Les amies du boudoir

10 novembre 2018

L'école de Pont-Aven : Paul Sérusier.

 

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Paul Sérusier, né le 9 novembre 1864 à Paris, et mort le 7 octobre 1927 à Morlaix, est un peintre post-impressionniste français, associé au mouvement des nabis.

En 1885, après avoir travaillé dans la société d'un ami de son père pendant une courte période, il entre à l'Académie Julian. D'un caractère agréable, il sympathise vite avec les étudiants et les professeurs. Son amitié avec Maurice Denis date de cette époque.

Il passe l'été 1888 à la pension Gloanec de Pont-Aven, en Bretagne, ville qui attire alors beaucoup d'artistes français et étrangers. Là, son attention se porte sur un petit groupe d'artistes qui gravitent autour d'Émile Bernard et de Paul Gauguin. Il se rapproche d'eux et reçoit même une leçon gratuite de Paul Gauguin, lorsque ce dernier lui présente son Christ jaune. Gauguin encourage Sérusier à se débarrasser de la contrainte imitative de la peinture, à user de couleurs pures, vives, à ne pas hésiter à exagérer ses visions, et à donner à ses peintures sa propre logique décorative et symbolique.

 

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La barrière fleurie - 1889.

 

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Louise la servante bretonne - 1890.

 

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Mélancolie - 1890.

 

 

Sérusier revient à Paris avec un petit tableau peint sous les directives de Gauguin, et le montre avec enthousiasme à ses compagnons, partageant ainsi ses nouvelles idées apprises de Gauguin. Le tableau est alors appelé Le Talisman. Des débats se développent entre lui et les autres étudiants. L'été 1889, Sérusier revient dans la région de Pont-Aven et s'installe au village du Pouldu, dans la petite auberge de Marie Henry, qui devient rapidement le foyer de l'École de Pont-Aven.

 

 

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La ferme au Pouldu - 1890.

 

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les laveuses - 1892.

 

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Le pardon de Notre Dame des Portes - 1894.

 

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La colline aux peupliers - 1907.

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Paysage de 1912 - Musée d'Orsay.

 

 

 

Ses études tardives sur l'art égyptien, les primitifs italiens et les tapisseries du Moyen Âge le mènent à produire des œuvres décoratives.

Sérusier enseigne régulièrement à l'Académie Ranson à Paris à partir de 1908.

En 1921, il publie ABC de la peinture, un court traité dans lequel il développe une théorie des courbes et des formes simples, une théorie des couleurs et une méthode de recherche des couleurs sourdes. Il s'agit du mémoire de toutes ses recherches esthétiques.

 

Sérusier s'éteint en 1927 à Morlaix. La revue L'Art et les Artistes publie à cette date un long article sur son œuvre.

 

Pour en savoir plus allez ICI.

 

 

 

 

 

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11 octobre 2018

Décès de la cantatrice Montserrat Caballé...

 

 

Montserrat Caballé — de son nom complet Maria de Montserrat Viviana Concepción Caballé i Folc — est une cantatrice (sopranocatalane, née le 12 avril 1933 à Barcelone(Catalogne) décédée le 6 octobre 2018 dans la même ville...

Surnommée « La Superba » (« la superbe ») en raison de sa technique, de sa longueur de souffle de l'amplitude et des nuances (notamment pianissimi) de sa voix, elle est célèbre pour ses interprétations du répertoire belcantiste et notamment des rôles de RossiniBellini, et Donizetti.

 

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Le premier succès international de Caballé survient en 1965, quand elle remplace Marilyn Horne, enceinte, pour une Lucrezia Borgia en version de concert au Carnegie Hall de New York, où elle fait sensation. La même année, elle fait ses débuts au Festival de Glyndebourne, et au Metropolitan Opera en tant que Marguerite dans le Faust de Gounod. C'est alors qu'elle est surnommée La Superba après que Maria Callas a été surnommée La Divina et Joan SutherlandLa Stupenda. En 1967, elle enregistre sa première Traviata sous la direction de Georges Prêtreaux côtés de Carlo Bergonzi et Sherill Milnes.

 

En 1972, elle fait ses débuts à la Scala, dans Norma de Bellini, rôle qu'elle enregistre la même année avec le jeune Placido Domingo et Fiorenza Cossotto, et au Royal Opera House à Covent Garden en tant que Violetta dans La traviata de Verdi. C'est à partir de cette époque qu'elle explore systématiquement le répertoire du bel canto romantique : DonizettiBellini et les œuvres de jeunesse de Verdi, participant à la résurrection de ce genre aux côtés des SutherlandSills et Gencer. En 1973, elle reçoit la Médaille d'or du mérite des beaux-arts par le Ministère de l'Éducation, de la Culture et des Sports.

 

 

Barcelona Live Freddie Mercury Montserrat Caball 1988

 

 

Elle s'est produite à de nombreuses reprises sur scène et en récital avec Marilyn Horne, notamment dans Semiramide de Rossini au festival d'Aix-en-Provence en 1980. Cette collaboration se double de plus d'une amitié et d'une grande admiration l'une pour l'autre.

 

Elle se produit à de nombreuses reprises sur scène et en récital avec Marilyn Horne, notamment dans Semiramide de Rossini au festival d'Aix-en-Provence en 1980. Cette collaboration se double de plus d'une amitié et d'une grande admiration réciproque.

 

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Après le milieu des années 80, la cinquantaine dépassée, de santé fragile1, Montserrat est contrainte de réduire ses apparitions et de s'éloigner de la Scala. Elle n'en poursuivit pas moins sa carrière, auprès d'un public élargi. C'est ainsi qu'on l'entend en concert, dans Les Danaïdesd'Antonio Salieri à l'Opéra de Montpellier en 1986. Sa célébrité en est accrue et il lui arrive de parfois franchir les limites du monde classique. Lors d'une de ses excursions dans le monde de la musique pop, le duo entre Caballé et le chanteur de rock Freddie MercuryBarcelona (1987), est un succès qui donne lieu à un album du même nom6. Le morceau devient par la suite l'hymne des Jeux olympiques de Barcelone en 1992, le faisant apparaître de nouveau dans le palmarès des ventes en Europe. Elle interprète également ce morceau avec Freddie Mercury en live au Ku Klub d'Ibiza le 29 mai 1987 ainsi qu'à Barcelone le 8 octobre 1988 pour le festival La Nit . Enfin, elle chante ce morceau, accompagnée par un enregistrement du défunt Freddie Mercury, lors de la finale de 1999 de la Champions League au stade du Camp Nou à Barcelone.

Elle fête ses 50 ans de carrière au Gran Teatre del Liceu le 3 janvier 2012, où le dernier rôle qu'elle interprète est celui de Catherine d'Aragon dans Henry VIII de Camille Saint-Saëns. Le 20 octobre 2012, Montserrat Caballe, âgée de 79 ans, est hospitalisée à l'hôpital de Sant Pau de Barcelone après avoir été victime d’un accident vasculaire cérébral pendant un séjour en Russie.

