusieurs années et qui fait son grand retour, rend non seulement hommage à Lady Di et son style révolutionnaire

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Lady Di en 1991 dans une robe Catherine Walker

 

 

 

 

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«Ils étaient toujours bouleversés quand le nom de leur mère était mentionné […], mais ils étaient aussi réticents à dire ou faire quelque chose», a révélé cette source, avant d’ajouter que « tout le sujet Diana a toujours été sensible». Une déclaration qui vient confirmer celle d’une amie de feu la princesse Diana, selon laquelle, adolescent, il «réagissait au quart de tour si quelqu’un parlait d’elle».
Le 31 août 2017 sera le 20ème anniversaire de la mort de lady Diana, disparue dans un accident de voiture tragique à Paris sous le Pont de l’Alma. Pour l’honorer, Harry et son frère, William, duc de Cambridge, souhaitent la réalisation d’un nouveau mémorial. «Nous ferons tout ce que nous pouvons pour être certains qu’elle ne soit pas oubliée», avait déclaré le prince, à peine âgé de 12 ans au moment du drame.

 

 

 

 

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( 22 juin 1993...)

 

 

 

 

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Such a wonderful mother. Such a beautiful woman !

 

 

 

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Princess Diana & Harry

 

 

 

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Princess Diana & William

 

 

 

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Diana au Pakistan

 

 

 

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Harry et Diana

 

 

 

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Superbe décolleté noir

 

 

 

 

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The last time William & Diana saw each other

 

 

 

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Lorsque Lady Diana porte pour la première fois cette robe, c'est en 1986 lors d'un banquet à Londres dans la résidence de l'ambassadeur d'Allemagne.

 

 

 

 

 

 

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L'une des dernières photos de Diana...

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 novembre 2016

La saga des roses David Austin.

 

 Bonjour mes amies, je viens de terminer enfin mes plantations d'automne. cette année j'ai voulu ajouter encore des rosiers et j'en ai  commandé certains chez David Austin.

David C.H. Austin, né en 1926, est un créateur de roses anglais qui vit dans le Shropshireen Angleterre.

 

En près de cinquante-cinq ans, David Austin a donné naissance à une exceptionnelle lignée de 234 roses, belles et odorantes comme les anciennes, robustes et remontantes comme les modernes. Avec son fils David et son petit-fils Richard, il a aussi constitué un clan incroyable à la gloire de ces fleurs. Portrait de famille.

 

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Chaque jour, après l'heure de la sieste et avant celle du thé, un vieux monsieur et son chien franchissent un mur de briques rouges par une porte verte. L'homme, en veste de tweed, porte un chapeau de paille qui abrite du soleil son regard bleu pervenche. Le mastiff, lui, arbore en chaloupant du postérieur une livrée brune presque noire, aussi lustrée que celle d'une loutre. Nous sommes à Albrighton, au nord de Birmingham, deuxième ville du Royaume-Uni, au cœur du vert Shropshire et de la célèbre roseraie Austin. L'animal et son maître avancent à un train de sécateur, l'un, outil en main, coupant des fleurs, l'autre le regardant avec, dans ses yeux d'hématite, un amour infini.

 

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Ses roses ont le parfum et la forme des roses anciennes, roses galliquesDamas ou albas, mais avec la floraison continue des roses modernes, hybrides de thé ou floribunda.

En croisant des variétés anciennes, particulièrement parfumées, avec des hybrides de théet des floribundas, bien remontantset disposant d'une vaste gamme de coloris, il produit sa première rose, 'Constance Spry' en 1961, puis 'Chianti' et 'Shropshire Lass' en 1967 et 1968. David Austin réussit en 1969 la synthèse entre la « rose ancienne » et la « rose moderne ».

 

 

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Rose Constance Spry.

 

Par la suite, il a créé des variétés de rosiers remontants dont 'Wife of Bath' et 'Canterbury' (en l'honneur de l'écrivain Geoffrey Chaucer). Et les roses David Austin ont commencé à connaitre le succès, le plus important de la fin du xxe siècle. David Austin garde pour but la création de roses modernes qui conservent le parfum des roses anciennes, on les appelle « les roses anglaises ».

 

 

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Roses Wife ot Bath.

 

Bien que n'étant pas reconnues officiellement sous l'appellation « roses anglaises » ou « roses David Austin », par la Royal National Rose Society et l'American Rose Society, c'est sous ce nom qu'elles sont classées chez les pépiniéristes, horticulteurs, dans les catalogues et les publications.

Depuis sa fondation en 1969, la firme « David Austin Roses » à Albrighton, près de Wolverhampton, a créé plus de 190 rosiers, souvent aux noms d'Anglais célèbres et en particulier Shakespeare.

 

 

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 Rose Lady Emma Hamilton.

 

 

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Rosier Port Sunlight.

 

 

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Rose Queen of Denmark.

 

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Rosier Abraham Darby.

 

En 2003, David Austin reçoit les médailles de la Royal Horticultural Society et de la Royal National Rose Society. Il a aussi été honoré pour la création de la Garden Centre Association en 2004.

Pour en savoir plus allez ICI.

J'espère mes amies que ce billet vous donnera envie de planter des rosiers dans vos jardins. Cet automne je n'ai pu m'empêcher d'en planter de nouveaux...

Bon dimanche à toutes. 

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14 novembre 2016

Cest ? A ne pas manquer...

 

 

 

 

Aix-en-Provence : une exposition sur Marilyn Monroe à l'hôtel de Caumont

 

 

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Le centre Caumont d'Aix-en-Provence, consacre, du 2 octobre au 1er mai 2017, une exposition à la star américaine Marilyn Monroe, au travers d'une soixantaine de photographies et de nombreux supports multimédia.

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Une dizaine de films documentaires et des chansons chantées par la star accompagneront les 120 photos de l'exposition. L'exposition "regarde comment Marilyn va jouer de ses relations avec les photographes" pour construire son image d'icône, résume Sylvie Lécailler, commissaire de l'exposition. Une commissaire qui a également indiqué :



"On a construit l'exposition sur ses rapports à la photographie et comment elle l'instrumentalise "

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L'exposition a par ailleurs l'ambition de "retracer l'histoire des Etats-Unis au travers de sa vie"depuis les images montrant une "jeune fille assez naturelle qui peu à peu se transforme pour répondre aux standards de l'époque", devenant "la Marilyn Pin-up", puis transformée par Hollywood en "blonde platinée dans des poses stéréotypée".