 

 

Casta Diva Norma Montserrat Caballe

 

Elle meurt le 6 octobre 2018 à l'hôpital de Sant Pau de Barcelone, à l'âge de 85 ans.

 

 

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05 octobre 2018

Paul Gauguin l'impressionniste.

 

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Auto portrait - 1889

 

Paul GAUGUIN est né à Paris en 1848 dans une famille française de la moyenne bourgeoisie. Il était d'ascendance  hispano-péruvienne noble par sa mère, et sa famille, étiquetée "rouge" - son père travaillant au "National", l'organe du Parti Radical -, gagne le Pérou en 1849 pour échapper à la répression du "Parti de l'ordre".

Son père décède lors du voyage, et Paul reviendra à Paris six ans plus tard avec sa mère et sa soeur. De cette petite enfance en exil en Amérique Latine, il gardera toujours le goût du voyage et de l'exotisme.

A 17 ans, il s'engage dans la marine marchande. De ce quai du Havre ou s'était embarqué Edouard Manet en 1848, comme matelot, Paul Gauguin voit à son tour s'éloigner les côtes de France. La destination est la même : Rio de Janeiro. En retrouvant le continent de son enfance, le jeune matelot est heureux. Par le détroit de Magellan, à Port -Famine, Paul se rend sur la tombe de son père, puis se dirige vers Panama , les iles polynésiennes, les Indes. Là, en 1867, il apprend que sa mère s'est éteinte.

 

 

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La seine au pont d'iena - 1875

 

Avec son ami Emile Schuffenecker, un collègue de bureau, peintre amateur, il va peindre en banlieue. A ses débuts Paul Gauguin peint dans le style de Corot, et sera même admis au Salon de 1876.

En 1874, chez les Arrosa, il rencontre Pissarro , qui va l'initier au paysage impressionniste et lui communiquer le sens de la composition picturale.

Durant les années 1874-1886, Paul Gauguin allait se mouvoir dans le sillage du mouvement impressionniste.

En tant que collectionneur, il se montra audacieux achetant très tôt des oeuvres de Pissarro, Manet, Monet, Renoir, Sisley, Guillaumin, Cassatt, Degas et Cézanne. Il gagnera particulièrement l'amitié de Pissarro et de Degas, ce dernier restant, en dépit d'une brouille passagère, l'un de ses plus ardents défenseurs, lui achetant à plusieurs reprises des toiles.

En tant que peintre, sa peinture restera très proche de celle de son mentor, Pissarro, jusque vers 1883. Il devra à l'impressionnisme son sens de la lumière de plein air, la luminosité de ses couleurs, et son indépendance à l'égard des conventions.

 

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Végétation tropicale à la Martinique.

 

A Pont-Aven, Paul Gauguin renonça à l'impressionnisme pour élaborer, influencé par le peintre Emile Bernard et par le courant symboliste, une nouvelle théorie picturale, le"Synthétisme".

Sa recherche allait dans le sens d'une simplification des formes, il élimine les détails pour ne garder que la forme essentielle, simplification obtenue par l'usage du cerne et de l'aplat de couleur.

 

Le tableau "La vision après le sermon" - 1888 qu'il peint à Pont-Aven dans ce style, constitue également le premier essai de Gauguin pour introduire dans un tableau un motif imaginaire, enfreignant le principe de stricte réalité en vigueur depuis Courbet.

 

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la vision après le sermon - 1888.

 

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La belle Angèle 1889.

 

Une vente publique de ses oeuvres et l'achat par Degas de son tableau "La belle Angèle" permet à Gauguin de partir en 1891 pour Tahiti afin de tenter une nouvelle expérience et fuir à nouveau cette "France civilisée à outrance", ou, pour citer le vers célèbre de Mallarmé : "Fuir, là-bas fuir".

 

Pour ce faire, il obtient également du gouvernement français une mission officielle d'étude des coutumes et paysages de ce pays.

 

 

 

 

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Fatata te Miti - 1892.

 

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Jours délicieux - 1893.

 

En juillet 1895, Paul Gauguin repart à nouveau du port de Marseille pour Papeete.

Il y vivra jusqu'au mois de septembre 1901, date à laquelle il part pour s'installer aux Iles Marquises. C'est dans sa case baptisée la "maison du jouir" qu'il mourut le 8 mai 1903 à Hiva Oa, une des îles Marquises.

 

 

 

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Sa tombe à Atuona.

 

Pour en savoir plus allez ICI

 

 

 

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22 septembre 2018

Un film - La main au collet...

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Dernièrement j'ai revu le film " LA MAIN AU COLLET", film américain réalisé par Alferd Hitchcock, sorti en 1955. Ce film est tiré d'un roman de David Dodge portant le même titre.

Le résumé est assez simple : John Robie, un ancien cambrioleur surnommé "Le Chat"  est suspecté d'une série de vols  commis sur la cote d'Azur, il cherche à identifier  le coupable pour se disculper. La milliardaire, Madame Stevens et sa fille Frances sont des appâts de choix que veut utiliser Le chat.

 

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Mais la belle Frances , incarnée par l'actrice Grace KELLY, n'est pas indifférente au charme de l'ancien cambrioleur qui n'est autre que l'acteur Cary GRANT...un couple légendaire du cinéma des années 1950, comme on n'en fait plus!...

 D'autres acteurs comme Charles VANEL et Brigitte AUBER complètent la distribution...avec les décors tournés à MONACO, l'année ou la belle Grace KELLY rencontra le Price RAINIER et devint ensuite Princesse de Monaco...on connait la suite.

 

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Bonne fin de semaine 

LANDRIE.

 

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02 novembre 2017

EXPOSITION: UNE AUTRE RENAISSANCE...AU LOUVRE

 

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Portrait équestre de François 1er, par Jean Clouet

 

 

Au Louvre, une autre Renaissance révélée

 

 

François Ier n'a pas aimé que l'Italie. Une exposition réhabilite les artistes flamands et hollandais ayant œuvré en France sous son règne.

Les châteaux du Val de Loire et celui de Fontainebleau ont fait de l'ombre au pan nordique de la Renaissance en France. Au Louvre, dans l'exposition centrée sur le règne de François Ier, cette face négligée se révèle dans toute sa beauté et son ampleur. Les surprises abondent. On découvre une pléiade d'artistes originaires des Flandres ou des Pays-Bas, bien moins célèbres que les Italiens Rosso ou Primatice, mais dont le talent et l'importance éclatent. Ils s'appellent Wouter Van Campen, Noël Bellemare, Joos Van Cleve… La plupart ont eu leur nom francisé quand d'autres ne sont plus connus que par un surnom tel le maître d'Amiens, Godefroy le Batave ou le maître du Carcer d'Amour.