 

 

 

 

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Une autre belle photo qu'on voit moins souvent de Marilyn. 

 

 

 

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Marilyn Monroe 1956 by Cecil Beaton © The Cecil Beaton Studio Archive at Sotheby's

 

 

 

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L’INOUBLIABLE ROBE PAILLETÉE COULEUR CHAIR QUE MARILYN PORTA POUR CÉLÉBRER L’ANNIVERSAIRE DU PRÉSIDENT JOHN F.KENNEDY EN 1962 VA PROCHAINEMENT ÊTRE MISE AUX ENCHÈRES.

 

 

 

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L'exposition présente encore Marilyn sous l'objectif des plus grands photographes, dont Cecil Beaton et Bern Stern qui a réalisé les dernières photos de la star peu de temps avant sa mort, en 1962. Dans cette "dernière séance" on y voit Marilyn toujours soucieuse de contrôler son image, choisir ses photos sur une planche-contact, barrant les clichés qui lui déplaisent. "C'est cette co-construction de son image, révélant la maîtrise du photographe autant que la sienne, qui est ainsi donnée à voir".

 

 

 

 

 

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11 novembre 2016

"L'Auberge de la Jamaïque" Daphné du Maurier

Bonjour mes amies,

Avec le peu de temps qui m'est donné, j'avais le choix entre commenter le splendide article de Manise ou déposer un billet pour participer à la vie du Boudoir. 

J'ai choisi de lire plus tard l'article sur l'architecture et de vous parler du roman "L'Auberge de la Jamaïque" que  j'ai lu cet été. Je me rappelle que nous avions évoqué Daphné du Maurier et son roman "Rebecca" sur notre précédent lieu d'échange.

Cela m'avait donné envie de lire le célèbre "Auberge de la Jamaïque." Je ne suis pas déçue, mais cette lecture me laisse un sentiment particulier.

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Publié en 1936, le roman est inspiré par les paysages de Cornouailles. Au décès de sa mère, Mary Yellan part vivre chez sa tante mariée à un aubergiste qui tient un établissement immence et reculé de tout sur la lande. Elle découvre que sa tante, auparavant coquette et spirituelle, est devenue l'ombre d'elle-même et vit dans la crainte perpétuelle de son mari. A la tombée de la nuit, il est défendu à Mary de quitter sa chambre. Mais Mary a géré la ferme aux côtés de sa mère et elle a un caractère bien trempé. Elle se met en tête de sortir sa tante de cet endroit et de fuir avec elle. Au fil des rencontres, elle devient le centre d'une vérité qui se dévoile.

 

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Je pense que la réussite de ce roman est le rendu des paysages. J'ai eu parfois l'impression que c'étaient eux les véritables protagonistes de l'histoire. Ils se développent sous nos yeux et semblent tirer les ficelles qui animent les personnages. Mary arrive à la belle saison, de telle sorte que ses premières aventures sur la lande sont inquiétantes. Mais quand arrive la nuit de Noël et qu'elle assiste au naufrage, c'est absolument terrifiant. En plus, l'auteure a pris soin de créer une héroïne moins maligne qu'elle ne pense être. Aussi, les situations se renversent à son désavantage. La question de "l'honneur féminin " contre le désir amoureux est également abordé. Or, Daphné du Maurier était bisexuelle et elle raconte très bien le dilemme de la femme prise entre deux propositions.

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J'espère que vous aurez beau temps pour ce long week-end. Mille bisous mes amies

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07 novembre 2016

Patrimoines architecturaux...

 

 

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Histoire de l'Azulejo

 

 

 

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Damier d'azulejos sur la façade de l'église Matriz de Cambra, VouzelaPortugal

 

 

 

Un azulejos ou azuléjos désigne en Espagne et au Portugal un carreau ou un ensemble de carreaux de faïence décorés. Ces carreaux sont ornés de motifs géométriques ou de représentations figuratives. On les trouve aussi bien à l'intérieur de bâtiments qu'en revêtement extérieur de façade. Cet art s'est d'abord développé en Andalousie au xve siècle, avant de connaître son apogée au xviiie siècle au Portugal. Il reste de nos jours un art vivant dans le sud de l'Espagne et au Portugal.

 

 

 

 

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Etoile à l'éléphant,UCAD 7073 Iran, fin du XIIe siècle Céramique siliceuse, décor lustré sur glaçure opacifiée colorée

 

 

 

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Scène de la Passion, église de Sardoal, Portugal

 

 

 

Étymologie

Le mot azulejo vient de l'arabe « al zulaydj » زليج, petite pierre polie, et non du portugais ou de l'espagnol « azul », bleu. Cette étymologie pourrait sembler évidente puisque la couleur bleue est la plus fréquemment utilisée, mais elle est erronée. Il s'agissait au départ d'imiter les mosaïques romaines, assemblages de « petites pierres polies ». Le mot zellige, technique de revêtement utilisée en Afrique du Nord, à la même étymologie.
Le mot se prononce [aθu'lexo] ou [asu'lexo] en espagnol, et [azulæɨʒʊ] en portugais. Il est parfois francisé en azuleije [azulɛʒe].

 

 

 

 

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 Carreaux hispano-mauresques alicatado de l'Alhambra, vers 1350, Grenade, Espagne

 

 

 

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Carreaux hexagonaux « alfardones », vers 1420, Manises, Espagne

 

 

 

Histoire

 

La technique de l'émail stannifère opaque fut apportée par les Maures lors de leur occupation, et se développa dans toute la péninsule Ibérique. D'abord non figurative (interdiction de la figuration dans les préceptes de l'islam sunnite), la décoration des azulejos ne devint figurative qu'à partir de la fin du xve siècle sous l'influence de la majolique italienne. Les premiers azulejos figuratifs sont peints à Séville vers 1500 par Francesco Niculoso, potier italien originaire de Pise. La chapelle de l'Alcazar de Séville ou le retable du monastère de Tentudia sont des exemples encore visibles de panneaux d'azulejo de Niculoso. Cet art du carreau de faïence décoré se développera ensuite dans toute l'Espagne, en particulier à Talavera de la Reina et dans le Royaume de Valence, puis au Portugal.