 

 

On découvre une pléiade d'artistes originaires des Flandres ou des Pays-Bas, bien moins célèbres que les Italiens Rosso ou Primatice, mais dont le talent et l'importance éclatent

 

 

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Portrait de François 1er en Saint-Jean Baptiste, par J. Clouet

 

 

 

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Autre portrait, toujours par J. Clouet

 

 

 

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" Le Saint-Jean Baptiste " de Léonard de Vinci

 

 

 

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" Mona Lisa--dite La Joconde ", de Léonard de Vinci

 

 

 

 

Nous l’attendions avec impatience et, bien évidemment, il est là et en bonne place dans la nouvelle exposition temporaire du Musée du Louvre. Nous voulons parler bien sûr du mythique portrait de François Ier, exécuté aux alentours de 1530 par le peintre Jean Clouet. Lourd costume d’apparat, regard apaisé mais autoritaire, couleurs aussi riches que royales…

L’œuvre est renommée et que celui qui ne l’a jamais étudiée au collège nous jette la première pierre ! Cependant, ce que l’on sait probablement moins, c’est que le portraitiste à qui l’on doit cette huile sur toile était originaire de ce que l’on nommait au XVe siècle les Pays-Bas Bourguignons (comprenez Flandre, Artois, Brabant, Limbourg, Hainaut, Namurois, Hollande, Zélande et les autres territoires néerlandais…)

Si le goût du roi François Ier pour la création artistique italienne est très connu, celui pour les arts des Pays-Bas est en revanche bien moins mis en avant alors que la Renaissance française a vu s’installer dans le royaume nombre de maîtres néerlandais, aujourd’hui magnifiquement présentés par le parcours temporaire : « François Ier et l’art des Pays-Bas ».

 

 

 

 

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" Sainte-Anne " de Léonard de Vinci

 

 

 

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Lucrèce par Joos Van Cleve (détail). / Vienne, Erich Lessing, prêtée au Louvre

 

 

 

 

Clouet et De Vinci

Nous progressons donc de surprise en surprise dans cette exposition organisée selon un schéma thématique. À grands renfort de gravures, esquisses, retables et sculptures en bois, le Louvre démontre que François Ier ne s’est pas contenté de s’approprier l’art italien mais a également fortement encouragé la pratique néerlandaise à infuser dans le royaume de France.

Bien sûr, de l’Italie, vint Léonard de Vinci, mais des régions septentrionales de l’Europe, arrivèrent des créateurs aux noms bien moins connus du grand public, mais qui apportèrent dans leurs bagages des idées innovantes dans les domaines de l’art religieux, du paysage (encore très peu pratiqué pour lui-même) et du portrait. Et en matière de portrait justement, prenons le temps de nous arrêter sur une étape clé du parcours du Louvre, consacrée à Corneille de Lyon (également connu sous le nom de Corneille de La Haye, du nom de sa ville natale).

 

 

 

 

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" Guillaume Budé ", par J. Clouet

 

 

 

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" Marguerite d'Angoulême ", par J. Clouet

 

 

 

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Robe Renaissance d'une Dame de cour...

 

 

 

Portrait et foi

En effet, une salle entière a été consacrée au peintre mystérieux, espace à la scénographie subtile et parfaitement maîtrisée. Au centre de la pièce plongée dans une semi-obscurité, nous attend le petit Portrait de Pierre Aymeric, marchand de son état. C’est la seule œuvre dont on est absolument certain qu’elle soit de la main du maître d’origine néerlandaise. Puis, disposées tout autour de la pièce centrale, une dizaine d’autres panneaux de notables de Lyon ; certains authentifiés, d’autres anonymes, riches marchands ou membres de la classe noble.

On le comprend assez rapidement au cœur du parcours, François Ier n’est au bout du compte pas si présent et ce souverain pourtant cité dans le titre de l’exposition temporaire sait s’éclipser pour mieux laisser la primauté au royaume de France dans sa globalité. Le propos s’intéresse en effet davantage au contexte, à l’époque, à la chronologie du règne de François Ier beaucoup plus qu’à sa personne.

 

 

Des échanges

La France alors, terreau fertile pour l’implantation et la croissance des peintres des Pays-Bas ? Indéniablement. Présents dans diverses régions (Picardie, Touraine, Île-de-France…) ces peintres ont livré des apports nouveaux, donnant par exemple à la peinture chrétienne une gestuelle plus naturelle, plus proche des petites gens lorsqu’on la place en comparaison avec les expressions figées et antiquisantes de leurs pendants italiens.

Quant à la pratique du portrait, il ne serait pas exagéré que de dire qu’elle connaît une petite révolution sous cette influence nordique. Mais nous ne vous en dirons pas davantage sur la question, le mieux étant encore que vous parcouriez ce nouvel accrochage temporaire, qui nous a enthousiasmés !

 

 

 

Une magnifique exposition, très, très riche....

 

 

 

 

 

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20 octobre 2017

Le VERRE au MOYEN-AGE, au musée de Cluny

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L'éclat du verre médiéval au Musée de Cluny

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" Les joueurs d'échecs ", provenant de l'hôtel  de la Bessée, Villefranche-sur-Saône, XVe siècle, Vitrail, verres colorés et plomb.

 

 

 

 

LA CHRONIQUE d'ADRIEN GOETZ - Le verre au Moyen Âge n'a cessé d'être perfectionné, d'invention en invention, synonyme de luxe sur les tables et de beauté sublime dans la lumière des vitraux.


Un livre ouvert dans une vitrine, et le visiteur peut se croire plongé dans un roman d'Umberto Eco: ce recueil des sermons de saint Augustin, de la fin du XVe siècle, venu de la bibliothèque médiathèque d'Orléans, conserve entre deux pages l'empreinte d'une paire de lunettes comme les clercs médiévaux aimaient en porter. À côté, un élégant modèle, provenant des collections d'Écouen, correspondrait à peu près.

 

 

 

 

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au musée de Cluny, dans la salle dédiée aux vitraux médiévaux, un ensemble provenant de la Sainte Chapelle de Paris, démonté...

 

 

 

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2 vitraux de la Cathédrale Notre-Dame de Paris...

 

 

 

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Vitraux, le Verre au Moyen-Age inventif...

 

 

 

L'intérêt de cette passionnante exposition, c'est d'explorer à la fois les techniques et les symboles, d'inviter le visiteur à voyager entre Orient et Occident

 

 

Pendant des siècles, le verre a passionné les savants et émerveillé ceux qui ne savaient rien, depuis ces colliers de pâte colorée du VIIe siècle retrouvés en Normandie lors des fouilles de la nécropole de Sannerville près de Caen jusqu'aux précieux verres d'Orient, venus de Syrie, qu'on conservait, en Angleterre, au XVe siècle dans des écrins de cuir. Médecins et alchimistes se sont passionnés pour le verre. À Aix-la-Chapelle ou à Venise, les miroirs sont perfectionnés, permettant des jeux optiques dont les peintres ne tardent pas à s'emparer. L'intérêt de cette passionnante exposition due à Sophie Lagabrielle, conservateur général au Musée de Cluny, c'est d'explorer à la fois les techniques et les symboles, d'inviter le visiteur à voyager entre Orient et Occident.