En parallèle, l'usage de carreaux de faïence décorés s'est développé en Flandres, d'abord à Anvers autour de 1500, puis à Delft.
Si Séville, pour l'Espagne, possède de magnifiques panneaux d'azulejos, et si Mexico s'enorgueillit de sa Casa de los azulejos, cet art s'est ensuite particulièrement développé au Portugal et dans ses anciennes colonies, en particulier le Brésilet les comptoirs d'Asie (Macao et Goa).

 

 

 

 

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Carreaux hispano-mauresques arista du Palais de Sintra

 

 

 

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Carreaux hispano-mauresques du Palais de Sintra

 

 

 

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Alcazar de Ségovie, Espagne

 

 

 

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Francisco Niculoso, 1504, Alcazar de Séville

 

 

 

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Panneau de Hernando de Loaysa, vers 1590, palais Fabio Nelli, Valladolid, Espagne

 

 

 

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Basilique de Sainte-Marie du Prado à Talavera de la Reina, Espagne

Aujourd'hui, les plus beaux ensembles d'azulejos visibles en Espagne sont l'Alcazar et la Casa de Pilatos à Séville. Les azulejos portugais les plus connus sont ceux du palais des Marquis de Fronteira à Lisbonne, ceux de l'Église Saint-Laurent d'Almancil en Algarve, et pour le xixe siècle, ceux de la gare de São Bento de Porto. Pour le xxe siècle, la Place d'Espagnede Séville (1929) et plusieurs stations du métro de Lisbonne sont les exemples les plus remarquables.

Plus modestement, des panneaux de taille modeste sont couramment utilisés en Espagne et au Portugal pour des représentations religieuses ou à des fins signalétiques.
Il existe à Lisbonne un Musée national de l'azulejo avec de très riches collections.
De nombreux ateliers artisanaux portugais et espagnols s'emploient à poursuivre leur adaptation à la modernité (voir en particulier les réalisations dans le métro de Lisbonne).

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Église du Patriarche, Valence, Espagne

 

 

 

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Détail de la Place d'Espagne, Séville, 1929

 

 

 

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Couvent de Arraiolos, azulejos datés de 1700 de l'atelier de Gabriel del Barc

 

 

 

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Monastère de Alcobaça, Portugal

 

 

 

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Église Saint-Laurent d'Almancil en Algarve, vers 1730

 

 

 

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Trompe-l'œil, église de la Miséricorde, Sardoal, Portugal

 

 

 

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Église Saint-Julien, Setubal, Portugal

 

 

 

Styles et aspects techniques

Il y a plusieurs styles d'azulejos : RenaissancebaroqueclassiqueSécession ou contemporain.
Les azulejos peuvent être non figuratifs, géométriques voire abstraits, mais aussi figuratifs. Ainsi, le couvent de São Vicente de Fora de Lisbonne possède 38 panneaux représentant les fables de La Fontaine.
Du point de vue de la vie quotidienne, on reconnaît aux azulejos un certain nombre de qualités : leur entretien et leur nettoyage sont faciles, puisque leur surface est plane ; ils protègent contre l’humidité en hiver et contre la chaleur en été (fortes chaleurs estivales dans la péninsule ibérique).

 

 

 

 

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Niche faïencée à Obidos, Portugal

 

 

 

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Couvent Saint-François, 1702, Salvador de BahiaBrésil

 

 

 

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Cuisine valencienne du xviiie siècle. Palais des Marquis de Dos Aguas, Valence, Espagne

 

 

 

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Azulejo de style rocaille, vers 1750, Palais royal de Queluz, Portugal

 

 

 

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Palais royal de Queluz, Portugal

 

 

 

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Façade d'une maison à Lisbonne

 

 

 

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Façade d'une maison à Aveiro, Portugal

 

 

 

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Casa da Música à Porto, architecte Rem Koolhaas, 2005

 

 

 

 

 

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22 octobre 2016

Exposition à la Fondation Louis Vuitton !

 

 

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Les trésors de la collection Chtchoukine

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Paul Gauguin, Aha Oé fu ( En quoi es-tu jalouse ? ), été 1892
EN IMAGES - A Paris, la Fondation Louis Vuitton révèle une ­remarquable collection occultée depuis près d'un siècle qui réunit les tableaux phares de l'art moderne, de Monet et Cézanne à ­Matisse et Picasso. Cent trente chefs-d'œuvre absolus. Une exposition qui fera date.

Cinquante-quatre Picasso, trente-sept Matisse, vingt-neuf Gauguin, vingt-six Cézanne, vingt Derain, dix-neuf Monet, treize Renoir, neuf Marquet, sept Douanier Rousseau… Il ne s'agit pas de l'inventaire d'un grand musée européen, ce qui serait déjà un beau palmarès. Il s'agit, aussi stupéfiant que cela paraisse, des principaux chefs-d'œuvre d'une collection privée, la collection Chtchoukine. «Un ensemble exceptionnel, que les historiens de l'art s'accordent à saluer comme le plus remarquable des premières décennies du XXe siècle», assure Jean-Paul Claverie, conseiller de Bernard Arnault, à qui l'on doit la venue à Paris de cet ensemble légendaire. Malgré la réputation de cette collection, seules quelques œuvres, peu nombreuses, ont été vues. Elle n'a jamais été montrée dans sa totalité, elle n'a jamais voyagé. C'est dire que son exposition à Paris, à la Fondation Louis Vuitton, pour quatre mois à partir du 22 octobre, est un événement historique. Pourquoi cette confidentialité autour de ces quelque 130 tableaux? L'histoire de leur propriétaire, la saga des œuvres, leur rôle primordial dans l'histoire de l'art éclairent leur étrange destinée.