 

 

 

 

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[url=http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84497167/f277.image.r=Manuscrit Fran%C3%A7ais 829]Guillaume de Digulleville, Le Pèlerinage vie humaine,
Manuscrit Français 829, exposé au feuillet 135, médecin et ses potions, enluminure sur parchemin (14e siècle).[/url]

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[url=http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10509080f/f307.image.r="Fran%C3%A7ais 12420"]Boccace, Des cleres et nobles femmes, Manuscrit Français 12420, exposé au feuillet 150, Julia Soaemias siégeant au Sénat, enluminure sur parchemin (15e siècle).[/url]

 

 

 

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Jean Miélot, Miracles de Notre-Dame, Manuscrit Français 9198, exposé au feuillet 19, portrait de l’auteur réalisée en grisaille, une technique picturale qui s’applique aux manuscrits aussi bien qu’aux vitraux, enluminure sur parchemin (15e siècle).

 

 

 

L’exposition « Le Verre, un Moyen Âge inventif » est organisée par le Musée de Cluny- musée national du Moyen Âge, en partenariat avec la Réunion des musées nationaux – Grand Palais. Conçue par Sophie Lagabrielle, conservateur général au Musée de Cluny – musée national du Moyen Âge, qui en assure le commissariat, l’exposition s’accompagne d’un livre abondamment illustré.

 

 

L'histoire de l'art rejoint ici celle des usages et de la vie quotidienne: un manuscrit brugeois des Enseignements d'Hugues de Lannoy, prêté par la BNF, montre un chevalier de la Toison d'Or, Philippe le Bon peut-être, admonestant son fils vers 1470 devant une fenêtre à volets et parcloses, incontestablement princière mais qui n'est pas encore vitrée. À la même époque, on voit pourtant déjà des assemblages de cives de verre blanc - un panneau évoque immédiatement ce que fait aujourd'hui un artiste comme Jean-Michel Othoniel pour la cathédrale d'Angoulême - qui donnent de la luminosité aux intérieurs. Un film, très pertinent, détaille les modes de fabrication, selon les régions et les traditions.


 

 

 

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" L'Arbre de Jessé ", vitrail, verres colorés et plomb, de l'église Saint-Denis

 

 

 

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" Le VERRE sous toutes ses formes "

 

 

 

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Ainsi le verre, produit de luxe et produit médical, se retrouve également sur les bijoux, les pièces d’orfèvrerie sacrées, sur les tissus brodés, mais également en optique.

 

 

 

 

Entrevoir l'invisible



Mais le verre, comme le souligne Michel Pastoureau dans la préface du catalogue, est à la fois physique et métaphysique. À l'entrée de l'exposition, une salle de vitraux démontre à quel point il a été, pendant dix siècles, le matériau de l'immatériel. Coloré, traversé par la lumière du soleil, les verrières gothiques font rayonner la lumière de Dieu, comme un fragile éclat visible qui permet d'entrevoir l'invisible. Apparaissent des scènes de l'Apocalypse de la Sainte Chapelle, l'unique vitrail peint par Jean Fouquet, l'Arche d'alliance représentée parmi les «allégories de saint Paul» dans le chœur de Saint-Denis. Une beauté sacrée entoure le verre médiéval, émouvante comme ces fragments de verreries teintées du XIe siècle retrouvés à Jumièges et conservés au Musée des antiquités de Rouen: un puzzle de visages et de lettres qui raconte une aventure aux couleurs d'or, d'azur et de vermillon.


Musée de Cluny (Paris Ve), Musée national du Moyen Âge, exposition «Le verre, un Moyen Âge inventif», jusqu'au 8 janvier (avec le soutien de Saint-Gobain et de la SELTZ Foundation).

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25 septembre 2017

Patrimoine de Pierre Le Grand...reconstitué !

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Ce cabinet d'ambre, composé de milliers de fragments, tient autant de la pièce que de la boîte précieuse ! ( Ambassade de Russie ) 

 

 

 

MORCEAUX CHOISIS - L'ambassade de Russie, à Paris, expose la réplique d'un cabinet offert par le roi de Prusse à Pierre le Grand. Une curiosité à plus d'un titre.
C'est «la» curiosité à voir à Paris, cette semaine. Jusqu'au 30 septembre, un cabinet d'ambre est exposé à la résidence de l'ambassadeur de la Fédération de Russie, rue de Grenelle, à Paris. Posé dans un salon à l'étage, il tient autant de la pièce que de la boîte précieuse.
Des milliers de fragments d'ambre la composent, de couleurs variées, allant de l'ocre au rouge. Outre des morceaux d'«or de la Baltique», des sculptures miniatures, des miroirs et une foule de détails sculptés rendent le cabinet extraordinaire. Cet objet l'est d'ailleurs à plus d'un titre.

 

«C'est la huitième merveille du monde !»

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L'œuvre est une réplique d'un cabinet commandé par le roi de Prusse, au XVIIIe siècle. Alors que le tsar Pierre le Grand rend visite à Frédéric-Guillaume Ier, en 1713, il s'extasie devant la préciosité de la pièce et s'exclame: «C'est la huitième merveille du monde!» Trois ans plus tard, à l'issue de négociations, le roi lui en fait don. Le cabinet, mis en caisses, part pour la Russie. Il est d'abord installé au Palais d'Hiver, puis à celui de Tsarskoïe Selo, la résidence d'été des empereurs russes. On l'étoffe ensuite, ajoutant des pilastres à miroirs, des mosaïques florentines et des panneaux. En 1770, le cabinet s'est fait chambre. L'ensemble a mobilisé 6 tonnes d'ambre, mesure 55 m2 et est, dit-on, très prisé de la Grande Catherine. 

 

 

 

 

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Symbole de gloire passée

En 1941, les Allemands envahissent l'Union soviétique et font main basse sur la merveille. Ils démontent les panneaux, et les expédient au château de Königsberg, où se trouve un musée d'ambre. En 1944, alors que les bombes pleuvent sur l'Allemagne, la pièce est à nouveau démontée. Depuis, personne ne sait ce qu'il en est advenu, en dépit de nombreuses tentatives pour la retrouver (y compris de la part de chercheurs d'or). A-t-elle brûlé? Est-elle enfouie quelque part? Qu'importe!

 

 

 

 

 

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Dévoilée en 2003 lors d'une cérémonie, présidée par Vladimir Poutine et le Chancelier allemand Gerhard Schröder, la reconstitution de la chambre d'ambre est désormais accessible au public. Il y a quelques années, l'une des mosaïque florentine a été retrouvée et la différence est presque imperceptible à l'œil nu : « Les critiques les plus sévères et les opposants au projet ont finir par reconnaître le talent de nos artisans », proclame le site. Quant au destin de la pièce originale, le mystère reste entier. 