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" Le déjeuner sur l'hyerbe ", Claude Monet, 1866

 

 

À Paris, Chtchoukine est ébloui par les Monet qu'il découvre chez le marchand Durand-Ruel

 

Au tournant du XXe siècle à Moscou, plusieurs amateurs, de jeunes négociants ou industriels dont la fortune s'est construite avec la récente exploitation des richesses nationales, forment une caste active qui ne se contente pas de gagner de l'argent mais se veut au fait des tendances libérales et cosmopolites de l'art. Ces hommes cultivés entendent ressourcer la peinture hors du rabâchage académique pour l'ouvrir aux expériences étrangères. Ce besoin de renouveau esthétique s'est concrétisé dès 1899 par la création de la revue Mir Iskousstva (Le Monde de l'art) qui compte parmi ses promoteurs les peintres Benois et Bakst qui seront les principaux décorateurs et costumiers des Ballets russes de Serge de Diaghilev. Il s'y mêle des inspirations diverses: chatoiement scintillant de Golovine, imagerie rutilante de Korovine, réalisme barbare de Roerich. La vraie révolution naît de Léon Bakst, qui combine les stridences des bleus, des verts et des carmins. Cette esthétique nouvelle fait évoluer les relations entre l'art russe et l'art européen. L'intensité de ces contacts est encore accrue par la présence de collectionneurs dont le plus audacieux est Sergueï Chtchoukine.

 

 

 

 

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André Derain " Le port " ( Port-Vendres ), 1905

 

 

 

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Maurice Denis, portrait de Marthe Denis, femme de lartiste, 1893

 

 

 

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La salle de musique de la maison de Chtchoukine aux murs recouverts d'illustres impressionnistes tels que Monet, Renoir, Cézanne, Puvis de Chavannes...

 

 

L'homme d'affaires, que ses activités dans le textile entraînent à Paris, est ébloui par les Monet qu'il découvre chez le marchand Durand-Ruel. Il lui achète Lilas au soleil qui sera la première toile impressionniste à entrer en Russie. Elle sera suivie de beaucoup d'autres. En 1900, il achète directement à Monet Le Bassin aux nymphéas. Plus tard, il fera l'acquisition de La Dame en bleu, l'un des chefs-d'œuvre de Cézanne. Il sera bientôt en relation constante avec les marchands pionniers de l'art moderne, Paul Durand-Ruel, Ambroise Vollard, Daniel-Henry Kahnweiler qui influenceront la formation de sa collection vers l'art le plus radical de son temps. Correspondant avec eux, fréquentant les expositions et les salons, visitant les ateliers des artistes des avant-gardes, Monet, Matisse, Picasso, Chtchoukine se tient au courant des grands mouvements artistiques contemporains. Il peut paraître incroyable que ce passionné ait pu acquérir autant d'œuvres de Cézanne, Renoir ou Van Gogh que ses émules français, à de rares exceptions près, dédaignaient ou brocardaient. On ignore quelles sont les premières toiles de Gauguin que Chtchoukine a achetées, mais l'audace du peintre dans la simplification des formes et le synthétisme des couleurs séduit l'amateur russe qui le collectionne dès 1896. Leonid Pasternak, le père de l'écrivain, racontera la visite qu'il lui avait faite. En lui montrant ses premiers Gauguin, dont il était pourtant très fier, Chtchoukine lui avait dit en riant: «Voilà ce qu'un fou a peint et qu'un autre fou a acheté!» En une dizaine d'années, de 1897 à 1907, outre les 29 Gauguin (dont le splendide Aha oe feii), le «fou» réunira Monet, Renoir, Degas, Van Gogh. Ils seront bientôt rejoints par Matisse et Picasso.

 

 

 

 

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Une pièce entière de la maison du collectionneur était dédiée à Matisse.

 

 

 

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Une cinquantaine de toiles de Picasso couvraient les murs de cette petite pièce dédiée au peintre franco-espagnol

 

 

En avril 1906, Chtchoukine visite le salon des Indépendants et tombe en arrêt devant la toile choc de l'exposition, Le Bonheur de vivre de Matisse dont les arabesques ondulantes et les couleurs pures posées en aplats l'éblouissent. Il demande à Vollard l'adresse de Matisse et se rend chez lui quai Saint-Michel. Il lui commandera plusieurs grandes toiles destinées au palais Troubetskoï, la somptueuse résidence moscovite dont il vient de faire l'acquisition et où il envisage de présenter sa collection. Pour décorer l'escalier, il songe à un grand panneau, La Danse, puis à son pendant, La Musique, que Matisse achèvera en 1910 et qu'il viendra installer lui-même chez le collectionneur à Moscou. L'aménagement des salons du palais Troubetskoï le plonge dans le plus total effarement: si les pièces sont immenses, leur décoration néorococo est lourde et vieillotte, les tableaux sont accrochés jusqu'aux plafonds surchargés de pâtisseries, les meubles, pourtant superbes, sont entassés dans une atmosphère poussiéreuse. Matisse devra user de tout son charme pour convaincre le collectionneur de modifier cette présentation aberrante. En revanche, le peintre est enthousiasmé par les icônes qu'il découvre à Moscou. Il aurait confié aux journalistes venus le rencontrer: «Les artistes français devraient venir apprendre en Russie: vos étudiants ont sur place des modèles d'art incomparables…» Si La Danse et La Musique déroutent le public russe, à Paris, les deux compositions provoquent un tel scandale lors de leur présentation la même année au Salon d'automne que Chtchoukine lui-même pensa renoncer à leur acquisition avant de se raviser. Quelque peu décontenancé par le paroxysme de la tension rythmique et la saturation des couleurs des toiles, il écrivit à Matisse: «J'espère aimer un jour un jour ces compositions. J'ai pleine confiance en vous: le public est contre vous, mais l'avenir est à vous.»

 

 

 

 

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Portrait de Sergueï Chtchoukine par Dmitri Melnikov (1915)

 

 

 

Matisse emmènera Chtchoukine au Bateau-Lavoir pour lui présenter Picasso. C'est pour le collectionneur le début d'une nouvelle amitié. Il va acheter au peintre une toile récente, d'une géométrisation féroce, La Femme à l'éventail. En 1914, Chtchoukine possédera 54 œuvres de Picasso, depuis les toiles de la période bleue (La Buveuse d'absinthe) aux compositions cubistes de 1907. En quelques années, le collectionneur a réuni le plus admirable ensemble d'œuvres de Picasso existant au monde. Ils ne sont pas si nombreux alors - les Américains Leo et Gertrude Stein, le Français Roger Dutilleul, le Suisse Hermann Rupf, l'Allemand Wilhelm Uhde -, à partager l'admiration de Chtchoukine pour Picasso, mais aucun n'égale sa frénésie d'acquisitions. Sans se laisser dérouter par les ruptures brusques du peintre ni par ses expérimentations de toutes sortes, le Russe poursuit ses achats. Vase à fruits et grappe de raisins est le dernier avant la déclaration de guerre.

 

 

 

 

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Claude Monet, " Dame dans le jardin ", 1867

 

 

 

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Paul Gauguin, " Le cheval sur le chemin ", 1895

 

 

 

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Paul Cézanne,  " La montagne Sainte-Victoire vue des Lauves " ( Aix-en-Provence ), 1904-1905

 

 

Par décret de Staline, la collection Chtchoukine fut interdite d'exposition

 

La provocante brutalité des volumes des toiles achetées par Chtchoukine à Picasso est aux antipodes de l'hédonisme de Matisse, ce qui est loin de déplaire au collectionneur dont les choix, depuis Monet et les impressionnistes, reflètent les contrastes et les fractures de la peinture française entre 1890 et 1914. Conscient du caractère novateur de sa collection, qui n'a pas d'équivalent en Europe, Chtchoukine décide de l'ouvrir au public. Le dimanche matin, il recevait les amateurs d'art et leur donnait des explications sur les œuvres exposées. Devant chaque tableau, il s'arrêtait longuement afin d'élargir l'horizon des jeunes peintres et des critiques. «Cet engagement personnel, constate Bernard Arnault, tout comme ce projet de galerie dédiée à l'éducation du public, est le modèle d'un mécénat pour l'art et la culture qui est aussi l'un des axes majeurs de l'engagement citoyen de LVMH.» Pendant dix ans, la galerie de Chtchoukine fut le rendez-vous des amateurs moscovites. Le 5 novembre 1918, le gouvernement des soviets en décréta la nationalisation. Regroupée avec la collection d'un autre mécène, Ivan Morosov, la collection Chtchoukine va former le musée de l'Art moderne occidental de Moscou, le premier musée d'art moderne à avoir été fondé au XXe siècle. En 1948, à la suite d'un décret de Staline, la collection fut divisée entre l'Ermitage de Saint-Pétersbourg et le musée Pouchkine de Moscou. L'exposition de la Fondation Louis Vuitton rassemblera, pour la première fois depuis cent ans, les chefs-d'œuvre de cette collection iconique en un même lieu.

 

 

 

 

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" Nu ", Vladimir Tatline, 1913

 

 

 

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André Derain, " L'homme au journal ", 1911-1914

 

 

 

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Paul Cézanne, " Mardi gras " ( Pierrot et Arlequin, 1888-1890

 

 

Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Grâce à la collection Chtchoukine, les jeunes artistes russes étaient informés des grands courants qui agitaient la vie artistique. Les relations se font d'abord en sens unique avec la diffusion de l'avant-garde parisienne où la collection Chtchoukine joue un rôle de déclencheur. Mais en retour se met en place au sein de l'art russe une adhésion à la modernité. Stimulé par les exemples du fauvisme et du cubisme, l'immense arsenal de formes vigoureuses et expressives issues des arts populaires ira de pair avec les audaces stylistiques du début du XXe siècle en Europe. Les leçons de l'Occident vont être aussi rapidement absorbées que dépassées. Les arts visuels entrent alors dans une phase d'épanouissement sans précédent, d'éclat et de création vers lesquels toutes les forces progressistes regardent avec les yeux de Chimène. Les milieux conservateurs russes s'en inquiètent et le peintre Serov va jusqu'à proposer d'«interdire aux étudiants d'aller à la galerie de Chtchoukine». Il est trop tard: la collection a amplement nourri les mouvements d'avant-garde russes. Après avoir d'abord servi d'exemple, elle est un relais. Elle va aider les jeunes talents russes à se prouver à eux-mêmes et à prouver au monde qu'ils sont des artistes, qu'ils ont un art et que cet art va frayer la voie à celui des autres peuples.

 

L'art russe jouera un rôle de premier plan dans la vie artistique mondiale

 

 

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Henri, dit le Douanier, Rousseau, " Combat du tigre et du buffle ", fin 1908-juillet 1909

 

 

 

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Van Gogh : Chaumières à Auvers-sur-Oise (1890 )

 

 

 

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Van Gogh : Lilas (1889)

 

 

Le regroupement des forces de l'avant-garde a lieu en 1912-1913 avec, pour chefs de file, Michel Larionov et sa compagne Natalia Gontcharova. Après avoir subi l'influence du fauvisme, ils opèrent un retour à l'art populaire. Ce néoprimitivisme russe se signale par sa spontanéité: il veut faire renaître le charme du folklore et la fraîcheur naïve des fresques de la cathédrale Sainte-Sophie de Kiev du XIe siècle. Proche de l'art des icônes, Kasimir Malevitch opère une synthèse du fauvisme et du cubisme tandis que les premiers tableaux de Marc Chagall plongent dans une atmosphère de féerie lyrique. Le but de Larionov et de ses disciples est la création d'œuvres d'art inspirées des trésors de l'Orient: l'art russe jouera alors un rôle de premier plan dans la vie artistique mondiale, et l'Occident prendra des leçons en Russie. C'est en effet de la révolution picturale russe que seront issus les mouvements constructiviste (dominés par Alexandre Rodtchenko, Composition 66) et suprématiste, libérés de toute représentation figurative, avec une peinture qui n'est que pure sensation. L'emblématique Carré noir de Malevitch, présent à l'exposition, en est l'icône la plus fameuse.