 

 

 

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Les Russes ont tout simplement reconstruit ce symbole de leur gloire passée et outragée. Financée par une entreprise allemande, une réplique de la chambre, qui a nécessité vingt ans de travail, a été présentée en 2003 au Palais Catherine, à l'occasion du tricentenaire de Saint-Pétersbourg. Puis on a vu fleurir quatre répliques de la pièce d'origine réalisées pour de riches particuliers. Celle exposée chez son excellence Alexandre Orlov appartient à un homme d'affaires. Elle célèbre, à sa manière, l'anniversaire de la visite de Pierre le Grand en France, en 1717. 
 
 
 
Des visites exclusives sont organisées pour les lecteurs du Figaro, le 28 septembre à 15 heures et 16 heures. Inscription dans la limite des places disponibles: hotel.d.estrees.2017@gmail.com 

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Patrimoine de Pierre Le Grand...reconstitué !

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Ce cabinet d'ambre, composé de milliers de fragments, tient autant de la pièce que de la boîte précieuse ! ( Ambassade de Russie ) 

 

 

 

MORCEAUX CHOISIS - L'ambassade de Russie, à Paris, expose la réplique d'un cabinet offert par le roi de Prusse à Pierre le Grand. Une curiosité à plus d'un titre.
C'est «la» curiosité à voir à Paris, cette semaine. Jusqu'au 30 septembre, un cabinet d'ambre est exposé à la résidence de l'ambassadeur de la Fédération de Russie, rue de Grenelle, à Paris. Posé dans un salon à l'étage, il tient autant de la pièce que de la boîte précieuse.
Des milliers de fragments d'ambre la composent, de couleurs variées, allant de l'ocre au rouge. Outre des morceaux d'«or de la Baltique», des sculptures miniatures, des miroirs et une foule de détails sculptés rendent le cabinet extraordinaire. Cet objet l'est d'ailleurs à plus d'un titre.

 

«C'est la huitième merveille du monde !»

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L'œuvre est une réplique d'un cabinet commandé par le roi de Prusse, au XVIIIe siècle. Alors que le tsar Pierre le Grand rend visite à Frédéric-Guillaume Ier, en 1713, il s'extasie devant la préciosité de la pièce et s'exclame: «C'est la huitième merveille du monde!» Trois ans plus tard, à l'issue de négociations, le roi lui en fait don. Le cabinet, mis en caisses, part pour la Russie. Il est d'abord installé au Palais d'Hiver, puis à celui de Tsarskoïe Selo, la résidence d'été des empereurs russes. On l'étoffe ensuite, ajoutant des pilastres à miroirs, des mosaïques florentines et des panneaux. En 1770, le cabinet s'est fait chambre. L'ensemble a mobilisé 6 tonnes d'ambre, mesure 55 m2 et est, dit-on, très prisé de la Grande Catherine. 

 

 

 

 

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Symbole de gloire passée

En 1941, les Allemands envahissent l'Union soviétique et font main basse sur la merveille. Ils démontent les panneaux, et les expédient au château de Königsberg, où se trouve un musée d'ambre. En 1944, alors que les bombes pleuvent sur l'Allemagne, la pièce est à nouveau démontée. Depuis, personne ne sait ce qu'il en est advenu, en dépit de nombreuses tentatives pour la retrouver (y compris de la part de chercheurs d'or). A-t-elle brûlé? Est-elle enfouie quelque part? Qu'importe!

 

 

 

 

 

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Dévoilée en 2003 lors d'une cérémonie, présidée par Vladimir Poutine et le Chancelier allemand Gerhard Schröder, la reconstitution de la chambre d'ambre est désormais accessible au public. Il y a quelques années, l'une des mosaïque florentine a été retrouvée et la différence est presque imperceptible à l'œil nu : « Les critiques les plus sévères et les opposants au projet ont finir par reconnaître le talent de nos artisans », proclame le site. Quant au destin de la pièce originale, le mystère reste entier. 

 

 

 

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Les Russes ont tout simplement reconstruit ce symbole de leur gloire passée et outragée. Financée par une entreprise allemande, une réplique de la chambre, qui a nécessité vingt ans de travail, a été présentée en 2003 au Palais Catherine, à l'occasion du tricentenaire de Saint-Pétersbourg. Puis on a vu fleurir quatre répliques de la pièce d'origine réalisées pour de riches particuliers. Celle exposée chez son excellence Alexandre Orlov appartient à un homme d'affaires. Elle célèbre, à sa manière, l'anniversaire de la visite de Pierre le Grand en France, en 1717. 
 
 
 
Des visites exclusives sont organisées pour les lecteurs du Figaro, le 28 septembre à 15 heures et 16 heures. Inscription dans la limite des places disponibles: hotel.d.estrees.2017@gmail.com 

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20 septembre 2017

 

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Le musée secret de Claude Monet

 

 

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Le musée Marmottant réunit du 14 septembre 2017 au 14 janvier 2018, les chefs-d'oeuvre de la collection privée de Monet à Giverny

 

 

 

 

Toute sa vie, l'artiste a réuni un superbe ensemble de toiles de ses amis impressionnistes : Boudin, Corot, Renoir, Cézanne, Manet, Morisot. Le musée Marmottan révèle les chefs-d'œuvre de cette collection longtemps restée inconnue.


Dans la maison, il y a un atelier qui est en même temps le salon, où les murs sont couverts de tableaux et d'esquisses, sans cadres, où les bords se touchent, accrochés sur quatre niveaux. C'est là que Monet apporte son travail de la journée qu'il contemple pendant des heures, qu'il complète, qu'il harmonise. Le repas terminé, on revient à l'atelier prendre le café, en traversant le salon bleu où est entreposée la bibliothèque de Monet.

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Promenade à Argenteuil

 

 

 

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Claude MONET, "La Terrasse à Vétheuil", 1881, Huile sur toile, 81 x 65 cm, Collection particulière. 

 

 

 

 

Racontées par le marchand Gustave Geffroy, les soirées à Giverny s'écoulaient toujours dans le même calme tranquille. Seuls les intimes étaient conviés. Depuis toujours, c'est là que Monet conservait des œuvres de sa jeunesse aussi bien que sa production récente, des premières études de paysage jusqu'aux derniers Nymphéas: toute sa vie défilait ainsi sur les murs. A cette collection personnelle, les «Monet de Monet» viendront peu à peu s'ajouter les toiles et dessins qu'il avait acquis, œuvres des amis qu'il admirait, Cézanne, Manet, Renoir, Pissarro… L'ensemble, prestigieux mais tenu secret du vivant de Monet, qui répugnait à montrer ses trouvailles, fut dispersé après sa mort dans l'indifférence générale - vendu pour une bonne part par son fils. Aucun texte, aucune rétrospective n'avait tenté d'en suivre la trace, d'en reconstituer le périple. L'exposition du musée Marmottan est une grande première: la traque des œuvres éparpillées dans les plus fameuses collections publiques et privées du monde entier s'est révélée une véritable enquête policière, grâce aux minutieuses et précieuses recherches de Sylvie Patin, conservateur général au musée d'Orsay, de Marianne Mathieu, chargée des collections de Marmottan, et de Dominique Lobstein, historien d'art. Plusieurs toiles sont pourtant absentes. Le plus grand mérite de cette exposition événement serait de faire réapparaître ces chefs-d'œuvre qui nous échappent encore pour que renaisse dans son intégralité, tel qu'il était, le musée intime de Monet… 

 

 

 

 

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Claude MONET, "Nymphéas", vers 1914, Huile sur toile, 135 x 145 cm, Collection particulière. 

 

 

 

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Claude MONET, "Peupliers au bord de l'Epte, effet du soir", 1891, Huile sur toile, 100 x 62 cm, Collection particulière.

 

 

 

 

Pendant longtemps, la préoccupation du peintre ne fut pas d'enrichir sa collection, mais de survivre au jour le jour. Comme Renoir et Pissarro à la même époque, Monet faisait partie des sans-argent chroniques du groupe impressionniste. Il ne disposait pas même de quoi chauffer Camille, sa compagne, et leur enfant. «La peinture ne va pas, écrivait-il à Bazille, et je ne compte plus sur la gloire. Déceptions, affronts, et l'argent manque toujours: à l'exposition du Havre, je n'ai rien vendu.» Durant l'été 1869, Monet ne put guère travailler n'ayant pas les moyens d'acheter des couleurs. Malgré sa situation critique, il ne perdait pas espoir, et Renoir se rappela plus tard avec reconnaissance que chaque fois qu'il s'abandonnait au découragement, Monet savait stimuler son ardeur. Les deux amis fréquentaient La Grenouillère, une guinguette sur la Seine à Croissy, près de Chatou, où l'étude des vibrations de la lumière sur l'eau joua un rôle important dans le développement de leur style. 

 

 

 

 

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Portrait de Monet en uniforme par Charles Lhullier, huile sur toile ( 1861 ou 1862 ) 

 

 

 

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Monet peignant dans son atelier, par Edouard Manet, huile sur toile

 

 

 

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Paysannes plantant des rames, par Camille Pissarro, huile sur toile ( 1891 ) 

 

 

 

 

" Les premiers tableaux de sa collection ne sont pas des achats mais des cadeaux "

Monet était aussi attiré par le travail d'Hokusai et les estampes japonaises: la subtilité de leurs lignes, leurs qualités décoratives, les raccourcis pleins d'audaces, la distribution de l'espace, l'avaient profondément impressionné, mais il ne put en acquérir avant 1870, quand le galeriste Paul Durand-Ruel commença à s'intéresser à sa peinture. Monet et Pissarro lui présentèrent leurs amis Sisley et Degas auxquels il acheta immédiatement plusieurs œuvres, puis il fit la connaissance de Manet et prit tout ce qu'il trouva chez lui, 23 tableaux dont La Musique aux Tuileries. L'intérêt que Durand-Ruel portait aux peintres du groupe leur fut un appui moral autant que financier, bien que Monet ait souffert plus qu'aucun autre de dénuement. Il ne dut de survivre qu'à la générosité de ses amis, de Manet surtout, qui lui acheta souvent des toiles, l'encouragea toujours de sa merveilleuse bonté. Les premiers tableaux à former la collection de Monet ne sont pas des achats mais des cadeaux, des portraits de lui et de sa famille peints par ses proches comme Madame Monet et son fils au jardin, offert par Renoir, ou par Manet Monet peignant dans son bateau-atelier, une barque qu'avec l'aide de Gustave Caillebotte il avait aménagée, où il pouvait loger et peindre. Ainsi installé à fleur d'eau, il scrutait les reflets en captant au plus près la mobilité atmosphérique. Sa touche va se faire fougueuse, vibratoire. C'est l'une des périodes les plus éblouissantes de Monet. 

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Le clocher de Sainte-Catherine, à Honfleur, huile sur toile, 1897, don de Monet au musée de Eugène Boudin, de Honfleur 

 

 

 

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Le nègre Scipion, par Paul Cézanne, vers 1867 

 

 

 

 

Le peintre avait passé sa jeunesse au Havre où il avait fait la connaissance d'Eugène Boudin. Il put toujours compter sur son amitié: en 1860, Monet lui écrivit pour lui demander de lui offrir l'un de ses merveilleux paysages enlevés en quelques traits. À ces dons vont se joindre des échanges: Monet remettra à Rodin, dont il a fait la connaissance en 1888, un paysage peint à Belle-Ile-en-mer contre un bronze, Jeune mère à la grotte. Au terme de ces trente années, de 1859 à 1889, la collection personnelle de Monet a déjà belle allure, mais l'artiste ne l'évoque jamais. Que ce soit à Argenteuil, de 1872 à 1877, où presque tous ses amis sont venus travailler, à Vétheuil jusqu'en 1881 puis à Poissy et jusqu'à son installation à Giverny en 1883, Monet ne fait jamais allusion à son musée intime, dont personne alors ne sait ce qu'il contient. 

 

 

 

 

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Portrait de Madame Clémentine Stora en costume algérien, dit aussi l'Algérienne, par Pierre Auguste Renoir, en 1870 

 

 

 

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Neige fondant à Fontainebleau, par Paul Cézanne, vers 1879/1880 

 

 

 

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Claude MONET, "La Rue de l'Épicerie à Rouen", 1892, Huile sur toile, 92 x 52 cm, Collection particulière. 

 

 

 

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Claude MONET, "Falaises, temps gris", 1882-1886, Huile sur toile, 54 x 73 cm, Collection particulière. 

 

 

 

 

La misère, les railleries, l'incompréhension auront toutefois une fin lorsque, à l'occasion de l'Exposition universelle de 1889, la galerie Georges Petit, qui se spécialisera dans la consécration de l'avant-garde, organise une exposition conjointe Monet-Rodin qui fera dire à Clemenceau: «Ce Monet, c'est Austerlitz sans Waterloo.» Annoncée par les recherches sur les massifs de fleurs, la série des toiles peintes à la gare Saint-Lazare est la première des grandes compositions que Monet réalisa sur un même monument ou un même motif: la cathédrale de Rouen, la série des Meules, celle des Peupliers, qui trouvèrent des amateurs d'autant plus aisément que la réputation de Monet s'établit dès la fin des années 1880. Longtemps en butte à l'éreintement de la critique et à la misère matérielle, les mauvais jours s'éloignent avec l'installation du peintre à Giverny. Même si l'Etat ne lui a encore acheté aucun tableau, ses œuvres se vendent de mieux en mieux en France et aux Etats-Unis auprès de collectionneurs toujours plus nombreux. Dès 1890, les marchands parisiens se disputent le privilège de lui organiser des expositions, mais aussi de lui procurer les toiles qu'il collectionne désormais de plus en plus assidûment. 