 

 

 

 

 

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Van Gogh : La Vigne rouge (1888)

 

 

 

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Tournesols, 1901, huile sur toile (73 X 92,3cm), Collection Chtchoukine 27 avril 1906

 

 

 

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Le Château de La Roche-Guyon, Georges Braque (1909)

 

 

 

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La Desserte, Harmonie en rouge, Henri Matisse (1908)

 

 

L'essor fastueux donné aux arts grâce aux amateurs de la haute bourgeoisie éclairée de Moscou a fait d'eux des vendeurs de rêves. Rien ne semble avoir changé depuis les financiers florentins et anversois qui furent les mécènes d'artistes aussi illustres que Véronèse ou Rembrandt et ces Médicis de la classe marchande que furent Chtchoukine ou son contemporain Morosov. Mais, alors que le collectionneur a longtemps été un homme du passé, souvent secret et solitaire, qui tenait sa collection cachée, Chtchoukine était au contraire en phase avec son époque: apprécier le présent, c'était participer à sa création artistique. Il ne détestait pas être choqué, dérangé, voire agressé par l'art qu'il collectionnait, il préférait précéder les révolutions que les suivre. Il partageait avec force la foi en la mission noble de l'artiste: pour lui, et toute sa collection le prouve, l'art n'était pas affaire de fortune, mais de désir. Son mobile, comme disait André Breton, était de trouver «l'or du temps».

 

 

 

 

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Edgar Degas, " La danseuse dans l'atelier du photographe ", 1895

 

 

 

Exposition : Icônes de l'art moderne. La collection Chtchoukine, Fondation Louis Vuitton, 8 avenue du Mahatma-Gandhi, 75116 Paris, du 22 octobre 2016 au 20 février 2017.

 

 

 

 

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30 septembre 2016

Patrimoine : Danse !

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Danse. Malandain Ballet Biarritz – Un ballet “magnifique”

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Thierry Malandain, né le 13 avril 1959 au Petit-Quevilly1, est un danseur et chorégraphe français et l'actuel directeur du Centre chorégraphique national de Biarritz.



Thierry Malandain est le fils de Guy Malandain ingénieur en génie civil et homme politique français
Après avoir reçu l'enseignement de Monique Le Dily, René Bon, Denise Villabella, Daniel Franck, Gilbert Mayer et Raymond Franchetti, c'est successivement à l'Opéra de Paris avec Violette Verdy en 19772, au Ballet du Rhin avec Jean Sarelli et au Ballet Théâtre français de Nancy avec Jean-Albert Cartier et Hélène Traïline que Thierry Malandain mène sa carrière d'interprète. Plusieurs fois lauréat de concours chorégraphiques (Prix Volinine en 1984, Prix du concours international de Nyon en 1984 et 1985), il met un terme à sa carrière de danseur en 1986 pour fonder la Compagnie Temps présent2. Celle-ci s'installe à Élancourt dans le département des Yvelines, puis à Saint-Étienne en qualité de « compagnie associée » à l'Esplanade Saint-Étienne Opéra.

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Dans " La Belle et la Bête "...

 

 

 

Durant douze ans à la tête de cette compagnie, son travail sera distingué par le Prix de la Fondation de la vocation, le Prix de la Fondation de France, le Prix de la Fondation Oulmont et le Prix Nouveau Talent Danse de laSACD. En 1998, lors de sa création, il est nommé par la ministre de la Culture, Catherine Trautmann, à la direction du Centre chorégraphique national - Malandain Ballet Biarritz.
Thierry Malandain est l'auteur de plus de soixante-dix chorégraphies écrites dans un style néoclassique revendiqué2 dont plusieurs sont ou furent au répertoire d'autres compagnies : Wiener StaatsoperWiener Volksoper,IntrodansBallet royal de Suède, Ballet national de Marseille, Ballet de l'Opéra national de LettonieBallet de l'Opéra national de Paris, Sadamatsu Hamada Ballet Company, Ballet Florida, Aspen Santa Fe Ballet, Singapore Dance Theatre, Ballet contemporaneo de Caracas, Ballet national chilien, Ballet de l'Opéra du CaireBallet royal de FlandreBallet royal de WallonieBallet du Grand-Théâtre de Genève, Ballet du San Carlo de Naples, Ballet de l'Opéra national de BordeauxBallet du RhinBallet du NordBallet national de Nancy, Ballet d'Avignon, Ballet de Nantes, Ballet de Nice, Euro Ballet du Luxembourg, Ballet du Staatstheater de Karlsruhe, Ballet national tunisien,Ballet du Capitole de Toulouse, Europa Danse, Ballet Junior de Genève, École du Ballet royal des Flandre, CNSMD de LyonCNSMD de Paris, Jeune Ballet du Québec, Jeune Ballet International de Cannes et Le Jeune Ballet Européen.

 

 

 

 

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Ballet de Biarritz toujours, dans " La Belle et la Bête "

 

 

 

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" La Belle et la Bête "

 

 

 

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" cendrillon "

 

Ses incursions dans le domaine du théâtre lyrique sont aussi importantes, telles ses collaborations avec Robert Fortune (Cendrillon, Orphée aux Enfers, Candide), Peter Busse (Capriccio), Alberto Fassini (Aïda), Jean-Louis Pichon (Richard Cœur de LionHérodiade), Frédéric Pineau (La Poule Noire), Giancarlo Del Monaco (Don Carlos), Orphée et Eurydice dont il a assuré la mise en scène en 2006.

 

 

 

 

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« Estro » par le Malandain Ballet Biarritz

 

 

 

Prix et distinctions

Chevalier dans l'ordre des arts et des lettres en 1999, puis officier en 2010, Thierry Malandain a assuré de 2000 à 2004 la direction artistique du Festival de danse de Biarritz « Le Temps d'aimer ». En 2004, il est nominé auBenois de la danse à Moscou pour son ballet Les Créatures et reçoit à Cuba le Prix de la Critique du XIXe festival international de ballet de La Havane.
En 2005, le prix Culture de la Fondation Sabino-Arena lui est décerné à Bilbao. En 2006, il est à nouveau nominé aux Benois de la Danse pour L'Envol d'Icare créé pour le Ballet de l'Opéra national de Paris.
Depuis 2009, il assure de nouveau la direction artistique du Festival de danse de Biarritz « Le Temps d'aimer ». Enfin, il a reçu en 2012, le Grand Prix de la danse du Syndicat de la critique pour Une dernière chanson. Et en 2014, pour Cendrillon, à Berlin, le Taglioni European Ballet Award dans la catégorie « meilleur chorégraphe ».