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Garçon dans les fleurs, de Claude Monet, huile sur toile, 1876 

 

 

 

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Venise, par Paul Signac, 1908, aquarelle et gouache 

 

 

 

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Neige abondante à la fin de l'année, par Utagawa Kunisada ( Fondation Claude Monet ) 

 

 

 

 

Entrant dans sa soixantième année, c'est à Giverny que Monet va pouvoir à la fois se reposer le corps et se fatiguer l'esprit, se créer ce chef-d'œuvre d'art total qu'est sa nouvelle demeure. Il s'est pris de passion pour le jardinage, la diversité des plantes et plus encore leur mise en scène, échangeant ses expériences avec ses amis Gustave Caillebotte ou Octave Mirbeau, courant les expositions de plantes, consultant les catalogues de pépiniéristes. Il a imaginé son jardin, dont les jeux de couleurs ne sont pas aléatoires, avec l'intention de le peindre. Empruntant l'allée principale en prenant garde de ne pas écraser les capucines qu'il aime laisser ramper, Monet porte un soin extrême aux associations de fleurs et de feuillages qui atteignent leur plénitude selon l'heure et le temps en un seul ensemble d'où le détail est absent, où seule la lumière déclenche l'instantanéité recherchée par le peintre. Plus tard, il achètera le terrain en limite de sa propriété où il va créer un jardin aquatique, des bassins qu'il fera planter de nymphéas dont les libres racines flotteront entre les eaux et où jailliront des fleurs blanches, roses, mauves et verdâtres. Du haut d'un pont japonais garni de glycines qu'il a fait construire, Monet viendra juger le tableau qu'il a créé: «J'ai entrepris des choses impossibles à faire, confie-t-il, de l'eau avec de l'herbe qui ondule dans le fond. C'est admirable à voir mais c'est à rendre fou de vouloir peindre ça.» C'est là, dans son jardin d'eau, guidé par une sorte de panthéisme jubilatoire, qu'il composera les Nymphéas. En inventant un motif qu'il peindra par la suite, Monet inverse la démarche traditionnelle du peintre paysagiste. 

 

 

 

 

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Claude MONET, "Matinée sur la Seine", 1896, Huile sur toile, 92 x 92 cm, Collection particulière. 

 

 

 


Commentaire :  « Monet, ce n’est qu’un oeil… mais, bon Dieu, quel oeil !  »  (Paul Cézanne à Ambroise Vollard) 

 

 

 

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Claude MONET, "Train dans la neige. La Locomotive", 1875, Huile sur toile, 59 x 78 cm, Musée Marmottan-Monet, Paris, Legs Victorine Donop de Monchy, 1957. 

 

 

 

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Claude MONET, "La Débâcle", 1882, Huile sur toile, 61 x 100 cm, Kunstmuseum, Berne, Legs Eugen Loeb, Berne, 1960.

 

 

 

 En s'ancrant dans l'Eure, l'artiste s'offre un sanctuaire: envahi du bonheur d'exercer ses talents de botaniste, il se lève chaque matin à 5 heures pour gagner son atelier où il lui arrive de travailler à plusieurs toiles en même temps. Et, de plus en plus, il se consacre à sa collection. Il a beau dire: «Hormis la peinture et le jardinage, je ne suis bon à rien», il a un œil extraordinaire pour déceler les chefs-d'œuvre. Il fera, à partir de 1890, l'acquisition de toiles sublimes qui le situent parmi les plus authentiques collectionneurs de son temps. 

Etre admis chez Monet n'était pas une mince affaire. Le critique d'art Moreau-Nélaton se souvient avoir été convié à déjeuner à Giverny. Ce jour-là, autour de la table, étaient réunis Georges Clemenceau et Octave Mirbeau, Paul Helleu et Auguste Rodin. Après le déjeuner qui avait lieu dans la salle à manger aux murs peints en jaune où étaient accrochées des estampes japonaises, parmi lesquelles des pièces d'Utamaro, d'Hiroshigeou d'Hokusai dont Monet était friand, on passait dans le jardin pour admirer cette nature modelée par l'artiste pour la rendre conforme à ses rêves. Alors seulement, les intimes étaient invités à monter au premier étage pour découvrir dans la chambre et le cabinet de toilette adjacent la superbe collection: Monet a possédé jusqu'à quatorze Cézanne dont l'étonnant Nègre Scipion, le Garçon au gilet rouge, plusieurs paysages dont le Château noir et natures mortes dont Pot de primevères et fruits sur une table. La collection compte aussi quatre Manet, six Renoir dont l'éclatante Baigneuse assise, un Degas, des Jongking, Berthe Morisot (Le Bain), Caillebotte(Chrysanthèmes blancs et jaunes), Corot, Sargent, Toulouse-Lautrec… Un choix qui révèle un Monet au jugement subtil quant à ses contemporains, perspicace sur l'avenir de l'Art au tournant du XXe siècle. 
Lui donner la parole en citant des extraits de son abondante correspondance nous fait entendre ses mots d'artiste. Il est l'un des premiers à aimer travailler dans la nature: «Je me réjouis de planter mon chevalet en plein air et de chercher sous la voûte des nuages le problème que nous poursuivons avec tant de labeur, et si peu de réussite, dans les murs de l'atelier.» Monet et ses amis se retrouvent à Argenteuil: «Un jour que Manet avait entrepris de faire un tableau avec des personnages sous les arbres, Renoir, à son tour, fut emballé par le charme de l'heure… le voilà peignant aux côtés de Manet. Quelle maîtrise, quel lyrisme chez Renoir». Plus tard, Monet fit l'acquisition de trois toiles de Cézanne: «Quel peintre, et comme il me donne de la joie, avoua Monet, regardez les bleus, ils sont admirables. On les sent peser sous les yeux, et, en même temps, étinceler de pureté. Ce tableau ne m'a coûté que cinquante francs, toute une histoire: il y a quarante ans, un petit marchand de couleurs qu'on appelait le père Martin nous achetait des tableaux à Sisley, à Pissarro et à moi. Un jour, je lui propose une toile. Nous traitons à cent francs, mais il était à court. Il m'offrit alors cinquante francs et ce petit Cézanne pour compléter la somme. J'ai bien sûr accepté.» 

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Claude Monet, En norvégienne, la barque à Giverny 

 

 

 

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Cézanne mourut en octobre 1906, Renoir en décembre 1919. «Allons, il ne reste plus que moi», se plaignait Monet. Avec lui disparut le dernier maître de cette unique et étonnante pléiade qui avait constitué le groupe impressionniste ; il dut ressentir quelque amertume à constater que la vision imposée au prix de tant d'années d'effort était violemment attaquée par les nouvelles générations. Pourtant, même si le terme n'était plus un cri de ralliement, ce fut l'art de Monet et de ses amis qui allait abolir d'innombrables préjugés et ouvrir la route à des hardiesses de plus en plus osées de technique, de couleur et d'abstraction.Pour cela, le dernier des impressionnistes, le patriarche à longue barbe, sera parfois rejeté, souvent combattu mais jamais ignoré, tant sa conquête d'une vision nouvelle au moment où le siècle bascule sera porteuse d'explorations formelles et parlera à l'imaginaire de tous les poètes à venir. 

Monet collectionneur», musée Marmottan Monet, Paris XVIe, du 14 septembre au 14 janvier 2018. Voir l'excellent livre de Sylvie Patin, Le Musée intime de Monet à Giverny (Editions Gourcuff Gradenigo et Claude Monet Giverny).

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03 août 2017

Impressionnisme: Henri Manguin à l'honneur...

 

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Henri Manguin, La volupté de la couleur

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Giverny se pare des couleurs de Saint-Tropez

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Saint-Tropez, Le coucher de soleil ( détail ), 1904, de Henri Mauguin

 

 

 

 

À deux pas de la propriété de Claude Monet, le Musée des impressionnismes expose le solaire Henri Manguin.


Il est l'enfant négligé du fauvisme. Dans les récits contant ce courant de peinture du début du XXe siècle, Henri Manguin (1874-1949) figure en retrait. Loin derrière les Matisse, Derain, Vlaminck et autres Braque. Même ses complices du temps où il usait ses fonds de culottes dans l'atelier de Gustave MoreauAlbert Marquet et Charles Camoin se trouvent logés à meilleure enseigne. Eux viennent de bénéficier de rétrospectives complètes (au Musée d'art moderne de la Ville de Paris pour l'un et au Musée Granet d'Aix-en-Provence pour l'autre).
Dans les salles bleues, jaunes et rouges du Musée des impressionnismes de Giverny, l'exposition Manguin sonne donc comme une première réévaluation. Seulement 90 œuvres, mais peu vues car la production a été achetée par des collectionneurs américains, russes et suisses infiniment plus que par les musées français.

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" mimosas en fleurs ", 1907

 

 

 

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" Le golfe de Saint-Tropez "

 

 

 

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" Sieste " au-dessus de Saint tropez

 

 

 

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" Aloès à Cassis ", 1912

 

 

 

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" Jeanne à l'ombrelle "

 

 

 

 

Manguin est un Parisien. Il lui faut l'éblouissement de la côte méditerranéenne




Ne sont en outre abordées que les premières années de sa carrière. Toutefois, ce sont elles qui sont décisives. Jusqu'à la Première Guerre mondiale, Manguin crée de plain-pied au sein de cette avant-garde qui, entre 1905 et 1910, pousse l'usage des couleurs pures et vives comme jamais auparavant.
Manguin est un Parisien. Il lui faut l'éblouissement de la côte méditerranéenne. En particulier celui de Saint-Tropez. Ce village n'est encore que le petit paradis à peine découvert par Signac puis Matisse. Manguin y retournera souvent. «C'est le rêve», écrit-il tandis qu'il tire de ce qu'il voit là-bas des libertés chromatiques rares.

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" Le mont Ventoux ", 1911

 

 

 

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" Le rocking chair ", 1905

 

 

 

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( 2 tableaux ) " La baigneuse à Cassis, Jeanne ", 1912

 

 

 

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" Le chemin de Ramatuelle "

 

 

 

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" Jeanne sur le balcon de la villa Dernière "

 

 

 

 

Pur style cézannien

Dans La Pinède à Cavalière (1906), les troncs des arbres ne sont pas marron mais orange, violets, verts et bleus tout en restant parfaitement identifiables et justes. La touche y facette dans le plus pur style cézannien. Deux ans plus tôt, dans Saint-Tropez, le coucher de soleil, la mer était déjà non pas bleue mais faite d'un semis de jaune, d'ocre et d'orange. Avec, au premier plan dans l'ombre, du mauve, du vert, du noir…
Comme ces paysages, les nombreux nus sont unanimement arcadiens. Mme Manguin est là, omniprésente. C'est sûr: cette Jeanne qui pose inlassablement a été précocement et longuement aimée. La voilà tout à fait à l'aise en tenue d'Ève, prenant le soleil au pied d'une frondaison. Ou bien, habillée d'une robe rouge, cousant sagement. Apollinaire parlait de volupté. On préciserait volontiers en parlant de sexualité tranquille, ce qui tranche il est vrai avec la virulence de la palette.

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" La couseuse, Jeanne à la robe rouge ", 1907

 

 

 

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" Jeanne au jardin "

 

 

 

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" Saint Tropez, l'ancien bureau du port ", 1927

 

 

 

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" Figures sur la plage "

 

 

 

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" Les cigales ", la maison de Signac à Saint Tropez,

 

 

 

 

Ce rêve d'un monde sensuel et azuréen se poursuit à Paris. Dans Les Gravures (prêt du Musée Thyssen-Bornemisza de Madrid), où une femme habillée tourne les pages d'un recueil d'illustrations pour une autre, nue… Il se lit jusque dans les natures mortes, dont la somptueuse Nature morte aux faisans bleus, proche aussi bien des meilleurs Cézanne que des meilleurs Matisse.
Au centre du parcours, une section réunit quatre des cinq huiles que Manguin a présentées en 1905, dans le cadre du fameux Salon d'automne. C'est en découvrant la salle VII, où elles se trouvaient parmi d'autres tableaux des anciens de l'atelier Moreau, que le critique Louis Vauxcelles parla d'une cage aux fauves. L'expression était lancée, mais le fauvisme était déjà adulte. Parmi ces coloristes orgiaques, Manguin opère une vaste synthèse. On discerne des influences impressionnistes (le dernier Renoir par exemple), postimpressionnistes (Van Gogh, Gauguin, Maurice Denis et les Nabis), pointillistes (Signac, Cross)… On le sent dialoguant d'égal à égal avec un Valtat comme avec un Bonnard. Recherches solaires, formes signifiées par un cerne noir japonisant, et encore et toujours ces gammes pétaradantes…

 

 

 

 

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" Saint-Paul "

 

 

 

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" Les osselets, à Cassis "

 

 

 

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" La bouquetière ", 1906

 

 

 

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" Barques à la Ponche, Saint Tropez "

 

 

 

 

Ce feu d'artifice a-t-il duré plus longtemps que le départ de Paris, quand, en août 1914, éclate la guerre? Nombreux sont alors les amis peintres mobilisés. Réformé, Manguin accepte, lui, la proposition de Paul Vallotton. Ce marchand d'art, frère du peintre Félix Vallotton, lui a suggéré de mettre sa famille à l'abri. Les Manguin s'installeront à Lausanne. Cette seconde partie de carrière sera l'objet d'une autre exposition prévue dans cette ville du 22 juin au 28 octobre 2018 (Fondation Hermitage). Alors, on saura si Manguin est toujours resté de cette qualité.

 

 

 

 

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Henri Manguin " La volupté de la couleur "

 

 

 


«Manguin, la volupté de la couleur», jusqu'au 5 novembre, au Musée des impressionnismes, 99, rue Claude-Monet, Giverny (27)

 

 

 

 

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