 

 

 

 

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" Une dernière chanson "

 

 

 

Saison Danse Biarritz 2016-2017



Temps forts de la saison

La saison de Malandain Ballet Biarritz sera encadrée par deux évènements marquants. Le premier aura lieu dans le cadre de la Biennale de la danse de Lyon en septembre 2016, où la compagnie présentera en ouverture du festival la première de La Belle et La Bête.
Après une saison riche de nombreuses tournées en Europe et à l'international, le second évènement sera la création de Thierry Malandain sur le thème de Noé en mai 2017 à Paris au Théâtre national de la danse de Chaillot qui en a fait commande. Dans cette pièce attendue, il y abordera Noé comme étant «un être humain collectif » partant en introspection pour liquider son existence passée et repartir de zéro. 

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" L'amour sorcier "

 

 

 

 

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23 septembre 2016

Un peintre : Carl Vilhem Holsøe

 

 Bonjour mes amies, voici un moment que je ne suis pas venue dans notre boudoir...Avec ce beau temps j'étais plus occupée dehors...

Voici un peintre danois que j'aime  beaucoup :

Carl Vilhem Holsøe, né le 12 mars 1863 à Aarhus et mort à Asserbo le 7 novembre 1935, était un peintre danois, principalement connu pour ses intérieurs.

 

 

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Fils d'un célèbre architecte (Niels Peter Christian Holsøe, 1826-1895), il étudie dès 1882 à l’Académie des Beaux-Arts de Copenhague et suit à partir de 1884 le cours des Ateliers libres de Peder Severin Krøyer (1851-1909) célèbre peintre du groupe de Skagen. Carl Holsøe fréquente Peter Ilsted (1861-1933) et Vilhelm Hammershøi (1864-1916) avec qui il formera l’élite de la peinture danoise de cette fin de xixe siècle. Exposant en marge du Salon officiel de Charlottenborg, les trois peintres, membres du groupe Den Frie Udstillung, deviendront les maîtres de la peinture d’intérieur.

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Leurs toiles seront le brillant prolongement du travail des maîtres hollandais du xviie siècle qu’ils admirent et notamment de Johannes Vermeer (1632-1675) alors redécouvert. Carl Holsøe adopte ce genre pictural dès 1886 et rencontre un succès rapide tant au Danemark qu’en Suède. Il exposera continuellement pendant trente ans à Charlottenborg recevant pas moins de trente-trois distinctions dont la fameuse médaille Eckersberg de l’Académie Royale des Beaux-Arts du Danemark. Carl Holsøe reçoit également une Mention honorable au Salon de Paris en 1889 à l'occasion de l'Exposition Universelle et une médaille d’or à l’Exposition Internationale de Munich en 1891.

 

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Les scènes peintes par Carl Holsøe, souvent rapprochées de celles d'Hammershøi, baignent dans une lumière douce reflétée dans les vernis, l’argent ou le verre d’intérieurs bourgeois. Vêtue d’une robe sombre ou pâle, une femme au visage indistinct coud ou lit le dos légèrement voûté. Des enfants, également, des portes-fenêtres ouvertes, des commodes en acajou, des bouquets discrets, des chaises en bois forment quelques-uns des éléments affectionnés d'un répertoire aussi fixe que répété, redistribué, exploité différemment d'une toile à l'autre.

 

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 Dans ses tableaux, on s'y sent plutôt, comme souvent chez Chardin, une vie des meubles, des sols, des tapisseries, des rideaux, des assiettes, une vie c'est-à-dire un usage, une vieillesse, un attendrissement pour eux, et Carl Holsøe paraît avoir compris ou accepté que cette note prosaïque, cette complexité de détails, si elle l'éloignait de la musicalité d'un intérieur entièrement repensé, en tout cas décharné, donnait pourtant à ses tableaux les preuves d'une grande sincérité.

 

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Pour en savoir plus, allez ICI

je vous souhaite mes amies, un excellent week end ensoleillé. 

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09 septembre 2016

Exposition au château de Tours...

 

 

 

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Sabine Weiss, photographe de l'humain, au Château de Tours

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Sabine Weiss - A gauche, Jeune mineur, Lens, 1955 - A droite, Enfant perdu dans un grand magasin, New York, 1955
 © Sabine Weiss

 

 

D'une curiosité infatigable, pendant 70 ans, Sabine Weiss a arpenté Paris, New York et le monde avec ses appareils photo, plaçant toujours l'humain au centre de son travail. Les gens de la rue, les gitans, les enfants reviennent souvent dans ses travaux personnels. Le Jeu de Paume lui rend hommage avec une exposition au château de Tours (jusqu'au 30 octobre, catalogue publié chez La Martinière).

 

 

 

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«Jeanne Moreau», Paris, 1953. «Cette photo de l'actrice, c'était une commande pour le magasine "Vogue". Je l'ai prise de nuit, pas très loin du théâtre où elle jouait.»

 

 

 

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«Petite gitane et Manitas de Plata», Saintes-Maries-de-la-Mer, 1954. «Manitas joue de la musique pour cette petite fille qui danse. Une atmosphère naturelle que l'on ne retrouve plus aujourd'hui. Désormais, il faut payer pour prendre ce genre de photographie.»
Agée aujourd'hui de 91 ans, Sabine Weiss a raccroché ses appareils photo et se consacre aux archives qu'elle a accumulées pendant sa longue carrière, dans son atelier près de la porte d'Auteuil, où elle s'est installée avec son mari le peintre américain Hugh Weiss en 1949 et où elle vit toujours.
 
Née Sabine Weber en Suisse en 1924, elle prend ses première photos à onze ans, des images de ses proches et du jardin familial qu'elle tire elle-même et qu'elle colle dans un album. A 17 ans, elle décide qu'elle sera photographe et se forme pendant quatre ans dans le studio de Paul Boissonas à Genève. Elle y apprend tous les détails du métier avant de s'installer à son compte.



Arrivée à Paris en 1946 pour oublier une peine de cœur, elle est d'abord l'assistante de Willy Mayward, un photographe de mode et de portrait, avant de se lancer comme photographe indépendante. A partir de là elle va travailler abondamment pour une quantité de magazines : elle arrive au bon moment, celui où la presse illustrée est en plein développement.

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Sabine Weiss, Enfants prenant de l'eau à la fontaine, rue des Terres-au-Curé, Paris, 1954
 © Sabine Weiss

 

 

 

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Sabine Weiss, Françoise Sagan chez elles, lors de la sortie de son premier roman, "Bonjour Tristesse", Paris, 1954
© Sabine Weiss

 

 

 

Une vie faite de "hasards heureux"

Celle qui dit que sa vie est "faite de rencontres et de hasards heureux" fait la connaissance de Robert Doisneau chez Vogue un jour où elle y a rendez-vous. Séduit par ses photos, il la soutient auprès du magazine de mode. Et juste après, elle reçoit une lettre de l'agence Rapho qui souhaite voir ses images, sur la recommandation du même Doisneau. Elle intègre la célèbre agence de Brassaï, Willy Ronis, Edouard Boubat.
 
Rapho travaille notamment pour des titres de la presse catholique et de la presse communiste, qui s'intéressent à la vie des gens ordinaires. Sabine Weiss se préoccupe des autres, elle est donc en phase avec ces milieux qui valorisent l'humain.
 
Pour cette raison, on l'a classée dans le courant de la photographie humaniste de l'après-guerre, ce qui ne lui plait pas car elle se considère comme une photographe "complète". En effet, à côté des reportages, elle fait, avec enthousiasme, beaucoup de publicité, des portraits de célébrités, de la mode.

 

 

 

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Sabine Weiss – Vitrine

 

 

 

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Sabine Weiss – Couple de bulgares à la trompette

 

 

 

Peu importe la netteté, c'est l'expression du sentiment qui compte

En marge des commandes, elle se rend sur un terrain vague près de chez elle, porte de Saint-Cloud, ou dans les rues de Paris, où elle photographie les enfants qui jouent, les gens aux fenêtres, les clochards. Elle parcourt la capitale de nuit, avec son mari, en captant les lumières et les ambiances.
 
"Il y a des gens qui ne vous voient pas, ils sont tellement malheureux", dit-elle dans un petit film sur le site du Jeu de Paume. Mais bien souvent elle saisit des sourires et des regards. Comme celui d'une très jolie petite gitane aux Saintes-Maries-de-la-Mer ou ceux des  hommes dans un café à Athènes. Ceux-là, elle a l'impression de les faire exister, de leur faire du bien.
 
Dans ses travaux personnels, elle ne se soucie pas de la netteté : "Une photo floue, si elle dit vraiment le sentiment de la personne que j'ai photographiée, c'est le plus important", dit-elle.

 

 

 

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Sabine Weiss, Village moderne de pêcheurs, Olhão, Algarve, Portugal, 1954

 

 © Sabine Weiss

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les jolis jupons-gonflants, que bous portions dans les années 55....étal de rue à Paris !

 

 

 

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lavandières, en Bretagne

 

 

 

Un regard amusé sur New York

 

 

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Sabine Weiss, Anna Karina pour la marque Korrigan, 1958

 

 © Sabine Weiss
On connaît bien ses photos de Paris, moins celles de New York. Car la rue, Sabine Weiss l'y a aussi photographiée, portant sur la grande ville américaine un regard amusé. Elle nous en montre des ouvriers assis par terre qui regardent passer une fille, une gréviste ou une femme en fourrure, les enfants qui jouent, toujours, ou des situations rigolotes : un homme qui tire des portants pleins de robes, une toute petite fille perdue qui retrouve sa mère au guichet des objets trouvés ("lost and found") d'un grand magasin.
 
D'ailleurs, dès les années 1950 elle est reconnue aux Etats-Unis : elle est choisie par Edward Steichen, le directeur du département de la photographie du MoMA de New York, pour figurer avec sept de ses photos dans l'exposition Post-War European Photography à côté de Robert Frank, Brassaï ou Bill Brandt. Elle a aussi trois photos dans l'exposition historique "The Family of Man".

 
Si le courant humaniste n'est plus en vogue à partir des années 1960, Sabine Weiss continue à travailler, en couleur désormais, pour la mode, la publicité ou diverses institutions. Elle met un peu de côté son œuvre antérieure : "Je ne montrais mes photos en noir et blanc des années 1950 à personne. Elles étaient mon domaine secret, mon bas de laine spirituel que je gardais en réserve, ma mémoire intime."

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Pennsyvalnia Station, New York, 1962 (c) Sabine Weiss

 

 

 

De Dunkerque à l'Inde

Bénéficiant d'un regain d'intérêt à la fin des années 1970, elle se penche alors sur ses archives et en expose une sélection à plusieurs reprises. Ca l'encourage à reprendre son travail en noir et blanc, elle voyage à travers le monde, du carnaval de Dunkerque à l'Inde, s'intéressant toujours aux gens, de la gardienne de toilettes à Roissy aux moines du monastère des chats sauteurs en Birmanie ou aux pèlerins de Fatima (Portugal).

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 L'homme qui court...

 

 

 

C'est un aperçu de près de 70 ans de travail de cette femme modeste (elle refuse d'être qualifiée d'artiste) et positive, toujours indépendante, que présentent le Jeu de Paume auchâteau de Tours et les éditions de La Martinière. Une centaine d'images et documents, depuis ses premières photos de famille en 1935 et ses portraits joyeux des années 1950 qui traduisent l'enthousiasme de l'après-guerre jusqu'à ceux, plus récents et plus tristes, où on peut imaginer les effets des années de crise.

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Sabine Weiss...et en photo ( jeune )

 

 

 

 

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